L’EXPÉRIENCE BIEN VÉCUE DU COUPLE HUMAIN PRÉPARE À LA COMPRÉHENSION DU PARTENARIAT DIVIN…

   En sociologie, le couple désigne l’homme et la femme unis dans le mariage ou dans une relation amoureuse ou deux personnes qui œuvrent ensemble, comme l’illustre le signe des Gémeaux, dit le «couple céleste».

   En spiritualité, le couple désigne d’abord la réunion des éléments masculin et féminin et il invite aux noces de l’âme avec l’Esprit.  En lui-même, il exprime l’union, l’amour, l’affinité des opposés complémentaires.  Il suggère l’étude de l’autre en tant qu’autre dans une relation de réciprocité antagoniste ou attractive.  Symboliquement, il exprime une représentation totale de soi-même en tant qucouple-humain’androgyne.  Il évoque l’amour et l’abondance de la Création universelle et son droit de participer au bonheur.  Il résume l’exercice de ses droits légitimes et fondamentaux dans la vie.  Il figure un gage de sécurité assuré pour son présent et son avenir et il assure un appui inconditionnel.  Il rappelle qu’un Enfant de Dieu ne peut jamais être privé de son plus grand bien : l’amour.  Il donne une promesse d’association constructive, de synchronicité étonnante ou d’un heureux mariage des idées, des pensées, des sentiments et des actes.

   En vérité, tout couple doit se fonder sur l’admiration, le respect, la confiance mutuels, la communication transparente, des objectifs de croissance individuels et communs, des activités et des projets personnels et partagés.  L’autre constitue une part de soi, mais il n’est pas soi et il n’est pas sa douce moitié.  Il agit plutôt comme un miroir reflétant la division et la distribution des rôles que l’on s’assigne mutuellement, tout en restant indépendant, autonome et libre.  Souvent, l’un sert à grandir l’autre et l’autre, à faire décoller le premier.  La dualité amène à croire que l’autre détient, pour soi, sa réponse, ou que la réponse que l’on cherche se trouve à l’extérieur de soi. Pour des partenaires, l’idéal évolutif ne consiste pas à plonger dans l’autre, ce qui revient à chercher hors de soi, mais à plonger à l’intérieur de soi, occasionnellement, avec l’aide de l’autre.

   Au nombre des conditions qui assurent la solidité d’un couple, on peut mentionner principalement le sentiment mutuel d’être deux compagnons de route qui agissent comme les meilleurs amis (complicités naturelles);  le sentiment d’aisance qui rend la relation facile tout en gardant la possibilité d’être soi;  le sentiment de se ressembler suffisamment par un style de vie compatible et des activités complémentaires;  le sentiment de totale confiance qui bannit toute méfiance;  le sentiment de vouloir rendre l’autre heureux comme on l’est soi-même en se mettant à l’écoute de ce qu’il veut, mais sans lui donner ce qu’on préfère pour lui.  Car, pour être durable, une relation de couple doit se vivre en profondeur sur tous les plans.  Les partenaires gagnent à partager à la fois les mêmes valeurs spirituelles, intellectuelles, humaines, en plus de vivre tendrement leur intimité à deux, sans se refermer sur eux-mêmes.

   Dans le couple, la quête d’unité intérieure doit se poursuivre.  Voilà pourquoi le désir de reproduction, qui est liée à la notion de l’avoir et de la perpétuation dans le schème terrestre, ne doit pas forcément prédominer.  La vie à deux doit d’abord viser la croissance par la fusion dans l’Un.  Lorsqu’un membre du couple élève sa fréquence vibratoire au-delà de celle de son compagnon, celui-ci ne peut plus se fondre convenablement dans son énergie.  Alors, la relation s’use et perd de son intérêt, menant à un terme, si le retardataire ne se prend pas en main.  Tôt ou tard, si un partenaire avance, sans que l’autre l’accompagne, il devient désaccordé d’avec l’autre.  Cela n’implique pas que l’autre doive évoluer de la même manière que lui et dans le même enseignement.

   En général, l’amour humain n’est rien d’autre qu’un sentiment d’affection très conditionnel qui est le plus souvent vécu dans ses extrêmes, donc en émotion, qui fluctue de la passion à la haine.  Chacun espère perpétuer le bien-être et l’apparent bonheur qu’il procure dans une relation de couple, mais il rencontre bien des obstacles quand il ne vibre qu’au niveau des trois chakras du bas : possessivité (désir d’intégrer l’autre à son être ou à son univers), émotivité (désir de ressentir des sentiments langoureux exclusifs) et plaisir et jeux de pouvoir (désir de jouir et de dominer).  Il faut se demander pourquoi l’être humain cherche avec autant d’ardeur à vivre ce type de relation quand, parce qu’il la vit mal, il finit toujours par tant en souffrir.  Il est vrai que le couple est le fondement de la cellule familiale par laquelle il espère se prolonger pour ne pas être complètement oublié après avoir effectué un séjour dans un univers d’éphémérité et de relativité.

   Parlant des couples, Bernard Werber a dit : «Les gens veulent se mettre très vite en couple alors qu’ils ne savent pas qui ils sont…  Les jeunes qui se marient à vingt-cinq ou à trente ans sont comme des chantiers des premiers étages de gratte-ciel ;  ils décident de bâtir leurs étages ensemble en estimant qu’ils seront toujours au même diapason et que, lorsque les étages se seront élevés, des ponts seront bien établis entre eux.   En fait, ils se livrent à un investissement sur l’inconnu.  Leurs chances de réussite sont rarissimes…   Pour construire un couple, il faut être quatre, chacun ayant trouvé son alter ego en lui-même.  L’homme ayant déjà accepté sa part de féminité, la femme ayant déjà accepté sa part de masculinité.   Les deux êtres étant complets cessent de rechercher ce qui leur manque chez l’autre.  Ils peuvent s’associer librement sans fantasmer sur une femme idéale ou un homme idéal puisqu’ils l’ont déjà trouvé en eux.»

   L’expression d’affection, entre deux partenaires, se démontre purement conditionnelle et elle se fonde largement sur des motivations purement égoïstes.  On dit avoir besoin d’un partenaire parce qu’on a envie de lui, qu’on a besoin de lui, qu’on désire sa présence pour se sentir moins seul, qu’on veut son corps pour en jouir, qu’on désire sentir une présence à proximité, qu’on désire échanger ou partager.  Mais on considère bien davantage ce qu’il peut offrir, ce qu’on peut en retirer, que ce qu’on peut lui donner.  On exige qu’il dise ceci ou cela, qu’il se comporte comme ceci ou comme cela, mais, par jalousie, on lui défend de voir certaines autres personnes, de penser à elles, de ressentir des émotions pour elles, d’avoir des contacts intimes avec elles, surtout de faire l’amour avec elles.

   En fait, dans ce genre de relation, la plupart du temps, les êtres se parasitent mutuellement, prenant les précieuses énergies de l’autre parce qu’ils n’en possèdent pas assez pour eux-mêmes.  Alors, pour l’être humain, le meilleur moyen de pouvoir puiser dans l’énergie d’un autre, quand il a passé sa crise de nombreuses conquêtes pour remplir son tableau de chasse, c’est de l’amener à proximité de lui, de l’inclure dans son univers, pour l’avoir sous la main chaque fois qu’on en a besoin ou qu’on a besoin de refaire son plein d’énergie à ses dépens.  Mais, pour obtenir cet étrange privilège, l’autre doit accepter de diriger toutes ses pensées et ses sentiments vers celui qui l’a choisi.  Car les êtres ne se choisissent, bien souvent, que parce qu’ils manquent d’énergie, qu’ils ne se sentent pas bien tout seul, qu’ils ne sont pas heureux dans leur vie personnelle, qu’ils ne sont pas épanouis, qu’il leur manque quelque chose qu’ils ne parviennent pas à se donner par eux-mêmes.  En réalité, ils ne se sentent pas complets, ils manquent quelque chose à leur plénitude.  Incapables de se mettre au monde par eux-mêmes et de s’épouser intérieurement, ils cherchent à se compléter dans un être de polarité contraire.  Dès lors, ces deux êtres commencent à se fixer des limites et à se siphonner.

   Le problème c’est que, s’il est agréable de se voir chaleureusement entouré d’attention,  il l’est moins de se voir progressivement limité dans sa liberté personnelle par une puissance extérieure à soi.  Il est toujours agréable de recevoir beaucoup d’attention d’un autre, car on peut ressentir son intérêt comme un signe valeur personnelle.  Mais quand cette attention enserre comme un étau et amène à étouffer, parce qu’on l’a enfermée dans un contrat  tacite ou explicite qui compte trop d’exigences, on en vient à ne plus désirer qu’une chose : s’y soustraire.  Et, selon son degré d’égocentrisme, on choisira de le faire dès qu’on y trouvera plus d’inconvénient que d’avantages.   Lorsque l’autre ne nourrit plus assez ou ne nourrit plus du tout, on remet sa relation en question.  La personnalité humaine se lasse d’une autre personnalité dès qu’elle croit en avoir fait le tour ou ne plus pouvoir en retirer autant qu’avant.  Comme elle est constamment en manque de quelque chose et qu’elle en veut toujours davantage, elle se lasse vite de ce qu’elle prend pour acquis.

