LES RÉFLEXIONS QUI S’IMPOSENT DANS L’IMMÉDIAT…  

   Certains jours, vous vous sentez si malmenés, ballottés dans tous les sens et si énergiquement dépouillés de ce qui, jusqu’à récemment, faisait votre existence, vous la gardait agréable, maintenait votre zone de confort, que, selon votre degré d’incompréhension de ce qui se passe, un changement de paradigme, et celui de votre résistance à la Vie, vous pouvez passer de la déception ou de la frustration au désespoir et même, certains jours, entretenir des pensées suicidaires.   Déçus comme jamais de la réalité matérielle, où la dualité ne cesse de vous distraire, de vous polariser, de vous faire passer d’un extrême à l’autre,  de vous faire souffrir, ajoutant choc après choc, si vous ne passez pas à l’acte, l’idée vous vient au moins qu’il fait de moins en moins bon de vivre dans le plan physique, pour lequel vous perdez de plus en plus d’intérêt.prison

   De plus en plus souvent, vous vous demandez ce que vous êtes venu faire dans un monde dense où vous ne vous plaisez plus parce que, depuis trop longtemps, il vous a fallu relever les défis existentiels les uns après les autres, ce qui, en raison de l’épuisement physique et psychique, a fini par vous démoraliser, vous démotiver, de sorte que vous vous laissez aller, vous ne pensez plus qu’à tout lâcher, qu’à vous laisser flotter dans le vide.  Dans votre difficulté de dépasser les apparences et dans le constat du chaos et de la cruauté du monde, vous vous demandez pourquoi, vie après vie, vous avez produit autant d’efforts et avez autant lutté pour obtenir d’aussi piètres résultats, pour en arriver à un tel constat d’échec.

   Dans l’accumulation des sentiments de futilité, d’impuissance et d’inutilité, complètement isolé ou entouré de trop peu d’alliés porteurs d’un idéal aussi grand que le vôtre, vous ne vous reconnaissez plus vous-même, vous ne vous comprenez plus, vous ne savez plus qui vous êtes, vous ne savez plus que faire, vous ne savez plus où mettre de la tête, vous croyez ne plus rien valoir.  Malgré quelques éclaircies, les jours sont devenus si lourds et si sombres que vous doutez de l’avenir du monde, de vous-même, de la valeur de vos entreprises, vous perdez votre estime personnel, vous sous-estimez, quand vous ne vous méprisez pas, ne vous dénigrez pas, ne vous dégoûtez pas, convaincu d’être parvenu au bout du rouleau et de ne plus rien pouvoir.

   C’est souvent à ce moment que, loin de connaître un apaisement, un adoucissement des circonstances, une facilitation de parcours, il se rajoute des pépins, de grands ou de petits drames, qui vous assomment, vous font sombrer dans un plus grand étonnement, un plus grand affolement, une véritable incompréhension, une pire confusion, si ce n’est dans la colère et la révolte  Vous en tirez la certitude d’avoir abouti à l’échec et d’avoir perdu votre voie et, probablement, de vous être perdu vous-même.

   Alors, vous considérez la Vie comme bien cruelle, alors que vous la croyiez bienfaisante, hospitalière, secourable et tutélaire.  Vous aimeriez bien lui déclarer bien fort : «Chienne de vie! Ce que tu es injuste à mon endroit et insensible à mon destin!»  Dans l’incapacité de vous regarder vous-même, vous vous demandez quelle  part, le sort, les autres, les Forces sombres, pourraient avoir jouée dans votre malheureux destin.  Et vous ne pouvez que vous écrier : «Grand Dieu! que suis-je venu faire dans cette galère?  Qu’elle folle idée m’a pris de descendre un jour dans ce monde, de m’y incarner?»

