LE DESTIN, CHACUN SE LE CRÉE, AVANT ET PENDANT SON INCARNATION

   Le destin désigne la Loi divine ou supérieure qui semble établir et régler le cours des événements vers une fin ultime à travers l’Évolution ou la Puissance souveraine considérée comme fixant d’avance tout ce qui doit être.  Il peut encore évoquer l’ensemble des événements composant la vie d’un être, le cours de l’existence humaine en tant qu’elle est prédéterminée d’une façon irrévocable et indépendante de sa volonté.  Dans ce contexte, les notions de «destin» et «destinée» se confondent.  Mais, en spiritualité, le destin représente l’ensemble des événements contingents qu’un être s’attire consciemment et inconsciemment conformément à la loi de la Causalité ou de la Justice immanente.  

   Dans ce dernier sens, tous ont un destin, mais nul n’a de destinée.  Autrement dit, chacun peut déterminer sa destinée.  Chacun peut écrire ce qu’il veut sur le sable blanc de son destin.  À proprement parler, aucune autorité céleste ne file ni ne tire les fils du destin.  Autrement dit, il n’existe pas de sort fatal.  Les astres peuvent incliner, mais l’être humain et Dieu disposent.  Avant de s’incarner, chaque être s’est engagé à concevoir des événements de nature à mettre en fonction ses codes génétiques ou les plans directeurs destinés à activer ses souvenirs, pour destin-destinéeévoluer, ce qu’il oublie au moment de sa naissance.  Ces codes déterminent des situations particulièrement stimulantes dans lesquelles il doit s’élever au-delà de ce qui a été établi comme la limite du possible.  Chacun est venu sur cette planète à dessein, soit afin de se présenter à lui-même un défi de sorte qu’il puisse produire une provocation harmonique propre à élever sa fréquence vibratoire.  Ainsi, le destin le pousse toujours sur des routes qu’il ne semble pas connaître.

   On parle du destin comme s’il s’agissait d’un châtiment imposé, oubliant que chacun invente son destin au jour le jour par ses pensées, ses paroles, son ressentir et ses actes.  Le sort exprime les bonheurs et les malheurs que nous vivons, mais dont les causes sont bien moins mystérieuses que nous le prétendons.  Tel un homme pense en son cœur, tel il est.  Tout est imputable à son propre comportement et à ses propres choix, conscients ou inconscients.  Tel qu’on le conçoit généralement, à savoir comme une Puissance surnaturelle qui fixe rigoureusement le cours des événements personnels, le destin n’existe pas.  À la rigueur, il n’existe pas non plus d’événements indépendants de la volonté se produisant dans la vie humaine, bien que certains éléments puissent échapper à la conscience claire.  Tout effet personnel provient d’une cause personnelle, en soi comme dans son environnement, par choix personnel ou par acceptation d’y participer.  Quant à Dieu, il détient un Plan, dont chacun a une part à accomplir, mais, par son libre arbitre, chacun est libre de s’accomplir comme il veut, à l’intérieur de ce plan.  Dieu impose le But, mais chacun invente ses moyens pour y parvenir.  Celui qui croit au sort ou à la destinée, comme à la fortune ou à la chance, au hasard ou à la coïncidence, érige lui-même les murs de sa prison, en refusant d’être responsable.  Il est si facile de se dire la victime de quelque chose.

   Sommes-nous libres ou pas libres?  Dépourvus de droits, nous n’aurions pas de devoirs: nous serions dispensés de faire des choix pour connaître et comprendre, pour devenir plus conscients. Nous sommes libres de faire tout ce qu’autorisent les Lois cosmiques.  Mais le destin n’est sûrement pas une force aveugle qui frappe sans prévenir, intervient de façon arbitraire.  Il figure la ligne circulaire de notre passé qui se referme sur elle-même.  Cette ligne peut toujours s’ouvrir plus grande ou différemment, selon nos choix.  Fort heureusement, on rencontre souvent son destin par les chemins qu’on prend pour tenter de l’éviter.  Nul ne peut indéfiniment échapper à ses responsabilités évolutives.  L’être humain se laisse hypnotiser par une fausse notion du destin qu’il perçoit comme une force arbitraire éveillant sa terreur dans les moments ou l’espoir l’abandonne, console son cœur dans ses jours de chagrin et de peine ou soulage son esprit dans la victoire lui rapportant une palme.  Pourtant, le destin ne tisse pas par avance la trame de la vie d’un être, ne lui jette aucun sort imprévisible ne le favorise en rien.  Dans chaque vie, le destin ne réalise que ce que chaque être choisit, consciemment ou inconsciemment.  Car le destin d’aujourd’hui résulte de ses choix antérieurs et le destin de demain se construit à partir des choix d’aujourd’hui.