   Alors, un être devient impérieux.  Il réclame de l’énergie, encore de l’énergie, toujours plus d’énergie.  C’est plus facile se servir ailleurs que d’augmenter son taux vibratoire par ses propres moyens.  Il cherche à obtenir ce qui lui manque par la manipulation directe ou par la manipulation subtile.  Il accuse l’autre de ne pas lui donner assez, de ne pas répondre à ses désirs ou à ses attentes présumées légitimes.  Dans une relation de couple, on croit réciproquement s’appartenir, être la demi portion de l’autre, ne se trouver complet qu’en s’additionnant l’autre.  Alors, on croit avoir le droit de s’imposer des choses ou de chercher à l’obtenir par la manipulation ou le chantage émotif.  Mieux l’un réussit à amener l’autre à croire qu’il est dépendant de lui ou qu’il lui doit quelque chose, mieux il peut le contraindre.  Alors, l’un peut choisir d’amener l’autre à se sentir tellement mal qu’il finira par lui imposer, pour un temps, de le rassasier.

   Évidemment, nul ne réussit jamais recourir à un tel stratagème indéfiniment.  Alors il se produit des heurts qui entraînent des disputes, des souffrances, des larmes, de la haine.  Ce qui commence par de la jalousie peut mener à l’adultère.  Un bon moyen de chantage c’est de menacer l’autre d’aller chercher ailleurs ce qu’on ne veut pas ou ne parvient pas à offrir.  Les «je-veux-que-tu-m’aimes» ne traduisent jamais rien d’autre qu’un besoin de puiser dans l’énergie de l’autre.

   Dans le dernier cycle évolutif, c’est surtout l’homme qui semble avoir le mieux mené de jeu des contraintes.  Il a assumé le rôle du dominant direct et concret, l’assumant ostensiblement.  On peut se demander si c’est aussi vrai qu’on le croit quand la société a cru bon d’inventer un proverbe qui dit : ce que femme veut, Dieu le veut.  On semble exprimer par là une certaine dissidence à l’opinion générale, laissant entendre que la femme, par ses manipulations subtiles, difficilement compréhensibles pour un mâle, s’est souvent imposée, s’arrogea la plus belle part dans la relation de couple.  Elle n’avait plus à trouver son gagne-pain et elle ne participait plus directement à la guerre.

   Mais on ne peut nier pour autant que la gent humaine a su dominer cruellement la femme.  Il a surtout veillé à la rendre indésirable aux yeux des autres hommes, pour la maintenir en sujétion dans son cheptel.  Ainsi, il pouvait puiser en une femme, quand il ne s’était pas constitué tout un harem, toute l’énergie requise par son ego gourmand.  Il l’a critiquée, ridiculisée, bafouée, enfermée, cachée, couverte de la tête aux pieds, maltraitée, battue, insultée, mutilée, bref, il l’a infériorisée, ne lui accordant, bien souvent, aussi peu  de considération qu’à un animal.  C’est ainsi que s’est lentement constituée la société patriarcale, fondée sur la notion du couple, chargé de la consolider.  Ainsi, les hommes pouvaient se nourrir d’une énergie, toujours disponible, à bon compte, sans avoir à courir au loin ni à recourir aux grands moyens.  Peu à peu, la société a obligé les couples à habiter ensemble, ce que les religions ont renforcé par l’imposition du sacrement du mariage, établissant apparemment des liens éternels, présumément pour cimenter les liens de la famille et défendre les intérêts du lignage et de l’humanité.

   C’est ainsi qu’est née la cellule familiale, où tous les membres devaient vivre dans un même foyer jusqu’à leur maturité, moment de leur possible émancipation, ce qui finit par être codifié dans des lois pouvant imposer des sanctions visant à réduire la marge de manœuvre des partenaires et à entacher leur réputation et enlever d’autres privilèges sociaux en cas de désobéissance civile ou morale.  Et ces rites sont devenus des coutumes, des éléments de la tradition, compliqués par les contraintes du divorce et les punitions relatives à l’adultère.  C’est ainsi qu’on a imposé un carcan au couple sanctionnant le droit des partenaires de se vampiriser mutuellement.  On l’a hypocritement réduit au «je-t’aime-et-tu-m’aimes-on-en-reste-là» pour laisser entendre qu’on n’avait plus le droit ou qu’on ne pouvait plus aimer quelqu’un d’autre du même genre d’amour.

   Depuis lors, quand l’un des partenaires ressent de la sympathie pour une personne de l’autre sexe, qu’il commence à l’apprécier, qu’il la trouve belle, peut-être au point de souhaiter vivre avec elle des choses intimes, il commence à se culpabiliser, il refoule, il ressent de la frustration, il commence à se mentir ou il choisit de mener une double vie.  Son mental et ses émotions entrent en ébullition, il se questionne, il craint que son petit monde puisse  s’écrouler.  Tout cela parce qu’il lui est arrivé de ressentir des sentiments similaires à ceux qu’il avait ressenti pour l’autre membre de son couple.  Dans nos sociétés occidentales, tout le conditionnement, toute l’éducation, la morale et la politique, toute la société a conduit la personne d’un sexe à ne pouvoir aimer qu’une personne de l’autre sexe, c’est-à-dire son partenaire.  Il faut vivre la fidélité conjugale, ce qui signifie que deux personnes s’entendent pour garder leur énergie mutuelle à l’intérieur du couple.  Cela sécurise les partenaires de savoir qu’ils peuvent puiser dans cette réserve exclusive qui est censée en toujours en offrir suffisamment.  Dès lors, bien qu’ils parviennent mal à se ressourcer individuellement, leur survie et leur bonheur semblent pouvoir échapper au danger de l’éclatement.

   Dans notre monde de la troisième dimension, voici comment un partenaire interprète un acte d’infidélité : «Mais que fais-tu là, tu partages ton énergie à quelqu’un d’autre, tu gaspilles ou disperses notre réserve.  Je ne peux plus puiser en toi l’énergie qui m’est nécessaire.  Alors, j’ai peur de ne pas en avoir assez, d’être en manque, de dépérir.  J’ai peur de perdre ma source d’énergie réservée  Oh! comme cela me cause de l’ennui et du malheur!  Sans toi, je ne peux plus vivre, sans toi, je vais périr!»  Jusqu’à maintenant, l’humanité a tout consacré à la dynamique de ses trois chakras inférieurs, les fameuses pompes à énergie à l’horizontale.  Maintenant que l’espèce humaine s’élève résolument vers la cinquième dimension, à force de guérison, de purification, d’équilibrage, de nettoyage, de transmutation de ses chakras supérieurs, les fameuses pompes à énergie à l’horizontale se refont enfin une santé  Les chakras inférieurs s’harmonisent sous l’influence des chakras supérieurs qui s’ouvrent de plus en plus.  Voilà qui permet enfin au Moi Supérieur d’intervenir et de fournir aux êtres évolutifs une énergie de nature verticale, soit d’une énergie en provenance de la Terre et du Ciel.  C’est la seule énergie qui puisse permette de pleinement rassasier un individu, de l’amener à sentir complet en permanence.  De ce fait, il n’a plus à dépendre de personne d’autre pour effectuer provisoirement le plein.

   Alors que, dans la troisième dimension, l’amour est dirigé par les trois chakras inférieurs (premier, pulsion de survie et quête matérielle; deuxième, sentiments et sexe;  troisième, plaisir, pouvoir et émotions) dans la cinquième, l’énergie se libère de ses contraintes.  Elle glorifie les chakras supérieurs en mettant à l’honneur le chakra du cœur.  Le remplissage d’énergie verticale peut enfin se produire et, pour ainsi dire, rendre chaque être entier, complet, total, l’unissant à lui-même à un autre niveau.  Elle va faire émerger chez chacun son Véritable Être, ce qui agira au détriment de l’ego.  À ce niveau, chacun se sentira si bien, exhalera une telle joie, expérimentera une telle paix, exprimera une telle harmonie, connaîtra une telle abondance,  qu’il ne ressentira plus le besoin de pomper l’énergie d’autrui.  Au contraire, il en aura toujours suffisamment pour lui-même.

   Sur les plans supérieurs, la peur inconsciente du manque d’énergie s’évanouit.  Quand on dit : «Je t’aime», on ne laisse plus entendre : «Je veux que tu m’aimes, moi, afin que je puisse puiser ton énergie».  Au contraire, cette expression signifie désormais : «Je me sens bien en ta présence ou à penser à toi, mais je ne ressens nul besoin de te demander quoi que ce soit, je n’aie qu’une envie, celle de te laisser libre».  Aimer évoque la reconnaissance de vibrations similaires, d’un bien-être qui s’échange et qui engendre des vagues de plaisir dans tout le corps.  Il s’agit d’un partage entre égaux, d’une mise en commun qui renforce, non d’un parasitage.  Il s’agit de la génération d’une une harmonie, d’une communion, d’une fusion des énergies masculine et féminine qui enfante le parfait équilibre de la Lumière de Vie (induit au point zéro) où l’être est connecté directement à la Source divine.  L’orgasme sexuel de la troisième dimension est transmué en énergie en provenance de la Source, en l’énergie maximale que le corps peut supporter.  Plus un être s’élève dans les dimensions supérieures, plus l’énergie supportable, en provenance de cette Source unique, augmente.  En fait, elle augmente de façon exponentielle.   Dans la cinquième dimension, au lieu de parler d’orgasme, on parle d’extase.  À ce niveau, les êtres n’ont plus besoin de recourir à la sexualité, ils se stimulent mutuellement par un pur échange d’énergie, ce qui donne des résultats mille fois supérieurs.  Cela signifie pas que les êtres humains qui s’y seront élevés n’auront plus de rapports sexuels entre eux, cela signifie plutôt que cet aspect de leur être ne les préoccupera plus, ne s’exprimera plus comme un besoin incoercible, comme une fin nécessaire, encore moins comme une obsession.

