LES ANIMAUX, NOS AMIS ET COMPAGNONS D’ÉVOLUTION OU D’ASCENSION…

   Le règne animal est régi par la Hiérarchie des Archanges qui leur inculque leur sens protecteur, leur force naturelle, divers rythmes de mouvement autonome et la sensibilité sensorielle qui  permet une sélection des individus et des espèces.  Voilà ce que l’homme appelle la dynamique de la loi du plus fort, ce qui lui donne bonne conscience, étant donné l’usage qu’il en fait, négligeant d’observer à quel point les animaux s’occupent généralement avec sollicitude de leurs rejetons et de leurs représentants les plus faibles, ne les abandonnant qu’en désespoir de cause.

   Ce règne se distingue de ceux qui le précèdent et le supportent, soit des règnes minéral et végétal, par l’activité consciente, l’acuité perceptive, le flair, les pulsions instinctives et la locomotion.  Il précise le rôle du feu dans l’Univers qui engendre la sensibilité, l’affect, la première manifestation de l’amour qui stimule à s’engager dans une relation d’échange et de partage mutuels, modifiant la nature des choses et des événements en ce sens qu’ils contribuent désormais à favoriser la survie et la propagation de l’espèce.  Il permet à la Pensée cosmique de s’exprimer par les sons, les couleurs, le mouvement dans le déploiement de leurs  nuances, ce qui n’était qu’esquissé ou suggéré dans les deux premiers règnes.  Il révèle la vitalité, support de l’action, du dyanimauxnamisme, de la vigueur, de la robustesse, de même que l’attraction ou l’attirance, le désir d’être, de persister, de durer, de croître, de se multiplier, de connaître, d’explorer, de partir à l’aventure, de s’ouvrir à d’autres réalités pour en déterminer les aspects compatibles et complémentaires au-delà de leur apparente opposition dans certains cas.  Il est guidé par les élémentaux  appelés Salamandres.

   Le règne animal, qui révèle l’existence des âmes-groupes, dont un membre ne peut se détacher qu’au terme d’une longue évolution, suggérant un premier degré de service et de relation fondé sur une mutualité consciente qu’on pourrait appeler un premier degré de service conditionné, service qui se traduit par le sens de l’appartenance à une collectivité, du secours réciproque, du respect mutuel, la quête du bien commun.  Il exprime une expansion du libre arbitre, instrument de l’individualisation, de la conquête de l’autonomie, de l’exploration de la liberté, de l’affranchissement d’une autorité, de l’affirmation de l’indépendance, puisqu’il doit se déplacer pour mener ses expériences, assurer sa subsistance et se trouver un partenaire sexuel.  Pour des raisons compréhensibles de survie, il recourt à sa force pour se choisir un territoire, le délimiter et le défendre.  N’étant pas doté d’un mental, au sens qu’il réagit plutôt par instinct que par raisonnement ou réflexion, il se conduit de façon beaucoup plus intègre qu’on ne le croît généralement.  À moins d’être affligé de séquelles physiques ou psychiques, relevant d’une infirmité qu’il s’est infligée, comme on dirait, par mégarde, par imprudence ou par inexpérience, il ne vit pas dans la hantise de l’agression, ne redoute pas la mort, d’où il n’est pas, comme on le croit, naturellement agressif.  Il vibre, il sent et il sait dans l’instant présent.  Cette croyance de l’être humain relève du fait qu’il est porté à juger les autres créatures comme il se juge lui-même, même quand il les qualifie de supérieures ou d’inférieures, projetant sur eux des attributs anthropomorphiques, ce qu’il fait autant avec les animaux qu’avec Dieu.  Devant un animal, il peut autant le rejeter, dans une sorte de mépris, que les considérer dans une vision anthropomorphique, leur conférant des attributs humains, dans son adulation.

   Ce que nous essayons de faire comprendre, c’est que l’animal est naturellement doté d’un instinct de survie, ce qu’on ne peut contester, mais qu’il ne s’en sert pas autrement que de façon instinctive, d’où il réagit simplement de façon spontanée à ce qui se passe en lui ou autour de lui, n’étant doté ni de mental, ni d’émotions, aux sens que l’homme donne à ces facultés.  Autrement dit, l’animal n’étant pas doté de mémoire réflexe qui lui permettrait d’effectuer un retour conscient et délibéré sur les événements de son passé, à moins que le contexte ou la situation ne réveille ses souvenirs, d’où il ne peut s’adapter et s’accommoder qu’au mieux du déjà vécu ou expérimenté, il ne colporte pas avec lui de solutions toutes faites, de regrets, de remords, de culpabilité, d’esprit de vindicte, de colère accumulée.  Voilà comment on peut affirmer qu’il n’est pas agressif de nature, ne recourant à sa force que s’il se sent menacé (agression, blessures ou coups, atteinte à son territoire, confinement dans une impasse), car, sachant instinctivement jauger la force de son adversaire, il préférera s’enfuir s’il la sent plus grande que la sienne.  Mais, plus il est sauvage, plus il méconnaît le comportement de cette bête étrange, l’être humain, qui lui semble être un animal inconnu, plus il se fait vigilant, reste sur ses gardes, se prémunit, se méfie, ce qu’on appelle pour lui de l’agressivité, mais que l’être humain qualifierait, si c’était lui qui réagissait ainsi, de prudence, de discernement, de protection naturelle, de prévision du bon sens, mais qui ne constitue rien d’autre pour l’animal qu’une adaptation immédiate à son état d’être et à son environnement.

