L’ÉTERNITÉ, TELLEMENT PLUS QUE LA PÉRENNITÉ…

L’Éternité, c’est plus que la pérennité qui désigne une longue durée dans le temps, mais qui finit par finir, tandis que l’Éternité ne finit jamais.  En elle-même, l’Éternité représente ce qui est privé de limite dans la durée ou elle exprime la durée qui n’a ni commencement ni fin et qui échappe à toute détermination chronologique.  En spiritualité, on la considère comme l’État même de Dieu dans son aspect d’Instant éternel.  Ainsi, on la classe au rang des attributs de l’Absolu ou du Suprême.  Elle représente le Grand Jeu amoureux qui rêve de ses potentialités ou qui s’explore dans tous ses aspects infinis.  Elle implique une possession simultanée et parfaite d’une existence soutenue et infinie.  Au niveau spirituel, il s’agit de la Force sans nom qui dirige l’énergie vers une constante expansion toujours parfaite, à chaque instant, engendrant une volonté paisible et résolue de manifester une perfection plus poussée et fabuleuse, jamais satisfaite d’elle-même.  Elle consiste en une intensité permanente et absolue de la vie et d’une affirmation de l’existence dans la négation du temps qui insiste sur l’intensité de l’acte d’être. L’Éternité ne doit pas se concevoir surtout en termes d’infinité, mais dans le sens d’une manifestation complète.  Elle comprend alors l’accomplissement de toutes les possibilités et de toutes les promesses de Dieu dans un Cycle complet (Expiration, Inspiration et Repos de Dieu).  Dès que arbre-pérennitéDieu explose en un nouveau Cycle complet, relançant le Cosmos en plus évolué, une nouvelle Éternité commence.  Il y a donc l’Éternité et l’Éternité des Éternités, qui, elle, figure l’Infinité.

Nous nous souvenons tous de cette petite fable, apprise à la petite école.  On nous demandait d’imaginer un oiseau qui viendrait frôler, doucement, du bout de son aile, une pierre grosse comme la planète terre, à tous les milliards d’années.  Et on nous suggérait, pour concevoir l’Éternité, que lorsque l’oiseau aurait fini d’user cette pierre, le cycle de l’Éternité aurait à peine commencé.

Mais, en fait, l’Éternité est d’abord un état de conscience global, auquel chaque moment peut être lié.  C’est une qualité de vie, un degré particulier de vie, une intensité vitale particulière.  Alors, si on arrive à l’atteindre, même une seconde, on entre en elle.  Pour y arriver, il faut se lier à Dieu et fusionner avec la Conscience cosmique, qui agit hors du temps et de l’espace.  Comme le disait Aïvanhov: «L’éternité, c’est donc de se lier, de se brancher à Dieu pour que la vraie vie commence à circuler…La vie éternelle est donc une qualité de vie, un degré de vie spécial.»

L’Éternité ne peut être que le partage de ce qui est de Nature éternelle.  Après la transition de l’homme, il ne lui restera, pour tout partage, que la conscience de l’Éternité à laquelle il se sera permis d’accéder au cours de son incarnation.  Ce n’est qu’en élargissant sa conscience qu’il s’assurera d’une pérennité équivalente.  En vérité, comment pourrait-il reconnaître l’Éternité, de l’autre côté de la trame, s’il ne l’a pas déjà expérimentée ici-bas? S’il n’a pas acquis cet état d’être ou de conscience, il devra y travailler «dans d’autres demeures de la Maison du Père».

La Loi de l’Immortalité est un corollaire de la Loi de l’Éternité.  Dieu n’a ni commencement ni fin.  Le Cosmos, le corps de Dieu, ressemble à une spirale croissante infinie dans laquelle l’Être-Un se meut sur différents plans.  Chaque être est une parcelle entière, complète, totale, parfaite, de l’Être-Un.  Dans la Conscience cosmique, chacun a sa place, unique, rare, original, irremplaçable, indestructible dans sa nature essentielle.  Chacun est éternel.  Tout est en éternel mouvement évolutif dans la Conscience de Dieu, s’exprimant successivement par le repos, l’expiration et l’inspiration.  Pour chaque être, seuls les états de conscience changent.  La mort elle-même, qu’on devrait appeler transition, ne constitue qu’un changement de conscience.