   Il est clair que, dans la cinquième dimension, l’amour s’exprime autrement.  Comment?  Évidemment, il est encore Impossible de le dire puisque tout le référentiel reste encore pour un temps celui  de la troisième dimension.  Pour le moment, toutes les questions relatives au monde futur, d’origine mentale, ne peuvent trouver de réponses satisfaisantes.  On sait simplement qu’il s’agira d’un amour inconditionnel comme celui des parents pour leurs enfants.  Par exemple, une mère ou un père tous leurs enfants, quoiqu’ils disent et qu’ils fassent, qu’ils soient présents ou absents, qu’ils rendent cet amour ou non, en dépit de leur physique, de leur caractère, de leur personnalité, de leur comportement.  S’ils ont plusieurs enfants, leur amour reste de la même intensité pour chacun d’eux, bien qu’il soit  mais d’une coloration différente.  Mais comment est-ce possible dans la réalité de notre civilisation de pouvoir aimer avec la même intensité plusieurs personnes à la fois?  Reprenons l’exemple des parents.  Ceux-ci aiment leurs enfants et ils peuvent en aimer plusieurs à la fois sans se poser la question à savoir s’il est normal de parvenir à aimer plusieurs enfants avec la même intensité, qu’ils soient tous présents ou pas.  Les enfants eux-mêmes trouvent plutôt normal que leurs parents s’occupent d‘eux tous avec le même dévouement, malgré certaines rivalités.

   Dans la cinquième dimension, l’amour entre les personnes de sexes opposés ressemble à l’amour des parents pour leurs enfants ou, mieux, à l’amour du soleil pour les créatures vivantes.  Il s’exprime également pour tous, au pluriel, de manière innée et évidente, jamais de façon  limitée, parce qu’il provient d’un être fusionné dans l’authenticité de l’Être total.  Il ne s’exprime jamais dans la fausseté d’un ego qui s’oppose à un autre ego.  À ce niveau, tous les chakras, en état d’équilibre, participent à la vibration commune, pas seulement les chakras inférieurs assoiffés de jouissance et d’accaparement.  L’amour s’y exprime dans le respect total de la liberté de l’autre, de son intégrité, de sa réalité d’être, car l’autre y est perçu comme un autre soi-même.  Voilà qui est bien difficile à concevoir au niveau de la dualité qui implique la personnalité diviseuse.   Dans la troisième dimension, l’amour procède de l’ego diviseur qui se sent incomplet, rempli de besoin, qui cherche toujours à parasiter ou à exploiter.  Dans la cinquième dimension, les êtres s’aiment à partir du Moi supérieur, dans l’unité, l’entièreté, la complétude, la volonté de partage et de fusion.

   En effet, car il n’est pas possible d’aimer exactement de la même façon deux personnes puisque chacune porte sa vibration et ses nuances propres.  Dans ce contexte, l’amour entre des personnes de sexe opposé reste pur, sans attente, sans arrière pensée, sans jugement, sans parasitage.  Il s’agit d’un amour vrai, sain, simple.  Il ne ressort pas de l’ordre du besoin, du manque, de l’attachement, de la nécessité d’une présence physique à ses côtés, d’une pulsion sexuelle.  Il ne s’agit de la joie d’échanger et de partager par un mot gentil, par un regard dans les yeux, par un sourire, par une caresse.  Une réponse simple suffit puisque nul ne dépend de l’autre, de son état d’esprit, de son bon vouloir, de son humeur, de sa complaisance ni de son degré de compréhension de l’amour d’autrui.  À ce niveau, il n’existe nulle envie, nulle jalousie, nul désir de performance, nulles pensées mesquines, nulles émotions délétères, nulle concurrence.  On ne s’y sent jamais abandonné, meurtri, blessé.  On n’a plus besoin de l’autre d’où on lui laisse toute sa liberté d’orienter ses pensées comme il l’entend.  En fait, il se passe que, chacun ayant suffisamment d’énergie stable, la peur inconsciente de ne pas pouvoir en puiser assez chez un partenaire ne peut que s’évanouir.  Du reste, la notion du couple y sera tout à fait désuète et il n’y aura nul besoin de posséder un cheptel ou un garde-manger.  À ce niveau, il s’agit d’un amour qui procède du cœur sans rien demander aux tripes, soit aux chakras inférieurs.  Il n’existe qu’un véritable échange, dans la pureté d’intention, pour expérimenter l’énergie de l’autre, pour permettre à deux énergies de se mélanger et de fusionner pour un moment en une combinaison plus forte permettant de magnifier tous les sens, de faire vibrer toutes les cellules, de répandre l’énergie de la Source divine dans tous les corps.  Il s’agit d’une extase, d’un état de grâce

   L’humanité en est encore au premier stade de l’apprentissage de l’amour.  Toutefois, les énergies actuelles, avec les nouveaux encodages, pousse tous les êtres humains, malgré eux, à changer de perception, à élargir leur conception par trop étriquée de l’amour.  Ce n’est pas difficile, il suffit de laisser faire, puis le temps fait son œuvre.

   Mais attention, les présentes poussées de la Force vitale peuvent agir de façon dévastatrice si les chakras inférieurs ne sont pas bien nettoyés et ouverts.  Alors, l’énergie montante peut  se bloquer en eux  sur eux et les exacerber, ce qui peut engendrer de malencontreuses explosions de l’ego et déclencher des obsessions sexuelles.

   La nouvelle fréquence de l’amour reste encore largement inconnue de la majorité des êtres humains.  Ceux-ci doivent donc la découvrir et l’apprivoiser.   Toutes les rencontres actuelles vont dans ce sens.  Bien des choses vont rapidement changer, car les êtres humains vont être confrontés à l’imprévisible avec son lot de questions sans réponses et de chambardements. Cela peut se produire en douceur, mais conformément au rythme accéléré des énergies qui déferlent sur le monde.  Ces énergies nouvelles visent à exprimer sur terre la forme-pensée de l’amour inconditionnel afin qu’il devienne la normalité et à réunir les familles d’âmes ou les communautés de Lumière afin d’ensemencer la Nouvelle Terre, ce qui a commencé en janvier 2008.

   Dans les temps à venir, comme il s’exprimera de moins en moins de peur, la notion du couple et de la cellule familiale est appelée à se modifier rapidement, à se décoincer, à se libérer pour s’élargir aux âmes-sœurs et aux familles d’âmes.  Ainsi, l’amour va enfin pouvoir s’exprimer librement.  Voilà, tous les êtres évoluants ont été informés, éclairés, rassurés.  Il ne reste qu’à ceux qui vivent en couple à expliquer cette réalité à leur conjoint et à le convaincre que la possessivité et la jalousie participaient de l’ancienne énergie.  Il est probable que ce ne sera pas facile, d’où on peut leur souhaiter bon succès dans cette entreprise!

   Lorsqu’il parle du couple ou de la famille, l’être conscient s’attendrait à y trouver un sentiment pur teinté du don de soi, donc d’un grand altruisme.  Pourtant, dans la majorité des cas, il n’y trouve que l’échange ou l’entretien mutuel de liens névrotiques qui dérive, selon l’un ou l’autre contexte, en délire à deux ou à plusieurs.  Dans ces relations, les gens accordent à ceux qu’ils appellent leurs êtres chers des faveurs, des privilèges, des passe-droits, des dérogations;  ils s’accordent des concessions mutuelles davantage pour maintenir l’harmonie que pour favoriser leur évolution;  ils empiètent les uns les autres mutuellement sur leur intimité; ils requièrent des contrats sécurisants;  ils s’imposent le devoir de rendre des comptes; et surtout, s’ils sont attaqués, ils se défendent avec l’agressivité d’une meute.  Interrogés personnellement sur un point de leur vie, ils laissent n’importe quel être de leur milieu intime répondre à leur place, comme si les autres pouvaient les connaître comme s’ils les avaient tricotés.  À ce point de fusion, on ne peut plus parler d’amour, mais de contamination dangereuse.  Et, pour ne pas se retrouver dans l’inquiétude ou la solitude, quels traitements possessifs, vils ou mesquins, n’accepteraient-ils pas?

   Allez demander à deux personnes attachées l’une à l’autre si elles s’aiment, elles répondront généralement par l’affirmative, sans la moindre hésitation, mais elles auront toujours du mal à vous exprimer ce qu’elles éprouvent vraiment l’une pour l’autre.  On pourra sortir le positif de la relation, mais on évitera largement son côté négatif.  Ou, à l’inverse, on n’en verra que les aspects négatifs, même s’ils sont généralement moins nombreux que les positifs.  Alors, avec un peu d’insistance de votre part, vous les verrez faire des efforts incroyables pour tenter de cerner, comme dans une fiction, la piètre réalité de leurs relations quotidiennes.  Dans la plupart des relations à deux, s’oppose un dominant physique à un dominant subtil et, en général, c’est le deuxième qui l’emporte.

