LES FACÉTIES SUBTILES DE L’EGO POUR ÉCHAPPER À LA CULPABILITÉ ET POUR SE SOUSTRAIRE AU SENS DE LA RESPONSABILITÉ

(Paraphrase d’une fiction d’un autre auteur) 

Voilà qu’une personne a pris la décision de passer aux actes pour appliquer d’elle-même la justice, dans un cas particulier dans lequel elle se sentait lésée dans ses droits, se justifiant par le critère de légalité ou de légitimité, pour se protéger, se défendre, compenser à sa frustration, appliquer sa vengeance subtile et inconsciente.  Elle est placée devant le fait accompli d’avoir exercé des sévices ou d’avoir rejeté quelqu’un.  Par un ressort naturel de l’intuition, elle ne pourra que se sentir coupable et s’inférioriser à ses propres yeux, se rappelant la maxime qu’il faut traiter les autres comme on voudrait être traité et cette autre qui interdit de se faire justice soi-même, même dans une situation d’apparente légitime défense ou de revendication egoéquitable.  Mais son ego (son petit moi) prendra tout de suite tous les moyens de justification, de rationalisation, de projection ou de sublimation dans une vaine tentative d’apaiser sa conscience.  Et il y mettra d’autant d’ardeur que le sujet se sent humilié, bien mesquin et petit dans ses souliers.  Voici à peu près comment le débat intérieur qui se tient entre le sujet et sa Conscience éclairée, son Centre divin…

La Conscience :

«Avant de prendre ta décision, t’es-tu inspiré de mon avis, pour agir dans la certitude, ou as-tu plutôt laissé crier ton intérêt et ton orgueil?  Si tu as agi sous le coup de l’émotion dans un geste impulsif, prétextant la légitime défense, mais n’appliquant qu’une croyance personnelle, tu as agi comme un membre du troupeau, non comme un Élu.  Tu apparais donc, à mes yeux, comme un débile spirituel, un handicapé du cœur et de l’esprit, un imposteur méprisable, parce que menteur et hypocrite.  En fait, tu as donné libre cours à ta vindicte, probablement  en te servant du système des deux poids et des deux mesures!»

Le sujet :

« Pas du tout, Seigneur!  J’ai agi en toute bonne foi, soucieux de mes droits et respectueux de mes devoirs!  Il y a tout de même une limite à la tolérance et à l’endurance.  Je n’étais quand même pas pour me laisser impunément marcher sur les pieds tout le temps. »

  • «Mais tu n’as pas le droit de te faire justice toi-même. Il fallait prendre tes précautions spirituelles et des dispositions lumineuses pour éviter que la situation n’empire à ce point.  Tu pouvais méditer sur le sujet en litige, tenter d’harmoniser la situation et, par impossible, faire appel à mon aide.  Dès qu’un litige surgit, c’est déjà le moment de chercher la meilleure façon de tout ramener à l’ordre.  Toi, tu remets toujours tout à demain…  Et comme demain n’existe pas, tu ne fais jamais ce qu’il faut faire au bon moment.  Ce qui t’agresse dans le quotidien doit être immédiatement résolu en recourant à tes connaissances spirituelles, non en recourant aux réflexes aberrants du troupeau, gens plus bêtes que les bêtes.  Car eux, bien qu’ils se disent intelligents, des êtres pensants, ils ne pensent pas souvent, bien capables d’exercer leur force sans la moindre justification intérieure.  L’animal, lui, il n’agresse que lorsqu’il est agressé, qu’il a faim ou par force majeure.  Bien souvent, quand il est menacé, il préfère prendre la fuite à se défendre.  Mais pas l’homme ordinaire.  Il doit défendre son point avec mesquinerie de toutes ses énergies.  Si j’ai conçu la Justice immanente, pour maintenir l’Ordre dans le monde et l’Univers, ce n’est pas pour que tu tentes de t’y soustraire.  Lorsque tu commets une faute, tu comptes toujours que je te laisserai le temps de comprendre, de t’amender, de te reprendre avant d’appliquer mes sanctions.  Mais tu n’accordes pas le même traitement aux autres, toi, toujours pressé d’imposer ton pouvoir dans ton univers et dans celui des autres.»

