LES CYCLES, POUR AUGMENTER LA CONNAISSANCE DE SOI ET PERFECTIONNER SANS CESSE LA QUALITÉ D’ÊTRE…

Le cycle désigne une période déterminée d’évolution ou de manifestation, un laps de temps après lequel les mêmes phénomènes se reproduisent, dans le même ordre et selon les mêmes modalités, mais en plus achevés.  Notre cycle planétaire actuel est régi, de façon prépondérante, par les constellations du Taureau, du Lion, du Scorpion et du Verseau.

Il importe de bien comprendre la loi des Cycles pour développer, entre autre, la sérénité, la patience et la persévérance.  Car tout vient, tout passe, tout bouge, mais dans l’Ordre cosmique.  Ainsi, tout vient à point à qui sait attendre, tout vient à son heure.  On appelle un cycle de croissance ou d’expansion qui se reproduit régulièrement, mais en accroissant ses effets inhérents.   Ainsi, l’être humain passe par l’enfance, l’adolescence, la jeunesse, la maturité, la décrépitude pour passer dans un autre monde où il évoluera de la même manière, mais de façon plus subtile.  Le cycle de la vie se déroule, globalement, en trois phases: gestation, évolution et involution.  Toute la matière est et reste en perpétuel changement, comme la conscience.  Le changement, la désintégration, l’instabilité sont les caractéristiques innées de la matière.  De même, les impressions qu’enregistre la conscience se modifient forcément.  Rien n’est fixe, constant, n’a de forme permanente d’existence.  Seul l’Être est, comme Moteur immobile, comme Cause sans cause de Tout.  Tout le reste se modifie en mieux ou, apparemment, en pire.  La conscience et la réalité changent constamment toutes deux.

cyckes Tout, dans les Mondes manifestés, suit un cycle qui, après une pause (construction interne, repos intime ou gestation intérieure), va de l’expiration à l’inspiration («So-Hum» ou «Ham-Sa»).  La connaissance de cette loi permet d’acquérir la maîtrise des lois fondamentales de l’Évolution et de se rendre compte du travail rythmique de la Création (Manifestation).  Chacun peut y comprendre ses propres impulsions, qui suivent un biorythme, un rythme de flux et de reflux, une période d
e lumière suivie d’une période d’obscurité.  Le chercheur spirituel peut ainsi saisir qu’il ne peut avancer sur un chemin constamment illuminé, car il doit descendre dans la matière aussi loin qu’il s’élève dans la lumière pour comprendre tout le Cosmos.  Il le comprendra d’abord en observant le rythme de la journée par lequel le point du monde qu’il habite émerge tantôt dans la lumière claire et active du jour pour plonger ensuite dans la nuit profonde et reposante.

Dans ce contexte, la loi ces Cycles explique le retour périodique des séquences évolutives, grâce à l’action de l’amour et de la sagesse de l’Atome spirituel.  Il s’agit d’une loi de justice et d’équilibre qui préside à l’Évolution par l’alternance.  Cette loi gère la Création entière, qui se manifeste en quatre temps qui se succèdent sans discontinuer selon les degrés d’évolution des êtres.  Elle comprend symboliquement un âge de fer, un âge de cuivre, un âge d’argent et un âge d’or, qui culmine ultimement dans un âge de diamant.  Elle sanctionne les efforts évolutifs de chacun, les rapprochant ou les éloignant de la Perfection divine selon leurs choix et leurs motivations.  Celui-ci entraîne dans la succession des états de conscience qu’on appelle le Temps, régi par Saturne.  L’entraînement évolutif se produit comme les marées: il est marqué par des périodes d’intense contact suivis de silence apparent, se succédant constamment.  Mais chaque période de repos est suivie d’une plus grande activité et d’un plus grand pouvoir.  Le Cosmos poursuit son évolution en trois phases.  Le tout commence par un période de Sommeil divin, placé entre un Inspiration et un Expirations complètes, pendant lesquels les Univers s’endorment, en quelque sorte, pour que de nouvelles créatures et de nouveaux mondes soient mis en chantier.  Dieu se réveille ensuite, dans un «Big Bang», qui amorce son Expir.  Par ce pouvoir, le Créateur pousse la Forme qu’il a cogitée hors de lui-même, dans un rythme dit involutif.  Puis il réintègre tous les Mondes dans une Inspiration.  Par ce pouvoir, le Créateur ramène la Forme en lui, dans un rythme dit évolutif.  Tout ce qui monte doit descendre, tout ce qui descend doit remonter; tout ce qui sort doit rentrer, tout ce qui rentre doit, tôt ou tard, ressortir, dans une perfection plus achevée.

