Selon les enseignements, la loi de l’État d’être peut porter le nom de «principe de l’Atmosphère» ou «de l’Attitude mentale».  Ce qui importe, c’est de comprendre que, dans le présent contexte, l’expression «état d’être» implique tout ce qu’une personne a pensé, dit, fait et perçu inconsciemment ou inconsciemment et qui explique sa condition présente ou son degré de conscience actuel.  Elle identifie l’influence subtile qui représente son pouvoir d’attraction personnelle dans l’immédiat.  Car, tout ce qu’un être est et vit, il se l’attire par ce qu’il vibre à divers degrés, en commençant par ce qu’il vibre le plus fortement.

   Dans le présent contexte, il faut bien se garder de confondre l’état d’être avec l’état d’âme.  L’état d’être représente le jaillissement naturel et spontané à un moment particulier.  Il englobe toute réalité psychique, consciente ou inconsciente plus ou moins stable.  Il est lié aux mouvements intérieurs et à la réaction à l’environnement.
Au sens large, il implique la manière d’être authentique et permanente qui surgit du plus profond de soi, du Centre spirituel de son être.  Pour sa part, l’état d’âme implique un état plus ou moins transitoire du paraître, cette disposition momentanée des sentiments, soit la manière de réagir dans l’immédiat au niveau du ressenti.

   L’être encore endormi ou assoupi, au sens figuré du terme, a de la considération pour son corps et la matière en raison du plaisir qu’il peut en tirer.  Attirées par la matière, tournées vers elle, ses facultés supérieures fonctionnent de moins en moins jusqu’à entrer en latence.  Son corps se densifie et son esprit s’alourdit.  L’être humain éveillé, parce qu’il sait se servir de sa pensée, sait comment elle opère sur le plan de l’intelligence.  Par des choix judicieux, il choisit d’élever les vibrations de son corps à un degré qui correspond à l’étaétat-d'etre-energie vitalet liquide.  Sur ce plan, la pensée n’est ni tout à fait matérielle ni complètement spirituelle.  Elle oscille comme un pendule entre la matière et l’Esprit.

C’est précisément ce qui explique les déchirements de l’être incarné et de ses tergiversations avant de délibérément s’engager dans son évolution.  Il lui reste une autre étape à franchir, celle de comprendre que la pensée doit conduire à l’Esprit, au véritable Maître intérieur en chacun, non tenter de l’inféoder.  Alors, l’être évoluant atteint un état comparable à la phase gazeuse, élastique, tendant à l’expansion infinie.  Chaque être doit apprendre à déterminer l’orientation fluidique de sa pensée.  Par la sagesse, il peut s’élever vers les hauteurs spirituelles, au-dessus des brouillards de l’Illusion, source du doute, de la peur, de la limite, de l’erreur et de la maladie, ou chuter dans les ténèbres de l’animalité et de la matérialité.  Parce qu’il l’a créé libre, Dieu ne peut intervenir dans ce choix.

   Chacun gagne à se le faire répéter, pour bien l’enregistrer dans sa mémoire et en tenir compte dans son agir : l’Univers est un Système mental dans lequel l’Esprit de Vie meut et module la Matière.  Dans cette affirmation, il faut comprendre que l’Esprit est la Cause alors que la Matière, le réceptacle, subit les effets, témoignant de l’influence de l’Esprit à travers ses phénomènes.  De là, une conclusion s’impose, à savoir que les choses, les objets, les événements, ce ne sont pas ce qui compte dans  la vie.  Ce qui compte, c’est plutôt l’attitude mentale, la manière de les interpréter et de s’en servir qui peuvent compliquer la situation ou produire son redressement.