— « Mais, Seigneur! je t’ai  appelé à l’aide!  Mais tu ne m’as pas répondu! »

  • «Je ne t’ais pas répondu parce que tu n’étais pas sincère ni honnête dans ta demande. Tu me demandais d’intervenir plus vite que le Violon cosmique, de réduire le délai naturel de la Justice immanente.  D’ailleurs, tu es venu me rencontrer bien davantage pour marchander ma Justice, aveuglé par tes intérêts, que pour réclamer une justice honorable, rigoureuse, mais clémente.  Quelque part, tu voulais que je prenne parti en ta faveur, que je t’accorde un privilège ou une faveur, que je fasse un miracle, ce que je ne peux pas.  J’aime tous tes frères du même amour que je t’aime et je vous considère toujours tous comme des égaux.»

— « Mais, Seigneur!  Je ne pouvais plus attendre, je n’en pouvais plus, j’étais saisi d’angoisse, j’avais les nerfs à fleur de peau.  Ça ne pouvait plus durer!  On s’était assez payé ma tête!  La patience à des limites!…  On voit bien que ce n’est pas toi qui étais à ma place… »

  • «Tu n’en pouvais plus parce que tu as laissé la situation s’envenimer et se détériorer. Tu aurais pu intervenir bien avant pour tenter d’harmoniser la situation.  En t’harmonisant, tu forces l’autre à s’harmoniser ou à s’exclure de lui-même de ton univers.  S’il refusait ton offre d’harmonisation, il s’appellerait de lui-même la plus terrible sanction, dans la mesure rigoureuse de son opposition à la Vérité et à l’Ordre.»

— « Justement, Seigneur!  Tu m’accuses d’inconséquence et de hâte intempestive.  Mais l’autre, dans tout cela, il doit bien avoir une responsabilité.  Je ne peux quand même pas avoir tous les torts! »

  • «Oui tu mérites d’être chargé de tous les torts lorsque tu te permets d’évoquer l’égale responsabilité de l’autre pour te justifier de ta conduite. D’abord, tu n’as pas le droit de juger, c’est t’imposer en justicier, en tribunal supérieur, chercher à t’assurer de l’immunité ou de l’impunité, te croire impeccable.  En plus, tu n’as jamais à tenir compte des intentions de l’autre, mais uniquement des tiennes.  Si l’autre va se pendre, vas-tu aller te pendre avec lui?  Si l’autre agit de façon irresponsable, tu n’es pas justifié d’en faire autant.  Le plus fort, c’est toujours celui qui incline du côté des solutions amoureuses.  Et l’amour commence avec l’estime de soi, la considération et le respect des autres, le pardon de toutes les offenses.  Qui n’applique pas ces commandements, qui viennent de moi, pour guider ta conduite et te maintenir sur le droit Sentier, le Sentier évolutif, la Voie royale, travaille avec les forces adverses.  En fait, il bascule du côté de la haine s’il exprime de l’impulsivité, du ressentiment, le désir de voir la Justice s’appliquer de façon arbitraire, hors des normes habituelles, ou une vindicte délibérée.  La haine s’exprime par toute une gamme d’émotions qui fluctuent de l’impatience à la cruauté, voire jusqu’au sadisme.»

— « Seigneur, par ma conduite habituellement honorable, alors que je m’efforce d’appliquer au mieux les connaissances spirituelles que j’ai apprises à mon agir, tu dois bien comprendre que je fais ma part et que tu exagères un peu ma responsabilité.  Tu veux sûrement me taquiner! »

  • «Non, mon ami, la Loi n’entend pas à rire. Toutes les expériences de la vie doivent se poursuivre dans le jeu amoureux, non dans le laxisme et la permissivité, encore moins dans l’humour inconsidéré, et encore moins dans la dérision cynique.  Tu devras payer jusqu’au dernier iota l’erreur que tu as commise à cause de ton impiété et de ta cécité spirituelle.  Tu devras réparer tout ton tort, sans égard à la faute de l’autre, ce qui relève uniquement de ma considération impersonnelle.  Et tu devras en outre accepter une part supplémentaire du destin malheureux de cette personne à laquelle tu t’es lié par ton manque de sagesse et de compréhension, j’entends de discernement spirituel.»