   Voilà qui appelle chacun à la réalisation personnelle de sa responsabilité, l’invitant à ne plus projeter su Dieu ou sur autrui ses échecs et ses réussites.  Chacun est l’artisan de son propre destin.  Il écrit sans  cesse les pages de sa vie par ses pensées, ses paroles, ses sentiments et ses actes.  En tout, seul le choix personnel peut être apprécié ou blâmé.  Ainsi, le destin invite à apprendre des leçons pour savoir pourquoi, quand, où, dans quelles circonstances, on a attiré un tel résultat dans son passé.  Cela invite à mieux comprendre les lois naturelles et les principes cosmiques qui dirigent la vie.  Le hasard résulte de ce qu’on a inconsciemment écrit;  la chance provient de ce qu’on s’est donné.  Le destin d’aujourd’hui résulte ce que ‘on a décrété hier.  Tout cela résulte de l’usage qu’on a fait de la vie et de l’orientation qu’on lui a soi-même donnée.

   En ignorant la dynamique de la vie, on avance dans l’ignorance des faits, s’exposant à continuer de passer par des hauts et des bas, ce qui peut aller jusqu’au désespoir et au désir d’annihilation.  Alors, on peut redouter la puissance apparente des autres, la force arbitraire de la Nature, la volonté impérieuse de Dieu, comme si tout se moquait de soi, s’amusait à jouer des mauvais tours ou à méduser.  Pourtant, la main du destin s’étend toujours par son propre bras ave l’intention et la force que chacun lui donne.  Pour résoudre ce dilemme, il faut se relier à sa Conscience intérieure qui, elle, ne connaît ni victoire, ni trêve, ni grâce, ni succès, ni raccourci évolutif.  Elle conquiert tout, n’échoue jamais, ne sera jamais détrônée.  Elle ne demande rien, cherche tout, et pour tout pouvoir, elle ne cherche que la réalisation de Dieu.  Elle attend que l’être humain brise ses chaînes, sorte de ses illusions, lui ouvre largement la porte pour changer son destin.  Son pouvoir est infini pour guider, aider et accomplir.  Elle perçoit où réside le mal, ce qui est mal pour soi, pouvant l’écarter, résoudre tous les problèmes.  Elle indique chaque pas à faire puisant sa force dans l’amour.  Elle fait de l’être humain ce que Dieu a réalisé pour lui de toute éternité, l’ayant créé à son image.

   On peut se demander comment un être doté d’untel pouvoir de réalisation reste l’esclave de ses limites et le prisonnier de ses illusions, préférant se croire bien ou mal luné, guidé par une bonne ou une mauvaise étoile, alors que tout vient de lui et qu’il pourrait tout conformer à sa volonté.  N’est-il pas investi du libre arbitre et d’une Conscience spirituelle parfaite, omnisciente, omnipotente, omniprésente, omniagente?  Chacun devrait se demander comment il peut libérer son Homme intérieur, car c’est la question la plus importante qu’un individu peut se poser.  L’être humain cherche partout, espérant trouver à l’extérieur la réponse qui devrait lui venir de sa voix silencieuse à l’intérieur de lui.  Il n’existe ni miracle ni mystère qui ne puissent trouver leur cause dans l’application consciente des lois naturelles et des principes cosmiques.  Les grandes vérités ne sont voilées que pour un esprit fermé et ignorant.  L’être humain a fait de ce voile le linceul de son tombeau au lieu d’en faire l’objet de sa quête de compréhension et de réalisation pour se donner plus de vie.  Nul ne peut extraire la vérité ailleurs que des faits, qui constituent sa matrice et son milieu de vie, comme un diamant s’extrait du sol nourricier et de sa gangue.