Ainsi, Dieu manifeste constamment ses Mondes dans une construction ou une émanation avant de les dissoudre de nouveau et de les réintégrer en lui.  Mais la Manifestation est éternelle: la Vie ne dissout donc rien en vain, pour le plaisir de les détruire ou de les réintégrer dans le Néant, mais pour donner naissance à des formes plus évoluées.  Tout se passe dans l’Océan causal.  Dieu ne retire son souffle du Cosmos qu’après que la plus petite parcelle du créé a pleinement pris conscience de son être et de son rôle.  Pour notre Univers, la Nuit de Dieu se produit lorsque le Soleil passe à l’arrière plan du trentième degré du Capricorne et ne parvient plus à atteindre le signe des Poissons.  On désigne souvent la Loi des Cycles sous le nom de la Loi de la Périodicité universelle ou cosmique, comprenant un mouvement régulier et complet d’Inspiration et d’Expiration de Dieu: «Dieu respire et sa vie, animée de pulsations, émane du Cœur divin et se manifeste comme énergie vitale de toutes les formes.  Elle coule, animée de pulsations dans ses cycles, à travers la Nature tout entière, ce qui constitue l’aspiration et l’expiration divines.  Entre elles, il se produit une période de silence qui est le moment de travail efficace.» (Alice A.  Bailey)  Dans tout cycle complet, Dieu s’exprime sous trois aspects: «Sat», l’Être ou l’Essence, ce qui crée ou manifeste; «Chit», la Conscience, ce qui conserve ou tient en être; et «Anandâ», la Réalisation dans le Bonheur, la Félicité ou la Béatitude, ce qui transforme constamment pour éviter que le Cosmos ne devienne statique et ne se cristallise définitivement.  «Sat» figure l’Esprit; «Chit», l’Âme; «Anandâ», la Matière (le Corps).

Le monde de la Nature n’existe pas en dehors des cycles qui le composent.  Mais les phénomènes ne s’y chassent pas, ils se complètent, tout arrivant en son temps.  Tout ce qui monte doit redescendre et tout ce qui descend, remonter.  Toute réalité de l’Univers est une forme de l’Énergie divine, donc toute chose tombe sous la coupe de cette loi.  Il y a un temps favorable pour chaque chose et un temps défavorable pour chaque chose.  Il y a des moments d’action et des moments de repos.  Il existe des moments plus propices que les autres pour se transformer.  Il faut le savoir car il n’y a rien de plus frustrant qu’une bonne action entreprise au mauvais moment.  A l’origine, cette loi permet de concilier les principes apparemment opposés de la vie et de la mort.  Comme le fait voir le signe du Dao, dans toute vie il existe un germe de mort et, dans toute mort, un germe de vie.  La naissance et la mort sont deux expressions du processus vital, de l’Énergie divine dans ses étapes successives, jamais contradictoires, mais complémentaires, s’inscrivant dans une continuité évolutive.  La naissance, la moisson et la mort représentent les trois phases de la vie qui passe et renaît.  Les mutations successives du monde, de l’Univers et du Cosmos,  répétées au long des âges, ne sont qu’une longue progression de l’Évolution conduisant à la Perfection.

Les étoiles, le Soleil, la Lune, la Terre et toutes les planètes sont soumises à des lois qui régissent leur course selon des orbites déterminées.  Il en est de même des affaires humaines qui sont, elles aussi, gouvernées par des lois cycliques définies.  Tout mouvement et tout changement résultent de causes précises qui se répètent en elles-mêmes et en leurs effets.  La vie humaine, en ce qui concerne son expression physique, mentale, spirituelle, obéit à la même loi, comme les océans suivent le rythme de la terre dans sa course autour du soleil.  Dans une situation difficile, nul ne peut donc espérer changer complètement le cycle qu’il traverse.  En demandant l’aide cosmique, il ne peut s’attendre qu’à voir ses souffrances personnelles réduites, une nouvelle compréhension se faire à travers lui, surtout si le sujet sait s’abandonner à la Sagesse de l’Esprit et s’adapter aux circonstances.  Peu à peu, les nuages se disperseront, à son rythme, et le soleil brillera de nouveau, plus lumineux que jamais.