— « Mais, Seigneur, tu deviens bien arbitraire toi-même, ne crois-tu pas? »

  • «C’est ce que tu crois parce que ta conscience obscurcie. Mais c’est toi qui as essayé de détourner mes voies, insondables pour ton entendement limité.  Tu as essayé de me manipuler, d’infléchir ma Volonté immuable, de la faire pencher en ta faveur.  Tu m’assures que tu n’en pouvais plus.  Mais tu sais bien que tu y peux toujours quelque chose.  C’est moi qui fais les croix et je connais la force des épaules sur lesquelles je les dépose.  Les croix, ce sont les défis du quotidien que tu dois résoudre.  Alors, je ne suis pas responsable qu’un être n’agisse pas au moment opportun et laisse une situation s’empirer au point de tourner au drame.  Toute montée constitue un appel au dépassement, à un dépassement que l’être qui s’y engage peut exprimer.  Quant à l’ennemi, il reste, pour tout candidat en évolution un miroir de ses propres noirceurs.  Quand il parvient à dissoudre une noirceur par la Lumière, son ennemi doit disparaître du fait qu’il n’a plus de rôle à jouer dans sa vie.  Tu ne peux projeter tes torts sur personne, même pas sur un ennemi.  Il détient une mission sacrée, celle de t’amener à te regarder bien en face et à reconnaître tes ombres, tes limitations apparentes, ton présent degré de densité, donc d’inconscience.  Il te démontre à quel point tu es encore perdu dans la dualité.»

— « Seigneur, tu es bien dur avec moi! »

  • «Je n’entends que t’aider. Je veux t’amener à cesser de considérer avec autant d’insistance et de mépris la paille que tu aperçois dans l’œil du voisin, quand tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien.  Lorsque tu es frustré, blessé dans ton amour-propre et ta vanité, tu deviens un débiteur impitoyable et tu laisses ton cœur et ta raison s’obscurcir.  Tu ne penses plus qu’à recourir à des sanctions.  Tu t’exposes alors à te lancer dans une escalade de représailles, poussé par ton désir de vengeance et de vindicte pour imposer tes droits, bien capable de prendre hypocritement le Ciel à témoin de ta bonne volonté et de la légitimité de tes entreprises sordides.  Mais ma Justice à moi, elle ne cherche pas à punir, elle cherche à faire comprendre les erreurs commises.  Et j’attends toujours le moment le plus opportun d’arriver à mes fins louables, qui sont de ramener à l’Ordre et de faire réintégrer l’Harmonie.»

— « Oh la la!  Çà, ça ne fait plus mon affaire!  Ça dépasse les bornes de ma raison! »

  • «Je suis bien aise de te l’entendre dire! Mais ta révolte contenue ne changera rien à ma Loi.  Tu as le choix de comprendre ou de refuser de comprendre, de te soumettre de bon gré ou de mauvais gré, même de te rebeller.  Ma Sagesse dépasse la tienne, mon Intelligence aussi.  De moi vient tout ce que tu as.  Tu as le choix de faire ma Volonté, forcément amoureuse, ou de t’y opposer.  Mais, si tu t’opposes à mon système de Justice ou d’Équité, tu devras en payer le prix, un prix que tu détermineras toi-même par la force de ton entêtement.  Tu n’échapperas jamais à ma vigilance: tu restes pour moi un livre ouvert où que tu ailles et quoi que tu fasses.  Tu peux te mentir à toi-même, mentir aux autres, mais tu ne peux pas me tromper.  Rappelle-toi, je suis omniscient, impersonnel, imperturbable, parfaitement juste et loyal.  En t’opposant à mes directives, tu ne peux qu’accroître tes malheurs et retarder ton salut.  Justifie-toi, rationalise, projette tes torts sur les autres, sublime tes intentions, tu pourras te mentir à toi-même, mais tu ne m’échapperas pas.  Car, bien que je n’intervienne pas directement pour contrer tes plans conscients ou inconscients, ma Justice immanente ou ma Providence y pourvoira.»

— « Ton Système cosmique est bien mal foutu, Seigneur! »

  • «Voilà, tu voudrais bien réinventer le Cosmos, changer la Vie, refaire le Monde à ton idée et à ta mesure, selon ta compréhension limitée, peu soucieux de la Perfection de mon Plan cosmique. Si je te laissais faire, tu engendrerais le désordre tous azimuts.  C’est justement pourquoi je ne communique le Savoir que goutte à goutte à tes semblables.  Sache qu’en te faisant toi-même justice, sous le couvert d’agir dans la légitimité ou dans la pureté d’intention, tu as offensé ma Lumière.  Lorsque ma Lumière est attaquée, je peux la retirer d’un univers particulier, selon la gravité de la faute commise.  Et si je la retire d’un univers personnel, ce peut être pour fort longtemps.  Quand j’agis ainsi, un candidat doit reprendre la Voie à son début et il doit peiner pour la couvrir de nouveau jusqu’où il s’était rendu.  Le niveau de ses difficultés est alors déterminé par le degré de sa résistance ou l’intensité de son entêtement.  Ma Loi ne se laisse pas barber.  Elle devient impitoyable pour les rebelles, les  récalcitrants, les sujets de mauvaise volonté, car alors, ils refusent ma clémence, d’où seule ma rigueur peut s’appliquer.»

