L’ENFANT INTÉRIEUR, LE FILS DU PÈRE-MÈRE OU CRÉATEUR DIVIN DANS SA PURETÉ ORIGINELLE…

En spiritualité, l’Enfant intérieur n’a pas le sens que lui donne la psychologie.  Pour cette spécialité, c’est dans les années 1960 que les prémices de l’Enfant intérieur voient le jour, d’abord dans sa forme la plus simple, celle de la partie de la personnalité individuelle qui garde la sensibilité d’un enfant et qui amène parfois un être à se comporter de façon puérile. Le psychologue américain Eric Berne l’a ensuite développée et popularisée, en faisant la base de l’analyse transactionnelle. Selon sa théorie, le monde intérieur de tout être humain est habité par trois états du moi, qu’il utilise plus ou moins bien : le Parent, qui établit les règles ; l’Adulte, qui pense, décide et résout les problèmes ; l’Enfant, qui ressent et réagit.

En fait, en psychologie, l’enfant intérieur désigne un concept que le psychiatre et psychologue suisse, Carl Gustav Jung, a élaboré.  Il s’agit de la part enfantine vraie et authentique que Enfant intérieurchacun possède en lui.  Pour les
besoins de la cause, Carl Jung l’appelait l’«enfant doué», cet être fictif qui correspond à cette partie émotionnelle de chacun qui recèle, en puissance, ses dons innés pour la découverte, l’émerveillement et la création, mais que, en grandissant, il écoute de moins en moins et qui, arrivé à l’âge adulte, interrompt le dialogue avec lui, refusant d’écouter et d’entendre à nouveau cette voix fragile
et précieuse qui le maintiendrait dans l’émerveillement et la spontanéité.  Mais on peut croire que l’enfant intérieur de la psychologie est le pâle reflet du véritable Enfant intérieur qui, en spiritualité, désigne, au premier chef, le Moi intérieur.  Car tous les Initiés savent pertinemment que ce grand psychiatre et psychologue était lui-même, secrètement, l’Initié d’une école ésotérique.

L’Enfant intérieur évoque l’aspect de soi qui n’a ni présent, ni passé, ni futur, parce qu’il est le Présent, la Présence éternelle parfaite en chacun.  On peut l’assimiler à l’âme vierge à travers les aléas de l’existence.  Aussi devrait-on se garder de confondre la notion psychologique de cette expression, l’instance intime appelée à grandir et à prendre de la maturité, avec son sens spirituel d’instance parfaite, toujours sereine et confiante, qui n’a pas besoin de croître ou d’évoluer, parce qu’elle transmet en tout temps l’esprit d’enfance, dénué de peur et de doute, engagé dans le Jeu amoureux de la Vie, sous le regard vigilant du Père-Mère ou du Créateur.

Pour le Sage, à proprement parler, l’Enfant intérieur désigne l’âme des commencements de chaque être humain et il suggère une confiance totale dans le Père-Mère.  Éternellement pur et lumineux, il implique les aspects intimes d’innocence, de candeur et de confiance naturelle qui maintiennent la foi de parvenir à unir en soi les aspects mâle et femelle de la polarité, un phénomène sans lequel toute tentative d’évolution ou d’ascension reste vaine.  Cet aspect de l’être, qui loge dans le cœur, comporte un concept de vitalité, de sécurité, de sérénité et d’insouciance, car il ne peut éprouver de la crainte au sujet du lendemain.  Il figure la petite voix paisible que l’on se doit d’écouter, d’entendre et de comprendre, car il délivre la parole utile, dans le moment, du fait qu’elle contient le plan des étapes présentes de sa croissance psychologique et spi
rituelle.  À titre de Centre spirituel, il permet à un être de se situer par rapport à sa réalité du fait qu’il connaît la manière d’équilibrer tous ses liens et tout son vécu de manière à parvenir à son accomplissement.