   Mais, à proprement parler, la vérité ne provient pas uniquement des faits, mais du Logos de la lumière qui exprime toute parole de Dieu.  La vérité ne peut surgir que de l’accord parfait du cœur et de l’esprit avec la Conscience intérieure, qui permet la libération de l’Homme intérieur.  En cela, chacun doit faire les premiers pas vers sa Conscience intime, son Centre spirituel.  Mais est-ce bien vrai?  La Conscience intime n’éveille-t-elle pas amoureusement à faire ce premier pas en créant des incidents qui sèment le trouble et amènent à s’interroger sur le sens de la vie?  Cette Conscience intérieure n’en a-t-elle pas un droit d’initiative en tant que partie essentielle de soi?  N’appartient-on pas à son Dieu intérieur dont on est né par son amour?  Ainsi compris, le destin implique que tout être peut recevoir le don de Dieu et connaître le secret de ses voies.  Si seulement certains étaient appelés à cette grandeur, Dieu ne serait juste pour personne.  Alors, on ne peut prétexter d’aucun handicap physique ou d’aucune faiblesse psychique pour s’en croire séparé.  Ces handicaps et ces faiblesses doivent trouver une autre réponse dans les choix personnels de cette vie ou d’autres vies, dont on subit les conséquences karmiques.  On ne peut pas davantage prétexter de son éducation, de sa culture, de son âge ou d’autres circonstances du genre pour échapper à la nécessité de produire l’effort évolutif nécessaire pour se réaliser dans l’amour.

   Car, au premier chef, c’est la réalisation dans l’amour, dans les expériences du quotidien et l’exercice de la méditation qui conduit jusqu’au sommet de la Conscience cosmique et permet de change son destin.  Tous et chacun, quelles que soient leurs croyances, peuvent recevoir, à leur demande, la connaissance dont-ils ont besoin pour y parvenir.  Connaître les lois naturelles et les principes cosmiques, les employer dans chacun de ses actes, de ses pensées, de ses ressentis et de ses paroles, chercher à fusionner dans l’amour, c’est se mettre en accord avec des forces puissantes qui peuvent donner plus que la richesse des mondes, donner une couronne plus belle que celles de tous les rois et reines, conférer une puissance de réalisation, issue de la sagesse, plus grande et émerveillante que tous les pouvoirs terrestres.

   Comme on le voit, le destin se définit d’abord comme la faculté de se déterminer librement dans l’Ordre universel, un Ordre qui procède de cause à effet ou comme la ligne circulaire de son passé qui se referme sur soi, une ligne qui peut toujours s‘ouvrir plus grande ou différemment, selon ses choix.  Au niveau abstrait, le destin réfère donc au plan idéal de son passage à travers sa présente vie.  De ce fait, il n’existe nulle prédestination arbitraire,  nul destin purement imposé, de la part du Créateur par rapport à un sujet particulier.  Autrement dit, il n’existe pas de destinée fixée rigoureusement par une Puissance supérieure qui entraînerait le fait qu’un être soit bien ou mal luné (aspecté) ou qu’il se voie imposer un sort.  Comme il n’existe nul hasard, nulle chance, nulle fortune, nul prodige, nul miracle, nul mystère, car, en Dieu, il n’existe nulle Force aveugle et subjective qui puisse frapper sans justification et sans prévenir.  Dans la Justice immanente, un être dépourvu de droits ne pourrait qu’être dépourvu de devoirs.  En principe, un être est libre de faire ce qu’autorise la Loi cosmique, non ce qui la transgresse.  Et, dans le futur cycle évolutif, cette réalité confirmera sa pleine vérité, puisque la liberté y sera définie plus strictement que jusqu’à ce jour.  Autrement dit, depuis peu, la marge de la liberté a été réduite, ayant été ajustée au degré de conscience de chacun.  En revanche, par bonheur, on rencontre souvent son destin par les chemins qu’on prend pour tenter de l’éviter, car nul ne peut indéfiniment échapper à ses responsabilités évolutives, à moins d’un pardon personnel qui appelle une dispensation de la grâce divine.

