LE CORPS HUMAIN, L’INSTRUMENT D’EXPÉRIMENTATION DE L’ÊTRE INCARNÉ…

Le corps désigne l’organisme ou le vêtement de chair et d’os de l’être humain et des animaux, la partie matérielle de l’être par opposition à l’âme et à l’Esprit, une expression matérialisée de l’Être essentiel ou Soi supérieur (Monade divine).  Il représente le véhicule d’exploration de la Réalité divine, conçu pour confirmer, les données de la Loi cosmique, universelle ou primordiale, en microcosme, il donne la clef du Macrocosme.  C’est l’instrument qui, par la conscience, permet de comprendre l’énigme de l’existence, de l’Univers et de Dieu.

Outil le plus précieux de la Conscience divine en évolution, le corps révèle qu’il existe toujours un grand nombre d’applications des fonctions sacrées derrière l’apparente banalité d’un attribut de la matière.  Il est un instrument d’action, un véhicule de réalisation et une puissance de transformation.  Guidé par les informations contenues dans les molécules d’ADN, à chaque cycle de sept ans, il remplace toutes ses cellules se renouvelant sans cesse par la mitose quotidienne.  Mais l’évolution spirituelle d’un individu ne dépend pas du plan biologique de son existence, car l’Être corps-humain-human-bodyessentiel ou Soi supérieur n’a rien à voir avec l’expression biologique.    Comme un noyau dense, il ancre les couches énergétiques qui se déplient autour de lui en
cercles vibratoires toujours plus grands.

Voilà pourquoi nul ne peut s’élever dans la Lumière en abandonnant sous lui ce qu’il imagine son contraire, le corps et la matière, ce qui serait une illusion ou une fuite dans l’Esprit.  Et l’illusion de cette Terre ne se dépasse pas ainsi.  Chacun est appelé à illuminer le corps et la matière, ce qui ne se fait pas en les rejetant et en les méprisant, mais en les aimant et en les prenant pour ce qu’ils sont : un support de la conscience.  Autrement, on cultive la dualité, on perpétue la lutte entre la Lumière et l’Ombre et on tourne autour de soi-même au lieu de trouver son Centre.  Il faut plutôt les transmuter en y insufflant toujours plus de Lumière et d’amour.

À trop insister sur la valeur de l’âme , on a fini par ignorer la valeur du corps humain, d’où, pendant des siècles, on l’a condamné et considéré comme méprisable, tout cela pour glorifier l’âme.  Mais comment l’âme peut-elle aspirer au salut sans le soutien et la coopération du corps physique?  Le corps est aussi important que l’âme, car, sans lui, celle-ci n’est rien.  Le corps est le Temple du Seigneur, d’où il faut le chérir et le traiter avec un soin infini.  On peut comprendre que certains individus éprouvent de la difficulté à vivre dans la dimension terrestre de la matière parce qu’ils proviennent de dimensions de lumière et d’esprit plus élevées.  Ainsi, ils ne sont pas vraiment en contact avec leur corps physique, préférant vivre dans le monde mental plutôt que dans le monde concret.  En réalité, ils aimeraient pouvoir créer leur réalité quotidienne aussi facilement et rapidement qu’ils peuvent l’imaginer dans leur mental parce qu’ils conservent en eux des mémoires évanescentes de ces hautes dimensions où ils créaient les choses à l’instant même où ils les pensaient.

Le corps de l’homme fait autant partie de Dieu que l’âme ou la conscience.  En fait, il reproduit, en miniature, l’ensemble du Cosmos.  C’est le microcosme.  Un Maître affirmait à ce propos: «En tout, est tout ce qui est dans tout le reste.  Il n’est donc dans l’Univers rien qui ne soit dans le corps humain.  Il est inutile de lever les yeux au Ciel pour trouver Dieu.  Il est en nous…»  Le corps de chaque homme reproduit, dans le visible, son Être invisible.  L’homme est un tout indivisible dont le corps est une réalité symbolique à déchiffrer, entreprise qui aide à se connaître, donc à s’accomplir.  En réalité, le corps est le véhicule de l’âme, son instrument de connaissance privilégié.  Son langage se traduit en vibrations.  Certaines doctrines religieuses ou mystiques prêchent le mépris du corps, oubliant qu’il est le Temple de l’Esprit.

Bien qu’il ne faille pas mettre sa tête et son cœur au service du corps, mais le corps au service de la tête et du cœur, le corps n’en reste pas moins un instrument infiniment noble.  Il n’est ni une bête de somme ni un animal à dompter.  C’est un véhicule, un instrument à connaître, pour devenir pleinement humain.  Chacun doit, en conséquence, apprivoiser son corps et le traiter avec dignité.  Le corps représente une réalité symbolique qui exprime l’homme là où il est.  Heureusement, notre époque le redécouvre et l’accepte comme une dimension inaliénable de l’être, lui apportant une considération plus adéquate.  Les sciences humaines nous aident désormais à considérer l’homme comme un tout indivisible.  Nous serons donc moins portés à penser en termes de dualité et à privilégier l’âme.  Nous réapprendrons à vivre avec notre corps.