   L’animal ne réagit que par association instantanée des données de son vécu et des éléments de son milieu.  Dans un contexte déjà connu, il réagit de façon réflexe ou conditionnée;  dans un contexte inconnu, perdu, confondu, ou impuissant, il peut réagir de façon imprévisible.  On doit ici  se rappeler que l’animal,  par ses sens très développés, surtout son odorat ou sa vision, selon les espèces, s’adapte aux odeurs qu’il perçoit et aux mouvements qu’il capte, excellent observateur.  On dit que la peur se sent et se ressent.  Il est scientifiquement prouvé qu’un être qui a peur émet une sudation plus acide qu’à l’habitude, ce que l’animal perçoit mieux que l’homme, ce qui déclenche sa propre peur, le met en alerte, voire en état de défense ou d’attaque.

   L’animal ne réagit qu’avec violence qu’en cas de maladie, d’agression délibérée, de douleur, de surprise, d’entêtement à le perturber  ou à le déranger, de rut, de faim.  Autrement, il a bien d’autres choses à expérimenter et à découvrir, curieux, ludique, toujours en quête d’action, de divertissement, de détente ou de repos, uniquement désireux de satisfaction sensorielle, de mieux vivre, de mieux être, de modifier son environnement à ses besoins.  Et, pour se sustenter, il n’emprunte à la nature que ce dont il a besoin, pour apaiser sa faim et sa soif, celles de ses congénères ou sa progéniture, n’accumulant de réserves, chez certaines espèces, que dans les régions où le climat l’impose, selon qu’il hiverne ou hiberne.  S’il hiverne, il se fait des réserves d’aliment;  s’il hiberne, il se fait des réserves corporelles de graisse.  Et même quant il se fait des réserves, surtout dans le cas des granivores, il ne le fait bien souvent que par instinct, devenant un semeur inconscient guidé par Mère Nature pour la régénération ou la perpétuation des espèces végétales.  Tout cela pour dire que l’animal ne cultive pas la méchanceté délibérée ou l’agression gratuite.  Il réagit plutôt spontanément à l’amour par l’amour, même quand il feint de fuir par désir de signifier qu’il tient à son indépendance et à ses propres choix, et à la haine par une réaction de vitalité appropriée à la situation à partir de ses connaissances acquises et des moyens qu’il croît détenir.

   On peut aller jusqu’à affirmer qu’un animal n’oserait jamais attaquer un homme conscient de sa nature spirituelle témoignant d’un comportement harmonieux dans un environnement naturel.  Mu inconsciemment par le respect de la hiérarchie vitale, il reconnaît spontanément la supériorité  hiérarchique de l’homme dans la Pyramide cosmique, l’acceptant comme un maître ou l’appréciant comme un sur-animal.  Il pressent en lui la présence du Créateur qui en a fait le chef d’œuvre de la Création.  Il perçoit le champ magnétique d’un homme, d’où il ne songerait jamais à en faire sa proie.  Il se sait au contraire l’auxiliaire de l’homme, désireux de lui obéir si son commandement est légitime, ne vise pas simplement à l’accaparer ou à l’asservir, désireux de le protéger, même de le soulager de bon gré de ses lourdes tâches, si ces tâches sont conformes à ses aptitudes  naturelles.  Mais l’homme ne doit pas commander à un animal comme à une entité négligeable, dédaignable, grossière, méprisable, un être à dominer.

   Qui a dit, comme le dit la Bible, que le souffle de l’animal a moins d’importance pour le Créateur que celui d’un être humain?  L’homme prétentieux, vaniteux, orgueilleux, égoïste!  Ce qui donne l’impression qu’un animal n’est pas mieux que l’homme, rempli d’amour inconditionnel, car il n’a pas appris à comparer, à rivaliser et à concurrencer, c’est le fait qu’on ne sait pas échanger avec un animal conformément à sa nature.  S’il apparaît réfractaire à ses ordres, c’est qu’on n’a pas encore compris qu’un animal  obéit moins à un commandement sonore qu’à des images et à des vibrations subtiles.  Il faut savoir visualiser  mentalement les scénarios qu’on veut obtenir qu’il peut comprendre, parce qu’ils correspondent à ses mouvements naturels de communication et d’un puissant rayon d’amour pour l’entourer, récompensant ensuite ses efforts s’il accepte de répondre à ses suggestions.  Mais que connaît l’homme de sa mentalité profonde et de ses motivations vitales?  Pas étonnant qu’il le croit inférieur, insipide, borné et désobéissant.