— « Eh bien! moi, j’en ai assez, je vais aller voir ailleurs si j’y suis! »

  • «Mon ami, les Voies de l’enseignement mystique sont nombreuses, mais la Voie royale est unique. Toutes les voies spirituelles conduisent à cette même Voie principale, malgré la diversité des moyens qui sont offerts.  Toutes ces Voies proviennent de moi.  J’en ai conçu plusieurs pour répondre aux divers tonus vibratoires et aux différents degrés de conscience des êtres humains.  À la base, toutes les Voies enseignent les mêmes principes qui découlent de ma Vérité unique.  Lorsqu’un candidat est exclu d’une Voie, il l’est de toutes les autres, même s’il n’en est pas informé et qu’il est accueilli ailleurs.  Alors, si tu refuses de t’amender et de te conformer à mon Plan cosmique, tu t’en excluras.  Je pourrai te laisser penser, dans ta prétention vaniteuse, que c’est toi qui l’as quitté, que tu as fait le bon choix, que tu méritais plus que tel ou tel enseignement.  Comme tu aimes te leurrer sur ton impunité et ton infaillibilité!  L’orgueil, surtout l’orgueil spirituel, voilà la première arme de mon Adversaire, pour diviser le monde et séparer mes enfants.  Mais malheur à celui qui s’acoquine avec lui!  Car il s’en sert alors comme d’un esclave ou d’un automate, qu’il manipule en sourdine, avant de le laisser choir, au moment où il s’y attend le moins, quand il ne lui est plus d’aucune utilité.  Mon Adversaire comme moi, nous réclamons le salaire de l’âme de ceux qui nous servent.  Mais moi, je ne prends personne en esclavage, je ne manipule subtilement aucun de mes enfants, je respecte parfaitement leur libre arbitre.  Je préfère les attirer par mon Amour, les émerveiller de mes bienfaits, les combler de mes largesses.»

— « Si je comprends bien, je n’ai pas le choix!  Où réside ma liberté, alors? »