   Ainsi, pour chacun, la destinée ne peut désigner que la réalisation idéale qu’il pourrait se permettre dans cette expérience de vie.  À ce propos, une citation de Sri Aurobindo Ghose apporte, dans sa concision relative, une grande lumière : Nous sommes nous-même notre propre destin par nos actions, mais le destin que noua avons crée nous lie, ce que nous avons semé, nous devons le récolter dans cette vie ou dans une autre.  Néanmoins, nous créons notre destin pour l’avenir, même alors que nous subissons dans le présent le vieux destin résultant du passé.  Cela donne une signification à notre volonté et à notre action, et ne constitue pas, comme le croient à tort les critiques européens, un fatalisme rigide et stérilisant.  Mais d’autre part, notre volonté et notre action peuvent souvent annuler ou modifier le karma du passé (le fruit des œuvres personnelles);  ce ne sont que certains effets puissants appelés ultra-karmas (Plan divin) qui ne sont pas modifiables.  Là aussi, la réalisation de la conscience et de la vie spirituelle est censée annuler ou donner le pouvoir d’annuler le karma.  Car nous entrons en union avec la Volonté divine, cosmique ou transcendantale, qui peut annuler ce qu’elle veut;  les lignes étroites et fixes disparaissent, il y a une liberté et une vastitude plus souples.  Par conséquent, ni le karma ni l’astrologie  n’indiquent un destin rigide à jamais immuable.  De ces affirmations, il découle clairement, d’une part, qu’il n’existe pas de Puissance souveraine qui règle d’avance tout ce qui doit être au niveau cosmique.  D’autre part, au niveau individuel, il n’existe pas d’ensemble d’événements composant la vie d’un être qui pourraient être considérés comme déterminés d’une façon irrévocable et indépendante de sa volonté.

LE DESTIN, AU SENS DE PRÉDESTINATION, N’EXISTE PAS…

   Le destin, conçu en termes d’enchaînement nécessaire d’événements qui ne dépendent pas de la volonté humaine particulière, c’est une fiction mentale de nature à déresponsabiliser.  Il n’existe que pour ceux qui y croient et qui forgent, par cette conviction, leur propre prison intérieure.  Il ne peut exister de prédestination pour un être libre, ce que l’être humain est.  La liberté suppose une certaine marge de manœuvre, une part de choix, à l’intérieur du Plan cosmique.

   Ainsi, le seul déterminisme qui puisse exister, s’il en faut un, c’est la faculté de se déterminer librement dans l’Ordre universel.  Ce n’est que dépourvu du droit de choisir qu’un être serait dispensé de mener ses propres expériences, pour savoir, se découvrir, afin d’accéder consciemment à la plénitude de son Être.  Il vaut mieux croire que chaque être destinincarné forge sa propre destinée par ses actes, ses pensées, ses paroles et ses sentiments conscients et inconscients.  Étant d’origine divine, l’être humain fait partie des entités supérieures dont les capacités sont illimitées, à l’image et à la ressemblance de son Concepteur divin.

Ce qui amène à croire au destin, c’est que les actes souvent répétés en viennent à créer un penchant jusqu’à devenir une habitude comme une voiture qui passe très souvent sur un terrain finit par tracer des ornières dont il devient difficile de se tirer.  Sauf que, dans ses dictées,  l’habitude, bien qu’elle puisse devenir tyrannique ou impérieuse, n’induit jamais dans une nécessité absolue.  Elle comporte une part d’acceptation ou de résignation.  Elle n’impose de contrainte qu’au faible ou à l’ignorant.  Même chose pour les routines.  Le destin personnel se moule toujours à l’orientation de la pensée d’un être à partir d’une pensée originelle.  En ce sens, le destin personnel dépend largement de l’inconscient, échappant tout à fait au règne de la chance ou du hasard.

   Dans ce contexte, la seule manière de trouver un sens rationnel au destin, c’est de le concevoir dans la perspective d’un Centre divin personnel qui détient des visées, en regard d’un idéal de Réalisation, sur l’être qui le représente dans le monde de la densité, ce que l’être incarné n’admet et ne comprend pas toujours.  Pourtant, a-t-il consciemment un droit de regard sur la durée de son existence terrestre?  Ainsi, la destinée repose sur un héritage originel, modifiable par l’énergie des actes, des pensées, des paroles et des ressentis conscients et inconscients d’un sujet particulier.  Il est apparemment conditionné par son état de conscience et son degré d’union à la Totalité divine.