   L’animal ne demande pas mieux que de collaborer avec le Créateur et, par conséquence, à son représentant incarné qu’est l’homme, bienheureux de le divertir, de l’égayer, de le supporter et de parer son décor ou son environnement, mais conformément à son rôle fonctionnel.  Car il n’a pas été créé pour servir de bouc émissaire à l’homme, de tête de Turc qu’on afflige de tous les  quolibets dérisoires ou de tous les qualificatifs péjoratifs, de tête à claque sur laquelle on se défoule, de bibelot de salon qu’on traite comme un enfant ou qu’on débilite, de bête de somme qu’on épuise au travail en plus de consommer sa chair et son sang ou de l’immoler sur les autels croyant rendre ainsi hommage à son Dieu.  Voilà comment l’homme a développé un égrégore vibratoire qui le rend spontanément suspect aux animaux parce qu’il s’est abaissé à un niveau qu’ils perçoivent inférieur au leur, ce qui est du moins le cas pour celui qu’on appelle, en mystique, l’homme ordinaire.  Et c’est lui qu’un animal carnivore peut prendre pour proie.  Captant l’aura d’un homme évolué, un animal n’oserait jamais l’agresser, inconsciemment respectueux de la loi de causalité et du Plan divin.  Marqué du sceau de la mort par Saturne et les Maîtres du Karma, pour avoir transgressé les principes du Ciel et les lois de la Terre, mortel encore pour avoir tué de fait ou d’intention, l’homme reste prisonnier de ces édits systémiques parce qu’individuellement il ne s’est pas affranchi de l’égrégore collectif de mal qu’il a engendré continuant à appliquer dans sa vie les normes de la mentalité grégaire.  Et il a entraîné tous les règnes de la Nature dans sa déchéance, savourant les illusions de sa prison artificielle dont il pouvait sortir de lui-même en un instant comme il y est entré à la vitesse de sa pensée.

   Mais si l’homme a déstabilisé les règnes de son monde terrestre, il n’a pas complètement aboli la nature profonde des autres règnes, pas plus que celle du sien du reste.  Aussi les plantes et les animaux ont-ils gardé une conscience plus vive que lui de leur rôle fonctionnel.  Ils savent qu’ils seraient détruits et annihilés s’ils nuisaient ou détruisaient une créature d’un plan égal ou d’un plan supérieur.  En présence d’un animal, les deux facteurs prédominants qui, en l’homme, peuvent fausser les données expérientielles, ce sont sa peur ou son esprit de domination.  L’homme qui agit en prédateur de la Nature devient lui-même une proie.  Voilà la seule vérité qui tienne.  Mais peut-on reconnaître comment on continue à agir en prédateur quand on croit que toute la Nature est un objet de jouissance qu’on peut tenter de dominer et d’asservir?

   À travers tout être conditionné, la Nature s’exprime en toute simplicité et modestie, sans juger ni raisonner, évoluant spontanément vers son but, toujours respectueuse de l’ordre et de l’harmonie.  Il n’existe rien de plus doux, de plus tendre, de plus secourable, de plus attentionné, de plus généreux, de plus tutélaire que la Nature quand elle est respectée.  Un jour, en visitant d’autres mondes, l’homme découvrira comment cela est vrai.  Et il comprendra que s’il en est autrement sur sa planète, il en est la principale cause.  Naturellement, tout être non mentalisé, dont le flair et l’intuition compensent, réagit spontanément au bien, sans comprendre ni analyser, parce que c’est inscrit dans sa nature et son destin profonds.

    Toutefois, si l’homme veut vérifier qu’il en est ainsi, il doit s’approcher d’eux dans un grand état d’harmonie et d’innocuité.  L’animal ne présume pas à l’avance des intentions de l’homme qui tente de l’approcher : il réagit plutôt instantanément à son atmosphère mentale ou à son état d’être.  Il est naturellement amical et secourable, pouvant répondre à ses attentes conscientes ou à ses besoins tacites d’une façon étonnante, ce que nous avons nous même souvent expérimenté.  Quand un homme pénètre dans le monde naturel pour combler un besoin  licite et légitime, il se trouvera toujours un être de la Nature, visible ou invisible, pour le guider vers ce qu’il cherche, s’il ne le trouve pas de lui-même.  Il suffit qu’il énonce et ressente clairement ce qu’il désire.  À ce propos, les Maîtres disent que le chasseur ou le pêcheur ne trouvent pas leur proie, mais que c’est leur proie qui se donne à eux à la suggestion de la Nature, quand leur besoin est réel et sincère.  Nous avons nous-même observé, dans notre enfance, parce que nous avions la responsabilité d’immoler les poules de la basse-cour pour l’alimentation de notre pauvre famille, qu’en entrant en ce lieu, une ou deux poules s’écrasaient par terre, s’immobilisant, alors que les autres se lançaient en tous sens, énervées, caquetant bruyamment.  Et nous reconnaissions que c’étaient celles qui s’écrasaient qu’il fallait choisir, car elles venaient de se donner, faisant face, haletantes, à leur destin.

   Les animaux, des êtres de service, savent qu’ils doivent se sacrifier pour l’homme, en cas de force majeure ou de nécessité, mais seulement ceux qui sont prêts à le faire, car ils détiennent eux aussi leur libre arbitre.  Tous les êtres de la nature détiennent, à leur niveau, cette faculté.  Mais ils savent mieux que lui détecter les avantages et les dangers d’une situation et l’en prévenir, l’inviter à porter attention à un fait ou à un objet, l’aider à se sortir d’une impasse, d’une bévue, d’un faux pas.  Plus il s’y présentera dans un état harmonieux, plus il fera de découvertes.  Agrémentant l’environnement, duquel ils apprennent eux-mêmes quelque chose, ils savent lui apporter toutes les nuances de la candeur, de l’innocence, de la vie dans l’instant présent, de l’esprit de jeu, du divertissement, de la fantaisie, de la consolation.