   Tous les psychiatres et les psychologues dignes de ce nom, même s’ils ne peuvent eux-mêmes se dégager de ces atavismes, vous diront que le couple, avec ce qui en découle, la cellule familiale (en disant le mot, avec un peu d’humour, on ne peut s’empêcher, dans le contexte, de penser à une chambre d’isolement dans une prison) représente une construction de l’ego.  Sous des dehors apparemment valables, il s’agit de la mise en application du projet de remplacement d’un être qui a oublié la raison pour laquelle il s’est incarné et réincarné : se redécouvrir dans sa plénitude ou accéder à la Maîtrise totale.

   Jusqu’à ce jour, comme un être ne pouvait pas se réaliser en une seule vie, un tel projet pouvait permettre de perpétuer le lignage et de permettre la réincarnation.  Mais, avec les énergies présentes, tout être peut s’accomplir en une seule vie et échapper à cette nécessité de se maintenir dans la Roue des existences, aux niveaux profonds de la dualité et de la matérialité.  Il s’agit de faire ce qu’il faut faire.  Hélas, tous les gens veulent aller au ciel, accéder au bonheur éternel sans mélange, mais personne ne veut mourir à ce qui les empêche de l’atteindre.

   Le couple et la famille ne prennent de l’importance que dans l’esprit d’un être qui ne parvient pas à s’accomplir dans sa totalité, car sur nul autre plan il n’existe de relations semblables.  Le dire, c’est prévenir tous les gens à l’avance qu’ils ne retrouveront jamais, dans les autres dimensions de la Conscience cosmique, ce genre de relations gluantes et aberrantes.  Dès le franchissement de la trame, ce sont les membres de sa Famille spirituelle, temporairement liés à soi par une mission, qu’on a choisi d’accomplir dans la liberté et dans la pureté et la communion d’intention, qu’on retrouve, si on a dénoué tous ses liens karmiques.

   Dans sa personnalité, un être incarné qui ne connaît pas le sens de la vie ne redoute rien de moins que de ressentir le sentiment de séparation, son manque d’intégration intérieure, la nostalgie d’un monde meilleur dans l’au-delà et son sentiment d’incomplétude.  Alors, il s’associe à d’autres pour combler ce vide intérieur, une nécessité exacerbée par les pulsions sexuelles et les nécessités matérielles du quotidien, quand ceux-ci ne deviennent pas la première raison de leur association.

   Dans sa jeunesse, le jeune homme ou la jeune fille aime bien partir à la conquête d’une proie, généralement de polarité inverse, pour satisfaire ses fantasmes sensuels et ses désirs sexuels.  À ce moment, la multiplicité prévaut généralement sur l’exclusivité, histoire d’améliorer le tableau de chasse dont on aime se vanter.  Et on compte toujours, d’une expérience à l’autre, capturer des proies de plus en plus belles ou intéressantes, soit des proies qui puissent rehausser son prestige ou redorer son blason.  Dans ce contexte, plus un être souffre d’un manque d’estime de lui-même, plus il peut devenir accaparant et parasitant.

   Mais, comme l’être humain finit par se lasser de tout, du moins temporairement (disons jusqu’à l’avènement de l’épisode du démon du midi), vient un jour où il pense à se ranger, à se faire un nid et à y attirer son objet de jouissance à portée de main, de manière à le posséder.  Il trouve dans le couple officiel la belle occasion de tromper ses attentes intimes les plus profondes, mais méconnues.  (Ah! ce que je sens que je vais recevoir une belle volée de couteaux, surtout de la part de ceux qui vont se reconnaître!)   Déjà que, à partir d’un certain âge, certains sont prêts à diluer considérablement leurs aspirations profondes pour éviter de se retrouver seuls ou pour échapper à des inquiétudes relatives à l’avenir.  Mais jamais personne ne songe à œuvrer au niveau de la cause de son mal, tous s’appliquant plutôt à en masquer les symptômes.

   Alors, ils répriment leurs aspects névrotiques en se mariant ou en choisissant la vie en commun et en engendrant un lignage qui pourra écarter leur attention de leur devoir primordial et masquer pour un temps leur vide intérieur.  Car les êtres humains s’associent plus souvent dans l’espoir de combler un vide que dans celui de coopérer à rétablir l’Unité en eux et dans le monde.  L’autre y est rarement perçu comme un miroir de ses propres grandeurs et faiblesses.

   L’être humain, qui, par son mental, généralise toujours et amalgame tout, pense d’une façon bien curieuse.  Il se dit que, si tous les semblables du monde qu’il connaît font une même chose ou agissent d’une même manière, elle doit forcément être bonne.  Chez l’individu ordinaire, la force du nombre fait loi, obtenant préséance sur la vérité.  On peut instaurer un tel mode d’agir en tradition.  Et une tradition, une fois que c’est installé, c’est sacré : les traditions ont la vie longue.

   Mais en fait, en ce bas monde, bien peu de gens aiment les gens qui les entourent.  Les gens n’aiment pas les autres, c’est eux qu’ils aiment à travers les autres, dans la mesure qu’ils remontent leur prestige ou qu’ils répondent à leurs attentes.  En clair, les autres sont des objets d’exploitation.  Ne dit-on pas aimer les gens comme on dit aimer la cigarette, qu’on brûle à petit feu?  Par ce genre de propos, on confond l’objet avec l’effet qu’il procure qui est simplement de combler un besoin.  Tant qu’on est mu par l’affection, on n’aime pas, on s’accapare au mieux de ce dont on a besoin, ne dédaignant pas de déguiser ses intentions, s’il le faut, pour y parvenir!

   C’est cette propension à exploiter l’autre, au lieu de remplir ses vides, qui explique les drames passionnels les plus dramatiques.  Quand on est sevré des soins d’un être qui nourrit ses aspects névrotiques, qu’on dit aimer, on veut en faire tout le malheur, s’Il ne s’amende pas dans son intention de partir ou d’affirmer ses droits à la liberté.  On veut le détruire ou l’annihiler pour éviter qu’un autre ait accès à ses services ou à ses ressources.

   La personne qui part n’enlève rien à personne, elle lui permet simplement de se retrouver face à ses carences personnelles, qu’elle comblait plus ou moins bien.  Dans la peine qu’on éprouve dans le départ d’un être — qui est quand même libre de choisir son propre destin, peu importe ce qu’il a pu vivre avec soi — c’est le trou, qu’on retrouve en soi, qu’on déplore, plus que sa perte.

   Le plus surprenant, chez des êtres qui se disent intelligents, c’est de réaliser qu’ils se mentent si bien à eux-mêmes que nul autre n’a besoin de leur mentir pour leur apprendre à cesser de le faire.  Dans la plupart des relations humaines, c’est le besoin personnel qui devient le moteur exclusif des choix que les gens font.  Et le fait qu’un choix puisse satisfaire l’autre, tout autant que soi, est tout à fait accessoire dans cette conception, même si on aime bien récupérer pareil fait pour se donner bonne conscience de prendre les mauvais moyens pour s’accomplir.  La vie de couple, comme la vie de famille, n’est pas fondée sur l’amour.  La vie à deux, comme la dynamique familiale, est et reste un arrangement mutuel qui comble les besoins personnels, une réalité à laquelle on tente de donner une image socialement ou spirituellement plus correcte, par exemple par le mariage ou une autre célébration.   Avec l’imposition d’un contrat à longue échéance, de préférence le plus onéreux possible, on pense souvent pouvoir protéger ses acquis au moins pour la présente vie.

   Dans les jeux de l’ego, personne n’aime vraiment, les gens s’affectionnent.  Mais il ne peut pas y avoir de complétude entre deux egos, il ne peut y avoir que dissensions et confrontations qui apportent leur lot d’escalade et d’aigreur.  Dans l’affection, les êtres se nourrissent l’un de l’autre, oubliant qu’ils devraient apprendre à combler leurs carences par eux-mêmes, jusqu’à ce qu’ils en viennent à croire ne plus en avoir.  À partir de ce moment, on sera porté à croire que tout ce qui peut mettre la relation en danger ne peut que provenir de l’autre.  Alors, soyons clair : dans l’affection, il n’y a pas d’amour, il n’y a que de l’attachement réciproque et de la possession mutuelle.  Du reste, l’un est toujours plus attaché que l’autre, parce que plus démuni ou possessif, ce qui le fait souffrir plus que l’autre, jour après jour.

   Dans une relation d’affection, il se passe là tout le contraire de ce qui se produit dans l’amour vrai ou l’amour pur, qui préconise la libération, mais qui représente, d’abord, un don de soi, sans rien y perdre, puisqu’on récolte toujours au centuple ce qu’on offre sans attente et sans jugement, dans le silence et le secret.  Celui qui aime veut son propre bonheur et celui de l’autre, il n’y cherche pas que son bien-être et sa satisfaction personnels.  En outre, l’amour tolère les distances physiques parce que sa substance ne réside pas dans le contact le plus permanent possible avec l’autre ou dans la peur de l’éloignement de l’autre.  Au contraire, dégagé de l’ego, ladite substance peut être reconnue à tout moment, en toute personne, quelle que soit la distance entre les êtres et la dynamique de la relation.  Du reste, chacun voit, dans l’ouverture à d’autres relations ou à d’activités extérieures au couple, une manière d’enrichir sa propre relation.  Tout couple qui se referme sur lui-même finit par imploser, confinant au morne ennui des habitudes et des routines, cet ennui qui mine lentement les meilleures énergies.

