LE DON EST UNE APPLICATION DE LA LOI DE L’ÉCHANGE ET DU PARTAGE…

Le don désigne ici l’action de céder sans recevoir de retour la propriété ou la jouissance d’un bien ou d’un bienfait.

C’est en donnant que l’on reçoit.  C’est en donnant que l’on devient digne de recevoir.  Aussi, si on cherche soi-même, cela n’écarte pas la nécessité de donner de soi-même aux autres.  Nul ne peut s’attendre à recevoir sans partager et échanger ce qu’il acquiert peu à peu.  Il est légitime de poursuivre ses intérêts, de combler ses désirs et ses besoins dans la mesure où on n’oublie pas les intérêts, les désirs et les besoins d’autrui.  C’est en apprenant à faire don de son être et d’une part de ses biens de tout son cœur que le sentier vers les plus grandes réalisations se révèle.

Chacun doit se souvenir que c’est en donnant qu’il peut recevoir, en semant qu’il peut récolter, non en demandant aux autres de combler ses vides, ses carences et ses besoins.  Et si on se cherche soi-même, on doit donner de soi-même à autrui pour se trouver.  On ne peut pas s’attendre à recevoir les dons de la vie intérieure, les réponses à ses questions et leDONs solutions à ses problèmes si on cherche continuellement pour soi uniquement, peu disposé à prendre en considération l’intérêt et les besoins des autres.  Sur ces points la Loi est claire : «Il sera fait à un être comme il fait aux autres et il recevra en plus grande abondance s’il donne aux autres».  Ainsi, c’est en apprenant à faire don de soi de tout son cœur que le chemin vers les plus grandes réalisations se révèle, car il n’y a rien de difficile ni de caché sur la Voie de l’Évolution.  Ses secrets se révèlent naturellement à l’être qui exerce sa générosité avec discernement, sagesse, amour et transparence.  Par son don, chacun peut rapidement constater que ses efforts ouvrent sans cesse les portes, une à une, dévoilant un monde toujours plus beau et plus intéressant.

Une des meilleures façons de vivre une meilleure réalité, c’est de donner aux autres de bonnes choses.  Tout ce qu’on donne revient multiplié.  En énergie, il faut donner tout ce qu’on désire recevoir.  Il faut donner librement, non par dans l’intention de recevoir quelque chose en retour.  Le retour est automatique d’où il ne faut même pas l’attendre.  Et il importe, pour le recevoir en retour, de donner aux autres ce dont on croit manquer le plus.  Souvent, on ne reçoit pas ce retour parce qu’on ne reste pas ouvert pour recevoir des autres ce qu’ils désirent donner.  Il faut permettre aux autres de partager leur amour avec soi sous la forme qu’ils peuvent le faire, de toutes les manières qu’ils le font.   Ils donnent de la manière qu’ils aimeraient recevoir.  Leur façon de donner peut ne pas correspondre à ses attentes, mais il faut au moins reconnaître l’amour dans toutes les manières dont on se fait offrir quelque chose.

C’est ce que l’on donne de soi-même, gratuitement, qui a de la valeur.  L’essentiel est de donner tout ce que l’on peut, car ce qui est en soi doit circuler, rayonner.  Il faut donner et s’ouvrir à recevoir, croyant être digne de beaucoup plus qu’on ne peut imaginer recevoir.  Il faut donner et recevoir librement, sans la moindre suspicion sur le geste posé.  Il faut recevoir en reconnaissant l’amour qui accompagne le geste au lieu d’imaginer qu’il cache une ficelle fictive.  Nul ne doit se sentir coupable de recevoir tout ce qu’il désire, craignant d’enlever quelque chose aux autres.  Le Réservoir cosmique est infini, nul ne peut le vider.  Derrière tout don, c’est le Grand Pourvoyeur, l’Être de Plénitude, qui donne ce qu’on est prêt à recevoir.  Aussi gagne-t-on à donner toujours plus et à s’ouvrir pour recevoir toujours davantage.  On recevra aussi librement qu’on a donné.  La plénitude n’attend que d’être demandée, de recevoir sa permission de s’installer dans sa vie quotidienne.    