   Mais encore faut-il des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, surtout une tête pour comprendre et un cœur pour aimer.  Mais ce n’est pas notre rôle de parler ici de ces aspects de la zoothérapie naturelle.  Nous essayons simplement de faire comprendre que, s’il n’y a pas de hasard, rien ne se produit fortuitement dans le monde naturel quand on s’y présente.  Tout s’établit en connivence ou en complicité avec soi selon son état d’esprit et ses besoins expérientiels.  Bien qu’il ne faille pas le prendre pour un être humain ni sombrer dans l’animisme, on peut y découvrir que l’animal sait rendre l’attention bénéfique qui lui est témoignée et établir des alliances de partage sain.  Alors, pourquoi s’amuser à trop les apprivoiser, à les exploiter, à les tyranniser, à les terroriser, à les asservir à ses fins mesquines, à se défouler sur eux de ses frustrations?

   Si le rôle de l’animal devait s’arrêter là, il s’avérerait déjà admirable.  À titre de créature incarnée, l’homme participe à la nature du minéral, du végétal et de l’animal.  Lui-même un animal, mais mentalisé et exprimant un aspect plus intense de la Lumière divine, il ne comprend pas forcément ce que cela signifie que de participer au monde animal.  Le règne animal exprime l’intensité de l’instinct de préservation ou de survie qui conduit à aménager le monde de la Nature de manière à y mener ses expériences tout le temps qui est nécessaire dans la plus grande sécurité en y découvrant tout ce qui comble ses besoins de vivre et de connaître.  À leur niveau, les animaux densifient les aspects subtils de la Nature pour mener leur propre expérience et compléter celle de l’homme.  Ils modifient l’esprit des choses et des événements en exprimant leurs instincts  profonds.  Ils expriment le désir d’être, d’agir et d’évoluer à leur rythme, évoluant vers un état d’humanoïde primitif qui poursuivra son rôle à son niveau.

   Chaque animal poursuit une intention cosmique favorisant la réalisation du Grand Plan de Dieu qui consiste à vérifier dans l’expérience ce qu’il connaît de lui de façon conceptuelle dans un Grand Jeu créateur auquel il associe chaque parcelle de lui-même, l’individualisant, pour qu’elle mène la même expérience que lui, à son niveau, selon sa spécificité  propre, soit conformément à son essence dans sa nature.  En ce sens, les animaux expriment les instincts profonds qui soutiennent et fondent le désir de vivre et d’établir unAnimals-8 premier degré de socialisation, d’où leur instinct généralement grégaire.  Ainsi peuvent-ils révéler à l’homme des aspects profonds  de son inconscient, lui révélant ses pulsions évolutives ou ses instincts rétrogrades, soit la part d’animalité sur laquelle il peut compter pour s’aider dans tel contexte précis ou qu’il doit au contraire transmuter parce qu’elle ralentit son rythme évolutif.

   Voilà où ce livre devient important puisqu’il cherche à expliquer comment les animaux gèrent leurs impulsions et leurs instincts dans leur cheminement évolutif, attirant l’attention de l’homme sur des facteurs similaires qui l’habitent ou l’animent.  Ce ne peut être par hasard qu’un animal se présente dans on environnement ou dans son psychisme (image ou rêve), surtout si cela se reproduit.  Voici un exemple.  Après avoir déménagé en catastrophe d’une maison en location que nous habitions depuis quatre ans, où nous avions établi un Centre d’enseignement métaphysique, où tout allait bien, quand tout chavira soudainement.

  Nous nous sommes retrouvé piteux, démoralisé, déprimé, dépressif, dans une petite maison de campagne éloignée de la ville, choisie selon nos moyens financiers.  Mais ce nouvel endroit ne permettait pas la poursuite de notre expérience d’enseignant, en raison de son exiguïté et de son éloignement des grands centres.  Bref, toute notre expérience tomba à l’eau, comme on dit, ce qui aggrava notre situation pécuniaire et acheva de démolir notre moral.  Pour obtenir un regain d’énergie et de motivation, il nous arrivait de nous joindre à un groupe de méditants.

   L’un des premiers soirs, une dame, que nous apprîmes par la suite être un médium, nous dit de façon laconique, à son passage : «Depuis quelques semaines, vous êtes guidés par la blanche colombe de Noé.»  On a beau être un chercheur de Lumière, on ne se laisse pas impressionner par n’importe quoi.  Ne croyant pas à la faculté de médiumnité, nous avons vite oublié cet incident.  Mais un bel après-midi, alors que nous rongions notre frein, assis sur le canapé de la salle de séjour, regardant dehors pour passer le temps du mieux que nous pouvions, vu notre état de dépression, nous avons remarqué, juste sur la pointe d’un silo, qui se dressait de l’autre côté de la route, un pigeon tout blanc.  Précisons que nous habitons une petite maison de ferme à la campagne.  Au même moment que nous prîmes conscience de sa présence, d’autres pigeons de coloris beaucoup plus sombres vinrent se joindre à lui, puis presque instantanément, partir en vol.  À notre grande surprise, ils formèrent un cercle parfait autour du pigeon blanc, placé en plein milieu, et vinrent passer devant notre fenêtre,  comme s’ils plongeaient vers nous, avant de disparaître au-dessus du toit de notre lieu de résidence.

