NUL NE PEUT S’INITIER SANS PRENDRE UN ENGAGEMENT À L’ENDROIT DE LUI-MÊME: CELUI DE SE POSER LES BONNES QUESTIONS PAR RAPPORT À SON DESTIN…

L’engagement, qui représente une soumission librement consentie, établit le dénominateur commun entre les notions de liberté et de responsabilité.  À prime abord, au sens conventionnel, il s’agit d’un choix personnel, plus précisément de l’action de se lier par une promesse, un contrat ou une obligation.  L’engagement est une attitude qui consiste à assumer une situation, un état de choses, une entreprise, une action en cours, qui peut et qui doit se traduire par des actes; il s’agit d’une conduite dans et par laquelle un être est impliqué dans l’état du monde, comme responsable de ce qui arrive et qui promet un meilleur avenir.   Mais, en spiritualité, l’engagement comporte la détermination sincère et inébranlable de s’accomplir en subordonnant tous les moyens à sa fin ultime.  Il invite à agir dans le courage, la patience, la constance et la persévérance afin de parvenir à s’accomplir spirituellement, de engagementréaliser son idéal de perfection, malgré les hauts et les bas de la vie.  Il implique que, par un choix libre, on dirige sa vie avec Dieu comme partenaire dans une relation d’amour d’égal à égal.

Un être humain n’a aucun engagement à prendre auprès d’autrui, même d’un partenaire de vie, puisqu’il doit rester libre et fidèle à lui-même.  Surtout, vivant dans le présent, il ne saurait engager son avenir, ne pouvant savoir à l’avance de quoi il pourra retourner.  Un engagement ne se prend qu’à l’endroit de soi-même et de sa conscience.  Dans l’ordre du monde contingent, tout engagement n’est pas à tenir, si un être réalise qu’il s’agit d’une erreur ou que le temps le force à en disposer autrement.  Un être gagne à éviter de se laisser attacher par ce qui est devenu périmé, vain, stérile, impossible ou contraire à ses intérêts supérieurs.

En spiritualité, pour l’être incarné, respecter son engagement revient à accepter de réaliser la destinée qu’il a choisie avant de naître, en commençant par faire ce qu’il dit être en train de faire.  L’engagement invite à se mettre à l’écoute de son appel intérieur pour s’interroger sur ses valeurs et se mettre à la recherche de  l’essentiel.  Il consiste à retrouver son Enfant intérieur dans une vision pure de la Lumière et de la Vérité par la pratique de l’Amour et de la Sagesse.  Nul ne peut poursuivre un idéal élevé sans s’y engager.  Cet engagement amène à se demander comment on passe son temps, comment on établit ses priorités, à quoi on pense quand on est seul, comment on reste sur un niveau élevé de pensées lorsqu’on n’a rien de spécifique à faire.  On gagne à penser à ses raisons d’être sur Terre et à l’aide qu’on apporter à l’Humanité.  Alors, on définit ses buts en restant au service de son Être supérieur.

Plusieurs êtres incarnés sont attirés par le domaine énergétique et par le monde spirituel. Mais, par manque d’engagement, trop d’entre eux freinent leur évolution. Un très fort pourcentage ne fait que s’intéresser au domaine évolutif sans en faire une priorité dans sa vie quotidienne. Lorsque vient le temps de passer à l’action, de braver leurs peurs en regard des épreuves auxquelles ils peuvent êtres soumis, pour leur bien, un fort pourcentage se dérobe.  Toute épreuve est initiatique : elle vise à amener un être à mieux se connaître dans ses possibilités immédiates.  Il s’agit d’un présent même si un être ne peut pas toujours le réaliser sur le coup.  Toute épreuve sur le Sentier ne sert jamais qu’à permettre d’évoluer sur le plan spirituel.  Alors, dans les épreuves, il y a toujours des peurs à dépasser. C’est ce à quoi un être engagé doit. À chaque épreuve, il gagne à accepter d’avoir peur et de démontrer l’humilité de se dire qu’il entretient des croyances et des perceptions qu’il croit justes, mais qui sont nuisibles.  Aussi doit-il s’ouvrir à des idées et à des pensés plus élevées, plus pures et lumineuses, à des vérités plus grandes.