Chaque fois que l’on reçoit un don, il faut en faire participer autrui et informer le donateur de son intention de le faire.  Ainsi, ce geste pourra poursuivre son effort de réconfort et d’assistance.   Quant au donateur, il doit immédiatement oublier son geste pour se maintenir dans l’impersonnalité et recevoir le retour au centuple.  Tout manque de discrétion ou de pudeur de sa part constituerait sa seule récompense, et il est probable que, ainsi, il se rétribuerait au rabais.  Le devenir d’un don ne doit présenter aucun intérêt ni aucune attente pour celui dont il émane.  Malheureusement, l’être humain est porté à donner aux autres ce qu’il n’oserait se permettre, mais qu’il apprécierait, d’où il reste très attaché à ce qu’il offre, cultivant des attentes secrètes, notamment par rapport à son usage.

Dans la vie, il faut donner et savoir donner, comme il faut recevoir et accepter de recevoir.  Celui qui reçoit ne doit accepter un don que si celui-ci ne limite en rien sa liberté et s’il a l’intention d’en partager une part, reconnaissant que rien ne lui appartient en propre ni ne lui est dû, que tout lui est prêté par le Grand Pourvoyeur et qu’il doit bien en assumer l’intendance.  Quant à celui qui donne, il doit se considérer comme l’intermédiaire impersonnel de Dieu, donc donner sans restriction ni arrière-pensée.  Nul ne perd jamais ce qu’il donne et il ne perd jamais rien à donner.  Il faut également transmettre aux autres, avec discernement, ce qu’on apprend.  Ce qu’on garde pour soi seul, on le perd, alors que ce que l’on partage se multiplie au moins au centuple.

Il apparaît suspect de donner plus qu’on accepte de recevoir.  En général, cela résulte du fait que, suite à des frustrations antérieures, au niveau affectif, on se prive d’un dû sous de fallacieux prétextes qui reposent souvent sur la suspicion par rapport aux intentions d’autrui, notamment par rapport à la sincérité de leurs actes.  Même si on aime donner, il importe de savoir ce que l’on peut accepter de recevoir, ce que l’on mérite naturellement.  Le meilleur indice qu’on ne sache pas recevoir réside dans le fait qu’on se sente peu apprécié dans ce qu’on donne aux autres ou fait pour eux.  On se dit qu’on se vide de ses énergies pour plaire ou faire plaisir.  L’ordre de l’échange impose que l’énergie circule équitablement, dans les deux sens, entre les êtres.  Non pas que le donneur doive s’attendre à un juste retour ou à de la reconnaissance de la part de celui à qui il donne, car il gagnerait à ne pas trop y penser.  D’une part, les attentes déterminent le retour qui peut être moindre que celui auquel l’Univers l’aurait estimé.  D’autre part, il vaut mieux croire qu’une autre personne que celle à qui on a donné pourra servir d’intermédiaire du juste retour, sans qu’on en fasse une attente, dans l’ordre de l’économie cosmique qui rend le bien au centuple.  Par exemple, un riche qui donne à un pauvre pourra peut-être s’attendre à recevoir un service d’un pauvre qu’il aide, mais probablement pas d’argent.  S’il s’agit d’un prêt, autant oublier le retour.  Toute insistance pour se faire rembourser augmenterait la frustration du créditeur et l’aversion d’un débiteur qui deviendrait de plus en plus fuyant.  On devrait bien mesurer les probabilités de remboursement d’un prêt avant de le faire.  Pour le reste, toute semence portant le fruit de son espèce, l’argent donné reviendra généralement d’une autre source.

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La loi du don et redon évoque la loi de la semence et elle attire l’attention sur l’importance du partage et de l’échange.  Ainsi, chacun doit veiller à donner et à recevoir dans de justes proportions.  Un principe cosmique stipule que nul ne reçoit qu’il n’ait donné, car nul ne peut récolter sans avoir d’abord semé.  L’Énergie cosmique qui génère le don et l’abondance reste la même que celle par laquelle la vie circule.  Qui donne trop peu s’isole et s’étiole;  qui donne à l’excès (plus qu’il n’accepte de recevoir)  s’attire la domination et le mépris.  Voir à loi de l’Échange.

LA MANIÈRE ET L’IMPORTANCE DE DONNER

   La manière de donner importe autant que ce que le don comporte.  Le don qui suit un élan du cœur est toujours offert de manière simple et discrète, dans la pureté d’intention, sans attente de retour.  Le geste de donner rend heureux, car il porte l’attention vers une autre personne, la tirant de ses problèmes personnels.  Si vous ne le croyez pas, parlez-en à ceux qui font du bénévolat ou du volontariat, par leur enthousiasme, ils réussiront sûrement à vous convaincre.