   Curieusement, nous avions lu, quelques jours avant, dans un livre de spiritualité, le récit d’un homme qui avait vécu un phénomène analogue relatif à des corbeaux.  Comme nous avions rarement vu des pigeons voler dans une telle formation, ce phénomène nous intrigua beaucoup, d’où nous en avons gardé un vif souvenir, mais sans penser à le relier aux dires de notre clairvoyante.  Ce phénomène se répéta deux fois les jours suivants.  Bien que nous n’eussions parlé de ce vécu à personne, deux semaines plus tard,  une amie en visite nous apporta en présent une couronne de rotin tressé, à la manière de la couronne d’épine du Christ, piquée d’une petite colombe blanche.  Encore là, nous ne fîmes pas le lien.  Deux semaines plus tard une belle-sœur nous arrivait avec une couronne de Noël formée de branches de pin fraîches, piquée d’une colombe blanche, pour décorer notre table.  Deux semaines plus tard, une de nos sœurs arrivait avec une couronne de Noël formée de nombreux petits cadeaux emballés, destinée à orner la porte d’entrée, lui joignant une carte de vœux dessinée à la main qui représentait une colombe blanche.  Jamais nous n’avions demandé ces présents et jamais, surtout, nous n’avions parlé à qui que ce soit de la répétition de ces symboles, plutôt discret par nature sur nos expériences, surtout sur celles qui pourraient attirer le scepticisme ou la dérision.  Chacun garde sa part d’amour propre quand même!

   Comme nous étudions les symboles depuis des années, nous nous sommes enfin déterminés à aller lire dans nos notes les symboles de la colombe blanche, de la couronne et du rotin, du pin, des cadeaux pour réaliser que leurs messages correspondaient parfaitement à notre vécu.  Avec la distance du temps, nous avons refait cette expérience de vérification pour découvrir que de nouveaux éléments de notre vie s’étaient ajoutés pour confirmer nos premières découvertes, les trois couronnes coïncidaient avec les trais phases de notre vécu récent : une période de disette et de solitude amère;  une période de tâtonnement et de renaissance;  une grande période d’expansion et de succès.  Voilà, les êtres de la Nature, objets, plantes, animaux, nous parlent, mais nous ne comprenons pas ou ne voulons pas comprendre.  Quand comprendrons-nous que tout se tient?

   Quand comprendrons-nous que si la vie n’était ou n’apportait que ce qu’on en pense ordinairement, elle serait bien ennuyeuse et insignifiante, perdant bien de son charme, vaudrait bien peu comme expérience et comme lieu d’expérience.  Dieu parle toujours, à tous, à chaque instant, par son langage à lui, celui des archétypes et des symboles.  Encore faut-il apprendre à les décrypter.  Et il se sert souvent des animaux pour guider notre recherche.  Cette introduction vise à montrer comment Il  s’y prend pour le faire à travers eux, à travers leur sens profond, leur comportement, leurs caractéristiques physiques, leur quête intérieure, qui supportent sa Grande Intention, son Grand Plan.  Selon son attirance ou sa répulsion pour un animal, un être s’explique déjà secrètement une grande part de son dynamisme profond, de son activité propre, de ses motivations,  de ses pulsions intimes.  Les Amérindiens l’avaient compris, eux qui détenaient chacun leur totem.  Totem personnel, totem de famille, totem de clan, totem de nation.  Mais comme nous, lancés dans la modernité, n’ont-ils pas oublié une large part du langage du Grand Esprit?  Espérons qu’il survit dans leur psychisme, leur inconscient, leurs gênes pour compléter ce que nous en avons déjà découvert, car, sans le connaître et sans trop pouvoir expliquer pourquoi, nous les portons au plus profond de notre cœur…  ou de notre âme.  C’est vrai, notre voyante, que nous avons revue plus tard et que nous avons questionné plus à fond, nous a appris, faut-il le croire, que nous avons été chaman dans une autre vie.  C’est vrai, il faut dire homme-médecine!

   Le règne animal présente à l’humanité des serviteurs divins offrant leur protection, celle de leurs dons magnétiques et psychiques, préparant à une meilleure perception spirituelle.  Ils véhiculent des signes naturels, les «gamahae», et la vision particulière d’un guide voilé.  Les gamahae représentent des signes imprimés dans la matière par la Nature pour rappeler une idée ou une intention cosmique.  Les Logoï planétaires le savent bien, eux qui font connaître ce qu’ils sont par des attributs minéraux, végétaux et animaux afin d’initier les hommes et leur faire comprendre l’unité de la vie et du Cosmos ainsi que les connivences et les correspondances universelles.  Par exemple, Mars est relié au fer, au rubis, au coq,  à la vésicule biliaire, au  centre coccygien de l’homme, à la hiérarchie angélique des Puissances, etc.  Une pomme coupée à l’horizontale présente une étoile à cinq pointes, mais, coupée verticalement, elle offre une forme en pomme ou en cœur, illustrant le désir de vivre et de connaître, la saveur de l’expérience.  Le paon en pavane, faisant la roue, évoque le Soleil et la Roue Cosmique,  marquant les cycles de la vie, mais ses ocelles identifient l’Omniprésence divine et sa vision de toute chose, évoquant les étoiles.  Ces exemples démontrent que l’homme ne vit jamais seul, coupé du reste de l’Univers mais qu’il en constitue une partie intégrale, qu’il participe à la Vie totale.