D’un autre côté, l’être en cheminement soumis à une épreuve a tendance à s’agripper au passé.  Aussi devrait-il faire preuve de courage pour demander à son Centre intime le courage, l’humilité et l’authenticité de développer une autre vision par rapport au passé.  Car, en retournant dans le connu, qui maintient sa zone de confort, un être s’empêche d’évoluer sur le plan spirituel, de passer au prochain niveau. Cela importe encore davantage dans les épreuves récurrentes qui démontrent qu’un être ne détient pas la compréhension suffisante pour sortir d’un cercle vicieux.  Il doit faire l’oblation de ses fausses croyances et de ses pensées erratiques à son Être intérieur et lui demander les éclairages qui lui permettront d’apporte en lui les changements qui s’imposent.  L’acceptation de se laisser guider par son Centre divin requiert une grande foi qui permet l’arrêt du contrôle.  Pourtant, il n’y a rien de plus salutaire que de laisser l’Esprit de Vie décider de la tournure d’une épreuve puisqu’il sait exactement de quoi un être a besoin.  En général, les êtres humains visent tous la perfection et ils auraient beaucoup de difficultés à accepter quelque chose de moindre. Pourtant, à l’heure de l’épreuve, ils sont portés à se déresponsabiliser et à jeter le blâme sur autrui ou sur une situation quelconque.  Par orgueil, par ignorance, par peur d’être jugé, de voir son image ternie ou d’être rejeté, un être  se trouve des excuses ne se rendant pas compte qu’il se fait juge de lui-même et que, quelque part, il est porté à se culpabiliser.

Un être veut avancer sur le Sentier, mais il se laisse décourager par son entourage qui n’est pas d’accord avec sa recherche.  Il veut progresser, mais il suit la consigne d’un conjoint qui s’y oppose. Il veut se réaliser, mais il dit ne pas avoir les moyens financiers pour y parvenir.  Il veut trouver la Lumière, mais il prétexte ne pas en avoir le temps.  Il veut fusionner dans l’Absolu, mais il préfère se bourrer le crâne de notions à passer aux œuvres.  Pourtant, il a été dit: «Cherchez d’abord le Royaume des Cieux…» et «Mettez-vous en marche vers la Terre Promise».

Les temps pressent plus que jamais! En très peu d’années, des milliards d’êtres seront peut-être ignorés du Destin pour s’être opposés à l’injonction divine, feignant de ne pas avoir perçu son ordre impérieux, par la voix de leur conscience, d’agir sans délai.   C’est un devoir sacré pour tout être humain que de chercher à savoir qui il est, péchelle-cosmiqueourquoi il est né, pourquoi il a été placé sur cette planète particulière, où il a une mission cosmique à remplir et un service humanitaire à rendre.  Chacun doit tout mettre en œuvre pour comprendre le sens de sa relation avec Dieu et sa Création, à laquelle des milliers de liens le rattachent, en commençant par se connaître lui-même, à travers de lui-même, pour éveiller sa divinité endormie et déguisée.

Pour avancer sur le Sentier évolutif, appelé la Voie royale, il faut se décider par soi-même, se déterminer, se motiver, en un mot s’engager.  Dieu n’a rien à faire des méchants: ils ont choisi leur camp.  Il n’attend pas davantage des tièdes: il les vomira de sa bouche.  Il faut se décider à défier ses limitations et ses empêchements, désencombrer sa conscience, l’ouvrir à la Vérité.  Il faut prendre les choses au sérieux, mais sans gravité ni sévérité, puisque la Vie reste un Grand Jeu amoureux.  Il faut se mettre résolument au travail, se mettre à l’expérience conscience, à la sueur de son front.  Il ne faut rien prendre au tragique, refuser de porter le masque du sacrifice, tout en passant sérieusement à l’œuvre.

Pour tout dire, du fait qu’il est libre, rien ne tombera tout cuit dans le bec de qui que ce soit.  Dieu ne sauvera personne qui n’acceptera de se sauver et de s’élire lui-même.  «Aide-toi et le Ciel t’aidera.»  C’est-à-dire, en paraphrase : «Épuise les réserves de tes connaissances et de ta bonne volonté avant d’appeler l’aide de Dieu.»

Sivanandâ a dit: «La victoire totale est au bout de vos efforts.  Levez-vous et ne vous arrêtez pas avant d’avoir atteint le but.»  «Lève-toi et marche», a clamé Jésus au paralytique, à ce mort-vivant qui symbolisait l’apathique inconscient.

 

© 2012-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.  

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