Mais Sri Aurobindo Ghose explique: «L’immortalité n’est pas la survie de la personnalité mentale après la mort, bien que ce soit vrai aussi, mais la possession éveillée du Moi qui est sans mort et sans naissance, et dont le corps est seulement un instrument et une ombre.»  À proprement parler, Jésus, le Grand Maître de l’ère présente, n’est pas venu racheter l’humanité.  Chacun se rachète par lui-même.  Il est venu révéler le Christ personnel et, par lui, la capacité de s’illuminer, qui fait basculer dans l’immortalité.  Il est venu élever l’humanité au Royaume de l’Amour et démontrer que, par l’application de la Loi de l’Amour, la mort devait s’évanouir.  L’Amour est la force d’expansion qui donne toujours plus de vie, défiant la mort.  Pour en donner la preuve, il devait apparemment mourir, du supplice le plus ignominieux de son temps, et ensuite ressusciter.  Malheureusement, l’homme s’est attardé à sa passion et à sa mort apparente.  Aussi, après deux mille ans, croupit-il encore dans l’illusion et la souffrance et continue à mourir.

Pourtant le Grand Maître Jésus a dit: «Je suis la Voie, la Vérité et la Vie…»  «Je suis venu vous donner plus de Vie…»  Il s’agit en fait de la promesse qu’un jour, tout être incarné, s’étant découvert dans sa Totalité, pourra tenir les mêmes propos.

Au plan de l’être humain, ce prodige d’immortalité se produit dans le tissu du temps lorsque qu’il comprend momentanément la force de son influence dans les plans célestes, lorsqu’il se rend compte, par son unité avec sa Conscience christique, qu’à titre de Fils de Dieu, il est le créateur de sa propre destinée.  Il comporte une parfaite intégration de l’être en son principe mettant fin aux conflits et aux contradictions, échappant aux vicissitudes du temps et du changement.  Chaque être représente un Fragment divin qui fut toujours, est et sera pour toujours.  À un certain point, le Point zéro, le passé et le futur de chacun des ces Fragments se rejoignent et fusionnent.  Pour ainsi dire, chacun est éternel dans toutes les directions, car le cercle (qui voile une sphère), dans lequel est inscrit sa force vitale, est permanent.  Tout être est sans commencement ni fin, mais en constante transformation, dans son expansion.  Dans éternité éternité1ses perpétuels recommencements, l’Être unique mène à une forme d’expression plus achevée qui culmine dans la Perfection.

Aussi, l’Éternité doit être conçue moins en termes d’infinité que d’une manifestation complète.  Alors, elle recouvre l’accomplissement de toutes les possibilités et de toutes les promesses du Créateur dans un Cycle complet qui suit l’Expir, l’Inspir et le Repos de Dieu.  Dans cette perspective, dès que Dieu explose en un nouveau Cycle complet, relançant le Cosmos dans une forme plus évoluée, une nouvelle éternité commence.  On peut donc parler de l’Éternité et de l’Éternité des éternités qui figure, elle, l’Infinité.  Ontologiquement, l’Éternité peut d’abord être conçue comme un état de conscience global auquel chacun des moments et tous les moments peuvent être reliés dans l’immédiateté.  Ainsi perçue, l’Éternité devient une qualité de vie, un degré particulier de vie, une intensité vitale particulière.  De ce fait, qui arrive à l’atteindre, même un bref instant, entre en elle.  Nul ne peut y parvenir sans se lier à Dieu pour fusionner avec la Conscience cosmique qui agit hors du temps et de l’espace.  À ce propos, le Maître Omraam Aïvanhov a dit : «L’éternité, c’est donc de se lier, de se brancher à Dieu pour que la vraie vie commence à circuler…  La vie éternelle est donc une qualité de vie, un degré de vie spécial.»  Nul ne peut accéder à l’Éternité, au-delà de la trame, qu’il ne l’ait expérimentée ici-bas.

Note: Les deux dernières illustrations symbolisent l’Éternité.

© 2003-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *