LE SCARABÉE OU BOUSIER, IMAGE DU SOLEIL ET DU CRÉATEUR…

Le scarabée bousier ou bousier sacré désigne un insecte coléoptère lamelliforme, généralement coprophage, qu’on aperçoit souvent roulant patiemment une boule d’immondices sur le sol.  Par coprophage, on entend qu’il se nourrit d’excréments d’animaux, d’herbes pourries et de racines d’arbres.  Cet insecte noir d’environ trois centimètres, au corps ovale et trapu, le plus gros de son espèce, doté d’une carapace très solide et de grosses pinces pour se défendre, peut porter jusqu’à 850 fois son poids : il tue tout rival qui pénètre sur son territoire.  Il pond ses deux œufs dans une boule d’excrément, qui pourra servir de nourriture à ses larves qui ne tardent pas à s’héberger dans l’écorce des arbres pour se protéger jusqu’à ce que leur carapace devienne suffisamment dure.  Autrement, il vit dans la terre.

scarabee  Cet insecte curieux, Dieu de l’Amour, de la Vie et de la Création, vénéré par les Égyptiens, pour qui il figurait la régénération psychique et spirituelle, symbolise le Soleil dans son périple céleste.  On le divinisa sous les noms de «Fefri» ou de «Kefri».  Dans certaines fraternités mystiques, il représente encore le sceau des Imprimeurs.  Voilà donc le Soleil levant, bien qu’il désigne tout son cycle diurne et nocturne, le Dieu qui pèse la valeur des âmes des défunts, devenant alors le Scarabée d’or.  Il dévore ce qui est transitoire participant à l’amélioration du sens des valeurs.  Pour certains, il est associé au centre coronal au sommet du crâne.  Symbole du devenir, des métamorphoses successives, du renouvellement de la vie, on le voit pousser l’œuf du monde qui contient les sept clés de la vie.  En ce sens, il devient la force de la compréhension qui fait grandir.  C’est en raison du dessin de sa carapace qu’on l’associe à la calotte crânienne.

Puisque les Égyptiens le voyaient  rouler sa boule d’excrément parfois sur de bonnes longueurs, ce peuple a conçu que la terre pouvait être maintenue en rotation par un scarabée géant.  D’ailleurs, en raison de son alimentation curieuse, ils en plaçaient dans les tombes, au moment de l’enterrement d’un mort, afin qu’il mange leur cadavre au moment de sa décomposition.  En amulette, il devait empêcher le défunt de témoigner contre lui-même et de s’attirer un destin malheureux lors du jugement de sa conscience par Osiris.  Ainsi, il devient aussi un directeur et un censeur de l’être humain.

Le scarabée, dont on croyait l’espèce dépourvue de femelles, n’est pas seulement associé au Soleil levant, il désigne le symbole cyclique de cette scarabee-solaireétoile qui engendre le jour et la nuit.  On disait de lui qu’il renaissait de sa propre décomposition comme le soleil revient de l’ombre de la nuit, avalé par la Déesse du Ciel Noùt, renaissant de lui-même, donc dans une transformation, un renouveau, une résurrection.    Il représente souvent nul autre que le Dieu du cœur qui entretient les membres du son corps.  Du reste, on l’invoquait par ces mots : «comme le dieu qui est dans mon cœur, mon créateur qui entretient mes membres…»   Il désigne donc aussi le Créateur de son être, le Maître des félicités éternelles, qui s’entoure de ses sept auxiliaires.  Il s’engendre de lui-même, réputé renaître de sa propre décomposition, comme le phénix.  Il cache en lui le principe de l’éternel retour.  La boule qu’il roule, c’est la boule de feu dans laquelle il a déposé sa semence.  Une référence assez paradoxale suggère qu’il figure l’habilité inhabile et la perfection imparfaite, critères de la Sagesse.  Voilà le Créateur qui a fait l’être de la boue de la Terre, le Maître du cœur, quand le cœur est le Dieu de l’homme.