   Pour sa part, le règne animal révèle des forces et des principes cosmiques plus ou moins achevés ou apprivoisés, tant au niveau matériel que psychique et spirituel, comme une maille dans la chaîne complète en elle-même, mais incomplète par rapport au tout de la chaîne.  Pour l’homme, il évoque la partie d’animalité en lui qui le sert ou le dessert.  Il traduit l’ensemble des forces profondes qui l’anime, et en premier lieu, la libido.  Non la libido au sens exclusif de sexualité, mais au sens général de pulsion de vie dans le sens d’ardeur de vivre, de connaître, d’acquérir, de dominer, de jouir, d’éprouver, force qu’il faut intégrer, maintenir en équilibre, pour échapper à ces effets négatifs destructeurs.  Chaque animal exprime une particularité psychique ou instinctuelle à maîtriser ou une tendance fondamentale à sublimer.  Elles sont différentes pour chaque animal, du moins l’une prédomine, sauf dans les cas d’animaux de même famille ou de même souche qui ne font que les moduler.  Chaque animal matérialise un aspect de ces propres complexes psychiques.  Autrement dit, il révèle une identification partielle de l’homme à sa nature complexe comme miroir de ses pulsions profondes, de ses instincts domestiqués ou sauvages.  Chacun d’eux  appartient à une partie de lui-même, intégrée ou à intégrer dans l’unité harmonieuse de son être.  Cette énergie encore inconsciente d’elle-même le rend incapable de se guérir.  Cette énergie structure pourtant ses terres intérieures surtout au niveau de l’avoir ou de l’acquisivité.

   Au niveau du règne animal, chaque être vit le moment présent pleinement là où la vie le mène, en symbiose avec toutes les forces de chaque seconde qu’il respire où il respire, ce qui donne une première bonne leçon à l’homme toujours empêtré dans ses agendas et ses obligations.  La conscience de l’animal se déplace avec le moment présent, d’où il oublie vite le passé et ne redoute jamais l’avenir.  Voilà une deuxième excellente leçon pour l’homme toujours porté à se désoler ou à se glorifier de son passé  ou à se projeter avec hâte ou hantise dans le futur.  Unifié, l’animal vit constamment dans la confiance ne cherchant qu’à se développer, ce qui donne une lumineuse troisième leçon à l’homme toujours inquiet qu’il en perd la foi.  L’animal reste en perpétuelle création se découvrant sans cesse dans la joie,  contrairement à l’homme qui, au lieu de se créer lui-même, s’invente des jouets à sa taille, devenant toujours plus sérieux, sévère, compassé et aigri.  Ainsi, l’animal peut révéler à l’homme ses peurs dominantes, ses forces déterminantes, les parties déniées ou refoulées de son psychisme, les aspects réprimés ou négligés de sa personnalité.  Il peut lui donner de l’énergie, le guérir, l’inspirer et le conseiller.  Il peut lui expliquer les mouvements émotionnels et les mécanismes des désirs.  Il identifie ses peurs, ses besoins, ses espoirs, ses vœux cachés.  En retour, il doit bénir les animaux, les aider à se libérer, les nourrir de ses merveilleuses énergies.

   L’animal  ne peut avoir conscience de lui-même dans le temps,  s’identifiant à chaque instant à ses créations plutôt qu’à lui-même.  Ceux qui en doutent pourront se le démontrer  par l’expérience suivant.  S’ils prennent un chat de rue et le placent devant un miroir, celui -ci éprouvera de la surprise et de la crainte face à sa propre image qu’il pourra même tenter d’agresser.  Par chat de rue, on n’entend un chat laissé à sa liberté.  S’ils prennent leur propre chat et lui font vivre la même expérience, ils constateront que le chat détournera le regard de son image pour regarder, dans la glace, son propriétaire ou son maître parce qu’il s’identifie à son maître plutôt qu’à lui-même  ne se reconnaissant pas dans sa propre forme.  Il croit être le maître, non le chat qu’il tient dans ses mains.  N’ayant pas de conscience de lui-même dans le temps, il détient simplement une coordination psychique des sensations et des reconnaissances par association, avec la mémoire correspondante.  Disons, dans la même veine, qu’il éprouve des sensations, mais qu’il ne peut, comme l’homme, leur donner de significations, ce qui le garde aussi serein dans la douleur ou devant la mort.  S’il souffre ou jouit, il sait souffrir ou jouir, mais il ne sait pas pourquoi ni ce que cela représente.  Il ne peut faire intentionnellement l’association d’expériences physiques ni les conjuguer.  Par sa conscience limitée aux sensations physiques, il ne peut éprouver d’aspirations spirituelles, cette notion  lui échappant, d’où elle n’a aucune valeur pour lui.  Heureusement, dans une certaine mesure, car cela lui évite, contrairement à l’homme, de s’identifier des codes moraux ennuyeux, impératifs, redoutables, astreignants et contraignants.  S’il est bon, il l’est par nature, simplement.  Il n’a d’autre guide que son instinct.