   Bien que, par l’ignorance consécutive à l’oubli de sa Réalité originelle, un être incarné puisse avoir du mal à compenser pour les acquis physiques de son hérédité, il conserve tout pouvoir de corriger ses défauts, de supprimer ses tares, de développer ses qualités, de surveiller le choix de ses actes, d’orienter les mouvements de ses pensées et de ses sentiments, pour redresser une large part de ses pulsions inconscientes.  Par sa nature spirituelle d’être libre, invincible et immortel, chacun domine, et de haut, sa destinée.  À défaut de se concevoir comme Cause, plutôt que comme effet,  il ne pourrait jamais se réaliser, soit qu’il ne parviendra jamais à passer de l’oubli au Savoir total.

   Ainsi, il faut conclure que rien ni personne, en dehors de l’être humain lui-même, n’est responsable de l’état, du milieu ou des conditions dans lesquels il se retrouve à chaque instant.  Ses choix ont engendré tout ce qui constitue son univers intérieur et extérieur.  On peut même dire que chacun est son propre créateur puisque, par ses pensées, qui enclenchent ses actes, ses sentiments, ses paroles, il peut tout faire.

   Au résumé, nul ne peut percevoir la destinée autrement que l’expression d’une Intention divine bienveillante, ce qui représente une faveur insigne.  Dès qu’un être s’éveille au sens de sa destinée, avec ses enchaînements profonds et mystérieux, il ne peut que percevoir, derrière le processus de l’Évolution, la présence de l’Intelligence universelle qui s’individualise apparemment en chaque créature, par le biais d’une Étincelle divine, avec laquelle celle-ci peut s’entendre, même s’allier.  Entre le Créateur et l’être humain, il existe préalablement à l’incarnation, une Alliance divine éternelle que l’être incarné peut oublier, mais que son Concepteur divin maintient.

   À partir de ce constat, chacun pourra toujours mieux comprendre que le destin résulte de sa propre création, quand il se perçoit dans sa Totalité divine, soit comme un être incarné relié à son Esprit divin par son âme, le tout indissolublement lié au Grand Tout.  Sauf que ce mystère, nul ne peut en exprimer l’essence ni la pénétrer par la voie du raisonnement ou de l’entendement, il ne peut qu’en faire la fervente affirmation.

***

Le destin cosmique, il évoque le destin suprême d’un être, établi par les Maîtres du Karma à un niveau plus élevé, soit au début du périple de l’âme, conformément à ce que l’Intelligence suprême veut connaître d’elle-même à travers lui, ce qui s’appelle son rôle fonctionnel ou son plan cosmique.  Dieu détient un Plan cosmique qui trace la part que chaque être vivant doit accomplir, ce qui est conçu comme sa mission cosmique.  Toutefois, par son libre arbitre, chacun est libre de s’accomplir comme il le veut et l’entend à l’intérieur de cette Volonté divine.  Autrement dit, le Créateur assigne le But, mais chacun peut inventer ses propres moyens et sa propre voie pour y parvenir.  Dans ce contexte, suivre son destin revient à accomplir sa mission cosmique et à rendre son service humanitaire, à l’intérieur du mécanisme de la Loi cosmique, en exerçant son libre arbitre et en respectant son héritage spirituel.    De ce fait, croire en sa destinée ne peut impliquer que la reconnaissance qu’une Volonté supérieure agit dans sa vie, veillant amoureusement sur elle, et a envoyé sur Terre pour accomplir une tâche bien précise, mais dans le respect de son inventivité.

Les morceaux de destinée humaine traduisent maladroitement les petites portions d’énergie magnétique qui se regroupent autour de la colonne vertébrale et forment le tissu de la destinée d’un être.  Elles correspondent aux pensées, aux sentiments, aux actes et aux paroles qu’il choisit de faire passer à travers lui, consciemment ou inconsciemment.  Car, tel un être pense, ressent, agit et dit, tel il est et devient.  Par ses choix, un être décide de sa relation avec Dieu, engendrant son destin, déterminant tous les aspects de sa vie, à l’exception de sa mission cosmique.

La destinée suprême réfère à cette aspiration, ressentie par l’âme comme une urgence ou un idéal ultime, qui motive tous ses choix et s’exprime par son grand rêve.  C’est la motivation la plus profonde qui existe en chacun, celui qui donne le plus de joie, celui auquel il pense tout le temps : le besoin de s’accomplir intégralement dans la Lumière de Dieu.  Elle se réalise par le degré d’amour et de pureté d’intention qui entraîne la clarté de la motivation et la clarté des accords intimes, forçant la clarté de la communication entre le haut (le Ciel) et le bas (la Terre).

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