IL Y A HÉROS, ET HÉROS!

Le mot héros a tellement été galvaudé que, aujourd’hui, il a perdu son sens, surtout avec l’arrivée des bandes dessinées, des dessins animés et de certains fils.  Originellement, le héros désignait le fils de l’union d’un Dieu ou d’une Déesse avec un être humain, symbolisant l’union des Forces célestes et terrestres, le héros est devenu celui qui obtient seul, par ses propres moyens, dans une application courageuse, sincère, audacieuse, déterminée, ce qu’il veut.

Avec le temps, ce personnage a pris le sens d’un être, réel ou fictif, qui obtient ce qu’il veut seul, par ses propres moyens, dans une application courageuse, sincère, audacieuse, déterminée.  Pour le commun des mortels, il représente simplement, de façon plus réaliste et éphémère, tout être courageux qui accomplit un exploit dont peu de gens sont capables ou disposés à entreprendre. héros1

Le héros est celui qui incarne le désir personnel ou collectif d’échapper aux limites d’une vie terne pour accéder à la reconnaissance, au bonheur ou à la lumière.  Et c’est à ce type de héros que l’on saisit  la valeur d’un peuple ou d’une collectivité.

Associé à Mars, le héros des légendes trouve sa gloire à combattre seul, clamant : «Au cœur du vaillant, rien d’impossible!» De conception étrange ou de naissance mystérieuse, on lui attribue souvent des parents adoptifs ou nourriciers, connaissant ainsi un destin difficile qui trempe son caractère et attise sa motivation, développant en lui le sentiment qu’il est appelé à accomplir de nombreux exploits pour se réaliser.  Habituellement jeune et doté d’une force surnaturelle prodigieuse, ses attributs ne tardent pas à susciter la rivalité, pouvant amener ses amis à se retourner contre lui.

Au plan humain, il est souvent initié à la sexualité par des femmes étranges ou mystérieuses, comme des sorcières, des sirènes, des princesses. Parfois, on le retrouve affligé d’une angoisse congénitale, pris dans des affres d’amour, de jalousie ou de mort, le coup de foudre pouvant se produire sans prévenir.  Il a des valeurs transparentes, c’est-à-dire qu’il connaît ses valeurs.  Il sait pourquoi il vit, il sait ce qu’il doit faire.  Et, en général, il doit combattre jusqu’à la mort pour l’honneur. Son rôle étant social, il appartient à la collectivité, il est défini par elle, d’où il ne vit pas vraiment pour lui.  Et ce rôle consiste à enflammer les imaginations et à stimuler aux grandes réalisations, à moins d’être un héros tragique, qui lui, affronte un destin où tout est perdu d’avance, ou un héros de comédie, qui devient la risée de tout le monde.

Et c’est ainsi que, en général, le héros transmute sa faiblesse en force, résout ses contradictions, transcende ses désirs en aspiration, parvenant à maîtriser ses énerhéros modernegies mouvantes.  Il affronte ses peurs et s’en affranchit.  Il terrasse ses monstres dans la caverne de la vie.  Il exprime ainsi l’élan évolutif ou le désir essentiel d’une vie.  Il devient le génie qui a percé une énigme ou l’athlète qui a triomphé des tendances inférieures de sa nature.  Toute sa vie, il travaille sur  le front, de l’intérieur, pour combattre son anti-dieu.

Le héros possède un pouvoir surnaturel qu’il détient jusqu’à la mort, perdant souvent la vie très jeune, mais il ne jouit pas naturellement de l’immortalité divine : il doit la conquérir dans un combat singulier où la valeur personnelle est à l’honneur.  Le propre du héros, c’est d’être doué d’une force physique hors du commun, d’une adresse extraordinaire dans ses contorsions et ses jeux guerriers, d’un courage à toute épreuve et généralement d’une grande beauté.  L’intelligence lui est parfois accordée par surcroît.

Il symbolise la force pure, le dynamisme vital, dépourvus de discernement, attisant les passions, qui ont besoin d’être dirigées par la sagesse spirituelle.  Il traduit l’élan évolutif, le désir essentiel de l’homme, la situation conflictuelle du psychisme humain qui engendrent le combat contre les monstres du pervertissement.  Il est paré des attributs du soleil dont la lumière et la chaleur ont triomphé des ténèbres et du froid de la mort à bien des reprises.  Il exprime la Puissance à l’œuvre de l’Esprit.

La victoire essentielle du héros, c’est celle qu’il remporte contre lui-même, renversant tous les obstacles, pour fusionner son Essence et sa nature.  Ainsi, le héros évoque, pour tous, un être volontaire etHercules1 courageux, dont les pulsions ne sont pas encore suffisamment purifiées (agressivité, vanité, désir de renommée, volonté de puissance et de gloire, rapports de force, rivalités, narcissisme, inexpérience).

À vrai dire, le culte des héros n’exprime qu’une impulsion naturelle bénéfique s’il appelle au dépassement personnel plutôt qu’à l’admiration béate ou à l’imitation servile.  Certains de ces cultes mènent à l’égarement, comme, du reste, toute dévotion intense peut le faire.  Mais, en soi, il conduit à aspirer à quelque chose qui dépasse les réalisations médiocres de la vie quotidienne.  Même si le héros est toujours grandement idéalisé, puisqu’on ne retient de lui que ce qui fait son affaire, c’est l’aspect mythique de sa vie qu’on veut retenir et agrandir.  En général on en connaît peu de son intimité et de ses expériences de vie réelles.

Il y a quelque chose de sain dans la reconnaissance du mérite et de l’exploit dans la mesure où cette admiration ne reste pas complaisante, mais amène à aspirer à quelque chose de meilleur et de plus noble pour soi-même.  Malheureusement, on s’en sert le plus souvent pour se donner l’illusion de s’accomplir par personne interposée.

De nos jours, les gens s‘adonnent davantage au culte des idoles qu’au culte des héros, choisissant pour modèle personnel ou générationnel une personne qui réussit bien dans un domaine ou dans un autre, allant jusqu’à donner son nom à l’un de ses enfants.  Par association, c’est une façon de se valoriser ou de se revaloriser, soit de se donner l’impression, en fusionnant avec elle, de faire soi-même quelque chose d’important.  C’est un signe de dépersonnalisation, par manque d’estime de soi, car c’est croire que d’autres valent plus que soi ou méritent plus d’admiration que soi.

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Héros est aussi le nom de l’Elohim du Troisième Rayon, compagnon d’Amora.

Le héros immortel désigne un homme invincible.

Le héros pyrogène traduit la valeur du Feu sacré.  Il exprime l’Étincelle de Feu précédant l’Étincelle de vie ou se confondant avec elle.

En hermétisme, le Héros solaire représente le Principe mâle qui se lave dans le sang du Dragon pour devenir immortel et incorruptible.

Dans les contes, la bravoure du héros se révèle par le fait que, dans un corps à corps, il soulève son adversaire, le fait tourner trois fois au-dessus de sa tête, puis le projette à terre.

© 2012-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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2 Responses

  1. VICTOIRE

    Le 22 AVRIL

    La Naissance ……la Beauté …la Bonne Façon ……le Raisonnement …le Courage……
    l’ Instruction, la Douceur…la Jeunesse…la Libéralité……et autres qualités semblables
    ne sont-elles pas comme les épices et le sel, qui assaisonnent un homme ?

     » Troïlus et Cressida »

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