    Aussi, à la mort, s’il n’a pas suffisamment évolué, son âme se replie dans son âme-groupe.  Sans chercher à le détacher arbitrairement de son âme-groupe pendant qu’il vit, l’homme peut lui être d’une aide précieuse, par ses vibrations lumineuses, pour l’aider à s’affranchir partiellement ou complètement de son âme-groupe, ce qui est une part de son destin.  Mais il ne convient pas ici de donner à un large public le moyen de le faire en raison des dangers que cela représente.  Ce qui n’empêche pas que n’ayant pas perverti sa nature par les fausses données d’un mental ignorant et erratique, comme c’est le cas de l’homme,  l’animal reste très sensible aux influx évolutifs qui parviennent sur la terre de toutes les  régions du Cosmos.  Voilà pourquoi il peut servir de guide ou de conseiller à l’homme.  Il peut l’être par l’archétype qu’il représente et par le symbolisme de son comportement, mais il peut encore l’être en lui faisant comprendre ce qui se passe ou se trame autour de lui.

   L’animal perçoit les effluves cosmiques et les vibrations des gens  pouvant, par ses réactions, faire comprendre ce qui se passe.  Par exemple, si son chat personnel observe curieusement un visiteur d’un air comme narquois et se met à faire des bonds de côté dans sa direction, on devrait comprendre qu’il a repéré un être au comportement d’esclave ou à la mentalité d’une victime qu’il ne convient peut-être pas de fréquenter ou un être dont il ne faut pas prendre les propos ou les propositions au sérieux.  Si, plutôt, il devient nerveux et irascible et qu’il part se cacher, on peut avoir à faire à un ennemi ou à un parasite déguisé qu’il conviendrait de mettre à la porte.  S’il pouvait parler, un animal de compagnie ferait peut-être comprendre à son maître qu’il ne détient pas le monopole de l’intelligence et de la sagesse, comme il le croît, et qu’un plus petit que lui ne comprend pas qu’il  ne capte pas les messages qu’il lui lance ou qu’il ne réalise pas ce qui est pourtant évident.  Tant qu’à savoir si l’animal, jamais diviseur ou séparateur comme l’homme, est plus dévoué à l’avancement de son espèce que l’homme, cela ne fait pas de doutes.  Si l’homme ne retrouve pas bientôt son centre, c’est largement par les animaux que la Mère Nature se prépare à lui donner de précieuses leçons.

   Les animaux jouent également un rôle déterminant  dans l’aspect biologique et écologique de la planète.  Les quadrupèdes sont reliés aux quatre élémentaux qu’ils modulent harmonieusement (air, feu, eau, terre);  les volatiles sont liés à trois (eau, feu et air);  les poissons et les amphibiens à deux (terre et feu);  les reptiles, les chenilles et les insectes, incluant les vers, à un (terre).  Voilà qui explique leur importance dans le Grand Clavier cosmique.  La Nature sait intégrer au besoin les nouvelles espèces dont elle a besoin pour en accroître les gammes, comme elle sait en faire disparaître d’autres qui sont devenues anachroniques ou détonnent dans le Grand Concert.  Mais il faut laisser la Nature, Maîtresse de la Terre, faire ces choix d’en inclure de nouvelles ou d’en faire disparaître d’autres.

   Présentement, par ses erreurs, dans son ère de technologies industrielles, l’homme continue sa destruction des espèces, ayant pollué son monde, ce qui a abîmé la couche protectrice de la planète et amplifié son effet de serre.  Les animaux constituent une partie de la Pyramide évolutive et un support indispensable de l’homme, chaque espèce contribuant à sa manière à édifier ce support.  Comment l’homme, qui trône pompeusement au sommet de cette Pyramide, ne comprend-il pas ce qu’il fait en sapant ses propres bases?  Car il a été dit, par les Sages de la tradition mystique, que tout a été créé pour aider l’homme à atteindre cette position privilégié, que même les graines ont attendu son apparition, dans les parages éthériques de la planète pour commencer à pousser, à prospérer, à fleurir et à produire, ne se reconnaissant pas de raison ni de but propres avant ce moment béni.  Comment l’homme peut-il témoigner d’un tel mépris conscient ou inconscient pour ces êtres simples, pleins d’abnégation que sont les minéraux, les végétaux et les animaux?

   Mais les animaux restent des animaux et ils ne comptent pas recevoir un traitement humain, ils ne demandent qu’à être aimés, protégés et respectés.  Un grand humoriste, Lanza del  Vasto a dit : «Notre conduite à l’égard d’animaux sensibles autant que nous à la souffrance et sans consolations spirituelles est dictée par la froide exploitation utilitaire, par la grossière indifférence, par la cruauté maniaque ou la sensiblerie capricieuse, par l’attachement névrotique, par l’engouement mondain ou l’horreur superstitieuse…  Ce n’est pas par mépris qu’on distingue les espèces inférieures et ce n’est pas leur faire injure au ver que de l’appeler ver, et l’âne, âne.  Un chien n’est pas un homme et il est presque aussi fâcheux de traiter son chien comme un enfant que de traiter son enfant comme un chien.»  Mieux que l’homme, l’animal peut donner forme à ses projections à cause de sa réceptivité à l’Intelligence cosmique.  Aux yeux des hommes, il peut paraître cruel avec certains autres animaux, surtout dans le cas des carnivores, mais la Nature, qui sait ce qu’elle fait, ne le voit pas ainsi.  Une proie, c’est un être qui se donne à la vie à travers une forme supérieure.  Devant l’inévitable, elle sait s’anesthésier pour ne pas souffrir.  Comme l’oiseau sait faire son nid sans étudier l’architecture, comme l’abeille sait trouver son essaim après une longue course, comme l’oiseau migrateur sait quand changer de latitude, comme l’élan émigre vers de meilleurs pâturages.