  • «Je t’ai effectivement conçu libre, à mon Image et à ma ressemblance. Pourtant, ta liberté est déterminée par la portée de ma Loi qui jauge ton degré de conscience.  Tu n’es pas vraiment libre lorsque tu choisis le mal, car tu deviens l’esclave de tes pulsions, de tes passions, de tes pulsions, de tes émotions.  Bien que tu te croies libre, tes mauvais penchants te mènent par le bout du nez.  Ils t’obnubilent et tu vis dans la confusion.  Tu n’as qu’une liberté, celle de faire ma Volonté, car, à un certain niveau, ma Volonté est la tienne.  Tu n’as de choix qu’au niveau des moyens de l’accomplir.  Tu n’as pas le droit de transgresser un Plan que tu m’as aidé à tracer.  Oui, je te le confirme, pour t’amener à comprendre le sens évolutif de la vie, je te laisserai amoureusement payer le prix de tes erreurs, conformément à leur gravité.  Toute cause entraîne un effet rigoureusement identique à lui-même.  Sauf que, dans ma Justice, la rigueur ne s’applique seule qu’à celui qui s’entête à ne rien entendre.  Ma clémence accompagne celui qui cherche à comprendre et choisit de s’amender.  Dès que tu as compris, la compensation cesse de s’appliquer et tu redeviens libre, blanc comme neige.  Tu retrouves ton innocence originelle.  Et tu peux reprendre ton Sentier évolutif dans la sérénité, sans culpabilité, sans remords ni regrets.  Inutile de t’apitoyer sur ton passé, il est révolu, dépassé, enterré.  La Vie s’exprime dans l’Eternel présent, dans l’Immédiateté, le seul instant créateur.  Tu ne parviendras jamais à déjouer mon Plan et à changer mon But ultime.  Va jouer ce jeu ailleurs!  Je ne te laisserai jamais te servir contre les autres de la masse de l’homme préhistorique.  C’est ce que tu essaies de faire quand tu cherches à te faire justice.  J’ai missionné Jésus, le Maître de l’Ère des Poissons, d’abolir la loi du Talion qui prescrivait: «Œil pour œil et dent pour dent!»  Par lui, tu as été intégré dans le Royaume de l’Amour, fondé sur la compréhension, la compassion et le pardon.  Ne comprends-tu pas l’urgence des temps présents, le temps de ma moisson, l’Ère de l’Ascension?  Crois-tu qu’il reste du temps et de la place pour la rétorsion personnelle et les petits jeux sordides et mesquins?  Tu te mets le doigt dans l’œil et tu t’aveugles toi-même, si tu y crois!  Les temps sont comptés et je viendrai te cueillir comme un voleur!  Le Ciel et la Terre passeront, mais ma Parole ne passera pas!  Alors, si tu veux que je te pardonne tes impairs, sache en découvrir en toi la cause et cesse de projeter tes torts sur les autres.  Repens-toi, fais amende honorable et forme ton ferme propos de ne pas récidiver volontairement. Car tu seras toujours traité comme tu auras traité les autres.  Je te remettrai tes fautes dans la même mesure que tu remettras leurs dettes aux autres!  A bon entendeur, salut!  Car je suis éternellement la Loi inaltérable, inamovible, impérissable, impassible!  Amende-toi et va en paix!  Si tu sais te pardonner et pardonner aux autres, dans mon pardon, toute rétribution qui te concerne s’abolira, car je ne suis pas impulsivité malveillante, mais Amour…  Je ne maintiens plus qu’une Loi: l’Amour, inépuisable en bénédictions!  Mais l’Amour ne peut échoir qu’à celui qui fait le premier pas d’aimer…  Sois béni, apaise-toi et avance dans la sérénité de mon Règne!  J’ai versé en toi tout mon plaisir et je garde, pour les cœurs simples et purs, des trésors de félicité.  Le Sentier du Ciel, comme celui de l’Enfer, sont pavés de bonnes intentions.  Sache discerner entre le bien et le mal.  C’est la seule tâche que je t’ai assignée avant de faire de toi un co-créateur amoureux. Je t’élèverai bientôt à mon côté, dans ma Gloire et ma Perfection.  Mon Fils, tu n’as jamais le droit de faire délibérément le mal.  Je comprends que, dans les conditions et les circonstances de ton expérience, il doive t’arriver de le commettre, par mégarde, avant de réussir tout à fait.  Je ne t’en tiendrai jamais rigueur, si tu sais te reprendre, t’en servir pour ouvrir ta conscience, te renforcer, toujours aller de l’avant.  Avance donc dans l’audace vers mon Royaume, car il appartient aux être courageux, pleins d’ardeur et de zèle, dévoués à me servir à travers leurs semblables.  Mais évite d’être téméraire.  En tout temps, sois le plus grand amoureux et refuse toujours de te servir des armes débilitantes et des minables moyens du troupeau bêlant…  Ma foi, sois un Dieu-Homme, un vrai Fils de mon lignage!  Et tu recevras bientôt ton Héritage éternel en partage!  Avance joyeusement sur la Voie royale, en agissant toujours au meilleur de ta compréhension et de tes moyens.  Je sais ne pas pouvoir t’en demander davantage.  Mais avance, grandis, évolue!  Je me chargerai du reste…»femme-orgueilleuse

— « Eh bien!  Ça me dépasse.  J’abdique, je démissionne, je te lâche! »

  • «Tant pis! Mais ce sera ta dernière, ton ultime sédition!  Si je t’ai tiré du troupeau humain, ce n’est pas pour que tu y retournes quand ça te chante et t’avantage.  Tu dois être cohérent, conséquent, responsable.  Tu te juges toi-même par tes propres choix!  Tôt ou tard, tu devras admettre les droits que je détiens sur toi à titre de Créateur unique.  Et, pour toi, mieux vaudra tôt que tard!  Tu paieras toujours tout le prix de tes mauvais choix, si tu marches seul sur le Sentier…  Alors, à un de ces jours!  Car tout, à Dieu va!  Ton orgueil est incommensurable, tu es un ego démesurément enflé.  Si tu choisis de t’y prendre seul, tu apprendras à les dissoudre au prix de grandes douleurs et de grandes souffrances inutiles.  Tu pourrais prendre tout de suite la main que je te tends.  C’est toi qui choisis de refuser.  Je ne peux que respecter ton choix.  Mais toi, montre-toi responsable et acceptes-en les conséquences…   De toute manière, tôt ou tard, tu ne pourras pas t’empêcher de revenir vers moi, tel le fils prodigue vers son Père. Alors, non adieu, mais à Dieu!»

 

© 2002-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

 

 

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