   La lecture de ces propos pourra vous sembler insupportable dans la mesure où vous sentirez que, si vous deviez admettre la vérité telle qu’elle est dans vos relations humaines, vous devriez craindre d’avoir honte de vos motivations secrètes ou redouter de perdre beaucoup à opérer dans vos relations les changements qui s’imposent.  Pour appuyer la vérité de ces dires, il n’en reste pas moins que, dès que les gens que vous dites aimer cessent de répondre à vos attentes ou de combler vos besoins, vous éprouvez à leur égard de l’hostilité, quand l’envie et la jalousie ne s’emparent pas frénétiquement de vous.

   Par un tel comportement, un être démontre qu’il prend ce qu’ils ont toujours offert pour un dû.  De sorte qu’on ne tarde pas à leur faire savoir de quel bois on se chauffe, en commençant par invoquer les clauses injustes d’un contrat qu’on lui a fait signer ou qu’on a substitué à ses droits présumés sur lui, plus limités qu’on peut les penser.  Quel que soit le type de relation que l’on vit, on ne détient aucun droit sur autrui, sauf celui de l’amener à respecter les closes licites d’un contrat ou, en cas de refus, de les faire valoir et de se séparer de lui.

   Qu’on le comprenne, il n’y aucun mal à vivre en couple, à former une famille et à développer l’esprit de corps tant que cela respecte les lois de la vie et n’attente pas aux droits légitimes de chaque partenaire.  Et le premier droit d’un individu réside dans le fait de pouvoir disposer entièrement de lui comme il l’entend, même s’il est dans son tort.  Toutefois, couple-uniles choix de vivre en couple ou de fonder une famille ne doivent pas apporter des réponses rapides à ses maux, constituer des arrangements douteux, des raccourcis accommodants, des atavismes fondés sur l’instinct grégaire de nature à écarter de la trajectoire de son destin personnel.

Dans cette explication, nul n’est appelé à mettre un terme à ses relations, ni à celles de don couple, ni à celles de la famille, ni à celle des amis et connaissances.  Chacun est plutôt invité à les éclairer d’un autre regard pour s’assurer qu’ils ne s’évertuent pas en vain à chercher l’amour, par peur ou insécurité, là où il ne se trouve pas ou d’une manière qu’il ne s’exprime pas.  Nul n’accédera à la vérité et ne parviendra à s’accomplir s’il charge ses expériences d’un épais mensonge.  Il faut que, sans le frein de l’ego, la Lumière fraie son chemin, de manière à mettre un terme à l’empire, presque impénétrable, des délires à deux ou à plusieurs.

   L’intensité d’une relation ne donne pas la preuve de la présence de l’amour entre des êtres.  Comme nous le savons tous, une affection naissante peut emporter dans des expériences apparentées à l’extase.  Parce que la relation se démontre plus ouverte dans une nouvelle relation, du fait que les attentes sont encore limitées, qui n’est pas déjà tombé en pamoisons dans ses premières affections de jeunesse?  Mais, parfois, le héros ou l’héroïne de cette aventure n’ont-ils pas déchu aussi rapidement qu’ils avaient grandi dans son estime?  Dans toute relation intense, il faut veiller à ce que la pression des attentes n’altère pas le cours de l’amour pur en le faisant dévier en esprit de possession.   L’infidélité cachée s’explique souvent précisément par le rejet inconscient, d’origine bien mentale, des obligations imposées par sa présente relation.

LE COUPLE HUMAIN EN ÉVOLUTION

   Comme les autres, les gens qui choisissent de vivre en couple doivent inventer un nouveau paradigme qui implique un retour à l’Amour vrai et au respect absolu de la liberté individuelle.  Comme il n’est pas facile de passer de l’expression d’une affectivité accaparante à celle de l’amour inconditionnel, les Maîtres nous rappellent quelques principes qui peuvent guider ceux qui tiennent à ce choix de vivre à deux ou de fonder une famille.    Tous les choix de vie sont éminemment respectables, s’ils sont vécus comme il se doit.  Mais on ne peut se cacher que la relation du couple demeure l’une des plus problématiques et, pour cette raison, des plus menaçantes en la présente phase d’Ascension planétaire et collective.

Le choix d’un partenaire de vie

    Nombre de personnes, hommes ou femmes, ne parviennent pas à se motiver tant qu’elles n’ont pas trouvé de partenaire.  Et ils sont prêts à faire bien des concessions sur leur idéal et à endurer bien des inconvénients pour éviter de se retrouver seuls, ce qu’ils ne peuvent supporter, vivant dans la frustration et la déprime tant qu’ils ne se trouvent pas un compagnon de vie.

   La femme surtout, de nature magnétique, plus portée au don et à l’oblation, souffrant d’un sentiment d’incomplétude tant qu’elle ne complète pas un projet significatif — surtout en entrant dans l’union maritale ou en forçant un enfantement — se met tôt en quête du Prince charmant.  Elle figure justement le vase qui veut accueillir la semence pour la porter à maturité et la retourner à sa perfection.  Elle illustre l’Intelligence cosmique qui aspire à organiser les plans de la Sagesse.  Son rôle est de faire remonter vers la Source les vibrations que l’homme fait descendre sur la terre.  Elle est de nature magnétique, réceptive, passive, accueillante de sorte qu’à l’extrême, elle peut facilement se laisser abuser et corrompre ou succomber à un besoin névrotique de se trouver un partenaire pour procréer à tout prix, physiquement ou psychiquement.  Combien de femmes se sentent, à tort, inaccomplies tant qu’elles n’ont pas rencontré un partenaire et donné naissance à couple-humain-1un enfant.

Pour sa part, l’homme, qui représente la Sagesse divine qui entend, dans l’activité, l’initiative, l’esprit d’invention, et qui illuminer le monde en faisant descendre sur lui et pénétrer en lui la Lumière du Père éternel, ne donne pas sa place dans les erreurs qu’il peut commettre.  Car, s’il ne s’est pas détaché de l’attraction maternelle, il peut poursuivre une quête d’amour tout aussi intense, rechercher le pouvoir et succomber à un désir irrépressible de se trouver une partenaire pour combler son vide intérieur.  Combien d’hommes ne se sentent grands et pleinement fonctionnels que s’ils sont appuyés d’une femme.  Si un homme est dénué de confiance en lui et d’esprit d’invention, il peut être prêt à accepter n’importe qui ou n’importe quoi pour ne pas se retrouver seul.  Et il demandera à sa partenaire d’être à la fois son épouse, son amante, sa sœur, sa mère (et quoi encore), ce qui représente tout un défi pour sa pauvre conquête.

   Quoi qu’il en soit, dès qu’ils auront trouvé ce partenaire, l’homme ou la femme s’attendront à ce qu’il accomplisse pour eux tout ce qu’ils attendent de la vie et prennent pour eux beaucoup de responsabilités, pour le meilleur et pour le pire.  Dans un tel contexte, l’homme notamment, inconsciemment centré sur sa mère, sera porté aux infidélités même s’il porte un amour profond et sincère à sa compagne.

   La femme qui ne s’est pas dégagée de sa relation primitive avec ses parents peut tout aussi sûrement poursuivre une quête d’amour étriquée, cherchant dans son partenaire un substitut à son père, même à sa mère.  Alors, inconsciemment, ce n’est plus un égal qu’elle veut attirer, mais un serviteur ou un maître, un être qui pourra prendre soin d’elle, pourvoir à ses besoins, la défendre, la consoler, la supporter dans ses faiblesses.

   L’art avec lequel un homme et une femme peuvent se manier ou se manipuler subtilement peut devenir une occupation privilégiée, surestimant les dynamismes de l’amour qu’ils conçoivent comme susceptible de résoudre tous leurs problèmes.  Amoureux, ne peut-on pas croire, pour un temps, pouvoir vivre d’amour et d’eau fraîche?  Mais ceux qui se réunissent mus par leur sentiment d’incomplétude vivent constamment, de façon secrète, dans la crainte de l’abandon, soit de se retrouver seuls, ce qui les terrorise.

   Trop de gens croient devoir chercher pour trouver, quelque part dans le monde, leur douce moitié (leur âme-sœur ou leur esprit-frère).  Pourtant, nul n’est la moitié d’autrui.  Chacun est un être entier, complet, total et parfait en lui-même.  Et c’est précisément ce qu’il doit chercher à découvrir tout au long de sa vie pour parvenir à vibrer de nouveau à plein cintre.   À proprement parler, pour l’homme, l’âme-sœur, et, pour la femme, l’esprit-frère, désignent le Soi supérieur, leur Centre divin.

   En conséquence, les êtres qui acceptent de vivre ensemble doivent éviter de tenter de s’assimiler l’autre, de se posséder l’un l’autre, de se dominer réciproquement ou de fusionner l’un dans l’autre.  Ils doivent mutuellement se motiver à atteindre leur idéal propre, à exprimer l’amour universel, à devenir pleinement eux-mêmes, à assumer intégralement leur liberté, à se connaître eux-mêmes à travers d’eux-mêmes, à s’accomplir dans leur totalité.

   De part et d’autre, même dans les couples de même sexe, l’un et l’autre partenaire doivent se révéler la partie d’eux-mêmes qu’ils ignorent, la dynamique de la polarité opposée, afin de réaliser leur équilibre, de trouver l’harmonie, en devenant plus complets en eux-mêmes.