   Quoi que vous ayez reçu, quoi que vous ayez donné, vous ne devez rien à personne et personne ne vous doit rien.  Trop de gens donnent en vue d’en attirer un avantage plus ou moins immédiat : ils donnent pour se montrer généreux;  ils donnent pour acheter de l’amour ou de l’attention;  ils donnent pour obtenir un retour;  ils donnent pour s’attacher la reconnaissance;  ils donnent pour se donner une porte d’entrée dans la vie d’autrui.  Tandis qu’il existe des milliers de raisons frauduleuses de donner et il n’en existe qu’une bonne de le faire.

   En fait, dans le don sincère et amoureux, le donneur doit se considérer comme un instrument de Dieu ou comme un canal de l’Approvisionnement universel qui, dans le partage régulier, adéquat et opportun de ses surplus, garde l’énergie en mouvement, participe à l’expansion du Cosmos et contribue au bien commun.  Pour sa part, le débiteur, qui doit se reconnaître comme un égal, non comme un inférieur, doit se considérer comme le réceptacle qui permet au mieux nanti de s’exercer à la générosité inconditionnelle, donc sans attente.

   Dans toute relation d’échange, les deux partenaires, des égaux, y gagnent.  Par exemple, à quoi servirait le médecin s’il n’existait pas de malades?  À quoi servirait un avocat s’il n’y avait pas de causes à défendre?  Dans l’exercice de son métier ou de sa profession, en plus d’y trouver un gagne-pain, tout être développe sa compétence ou sa dextérité.  Pour permettre cet exercice, il faut conséDONquemment que des êtres s’incarnent, apparemment en état de pénurie, en de faiblesse, de carence, d’indigence pour permettre aux autres de mener une expérience
qui augmente leurs connaissances et leur savoir.  Ils y gagnent eux-mêmes en apprenant le sens de l’humilité et l’aptitude à accueillir, à accepter, à recevoir.

   Lorsqu’un être a donné quelque chose, il perd tout droit de regard sur ce qu’il a donné.  Il ne peut attacher de condition à ce qu’il donne, ce qui représenterait une ingérence dans la vie d’autrui et une limite à sa liberté.  Ainsi, il ne peut spécifier la manière dont le destinataire doit se servir de son don ou dont il doit en disposer, advenant qu’il s’en départît.  Le considérant précieux, pour une raison ou pour une autre, il ne peut même pas exiger que celui-ci le lui remette dans le cas où il s’en séparerait.

   Ainsi, sans aller jusqu’à faire un procès d’intention ou à développer inutilement de la suspicion, au moment d’un échange, les deux partenaires doivent vérifier si l’une ou l’autre des parties ne tenterait pas d’attacher une attente ou une condition dans la transaction, ce que, de part et d’autre, ils doivent refuser catégoriquement.  Souvent le cadeau représente un piège conscient ou inconscient, d’où il faut rester vigilant.  Ce n’est sûrement pas en vain que, en psychologie, on donne à l’échange de cadeaux une coloration sadique et anale. C’est l’esprit du donnant-donnant qui resurgit pour laisser entendre : «Je me prive, fais-en autant!»

   À ce propos, Lanza del Vasto, un philosophe, poète, artiste et militant de la paix italien, fondateur de la communauté de l’Arche, a eu ce joli mot : «Cadeau est un joli-mot s’il vient, comme il semble de «catellus», qui veut dire «petit chien» et aussi «petite chaîne«, et l‘on comprend comment les deux sens sont liés et même les trois: car un cadeau (qui ne vient pas de l’amitié) est une petite chaîne qui fait de nous un petit chien.»  C’était sa façon de laisser entendre que, dans son égocentrisme et son individualisme, l’être humain est rarement capable de donner sans arrière-pensée et sans attente, simplement par considération amoureuse.