   Vous n’osez plus trop considérer votre propre vie ou y intervenir, parce que vous vous dépréciez, que vous ne vous trouvez plus de raison d’être, que vous ne trouvez plus de valeur à ce que vous faites, d’où vous n’avez plus qu’une envie, vous perdre dans les brumes, trouver promptement une issue ou mettre un terme à cette terne et pénible existence au plus tôt.  Vous auriez bien tort, car vous ne pourriez que vous compliquer les choses, puisque nul ne peut échapper à son destin.  Il n’empêche que, malgré les accalmies, vous vous croyez pris de dépression ou d’un puissant «burnout» dont vous ne croyez plus pouvoir vous tirer.

   Pourtant, vous ne vivez rien d’autre qu’une crise de maturation qui vous force à lâcher prise, en commençant par tout contrôle mental, pour plutôt prendre la maîtrise de votre propre existence, par la créativité spirituelle, à l’écoute de votre cœur.  Mais, en cela, vous restez encore bien dépourvu du fait que vous avez tant perdu et qu’il vous reste tout à apprendre : vous vous retrouvez presque complètement démuni de moyens, quand, au surplus, vos anciens alliés vous ont déserté ou sont disparus ou que les anciennes croyances ne s’appliquent plus et que les anciennes méthodes ne fonctionnent plus.

   C’est à ce moment que vous devez vous en remettre à votre intuition plus qu’à votre intellect, à vos émotions ou à vos tripes, pour vous rappeler le véritable choix que, un jour, sur appel libre de l’Absolu, vous avez choisi de faire : vous en sentant la force, soit le cœur rempli d’amour et l’être débordant d’énergie, vous avez décidé d’offrir votre concours gracieux au sauvetage d’une planète et d’une humanité en péril.  Rempli d’enthousiasme, vous avez choisi de passer sur Terre pour transmuter une part de son obscurité, une expérience à laquelle vous saviez que vous gagneriez en conscience et en bien des bénéfices.

   Sauf que vous ne saviez pas trop ce que cela impliquait, pour y arriver, que de devoir franchir le Voile d’Illusion.  Dans une fausse lumière, plus ou moins diffuse selon le lieu physique et le moment historique où vous deviez vous incarner, vous alliez revêtir un corps de chair et sombrer dans une part d’obnubilation proportionnelle à votre mission de secours.  Puis, une fois parvenu dans ce mélange d’ondes sombres, dans la perte d’une large part de votre conscience, de votre vision, de votre lucidité, par incompréhension ou manque de sagesse, vous vous êtes rajouté, de vies en vies, le poids de vos dettes personnelles, le fruit de vos propres errances et de vos propres choix mal éclairés.

   Dans votre oubli de votre origine divine, de l’éphémérité et de l’inconsistance du plan matériel, du fait que, partout dans le Cosmos, tout passe et se transforme, tout émane de la Source primordiale pour y revenir, vous avez pris goût à un monde que, malgré ses aléas, vous avez décidé de défendre pour y maintenir le statu quo et vous y garder le plus longtemps possible.  Votre drame ne pourra que perdurer tant que, fasciné par les mirages du miroir extérieur, vous ne comprendrez pas que vous ne pouvez pas vous tirer tout seul de votre apparente impasse, que vous ne trouverez la clef du Salut que là où elle réside, à l’intérieur de vous, car c‘est là que coule la Divine Source de tout Amour, de toute Vérité, de tout Savoir.  Elle seule peut pallier votre apparente faiblesse et vous sortir de votre cercle vicieux qui vous amène à tourner encore et encore au pied de la Montagne sacrée, au lieu de la gravir.

   C’est dans une implication de tout votre être, uni à votre Centre divin, l’Amour qui vous supporte et la Lumière qui peut éclairer votre voie, que vous obtenez tout ce dont vous avez besoin pour mener à terme le projet de votre part du Rachat du monde.  C’est ce que les avatars divins, que l’Absolu envoie s’incarner de manière périodique sur Terre, pour rappeler la Voie unique à suivre, celle de l’Amour, dans l’expression de la Vérité et de la Sagesse, viennent vous rappeler.  En cela, nul ne peut compter sur un salut par procuration, du fait qu’il est le Créateur et le Sauveur divin de sa propre réalité.  Sauf que ces avatars forment généralement un lignage d’éclaireurs, de relais terrestres, chargés de la mission de rappeler leur message de salut et de contribuer au réalignement des consciences sur la Voie droite et directe du Foyer originel.