Les cycles de vie représentent des processus naturels qui se suivent dans une succession ordonnée, chacun contribuant au développement des phases futures.  De ce fait, il faut apprendre à danser au rythme de la Nature qui évolue selon des rythmes, des schémas et des cycles.  Au-delà des apparences, chaque chose arrive à point nommé, rien ne cherchant à rivaliser avec autre chose.  Tout croît, décroît et croît encore, tout étant en expansion, dans un cycle infini du temps.  Le changement est l’unique permanence, advenant selon ses propres modalités et au moment propice.  Ainsi gagne-t-on à éviter de chercher à établir des routines sécurisantes et des zones de confort pour se donner l’impression de vivre dans l’ordre et de tout contrôler.  Le changement apparaît toujours comme un bienfait ou une malédiction selon les attentes qu’on entretient.  Chacun doit changer sans cesse afin que ses vieilles habitudes ne minent pas sa vie, que son passé ne devienne pas son futur.  La force d’entraînement du changement amène à connaître une conscience, une sagesse et une paix plus grandes.

Le monde de la Nature enseigne que les semences ne reproduisent que leur espèce propre, qu’on récolte ce qu’on sème, qu’on doit mettre de côté certaines semences pour la saison suivante, qu’il faut terminer un cycle avant d’en entamer un autre, que chaque semence pousse, se transforme et meurt en fonction de son rythme particulier, pour se retrouver sous la terre retournée qui accueillera de nouvelles plantations.  À chaque cycle, tout se reproduit différemment.  Ainsi, il faut savoir accueillir chaque jour pour ce qu’il a à offrir.  Vivre en harmonie avec les cycles du temps permet de se laisser porter par le changement et de se transformer pour le mieux.  Les cycles du changement se produisent, que cela plaise ou non, alors autant les accepter d’emblée.  Car, alors, on comprend comment on peut coopérer à son évolution, comment passer maître dans l’art de la synchronicité et commcycles-1ent accéder à ce qu’il y a de mieux pour soi.  Comme on l’a dit, il existe un moment propice et un moment inopportun pour chaque chose.  L’énergie monte et descend, s’active et chute, favorisant ou compliquant les choses.  Ce qu’on entreprend au mauvais moment devient à peu près impossible.  Alors, sachons avancer à notre rythme, sans nous hâter et sans freiner notre course.

La loi des Cycles implique celle de l’Alternance.  Fait de succéder à tour de rôle, de suivre par phases, de se répéter tour à tour, de se reproduire cycliquement, de se produire successivement, de revenir plus ou moins régulièrement en parlant de deux choses qui s’opposent ou forment contraire.

Dans la Nature, toutes les phases alternent : le jour suit la nuit, le soleil remplace la lune, le beau temps vient après la pluie, les nuages se forment et se déforment, la température fluctue avec les saisons.  Ainsi, l’hiver, quant tout sommeille dans la Nature, la conscience devient très active dans les plans subtils ;  l’été, quand tout s’active dans la Nature, la Conscience ralentit son rythme dans les plans invisibles.

Pour rester dans l’ordre, connaître l’équilibre et l’harmonie, l’être humain gagne à suivre le même principe: il doit faire alterner les périodes d’intériorisation et d’extériorisation, d’effort et de repos, de travail et de détente.  Et il gagne à développer sa conscience au gré des phases allant de l’obscurité à la lumière.  À d’autres égards, autant il est préjudiciable de chercher tout son bonheur dans les biens terrestres, autant il est néfaste de chercher son accomplissement uniquement dans les sphères subtiles ou spirituelles, trop éthérées.  Tout être humain gagne encore à se consacrer tantôt à des activités concrètes tantôt abstraites, tantôt matérielles tantôt spirituelles, tantôt dans l’activité ou le travail tantôt dans le délassement, le divertissement et le repos.  Et il aurait tort de s’en priver, puisque tout étant diversement spirituel, tout est équivalent.  Seul le degré de pureté de l’intention peut pervertir le principe.

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Dans la «Cabale», le Cycle parfait désigne «Kether», la Couronne.  Sommairement, les cycles de la vie humaine peuvent se diviser de 1 à 7 ans, de 7 à 14 ans, de 14 à 21, de 21 à 30, de 30 à 50, de 50 à 60 et de 60 à la transition finale.  Une autre version préfère donner : de 1 à 17 ans, de 17 à 34 ans, de 34 à 50 ans, de 50 à 67 ans, de 67 ans à 84 et de 84 ans à la transition finale.  Les cycles de translation des planètes s’établissent comme suit : 28 jours de rotation autour de la Terre et 19 ans de révolution;  Mercure, 88 jours d’orbite;  Mars, 22 mois;  Vénus 224 jours et demie;  Jupiter, 12 ans;  Saturne, 28 ans;  Neptune, 165 ans;  Uranus, 84 ans;  Pluton, 248 ans;  et le Soleil, 28 ans.  Les cycles du monde sont divisés à partir des douze signes du Zodiaque et ils durent environ 24 000 ans chacun.

© 2001-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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