   Dans le Cosmos, il n’y a rien de bien ni rien de mal, il n’y a que des réalités temporaires, abstraction faite de la Source suprême, la Cause des causes.  Et c’est la qualité de l’Intention et l’usage en excès, soit en carence ou en abus, qui peuvent engendrer un déséquilibre chez un être particulier, engendrant sa régression plutôt que sa progression.  Même là, en elle-même, l’expérience n’est ni bonne ni mauvaise, elle est neutre.  Elle devient simplement agréable ou désagréable selon l’usage que celui qui la vit en fait, selon qu’il l’ignore, la subit ou qu’il s’en sert pour développer un plus grand discernement et une plus grande sagesse.

   Ainsi, c’est l’attitude mentale de l’être incarné qui confère le ton et la couleur à chaque réalité qu’il vit selon l’attitude mentale qu’il adopte à leur égard.  De la même manière, c’est le ressenti qui renforce les schèmes mentaux individuels et qui détermine les démonstrations qu’un être se fait ou se donne.  Autrement dit, chacun manifeste danse le visible, soit extérieurement, les vibrations des pensées qu’il entretient, de manière consciente ou inconsciente.

   Pour qui comprend bien, dans son univers personnel, ce n’est pas Dieu ni l’Univers qui dirigent l’être individuel, il le fait lui-même par le pouvoir de son imagination, ce qui se répercute sur l’Univers.  Ce n’est pas dire que le Cosmos ne comporte pas ses propres lois, intangibles.  C’est dire que, à l’intérieur de ces lois, chaque être incarné conserve la liberté par rapport à ce qu’il choisit de vivre, notamment par rapport à ce qui concerne les moyens par lesquels il veut parvenir à son But ultime, la Réalisation totale.

   Pour donner un exemple, on pourrait dire que celui qui est invité à se rendre à Québec détient le choix de la route pour s’y rendre, même qu’il peut faire un détour immense ou inventer une nouvelle route, s’il en détient les moyens.  Ce qui compte, c’est qu’il arrive à Québec à l’heure de l’objectif qu’il s’est donné ou du rendez-vous qu’il a accepté.

   Dès qu’un être adopte une attitude, il établit instantanément un contact avec le pouvoir de celle-ci.  De ce fait, tout procède de l’intérieur vers l’extérieur.  Cette compréhension fait toute la différence dans la vitesse du cheminement évolutif d’un être incarné.  Car, alors que la majorité tente de régler tous ses dilemmes vitaux par la voix extérieure, le chercheur spirituel sait que c’est par l’intérieur qu’il doit procéder, en les abordant au niveau de leurs causes.  Il sait que ce sont les causes en lui qu’il doit changer pour voir sa vie changer durablement.

   Cette loi détient une importance primordiale dans la présente ère ascensionnelle de l’humanité.  En effet, mus par la loi du moindre effort, trop de gens cèdent à la facilité ou pêchent par l’indolence et la passivité.  Ainsi, au lieu d’agir en toute conscience pour se remettre en question et travailler sur leur être, afin d’y changer ce qui ne correspond pas aux nouveaux paradigmes, ils attendent que surgisse un conflit pour agir.  Ainsi, ils négligent de faire de la prévention, pour se faciliter la vie, en agissant par avance et prévenance sur les points archaïques ou inadéquats de leur personnalité.  Jour après jour, ils cherchent à trouver des textes inspirants, mais ils n’appliquent pas ce qu’ils ressentent bien, comme s’ils allaient évoluer par enchantement.  Peut-être attendent-ils un Messie extérieur, qui n’existe pourtant pas?

   Évidemment, dans un pareil choix, lorsqu’un conflit surgit, frustré ou choqué, pris dans ses émotions, chacun est plus rapidement porté à réagir qu’à agir, ce qui représente une perte de temps et une perte d’énergie.  La réaction ramène dans la dualité et ajoute de l’opacité et de la densité à la situation.  Du reste, lorsqu’un être est pris dans une situation difficile ou embarrassante, il est bien davantage porté à tenter de régler son dilemme par le mental que par la voie de l’Esprit.  Ainsi, il lutte à armes égales au lieu de répondre par une arme supérieure, s’exposant à perdre le combat, à subir une humiliation, à se débattre dans l’amour-propre et à se démotiver, du moins pour un temps.

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