Il existe un lien étroit entre les apports des sens et la pensée réfléchie.  Nous devons en prendre conscience et éviter de réduire le corps à un simple rôle instrumental et mécanique, ce qui entrave l’harmonie intérieure.  Nous devons réapprendre à sentir, à toucher, à entendre, à goûter, à voir.  L’expérience de l’Univers sensible ne peut se réaliser sans passer par le corps.  Notre capacité de communiquer s’accroît du reste dans la même mesure que le corps et l’âme savent s’unir.  Nous devons encore apprendre à vivre dans le présent, le seul moment de rencontre possible de l’humain et du Divin.  En fait, le corps, comme l’âme, résulte des deux aspects fondamentaux de la dualité par lesquels Dieu s’exprime.  Le corps figure l’aspect objectif, l’âme, l’aspect subjectif d’un même être.  En tant que masse organique, nous devons considérer le corps comme négatif dans sa polarité électrique et son potentiel.  Les éléments qui composent le corps procèdent de la terre avec tout le magnétisme vital négatif polarisé dans ces éléments.  C’est dans le corps physique, matériel et négatif, que l’homme, en respirant, introduit la vitalité, force positive, émanant du soleil et circulant dans l’air.  Ce sont les deux polarités qui produisent la vitalité.  L’homme est magnétique, ce pour quoi il est entouré d’un champ magnétique, souvent appelé aura.

Voici la Loi: le corps ne peut atteindre un état meilleur sans que le mental ne se développe et que la conscience ne s’ouvre à la Réalité.  En revanche, la conscience ne peut parvenir à un plus haut degré de réalisation spirituelle si le corps ne s’améliore pas progressivement, dans sa condition physique, et si le mental ne se développe pas, lui aussi, de façon symétrique, lentement et progressivement, selon son dynamisme propre.  Le côté droit du corps transmet la puissance vers l’extérieur dans un mouvement ascendant.  Cette puissance, de couleur rouge, magnétique, décrit un mouvement de la terre au plexus solaire.  Le côté gauche du corps reçoit la puissance du côté droit dans un mouvement descendant.  Cette puissance, de couleur bleue, électrique, suit un trajet de la tête au plexus solaire, y formant le vert, par l’union du jaune et du bleu.  Le vert est la couleur du centre cardiaque, le jaune la couleur du plexus solaire lui-même.

Le corps est animé par l’énergie ou la force vitale, diversement appelée énergie subtile ou pranâ.  Cette énergie, constituée de deux sortes d’ondes, vient du soleil et de la terre qui s’unissent.  La nourriture de l’homme fournit à son corps l’énergie négative dont il a besoin.  La respiration lui fournit l’énergie positive.  C’est par le métabolisme que le corps accomplit son œuvre de nutrition et de régénération.  Le métabolisme constitue en effet le processus de transformation chimique des cellules vivantes par lequel l’énergie nécessaire aux processus vitaux est libérée, permettant l’assimilation de matières nouvelles pour réparer les pertes.  C’est ainsi que le corps se procure les substances nécessaires au sang, aux os, à la chair, aux graisses et aux autres tissus.

Le corps vivant révèle une action nerveuse réflexe, une fonction immatérielle qui provoque une manifestation tangible.  Il détient une force de contrôle, autrement dit, une aptitude à se mouvoir (locomotion).  Ses caractéristiques essentielles sont: l’activité volontaire ou involontaire et la conscience.  Le corps mort ne les possède plus.  La conscience de soi est liée à la faculté de contrôler et de diriger l’énergie.  Dans un corps mort, il n’y a plus de conscience de soi, donc plus d’aptitude autonome à contrôler et à diriger l’énergie.  Il conhomme-et-femmevient de fermer cet article par deux citations d’éminents mystiques qui ajoutent un peu de pertinence à tout ce qui précède.  Lanza del Vasto disait: «La propreté corporelle n’est pas seulement l’expression de la pureté, c’en est l’effet naturel, aussi la condition la plus favorable.»  Sivanandâ résume tout notre propos: «Le corps est une grande ville.  Les sens en sont les habitants; le mental en est le ministre; l’âme en est le roi.»  Nous ne pourrions qu’ajouter: l’Esprit en est le Monarque suprême ou l’Empereur sublime.  Pour résumer, le corps physique, l’énigme à déchiffrer, sert de miroir à la conscience.

Dans le corps humain, il existe une forte radiation négative vers ses extrémités, vers sa partie antérieure et dans son côté gauche.  Ainsi, la main gauche est négative par rapport à la main droite, mais les deux mains réunies sont négatives par rapport à l’épine dorsale du fait que le devant du corps est négativement polarisé par rapport au dos.  Une attention de qualité peut orienter autrement la polarisation.

Ainsi, en fixant son attention consciente dans le bout des doigts, on peut inverser la direction du flux des champs inductifs entourant le bout des doigts pendant la durée de la période pendant laquelle l’attention est ainsi placée et maintenue.  On comprend là le secret de l’imposition des mains dans certains rituels ou certaines thérapies.  Dans la méditation, la centration de la conscience engendre des états d’équilibre et d’harmonie qui peuvent se partager dans le milieu et se projeter à distance.  À un autre niveau, chez l’homme qui évolue normalement au niveau sexuel, la signification érotique d’un organe autre que le sexe tend à diminuer, ce qui résulte du fait qu’il peut objectiver les fonctions propres à chaque organe et à cheque membre d’un autre sujet.

© 1986-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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