   En effet, en général, un être donne presque toujours à l’autre ce qu’il refuse de se donner à lui-même, sous prétexte que c’est trop cher ou trop fantaisiste, ce qui lui permet inconsciemment de flatter son ego, au lieu de combler un besoin réel de l’autre.  Ensuite, il ne laisse pas le récipiendaire libre d’en disposer comme il lui convient selon son goût ou son ressentir.  Par la suite, il peut diversement lui imposer d’en faire l’exhibition publique, pour recevoir encore plus d’éloges.  Combien de fois entend-on des gens, qui se disent pourtant évolués, rappeler devant des gens leurs largesses à l’égard d’autrui.  Par exemple, ils diront, en regardant un bibelot : «Ah oui, c’est moi qui t’avait donné cela» ou, plus innocemment : «Je ne me souvenais pas t’avoir donné cette chose.»  Ou ils engendreront un contexte pour laisser deviner leur intervention dans leur vie.  Ou ils attendent une occasion de bien se faire voir pour faire leurs dons.

   Il faut se garder des cadeaux qu’on accepte.  Ils sont souvent couverts de colle, de liens subtils gluants, parce qu’ils ont été donnés comme prêtés, donc accordés dans un sentiment captatif, possessif, accaparant, exhibitionniste, dominateur, qui attend une réponse servile et soumise, toujours flatteuse.  Ce qui mène à dire qu’on ne devrait accepter que les présents, les offrandes faites dans l’amour, avec discrétion, sans attente ni espoir de retour.

   Dans la vie, dans toute relation ou transaction, il faut présenter une valeur d’échange.  Surtout, il faut savoir donner parce que la Loi unique le stipule du fait que c’est la seule condition du maintien de la circulation des énergies cosmiques, par la multiplication au centuple.  C’est en semant qu’un être peut s’assurer une bonne récolte.

   Lorsqu’un être achète un bien, une denrée ou un objet, il reçoit un bien en contrepartie de son paiement, d’où il ne peut pas multiplier sa valeur d’échange.  Lorsqu’il défraie un labeur ou un service préalablement monnayés par une entente préalable, il ne le peut pas davantage.  Il paie pour ce qu’il a demandé ou dont il a besoin.  C’est comme s’il remboursait une dette.  C’est la même chose pour une addition au restaurant qui impose le service de la table.  Évitant de confondre le service avec le pourboire, ce qui est souvent le cas au Canada, il n’y a que le pourboire offert en sus, donc dans la mesure où il n’est pas exigé, qui peut être multiplié, dans la mesure où il est offert dans les conditions amoureuses du don.

   Ainsi, il n’y a que par le don amoureux, forcément régulier, que le centuple peut s’appliquer, permettant à un être de prospérer ou de recevoir ponctuellement, au moment d’une situation difficile, ce dont il a besoin.  Il faut retenir que c’est la Providence ou la Justice immanente qui gère ce service cosmique du juste retour au moment le plus opportun.  En outre, comme toute graine multiplie la semence de son espèce, un don d’argent attire un don d’argent;  un service, un service;  un rayon d’énergie, un retour d’énergie de même nature.  Pour s’enrichir, réussir ou prospérer, sans cet ingrédient, utilisé au quotidien, il ne reste qu’à trimer dur et à accumuler les biens et les denrées et à empiler les liasses d’argent dans une banque.  Or, comme cela revient consciemment ou inconsciemment à douter de l’œuvre de la Providence divine, mine de rien, les urgences et les dépenses commencent à se multiplier, minant de plus en plus rapidement les réserves, ce qui complique l’existence par la nécessité de s’imposer un surcroît de travail ou de procéder à des emprunts.  Et, avec les années, d’un emprunt à un autre, dans un monde où ils sont devenus si faciles, un être finit par crouler sous les dettes, épuisé, démoralisé, jusqu’à ce qu’il perde le goût de vivre.

   Dans le don, le problème de l’attente de retour, c’est que l’auteur du don ne peut recevoir que conformément au retour qu’il a conçu, dans la mesure où il a la foi en ce retour.  D’une part, il s’attend trop souvent à ce que le retour provienne du bénéficiaire de son don, ce qui est assigner au Cosmique ou à la Providence le moyen du retour, compliquant le circuit de l’énergie, ce qui amène souvent à le retarder ou à l’annuler.  D’autre part, il y a peu d’espoir que le bénéficiaire, qui est en déficit, puisse surmonter à temps sa difficulté pour assurer que le retour passe à travers lui.  Autrement dit, quand, par exemple, un être en pénurie d’argent – et surtout si c’est le cas régulièrement ou s’il s’agit d’une tare atavique ou d’un problème karmique  – il démontre son incompétence en affaires, son inaptitude à s’assurer des revenus ou à gérer sa situation financière.  Alors, avant qu’il découvre sa maîtrise en la matière, il pourrait passer des lunes.  À moins d’un miracle ou d’un coup du destin, s’il fallait que le Cosmique attende après lui pour assurer le juste retour, il pourrait y avoir des retours qui se perdent, ce qui deviendrait une injustice.