   Dans ces circonstances, vous ne peinez et souffrez jamais autant que parce, dans votre sentiment d’apparente séparation, surtout guidé par votre ego, la caricature de votre mental, vous continuez d’ignorer votre Puissance, qui résulte de l’alliance du Vouloir de l’être incarné du Pouvoir de son Centre divin, dans une soumission du premier au PlaSalut-Salvationn divin, fasciné ou hypnotisé par les événements qui se produisent à l’extérieur, dans la densité et la dualité.  Dans votre entêtement à vous y prendre seul, vous ne savez pas vous abandonner à la Grande Vie qui vous donne l’être et vous ramène naturellement à bon port.  Alors, comment votre Centre divin, une Entité sage et intelligente, mais mécanique, ne garderait-il pas les bras croisés, vous observant avec compassion, mais aussi avec un brin d’amusement, se cela était de son Essence ?

   Pour le reste, en raison de la réduction de votre vision spirituelle, vous détenez toujours tout l’aide dont vous pouvez avoir besoin autour de vous, autant dans le plan visible que dans les plans invisibles.  Sauf que vous ne savez pas les appeler, à point nommé, les reconnaître quand ils se présentent et les apprécier dans leurs interventions.  Vous pouvez bien courir en Inde ou vous rendre dans d’autres endroits que vous croyez sacrés, pour y trouver la Sagesse des Âges ou un ressourcement énergétique, dans votre ignorance que la plupart des points énergétiques se sont déplacés ailleurs sur votre globe et que les véritables Montreurs de Voie ont été répartis un peu partout, placés près de vous, pour assurer la fusion de l’Orient et de l’Occident.

   Dans ces circonstances, si vous continuez de souffrir, quand les Portes du Paradis sur Terre vous ont été rouvertes, vous ne pouvez que vous en prendre à vous-même.   Plus les énergies vont s’amplifier et s’intensifier, plus vous vous exposerez à souffrir de cette méprise et de votre incurie, jusqu’à ce que vous compreniez que vous devez immédiatement procéder au retournement qui s’imposer, pour passer de la troisième dimension et retrouver, plus haut, dans un autre état,  le Foyer véritable.

   Sans l’ombre d’un doute, la clé du Salut réside dans la transcendance, dans le passage d’une focalisation sur le monde extérieur, impermanent et transitoire, à une centration sur le Monde intérieur, la Réalité véritable, le Rocher solide du Monde nouveau.  Surtout, évitez de vous inquiéter, car, quoi qu’il puisse arriver, tout sert votre Ascension et tout se passe et se poursuit conformément à l’Ordre du Plan divin parfait!

© 2017, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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5 Responses

  1. Sandra

    Oh, bienheureux Terriens, quel Portail splendide vous vous apprêtez à passer, à l’équinoxe du 20 mars ……..

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  2. Luna Benchimol

    Chère fraternité, Bertrand, Ma gratitude profonde et sincère pour ces messages qui allègent et permettent de sentir un bon vent dans la voile…
    Bénédictions

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  3. Catherine

    Merci du fond du coeur. Ce message est celui que j’attendais pour comprendre ce qu’il se passait dans ma vie depuis quelques jours… mon dieu, ce n’est jamais fini… moi qui pensais être arrivée à la porte du bonheur.. tout est comme si j’étais revenu à la case départ … c’est vrai que c’est très dur de lâcher et d’accepter ce qui est.. pourtant il y a quelques mois je savais le faire et là je ne comprends plus… j’espère pouvoir y arriver très vite, car c’est très inconfortable. Merci encore pour ce superbe message

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