La plupart des gens qui fréquentent mon site sont des adultes.  Ce sont des gens qui auraient pu prolonger indéfiniment l’enfance de leur vie, mais qui, pour diverses raisons relevant de leurs difficiles expériences, n’ont pas jugé bon de le faire.  Car un être peut se démontrer responsable tout en gardant le cœur jeune et en maintenant son sentiment d’innocence innée. Tout jeune, tout être a conçu un idéal auquel, en grandissant, il a aspiré de tout notre cœur, l’appelant, le guettant, l’attendant souvent en vain.  Car, le jour où, en réponse, celui-ci s’est esquissé, il a pris peur et il a refusé de le vivre, redoutant de ne pas être à la hauteur de ses rêves.  Il a craint d’allier ce projet grandiose à une réalité dont il devenait responsable.  Car, surtout lorsqu’un être a grandement souffert dans sa jeunesse, il a peur d’avancer dans la vie et il apprend à détester ce qu’il voit, des autres d’abord, dans ce qui détonne par rapport à lui, dans une projection maladroite, puis de lui-même, tout au fond de son être.  C‘est si facile de passer à côté de rêves qu’il a accusé d’être trop  grandioses et exigeants.

Dans le dépit, on devient peu à peu un adulte sérieux, sévère, grave, austère, responsable, compassé, souvent amer parce qu’on vit autre chose que ce qu’on aurait aimé vivre.  Mais tôt ou tard, si on ne devient pas parfaitement démissionnaire, le réveil sonne d’une remise en question douloureuse.  On n’accepte pas infiniment de passer à côté de sa vie.  Alors, on commence à se demander pourquoi on ne tenterait pas de vivre au moins un part de ses rêves d’antan et on commence à vérifier se celle-ci ne serait pas toujours actualisable.  Mais on déchante souvent aussi vite qu’on avait repris espoir, car on constate qu’on s’est emmuré dans ses fausses certitudes, qu’on s’est enlisé dans ses habitudes et qu’on est devenu un inconnu pour soi-même.  Alors, on se réfugie dans son petit jardin secret pour procéder à une introspection, afin de se retrouver.  Et constatant trop d’impondérables et d’insécurités virtuelles, on ne tarde pas à retomber dans la peur de réaliser ses rêves, car on porte encore la peur de s’aimer, la peur de s’ouvrir aux autres, plus simplement dit, la peur de vivre.  Car ce n’est pas la peur de mourir qui est la pire, c’est la peur de vivre au quotidien à la hauteur de ses aspirations.

C’est lorsque l’on sombre dans l’impuissance et le désespoir qu’il est le plus temps de renouer avec son Enfant intérieur pour retrouver le sens de l’émerveillement qu’on portait dans ses premières années.  Il existe une époque de l’année où s’exprime, en soi et autour de soi, une ambiance bon enfant.  Et c’est à la période des Fêtes.  Alors, il circule une drôle d’énergie, un mélange de nostalgie et de joie qui résulte du fait que l’envie de partager, d’échanger, de donner prend le dessus.  À la vue des nombreuses décorations et des étals bien garnis des boutiques et des magasins, au contact de gens chaleureux, ce que, pour un temps, on aimerait retrouver l’esprit d’enfance, avec sa candeur, sa spontanéité, son abandon à l’instant présent!  Dans les divers moyens de communication, fin mélange de réalité et de fiction, on raconte des histoires d’amour, de bonté, de charité, de partage humain qui laissent entrevoir comment, lorsque les gens s’unissent, les miracles peuvent devenir possible, les impossibles se réaliser.  Même l’adulte le plus endurci aimerait replonger dans le monde idyllique de l’enfance pour se retrouver plus serein, léger, indolent, frivole.  On aimerait aimer et se sentir aimés.  On aimerait serrer dans ses bras et recevoir des autres un câlin ou une étreinte.  L’élan que l’on ressent provient en ligne directe des souvenirs d’enfance.  Mais il ne dure souvent que le temps d’un feu de paille parce que, à défaut de se pardonner et de s’aimer, on ne parvient pas à renouer suffisamment avec son Enfant intérieur, pour qui tout est pourtant toujours possible.