   Il est une autre mission de l’animal que l’homme ne doit pas oublier.  Si, pour savoir commander, il faut d’abord savoir obéir et avoir connu un rôle de service, pour bien connaître la latitude, les implications, les conséquences sur les autres directives émanant  de son autorité, il faut faire des expériences de chef pour devenir un bon chef.  À titre de co-créateur, l’homme est éventuellement appelé à régir d’amples univers qu’il aura lui-même créés, mais dans lesquels il devra respecter les lois naturelles et les principes cosmiques s’appliquant partout de la même façon.  Dieu l’a placé au sommet de la Hiérarchie matérielle pour apprendre à exercer cette éventuelle régence.  À cet égard, il détient un certain pouvoir  sur les animaux, car il faut des sujets sur qui régner, mais ceux-ci peuvent lui donner de salutaires leçons par la manière dont ils se comportent entre eux, surtout les animaux sociaux.  Ils ne peuvent pas tout lui apprendre, mais ils peuvent le mener loin dans son apprentissage.

   Et il est certain que le Créateur, qui voit tout, observe ce qui se passe pour choisir les candidats dignes d’un commandement éventuel et déterminer l’ampleur de l’univers ou des univers qu’ils mériteront de régir.  Les animaux lui aident à s’apprécier lui-même à sa juste valeur par l’attitude qu’il adopte à leur endroit, d’où il peut accroître son discernement par rapport à ses motivations intimes.  En effet, messagers de la vérité, ils refusent toujours d’être induits en erreur, exprimant eux-mêmes l’avènement de l’amour et de la paix sur la terre.  Ils ont le don d’apprécier correctement les choses, se trompant rarement d’un iota.  Ils enseignent de répudier l’égoïsme et l’égocentrisme pour comprendre que tout se tient dans le visible et l’invisible au-delà de l’espace et du temps.  Surtout, ils appellent à dépasser les apparences pour contempler la réalité ou la Réalité au -delà d’elles.

   Bien que ce texte ne se veut en rien un traité sur la psychologie animale, nous conclurons en donnant quelques moyens de reconnaître un animal qui témoigne de sa confiance.  S’il tourne le dos à la personne, il lui fait entièrement confiance;  s’il s’écrase par terre, il révèle sa complète soumission;  s’il se tourne sur le dos, il se détend ou témoigne d’acceptation.  Cependant, s’il lèche la personne, il marque son territoire et affirme sa domination sur la personne qu’il marque, la considérant comme un être asservi, devenu sa propriété.  Dans ce cas, il ne s’agit jamais d’une marque d’attention ou d’affection.  C’est la même chose pour un animal qui se frotte ou se frôle contre soi : il marque et remarque son territoire ou sa propriété.  Voilà pourquoi il importe de connaître le lanimaux-enfantangage des animaux, cela empêche qu’on se méprenne à leur égard laissant leur nature lentement se pervertir.

   Nous vous invitons à croire que les animaux sont capables d’un certain genre d’attachement et d’amour, de témoigner de loyauté à l’égard de leurs engagements, d’exprimer le don d’eux-mêmes par compassion.  Même que leur amour s’avoue souvent plus authentique que celui des êtres humains parce que, à leur niveau, il se démontre inconditionnel et absolu, confiné à la dévotion.  Ils font de cet amour un don sans malice, sans calcul, sans restriction autre que leur droit à la vie.  Fidèles et constants, à leur manière, selon leur niveau de conscience, ils ignorent la perversité de son maître du fait que leur âme ne se heurte pas aux obstacles des productions mentales propres à l’humanité.  Seul un contact humain prolongé peur finir par les pervertir, bien que, en général, ils restent plutôt égaux à eux-mêmes, s’ils sont sains, s’insérant toujours complètement dans l’instant présent, totalement présents à ce qu’ils font.

   Comme on le voit, à bien des égards, les animaux peuvent servir de guide, de protecteur et de modèle.  Ce n’est probablement pas par hasard que l’animal mort en bord de route traduit une trahison tragique du soi intime et qu’il exprime un échec des compromis frauduleux faits pour progresser dans la vie.  Lorsque l’homme aura complété son évolution, l’animal pourra jouer son vrai rôle d’animal et démontrer à l’espèce humaine que, dans son rôle fonctionnel, il reste un égal dans l’Économie cosmique.

   Récemment, les animaux ont accepté un nouveau pacte avec l’humanité, ce qui les appelle à se rapprocher d’eux pour les assister dans leur ascension spirituelle, à ce moment crucial de sa destinée.

© 1988-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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Une réponse

  1. garde d'animaux

    Et un article de plus qui prouve que parfois l’espèce humaine devrait prendre exemple sur les animaux pour être plus humain. C’est vraiment fascinant cet instinct protecteur chez eux !

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