   Chacun est appelé à fusionner avec son Esprit divin, par son âme, non avec un partenaire extérieur.  Et gare à celui qui se met sur la route de cet Amant zélé : au moment où il s’y attend le moins, il perd généralement, à travers de grandes souffrances et une profonde confusion, ce qu’il tentait d’accaparer.  Et souvent, il termine sa vie dans une solitude amère ou il se contente du premier venu, pour ne pas vivre seul, à défaut de savoir qu’il pourrait s’attirer mieux, dans la mesure où il saurait changer ses croyances, ses préjugés et ses habitudes.

   Souvent, après une rupture douloureuse ou tumultueuse, un être est porté à se replier sur lui-même et à désespérer de sa capacité de s’attirer un autre partenaire pour vivre une vie à deux.  Profondément blessé, dans la mesure qu’il s’est senti coupable ou humilié, il apprend à savoir ce qu’il ne veut plus vivre, mais il oublie de comprendre ce qu’il voudrait véritablement vivre.  Porté aux reproches cruels, comme s’il n’y était pour rien dans son malheureux sort, il connaît les aspects négatifs qu’il ne veut plus trouver chez un partenaire, mais il néglige d’exprimer ce qu’il voudrait trouver de constructif en lui.

   De toute manière, deux êtres trop inaccomplis qui choisissent de vivre ensemble se parasiteront toujours subtilement.  Ils se serviront l’un de l’autre pour masquer leur vide intime, leurs trous existentiels, s’exploitant subtilement de façon mutuelle, ce qui n’est pas très propice à la stabilité et à l’harmonie.  Les deux en viennent à tenter de se manipuler, rivalisant entre eux ou cherchant à se faire prendre en charge, revendiquant cette attitude comme un droit ou un privilège de leur alliance.  Mieux dit, généralement, l’un se campe dans la position du dominant concret tandis que l’autre le déjoue toujours dans des démarches toujours trop visibles et prévisibles par sa patience et sa domination subtile.  Et c’est généralement celui qui domine de façon subtile qui remporte dans tous les domaines.

   C’est la raison pour laquelle, idéalement, un être gagnerait à s’allier à un autre uniquement après s’être bien marié en lui-même.  Ainsi, rempli de lui-même, capable d’assumer son indépendance et son autonome, de rester ouvert à tous, il pourrait se livrer à des échanges sains dans l’égalité.  Sans cette réalisation préalable, un être s’expose à chercher à remplir ses vides par l’autre, masquant sa fragilité de façon artificielle, maladroite, souvent aberrante.  Il ne voit plus les carences intimes que l’autre masque, en répondant à ses attentes ou à ses besoins, tant qu’il ne se retrouve pas tout à fait seul.  Alors, il peut paniquer et chercher l’annihilation.

   À ce chapitre, celui qui veut attirer quelqu’un de grand, comme le Belle Dulcinée ou le Prince Charmant, doit se montrer à la hauteur de ses attentes par la qualité de sa conscience.  Car chacun attire ce qui lui convient le plus, soit ce qui lui ressemble le plus, ce qui est en correspondance avec lui-même.  Ne dit-on pas depuis fort longtemps : ce qui se ressemble s’assemble; tout torchon finit toujours par trouver sa guenille;  les loups hurlent avec les loups?  Allégoriquement, on peut dire que, au niveau vibratoire, un manant ne peut attirer une princesse, pas plus qu’une roturière peut s’attirer un prince, alors qu’un prince ne saurait que faire d’une roturière et, la princesse, d’un manant.

   Au premier chef, il faut comprendre que la notion de partenaire idéal implique la notion de qualité d’être au sens d’authenticité, d’intégrité personnelle, d’assomption de sa liberté, non l’élu de ses rêves, de manière à prévenir qu’on tente d’aimer une image ou un fantasme plutôt qu’une réalité.  Car, tôt ou tard, on sombre toujours dans la déception et la frustration quand on découvre l’autre sous son vrai jour, qu’on le rejoint derrière les apparences qu’il projette ou entretient, parce qu’il commence à changer.  Après un certain temps, passée la phase du vivre d’amour et d’eau fraîche, le naturel revient toujours au galop et, souvent de façon décevante, reprend ses droits.

   Dans cette perspective, si on tient absolument à se dénicher un partenaire de vie idéal, ce dernier devrait représenter celui qui est le plus compatible et le plus complémentaire à son expérience ou à son plan de vie, celui avec lequel on tirera les meilleures leçons que l’on doit apprendre pour évoluer, non pour vivre dans la ouate ou pour filer le parfait amour, au sens romanesque évidemment.  Chacun gagne à choisir une personne qui lui servira de miroir et lui retournera, pour le meilleur et pour le pire, ses reflets heureux et malheureux.

   Car le rôle d’un partenaire ne consiste pas à boucher les trous, à combler les attentes ou à pallier les faiblesses d’une autre personne.  L’intention d’une rencontre amoureuse, c’est de vivre avec un être qui aidera respectueusement à se voir tel qu’on est, avec ses grandeurs et ses faiblesses, afin de mieux travailler à son progrès et à son évolution.  Il doit accepter de servir comme instrument de réflexion, de partage et d’échange.

   Ainsi, un sujet s’honore en attirant à lui un être du même plan de conscience ou d’un plan un peu supérieur qui démontre la même aspiration à l’idéal que le soi.  Sinon, il se rendrait service à réviser son choix de vivre en couple et d’alléger sa dette karmique en acceptant de vivre seul.  N’empêche que le partenaire idéal ne peut représenter que le parfait réceptacle qui aidera à mieux s’aimer et dans lequel on pourra déverser son surplus d’amour.

   De nos jours, dans un univers surpeuplé, comme il importe peu que des êtres, dévoués à la cause de la perpétuation de l’espèce, acceptent d’assumer un rôle de géniteur ou de génitrice, nul n’a plus besoin de s’associer à un partenaire de vie, surtout s’il doit assumer mal ce rôle fonctionnel.  Même que dans l’état d’urgence présent, où toute l’attention personnelle doit être portée sur l’ascension collective et planétaire, bien des gens, incapables de se libérer des attentes et des manœuvres de leur partenaire, gagneraient à rompre leurs liens présents pour s’appartenir plus pleinement.

   Bien qu’il y ait autant d’avantages que d’inconvénients dans les expériences du couple et du célibat, il est probable que celui qui choisit de vivre seul, parce qu’il ne peut maintenir sa liberté lorsqu’il vit avec quelqu’un, parvient à évoluer plus sûrement et plus rapidement, moins entravé dans ses choix, moins dispersé dans ses moyens, moins sollicité dans ses précieuses énergies.  Car l’être qui possède suffisamment de maturité pour vivre seul peut adopter le monde et l’univers comme partenaire de vie, pouvant s’ouvrir à un niveau supérieur de l’Unité divine.  Ainsi, s’il n’est pas trop perdu dans son ego, il risque moins de se dépersonnaliser ou de s’accumuler des dettes karmiques en déteignant sur un autre ou en se déformant lui-même au point de ne savoir de moins en moins qui il est au fur et à mesure qu’il avance dans la vie.

 Le dilemme du couple et de la famille

   Dans un proche avenir, c’est le dilemme du couple ou de la famille qui peut risquer de monopoliser votre attention et de ruiner vos précieuses énergies.  Que vous ayez progressé ou régressé au cours du mois d’août, vous ne pouvez pas avoir manqué de vous remettre en question dans ces deux domaines.  Car vous sentez bien que les notions d’âme-sœur, de couple et de famille commencent à devenir caduques du fait qu’elles ne tiennent pas dans la Nouvelle Réalité.  Si vous vivez déjà en couple ou si vous tenez à la vie de famille, vous avez pu commencer à être ébranlés dans vos convictions par rapport à ces états de vie.  Surtout, des incidents, légers ou graves, vous ont sûrement permis de constater que ces relations ne se nourrissent, en grande majorité, que d’une névrose partagée.  Et ce n’est que la crainte de beaucoup perdre qui pourrait vous amener à nier ce fait ou à vous identifier comme l’exception à la règle.

   Si vous entretenez le moindrement une relation malsaine, les semaines et les mois à venir vont vous aider à rectifier votre tir.  Ils vous aideront notamment à comprendre que vous ne pouvez laisser rien ni personne faire ombrage à votre Centre intime.  Alors, vous devrez prendre les décisions qui s’imposent pour récupérer votre pleine liberté et votre entière souveraineté.

   Pour ce qui a plus directement trait au couple, dans leur présente expérience, les partenaires cultivent mutuellement l’illusion qu’ils ne peuvent vivre seuls, qu’ils ne peuvent trouver l’énergie complémentaire qui leur manque que dans un être de polarité inverse, donc qu’ils ne peuvent trouver l’équilibre et l’harmonie et qu’ils ne peuvent se remplir qu’au contact d’une âme-sœur, considérée comme leur propriété ou leur demi-portion.  Dans cette croyance, à votre insu, vous persistez à entretenir le vide et la fragilité dans ces parts de vous-mêmes où vous tardez à faire le plein de vous en termes de globalité.  Vous vous exposez même à vous condamner à la régression spirituelle.