Comme hiéroglyphe d’écriture, qui se transcrit par «hpr», cet insecte signifie «tenir à l’existence en prenant une forme donnée» au sens d’«apparaître», de «devenir» ou de se «transformer».  Dans le registre populaire, le scarabée présage des moments inattendus de joie, de bonheur et de succès.  En mystique, on le considère souvent comme le Guide qui prépare la montée du Feu sacré (Kundalini).

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   Le scarabée d’or désigne le Soleil levant et le Dieu de son cœur.

   Le scarabée du cœur réfère à une amulette égyptienne que l’on plaçait sur le corps d’un défunt pour empêcher le cœur de témoigner contre lui au Tribunal d’Osiris.

   Le scarabée sur un mur vert devient synonyme du Jade divin, source du pouvoir du Soi radiant.  On dit qu’il prend la forme d’un petit disque vert, plus éclatant que des milliers de soleils, qu’il croît dans l’espace de la semence-atome du Cœur divin, pendant la dernière phase de la fusion spirituelle d’un être.

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2 Responses

  1. Arielle AGNESETTA

    La semaine dernière j’ai rencontré sur mon chemin durant 3 jours un scarabé et ce la semainde suivant ce lundi je rencontre 3 scabé le meme jour 2 sont mort et un qui est tellement faible sur le point de mourir ou ne bougeait plus.
    qu’est ce que cela peutsignifer merci pour votre retour

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    • Bertrand Duhaime
      Bertrand Duhaime

      SCARABÉE : Insecte coléoptère lamellicorne généralement coprophage qu’on aperçoit souvent roulant une boule sur le sol. Cet insecte curieux, vénéré par les Égyptiens, pour qui il figurait la régénération psychique et spirituelle, symbolise le Soleil dans son périple céleste. On le divinisa sous les noms de Féfri ou de Kéfri. Dans certaines fraternités mystiques, il représente encore le sceau des Imprimeurs. Voilà donc le Soleil levant, bien qu’il désigne tout son cycle diurne et nocturne, le Dieu qui pèse la valeur des âmes des défunts, devenant alors le Scarabée d’or. Il dévore ce qui est transitoire participant à l’amélioration du sens des valeurs. Pour certains, il est associé au centre coronal au sommet du crâne. Symbole du devenir, des métamorphoses successives, du renouvellement de la vie, on le voit pousser l’œuf du monde qui contient les sept clés de la vie. En ce sens, il devient la force de la compréhension qui fait grandir. C’est en raison du dessin de sa carapace qu’on l’associe à la calotte crânienne. En mystique, on le considère souvent comme le Guide qui prépare la montée du Feu sacré (Kundalini).
      On l’a dit, le scarabée est associé au Soleil levant, qui n’est souvent nul autre que le Dieu de son coeur et qui entretient les membres de son corps. Il désigne donc aussi le Créateur de son être, le Maître des félicités éternelles, qui s’entoure de ses sept auxiliaires. Il s’engendre de lui-même, réputé renaître de sa propre décomposition, comme le phénix. Il cache en lui le principe de l’éternel retour. La boule qu’il roule, c’est la boule de feu dans laquelle il a déposé sa semence. Nous avons lu quelque part un axiome assez paradoxal, à savoir qu’il figure l’habilité inhabile et la perfection imparfaite, critères de la Sagesse. Voilà le Créateur qui a fait l’être de la boue de la Terre, le Maître du coeur, quand le coeur est le Dieu de l’homme. Ainsi, on lui associe diversement les notions de détermination, de résurgence, de résurrection, d’immortalité, voire de génération spontanée.
      Le scarabée établit un lien avec la sphère et il évoque l’aptitude à déplacer des objets lourds. Il illustre l’aptitude à survivre, à s’adapter, à changer. Dans le registre populaire, le scarabée présage des moments inattendus de joie, de bonheur et de succès. Dans son sens négatif, il peut souligner une peur de la vieillesse ou de la mort. (Emprunté au livre «Les Messages du Règne animal», tome IV de la collection «Connivences cosmiques» de Bertrand Duhaime.)

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