Mais qui est donc l’Enfant intérieur?  Quels sont ses attributs?  Que gagnerait-on à lui tendre la main?   Mélangeant les notions psychologique et spirituelle, René Barbier en a dit, dans un jet poétique: «C’est un enfant qui prend le jour pour en faire sa cabane de feuillage.  Il arrive à l’horizon de la mémoire sans aucun bruit sans aucune page.  Il n’a rien à nous dire Il est la Présence même.  Il éclate de tous les rires de la terre. C’est un enfant pareil à la mer et pourtant c’est un enfant soleil.  Il fait chanter toutes les colombes. Il adoucit les serpents du rouge vif.  Il boit la rage et donne le rêve.  Un jour nous le rencontrerons. Entre deux portes coquille de l’instant Il arrêtera notre visage. Il prolongera notre regard dans la surprise du torrent.  Nous prendrons le temps du partage.  C’est un enfant qui arrondit l’espoir pour le faire rouler et bleuir le monde.  Il est la femme et il est l’homme entrelacés.  Hélice de toute vie.  Avec lui nous devenons plus humains.  Avec lui, fulgurante, l’existence est royauté.»

L’Enfant intérieur, c’est cette partie secrète et bienheureuse de soi toujours capable d’émerveillement.  Il n’est pas ce qu’on a été dans sa prime enfance, il est plutôt l’élan divin, la joie de vivre, l’innocence, la pureté, l’amour inconditionnel.  Retrouver son enfant intérieur, c’est regagner les plus belles qualités qui se terrent au plus profond de soi et qui peuvent ramener des bouffées d’oxygène et des moments de magie dans un monde trop matérialiste, pratique, ordonné, compliqué, rationnel, logique, cérébral ou on croule sous les responsabilités.  Toujours vrai, franc et loyal, très spontané, il se démontre apparemment insouciant parce qu’il accorde une confiance indéfectible à son parent, le Créateur Père-Mère, et, par ricochet, il reste toujours ouvert aux autres.  Car il ne se méfie jamais du mal, inondé de l’Amour de son divin parent.  Vivant dans l’instant présent, il se laisse guider par ses intuitions et ses ressentis, attentif à ses besoins profonds et à ses envies immédiates.  Jamais capricieux, il se permet quand même quelques fantaisies.  Il s’aime comme il est et il accepte les autres comme ils sont, tous considérés comme des copains ou des compagnons d’aventure.  Et il aime les choses simples et naturelles.  Il conçoit tout comme possible parce qu’il n’offre pas de résistance à la vie.

Pour se rapprocher de son Enfant intérieur, il suffit de renouer avec son enfance et de se laisser porter, tout abandonné, par la vague irrépressible de la vie, en agissant comme on pense qu’un enfant agirait.  Il suffit de s’accorder quotidiennement quelques moments où on s’accorde le droit de retomber en enfance, juste pour être là et pour jouir de la vie, sans peur, sans tension, sans complexe.  Car l’Enfant intérieur, c’est cet aspect en soi capable de s’émerveiller et de s’amuser d’un rien et d’y trouver tout un monde.  On dit qu’issu du cœur, il trône dans le centre Hara, le chakra du nombril, ce qui laisse entendre que, pour renouer avec lui, il faut se rapprocher de ses émotion, de ses désirs et de ses envies.  Il permet notamment de succomber au plaisir de manger un glace ou une barre de chocolat, de prendre un café au lait ou un lait chaud, peut-être même une bière, de s’offrir une gâterie, d’aller faire une sieste, de se rapprocher de la Nature.  Il autorise à agir comme un enfant, tout en démontrant cette maturité qui permet d’éviter les frasques périlleuses.  On suggère de lui prêter l’âge de sept ans, ni plus jeune, pour éviter qu’il manque de jugement, ni plus âgé, pour éviter que, trop sage, il porte des jugements de valeur.  N’est-ce pas l’âge où on a une bonne relation avec la vie et où le plaisir de vivre passe avant tout?  On sait qu’on a rétablit le contact avec son Enfant intérieur quand on commence à s’aimer, à s’accepter, à se respecter, à apprécier les autres et à s’ouvrir à eux.