   En effet, nul être ne peut trouver la plénitude autrement que dans la fusion avec son Soi supérieur, par le truchement de son âme, qui est de polarité inverse à son genre, en incarnation.  Si bien que, dans les plans supérieurs, il n’existe aucune relation de couple (ni, du reste, de famille).  À ce niveau, aucun lien ne subsiste, à part le lien d’amour qui fait fusionner dans l’Unité de la Source suprême.  Ainsi, même quand nous vous parlons de Famille spirituelle, nous n’identifions que des groupes d’âmes qui, par leurs affinités, peuvent temporairement collaborer à un projet commun pour favoriser l’évolution collective.  Car, entre ces entités, outre la cohésion, il n’existe aucun lien permanent d’affectivité, d’attachement, de nécessité, d’obligation, de subordination.

   Non, nous ne sommes pas en train de dénigrer les états marital et parental.  Nous ne tentons pas davantage de vous imposer une rupture de couple.  Nous cherchons plutôt à vous imposer une réflexion pour vous éviter de manquer le coche, au niveau ascensionnel, à défaut d’avoir produit le travail de libération intérieure qui s’impose dès maintenant pour induire le moment de la Grande Transition.  Car, au niveau de la troisième dimension, une dimension qui tire à sa fin, nous reconnaissons d’emblée la valeur égale de la vie de couple et de la vie de célibat (mieux dit, de solitaire), mais pas à n’importe quelle de vos conditions.  Nous reconnaissons cette égalité en admettant que l’un et l’autre choix comportent des avantages et des inconvénients, différents, qui mènent à des leçons de vie salutaires, pour favoriser l’évolution individuelle.

   Dans la solitude, un être, toujours placé face à lui-même, ne peut qu’être poussé à s’examiner en profondeur – ce qu’il a la liberté et les disponibilités de faire à son aise, sans frein– ce qui le rapproche de son âme.  Il y trouve l’occasion rêvée de plonger dans les eaux profondes qui coulent en lui, pour apprendre à nager dans l’Océan du Soi divin et à redécouvrir le vrai sens de l’Amour pur, et de se rapprocher de la brillante Étincelle divine qu’il est en réalité.  Dans une relation de couple, où le partenaire sert de miroir, un être est plutôt amené à reconnaître ses faiblesses et ses grandeurs, à bannir l’affectivité, à réfléchir sur le sens de l’échange et du partage, à reconnaître ses droits et ses devoirs et à trouver la ligne de démarcation entre les deux, à remettre en cause son système de croyances, à s’informer sur la notion d’altérité, à comprendre le sens de l’engagement et des responsabilités, à maintenir l’égalité et l’équité entre les êtres, à apprendre à dire les choses simplement, à établir ce qui fonctionne et ne fonctionne pas dans ses divers systèmes.

   N’empêche que, plus un être se rapproche de la Réalisation transcendantale qu’il a appelée –- et qui représente de toute manière son destin ultime –, plus il a besoin d’espace de liberté pour y arriver.  Et il vient un moment où, sur la Voie de l’Évolution, un être doit cheminer entièrement seul, dégagé autant de tout lien, autant en haut qu’en bas.  Il n’existe aucun autre moyen de s’accomplir dans sa Totalité divine.  Dans un couple, formé d’être évolutifs, donc peccables, au sens d’incomplètement accomplis, il subsiste toujours des obligations ou des pressions qui limitent l’envol spirituel. couple-gestation

   Tous savent fort bien que l’affectivité — le désir d’aimer et d’être aimé névrotique, qui prend ses racines dans la petite enfance et dans les drames des incarnations antérieures — mène rapidement au chantage subtil, aux jeux de pouvoir, aux réflexes de possession, à la soumission ou à la domination.  Au vrai sens du terme, il existe rarement de l’amour entre deux partenaires : il s’y tisse plutôt une vague liaison centrée sur des désirs, des besoins à combler et sur des fragmentations liés aux carences affectives contractées au long de l’histoire psychologique de l’un et l’autre.  Dans la relation du couple, tout le reste est amplifié par l’ego, de sorte que la restauration de la dimension authentique de l’être de chacun des partenaires, tout à fait indispensable, doit d’abord passer par l’abolition de la tyrannie de sa propre personnalité.  Alors, tant mieux si, dans son couple, un être particulier, forcément un surhomme (ou un plus-qu’homme), peut rétablir l’équilibre parfait et obtenir la marge dont il a besoin pour se découvrir entièrement.  Mais, du point où nous nous situons, nous croyons ce fait difficilement admissible.

   Alors, si un être a choisi la vie de couple, puisque le hasard n’existe pas, son choix doit viser une fin, donc il doit être bon pour lui.  Mais s’il aspire à s’émanciper entièrement, dès qu’il aura fait le tour de cette part de la dynamique humaine dans la troisième dimension, une décision finira par s’imposer.  Nous vous laissons la capter par votre intuition.  Non, comme les temps pressent et que nous vous aimons, nous allons mettre les cartes sur la table : il devra exiger la marge de manœuvre dont il a besoin pour s’accomplir, en renégociant son contrat, ou il devra mettre un terme à sa relation de couple.

   Quant à la famille, elle vous a simplement servi de canal d’accès dans la dimension terrestre et d’agent de protection pour vous assurer l’intégrité physique et psychique dans les premières années de votre existence à ce niveau.  Nous savons qu’elle vous a accordé plus, mais cela ne lui était pas demandé et c’était un choix arbitraire et discutable de vos sociétés.  Alors, puisque la vie va vers l’avant, vous ne lui devez rien, vous n’avez pas aucun compte à lui rendre, d’où vous gagneriez à vous dégager de sa terrible glue affective.

   Une fois adultes, vous devez savoir couper à tout jamais le lien ombilical et fuir les situations où la famille vous manque d’amour véritable et de respect.  La seule famille qui compte, c’est la famille spirituelle pour le temps qu’elle subsiste elle-même.  La seule famille que vous ne pouvez pas quitter, parce que vous y êtes liés par le lien christique, c’est la Communion des Saints ou la Sainte Assemblée, deux de vos expressions qui désignent la Famille cosmique issue de la Source divine unique.

Un dernier éclairage spirituel sur la relation de couple

     La raison pour laquelle vous cherchez à vivre en couple, c’est dans l’espoir de fusionner avec une polarité compatible et complémentaire pour vous sentir plus complets, de partager votre affection, d’accroître votre sécurité, de combler vos besoins sexuels ou de donner naissance à une progéniture.  Souvent, vous légitimez cette association par le mariage ou par une entente de conjoints de fait.  À partir de maintenant vous devrez vous interroger sur vos motivations et vous demander si, dans l’Ordre évolutif, la vie de couple et le mariage restent d’actualité.

   Pour vivre à deux, vous n’avez nullement besoin de signer de contrat vous liant mutuellement parce que cet acte implique une contrainte qui vous empêche de vivre librement et pleinement ce que vous êtes en réalité : un Être entier, complet, total et parfait en lui-même.  Ce n’est pas pour rien que vos institutions ont longtemps imposé que les couples s’unissent sous le serment d’un contrat, ce qui imposait aux conjoints l’obligation de se devoir à vie mutuellement du support, car cela faisait partie de la grande manipulation qui visait à garder l’espèce humaine en état de sujétion.  Avec un contrat, vous perdez une large part de votre liberté puisque vous vous placez dans l’impossibilité de vivre pleinement ce que vous êtes, ce que couple-cheminsvous avez profondément envie de vivre, parce que vous devez répondre à certaines conditions.

   À partir de maintenant, vous pouvez dissoudre vos contrats, si c’est votre choix de vivre en conscience, de vous retrouver dans votre plénitude et d’accomplir parfaitement ce que vous avez choisi de réaliser sur la Terre.  Vous n’avez plus à vous référer à l’humain que vous croyez être quand vous parvenez à reconnaître que vous êtes un Être divin libre de tout lien et que vous ne devez rien à autrui d’aucune façon.  Si vous avez formé un couple, vous pouvez continuer à vivre comme tel — donc vous n’avez pas à vous séparer de votre partenaire actuel — dans la mesure où cette relation vous convient, où vous acceptez que la vie peut être vécue avec un autre sans engagement et sans contrainte, qu’elle peut être vécue dans l’amour, la liberté, l’harmonie et la joie d’être.

   Pourtant, dans nombre de cas, ce serait l’idéal, en raison de l’affectivité gluante et de la possessivité latente qui prévaut presque toujours dans ce genre de relation.  Le seul fait de tenir à vivre en couple est suspect et il trahit votre faiblesse, révélant des carences émotionnelles plus ou moins admises.  Paradoxalement, si vous dites ne pas pouvoir vivre seuls, vous n’êtes pas fait pour la vie de couple.  Et il deviendra probablement régressif pour vous de le faire, car cette relation vous maintiendra dans l’impossibilité de vous réaliser pleinement dans ce que voulez être, faire, vivre, créer en tant qu’être souverain, donc libre, autonome et indépendant.  Un être ne devrait accepter de vivre en couple que s’il est aussi bien à vivre seul qu’à vivre avec un autre être, ce qui témoigne qu’il ne se laissera pas accaparer et qu’il ne deviendra jamais accaparant au point de rogner les ailes de l’autre.