   Quant à l’attente de résultat, c’est que celle-ci engendre, par la curiosité mentale qu’elle entretient, une tension qui retarde le retour ou, pire, qui l’annule.  Les sages appellent ce phénomène déterrer périodiquement la graine semée, pour vérifier si elle pousse, ce qui revient à l’exposer au soleil torride de l’intellect et à produire son assèchement et sa mort.  Elle représente un test de la Loi cosmique qui ne peut qu’être sanctionné par une attente vaine ou une manifestation peu convaincante.  Pour se multiplier, tout don doit s’accompagner de la certitude que la Loi, qui est neutre, mais intelligente, s’applique automatiquement selon l’amour, la pureté d’intention et l’abnégation de son auteur.

   Chacun devrait comprendre que la Loi, malgré sa patience, dans l’application de ses principes, reste invincible et que nul ne peut la transgresser sans répercussion au moment le plus opportun, non pour punir, mais pour développer le Savoir et former à la sagesse par les leçons de la Vie.  Pour tous, l’application rigoureuse du principe de l’Échange et du Partage reste une nécessité absolue, sans quoi le filet de l’énergie de vie ne cesse de s’atténuer jusqu’au tarissement.

   Comme tout ouvrier mérite son juste salaire, dans toute transaction humaine, il faut veiller à assurer un échange d’énergie déterminé par la reconnaissance de sa valeur personnelle et l’évaluation de l’autre.  Quand un être croit ne plus rien avoir à partager, il lui reste la vie, qui est la manifestation de l’énergie de l’Amour divin.  Ainsi, à défaut de croire posséder autre chose, il détient toujours, en réserve, au moins une part d’amour qu’il peut rayonner vers un donateur.  Et il faut se comporter de la même manière lorsque, surfant sur la Toile mondiale, on trouve quelque part une nourriture spirituelle saine qui fait son affaire parce qu’elle augmente sa Lumière.

   La Loi, c’est la Loi!  Celle-ci ne fait acception ni exception de qui que ce soit.  Qui prend sans rien offrir en retour est un pilleur, un exploiteur, un parasite, un vampire et il gagnerait à se reconnaître comme tel.  Il existe toujours de fallacieux prétextes pour éviter d’assumer un juste retour, sauf que c’est une question de bonne gestion de ses priorités.  Peut-être y trouverait-il dans son incurie l’explication de sa faiblesse, de sa pénurie, de ses limites, de ses échecs, de ses maux, de sa déchéance, de son vieillissement, de son inclination vers la mort.  Chacun dépense tellement pour se procurer des biens et des denrées inutiles, parfois nuisibles, qu’il ne peut pas prétexter du manque d’argent pour s’assurer une évolution dans l’amour, l’abondance, la vitalité, le succès et la joie sereine.

   Pour qui l’ignore, et c’est aussi simple que cela, l’Amour divin est la Clef des clefs, la Source de toute énergie.  C’est lui qui assure chez un être incarné la vitalité et l’abondance.  Conjugués, l’Amour, la vitalité et l’abondance mènent au succès qui, dans son aspect voilé, prépare à l’inversion dans la Conscience cosmique et la Félicité éternelle.  Car ce que les sages ont appelé le Triomphe ou la Victoire finale ne représente jamais que le juste retour du succès bien acquis qui, à son apogée, fait basculer dans le plan animique, extirpant de la Ronde des réincarnations.  Alors, il ne reste qu’un pas pour compléter son Ascension en entrant dans la Conscience cosmique, le Royaume ultime de l’Absolu.

   Dans le Système de la Providence, seul celui qui donne est digne de recevoir.  Conformément au principe de l’Échange et du Partage, la Semence et la Récolte, avec le Don et le Redon, représentent les seuls moyens d’obtenir plus de vie.  Or la vie, qui émane de l’Amour, c’est l’énergie de l’Absolu qui, sans cesse augmentée à travers ses créatures, amène un jour à vibrer à plein cintre et à fusionner consciemment dans le Tout.

© 2009-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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