C’est à l’Enfant intérieur qu’il faut demander de l’aide quand on se sent trop adulte  ou qu’on croule sous les difficultés.  Il faut savoir lui demander la manière de retrouver un lien avec soi-même et de s’inscrire d’une façon différente dans la vie, rempli de spontanéité, de confiance en soi et de joie de vivre.  Alain Boudet, a dit avec justesse : «Il est des moments (exceptionnels?) où nous sentons que ce que nous faisons et exprimons représente ce que nous sommes vraiment. Cela se traduit par la joie et la légèreté. C’est le signe que nous avons donné place à notre Enfant Intérieur, à ses qualités de spontanéité, de simplicité et d’authenticité. Il est le porteur de notre Élan de Vie. Or, le plus souvent, nous l’avons nié et abandonné, de sorte qu’il a dû se composer un autre personnage (le Comédien) dans le but de recevoir de l’attention et de l’amour de la part des autres.  En écoutant nos émotions et notre corps, nous reconnaitrons la souffrance de cet Enfant. Nous découvrirons que nous avons le pouvoir de transformer le jeu conflictuel entre l’Enfant Intérieur et le Comédien afin de donner place à notre Moi véritable et vivre une vie épanouissante et sereine.»

Il faut savoir imaginer la vie d’un enfant heureux de vivre sa vie d’enfant.  Il décide quand jouer, chanter, courir, sauter, faire l’espiègle, se reposer, dormir.  Il peut aller se blottir contre sa mère quand il en a envie ou se réfugier père quand la tempête se lève et que le tonnerre éclate.  Puis, ses craintes dissipées, il repart plein d’entrain. Mais, un jour ou l’autre, il lui arrivera d’être réprimandé, parce qu’il a commis un impair, se démène trop, crie ou hurle.  Il pourra être jugé inconvenant ou détestable quand il manifeste ses opinions et ses sentiments.  Il finira par se retrouver seul quand il appelle.  Son élan de vie sera progressivement sapé, minée par les blâmes ou les retours négatifs pour avoir laissé sa spontanéité s’exprimer.  Peu à peu, laissé à lui-même, il développera la notion de danger et d’insécurité.  Alors son énergie de vie se repliera, se recroquevillera, se bloquera d’autant plus qu’il souffrira de devoir s’assumer seul.  C’est ainsi que l’enfant heureux sera devenu un enfant blessé qui se sent délaissé et qui, pour se protéger, a commencé à projeter ses torts sur autrui.

 Tout au long de son parcours évolutif, l’enfant exprime de multiples besoins.  Mais, en premier lieu, il doit disposer d’une alimentation saine, de boissons naturelles, d’air pur et d’un abri pour se protéger du climat.  Mais il existe un autre besoin tout aussi fondamental, celui d’être accueilli dès sa naissance et tout au long de sa maturation.  Son premier grand besoin est que ceux qui l’entourent reconnaissent son existence.  En outre, il a besoin d’attention, d’amour et de sécurité.

Mais ce n’est pas suffisant.  L’enfant a besoin d’être considéré comme une personne à part entière, avec son caractère unique, plutôt que comme un objet.  Et c’est d’abord par leur regard que les autres peuvent lui témoigner son unicité, les autres sens participant ensuite à cette reconnaissance.  Bien plus qu’une simple transmission d’information sur le monde, le contact sensoriel nourrit l’être.  À l’inverse, c’est le souvenir des besoins fondamentaux ignorés qui représente la blessure profonde d’un enfant et c’est ce qui lui fait perdre le goût de vivre.

Seul l’Enfant Intérieur peut guérir de tels maux.  En prenant de l’âge, l’enfant doit de plus en plus se prendre en charge, n’ayant n’a plus la possibilité de laisser sa vie s’écouler librement, puisqu’il doit se montrer responsable.  Alors, il peut prendre plusieurs visages, en bon comédien.  Dans ses difficultés, il peut piquer des colères, s’il ne les contraint pas, s’attrister, se sentant perdu, négligé, abandonné.  Il peut secrètement pleurer de désespoir ou ronger son frein.  C’est ainsi que l’être humain croît et se dirige vers l’état d’adulte.

Mais, pour sa part, l’Enfant intérieur, qui est parfait, ne vieillit jamais, ne se lasse jamais, ne connaît jamais le désespoir, car il est l’élan de la vie même, l’expression même de la vie qui jaillit.  Parfait, libre, toujours heureux, impeccable, infaillible, il manifeste spontanément la joie de vivre.  Jamais il ne lui viendrait à l’idée de juger ses comportements d’un point de vue dualiste, celui du bien et du mal.  Il est La Présence, l’Observateur silencieux qui se rend compte de tout, l’Ambassadeur de l’âme.

Un jour ou l’autre, tous ont expérimenté le doux et vibrant appel de l’Enfant intérieur qui est un appel à la vie sans contrainte.  C’est lui qui amène à se sentir vrai dans certains actes et faux dans d’autres.  Il est le Moi supérieur, une expression vibratoire élevée, inhérente à son être.  Il fonctionne comme un programme d’identité profond qui transmet des codes à son protégé.  Il conduit un être tout au long de sa vie, suscitant les obstacles et le plaçant devant diverses expériences favorisant sa réalisation la plus élevée.  Mais jamais il n’impose quoi que ce soit, respectant le libre choix, un attribut de la condition humaine. L’Enfant Intérieur est le Porte-parole de l’Âme.

Sanaya Roman a dit : «Ouvrez-vous pour recevoir l’amour de l’âme aussi souvent que vous pourrez y penser. Votre âme sait que vous êtes un être magnifique et merveilleux.  Elle aime votre humanité et votre divinité.  Elle est incapable de vous juger, d’être fâchée, déçue ou en colère à votre égard.  Elle se réjouit chaque fois que vous vous aimez, sachant qu’en vous aimant et en vous respectant vous-même, vous vous rapprochez d’elle. Votre âme vous aime et vous accepte inconditionnellement.»

En présence de l’âme, il faut savoir abandonner toute velléité de contrôle pour s’ouvrir pleinement à ce qui se passe et à ce qu’on ressent afin d’en retirer un sentiment d’émerveillement.  Cette aptitude, propre à l’enfance, peut s’étioler avec le temps.  Comme elle est indispensable à l’équilibre humain et à l’amélioration de sa créativité, il faut savoir la faire renaître.  C’est ce qu’on peut précisément demander à son Enfant intérieur qui est la source de l’enthousiasme perpétuel et de l’émerveillement constant.

L’émerveillement procède d’une perception unifiée de la réalité, une perception qui échappe à l’être incarné.  Il surgit d’une aptitude à se perdre, au sens de s’oublier et de s’abandonner, pour s’unir à la beauté et à la grandeur du monde, afin d’accéder à l’universalité qui se cache derrière les réalités les plus anodines de la vie.  Il relève de la faculté de percevoir l’invisible et de s’unir à la Conscience universelle pour redécouvrir la Source sacrée de la créativité. enfant-intérieur-child-of-the-universe

C’est ce que Saint-Exupéry évoque lorsqu’il fait dire au Petit Prince, par le renard : «On ne voit bien qu’avec les yeux du cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux.»  L’émerveillement représente une aptitude innée de l’enfant dont la nature première consiste à s’ouvrir et à rester ouvert à l’inconnu et au nouveau.  C’est ainsi que, dans sa curiosité, il peut cueillir une fleur, la contempler et y voir tout un univers, comme il peut s’inventer un monde en regardant les nuages.

L’Enfant intérieur représente tous les possibles d’un être humain.  Toujours heureux de s’explorer lui-même et de découvrir le monde, il peut aider à retrouver l’esprit d’enfance en libérant l’énergie qu’un adulte consume trop souvent à tenter de s’adapter à son environnement et aux diverses situations.  Il peut aider à s’ouvrir autrement à la réalité ambiante pour la percevoir à travers un autre regard ou d’une perspective différente de manière à découvrir le monde prodigieusement autre que celui dont il a l’habitude.

L’Enfant intérieur, Interprète de l’âme, est le Moteur personnel, toujours souple, de l’évolution individuelle, donc l’Artisan de l’accomplissement humain.  Ramenant au Père-Mère, il se fait la Providence et il amène à vivre dans l’État de Grâce, plus libre, plus joyeux, plus vibrant.  Il développe l’aptitude à saisir le merveilleux du moment présent au quotidien.  C’est en abandonnant ses vieilles certitudes et ses ornières qu’un être peut se mettre à l’écoute de sa sagesse, exprimée par l’intuition, qui s’exprime dans un murmure, rappelant qu’il existe une autre vérité que celle que l’on conçoit au-delà du cours apparemment normal des choses.  Il ne demande jamais rien d’autre qu’à combler de son amour, de sa lumière, de sa direction tutélaire et de ses bénédictions.

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