   À titre d’Étincelle divine, vous êtes un Être entier qui se suffit à lui-même.  Moins vous pouvez compter sur les autres, plus vous devez compter sur vous-mêmes et vous découvrir dans vos potentialités inconnues.  Sur Terre, vous n’avez besoin de vivre qu’en partie ce que votre biologie est et requiert.  Le présent destin de l’humanité est de s’élever en conscience, il n’est plus de peupler la Terre.  Il n’y a plus de raison d’engendrer des enfants, si ce n’est pour permettre à certaines âmes de terminer leur parcours évolutif ou de permettre à d’autres d’entre elles, de diverses provenances, d’assister au prodigieux phénomène de l’Ascension planétaire.

   Mais, d’une part, bientôt, la survie dans le plan physique deviendra presque impossible.  D’autre part, les êtres qui choisissent encore de naître sur ce plan ont bien plus besoin d’être accueillis dans l’Amour pur que dans la satisfaction humaine de procréer un être.  Pour ces raisons, vous n’avez plus à vous accoupler pour en tirer du plaisir, pour simplement fonder une famille ou pour entretenir un lignage.  Et si vous le faites, vous devez vous assurer que vous le faites en conscience et pour le bon motif, soit que vous le faites en tant qu’Être divin désireux de fusionner un moment avec un autre être dans l’intention de partager l’Amour que vous détenez et d’accueillir un nouvel être, le cœur ouvert, pour lui permettre de se réaliser sur Terre, en tant qu’Être divin à votre égal, en lui épargnant la plus grande part des anciennes souffrances et limitations du plan matériel.

   Quand comprendrez-vous que ce que vous cherchez en l’autre, vous le possédez en vous-mêmes.  Vous êtes un Être divin qui n’a nullement besoin de chercher en l’autre ce que vous Êtes.  L’autre ne sert qu’à vous refléter, à titre de miroir, ce que vous ne voulez pas voir de vous en vous-mêmes.  Il est temps que vous acceptiez que vous êtes un Être divin et que vous détenez les moyens de comprendre ce qui se passe en  vous, de vous libérer de tout ce qui a fait de vous un humain limité, de reconnaître les aspects auxquels vous avez donné naissance, mais qui ne participent pas de votre réalité divine, n’ayant servi qu’à comprendre ce que vous aviez choisi de comprendre dans la partie sombre de votre être.

   À ce point de votre évolution, vous ne pouvez plus chercher dans un autre ce que vous Êtes en réalité, vous devez plutôt réaliser que, en tant qu’êtres humains, vous n’êtes que le reflet de vous-mêmes.  Alors, vous devez maintenant œuvrer à découvrir votre réalité divine en évitant de chercher en l’autre ce qu’il recèle, qui n’est pas de votre ressort.  Vous devez apprendre à vous connaître, à ressentir l’Amour que vous êtes de toute éternité et à accepter l’autre comme il est, sans chercher à le changer et en évitant de chercher en lui ce que vous détenez vous-mêmes.  C’est uniquement ainsi que vous vous élèverez en conscience dans l’Amour que vous êtes, le rayonnant vers autrui, sans devoir souffrir de tout ce qui a fait que vous ne voyiez plus en vous qu’un humain.

   Dans la présente phase d’Ascension planétaire et collective, vous devez éviter de vous référer à l’humain que vous êtes en oubliant la Divinité que vous êtes.  Vous devez également accepter que chacun aille son chemin pour lui permettre de mieux comprendre, sans distraction, ce qui se passe en lui.  Vous devez passer d’être en être, pour former un couple, tant que vous ne parvenez pas à réaliser que vous êtes une totalité vivante, vous reflétant mutuellement ce que vous ne voulez pas voir de vous-mêmes et les souvenirs que vous avez accumulés de vie en vie.  Le temps est venu de vous libérer de tout ce qui peut vous empêcher de récupérer votre pleine conscience, notamment de ce qui peut vous empêcher d’être pleinement vous-mêmes et de vivre intégralement ce que vous avez envie de vivre.  Alors, si vous voulez vous élever très haut, vous devez vous libérer en totalité de l’emprise d’autrui de sorte que nul autre ne puisse vous retourner des souvenirs pénibles de la vie dans la dualité ou vous y maintenir et que vous ne soyez plus affectés par ce que les autres vivent et par ce que vous pouvez ressentir qu’ils vivent.  Ainsi seulement vous pourrez émettre, sans contrainte ni limite, des pensées qui ne vibrent que d’Amour pur.

   Ce n’est qu’en vous que vous pouvez trouver la voie de la libération et que vous pouvez comprendre ce que vous Êtes en réalité, au-delà de votre apparence humaine.  Et ce n’est qu’au terme de cette compréhension que vous pourrez rencontrer un être (ou des êtres) qui correspond à votre propre idéal de réalisation et qui aura à cœur de partager avec vous l’Amour que vous êtes tout en respectant votre autonomie et votre indépendance.  Alors, dénués de contrainte, vous pourrez vivre ce que vous avez envie de vivre, car vous n’aurez plus le réflexe de chercher en l’autre ce que vous possédez en vous.  Vous ne souhaiterez plus vivre avec lui que l’amour, la liberté, l’harmonie, la joie de vivre.  Et vous ne partagerez plus avec l’autre que pour combler vos besoins, surtout votre besoin de plaisir, car vous ne pourrez plus accepter rien de moins qu’un genre de fusion spirituelle dans l’Amour pur, ne trouvant plus de goût aux vulgaires plaisirs de la matérialité qui ramènent toujours dans la dualité.

   Vous savez, il existe chez les êtres humains une manière saine de vivre la sexualité, mais il existe aussi une manière falsifiée de l’exprimer, une manière bien plus commune, une manière qui se fonde sur les jeux de pouvoir, sur le besoin de posséder l’autre et de l’assimiler à eux, bien que cela soit impossible.  Au-delà de cela, il existe une fusion dans l’Amour divin qui décuple une énergie d’amour dans le respect mutuel et dans le respect de tous les êtres humains et de toutes les autres créatures, qui ou quelles qu’ils soient et où qu’ils soient.  Au point où vous en êtes rendus, vous gagneriez à accepter l’Être divin que vous êtes et à éviter de vivre une relation uniquement dans le désir sexuel en ne rayonnant plus que l’Amour pur.  Car, ainsi, vous engendreriez une puissance allant bien au-delà de ce que vous pouvez imaginer et vous participeriez à l’équilibration de cette vibration dans le cœur de tous les êtres qui vous entourent.

   Mais, pour en arriver là, vous devez d’abord commencer par vous retrouver en vous libérant de tout ce qui n’est pas vous et qui ne va pas en vous.  Vous devez d’abord apprendre à vous connaître, — plutôt à vous reconnaître dans votre véritable réalité — en comprenant qui vous êtes vraiment, un Être bien plus grand qu’un simple humain.  Vous avez besoin de percevoir en vous-mêmes l’être qui a besoin de s’aimer et de s’accepter jusqu’à ce qu’il ressente en lui l’Amour dont il dit avoir besoin.  Et vous devez lui apprendre que cet Amour ne réside pas d’abord chez l’autre, mais chez lui, en lui, et qu’il peut en trouver la racine dans son propre cœur.  Car, lorsque vous parviendrez à percevoir cet Amour en vous-mêmes, vous  comprendrez que vous pouvez également y trouver tout ce que vous cherchez, d’où vous n’aurez plus besoin d’attendre qu’un autre vous comble de ce que vous n’avez pas encore trouvé.  L’Amour contient tout.

   Vous portez tous en vous la possibilité de vous aimer, comme celle de vous situer dans l’Amour de vous-mêmes et des autres simplement en vibrant cet Amour et en le rayonnant à tout moment en osmose avec ce que vous êtes dans votre totalité et avec Tout-Ce-Qui-Est.  C’est en cela que l’Amour, dans toute sa splendeur, prend tout son sens dans le cœur de chaque être, devenant porteur de vie et d’idéal.  Ce n’est que dans cet état que vous pouvez ensuite attirer l’être (ou les êtres) qui vous témoigneront de leur compatibilité et de leur complémentarité dans l’œuvre de la Création divine.

En fait, si vous parvenez à comprendre ce que vous cherchez et à vous le donner, vous n’attirez plus des êtres chargés de vous combler, mais des êtres mandatés d’échanger avec vous, dans l’égalité, tout ce qui fait la joie de vivre, dégagés des souffrances de l’attente de ce qui peut se passer le lendemain.  Comprenez-vous la différence ?  À ce niveau d’Amour, il ne peut plus y avoir d’attente, de frustration, de dépendance, de vide sentimental, de parasitage, il n’y a plus que l’échange amoureux d’êtres dont le cœur exprime la réalité de ce qu’ils sont dans leur perfection.

   L’Amour qui unit les êtres prend sa source dans votre propre cœur, non dans l’attirance physique ou dans vos carences personnelles, dans vos besoins non comblés.  Il n’y a que dans votre propre cœur que vous pouvez trouver l’Amour qui vous a manqué dans le passé de cette vie ou de vos autres vies.  Et c’est dans la sincérité de votre propre cœur que tout peut trouver sa solution ou sa résolution.

   Alors, reconnaissez une fois pour toutes que, en réalité, vous êtes un être d’Amour qui aspire désormais à se libérer de tout ce qui peut l’empêcher d’être lui, de vivre dans la conscience de ce qu’il est, de pardonner à ceux qui l’ont fait souffrir ou ont contribué à lui donner une conscience réduite de qui il est, de vivre pleinement cette vie dans l’Amour qu’il est et qui l’unit à la Source unique.

© 1999-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *