COMME LA THORA POUR LES JUIFS, LA BIBLE POUR LES CHRÉTIEN, LE CORAN REPRÉSENTE LE LIVRE SACRÉ DES MUSULMANS…

coran

Le Coran, dont le titre signifie «lecture» ou «récitation» désigne le Livre sacré des Musulmans et des Islamistes dont le titre signifie .  Il contient la loi religieuse, la loi civile et la loi politique.  Autrement dit, il sert de livre de référence à la fois pour le dogme, le fondement de la liturgie et le code juridique.  Révélé à Mahomet par l’archange Gabriel, entre les années 570 et 632, donc sur plus de vingt ans, il fut recueilli sur l’ordre d’Abou-Bekr et il fut rédigé en cent quatorze chapitres, appelés sourates, divisées en versets, dans une prose élégamment cadencée.  Les sourates (mot qui provient de l’arabe «sûra», qui signifie littéralement «muraille») regroupent les versets constituant un ensemble.  Elles se composent le plus souvent de parties qui ont été rassemblées et juxtaposées les unes à la suite des autres, mais qui n’appartiennent pas toujours à la même époque prophétique. Les titres ont été donnés à partir d’un mot-clé permettant de lescoran-1 identifier, ce qui simplifie la recherche.

Le Coran ne représente pas un texte écrit pour être lu, il s’agit plutôt d’une récitation qui a été transmise par écrit. Les préposés à la récitation, appelés «qurrâ’», qui le connaissaient par cœur, selon les différentes lectures, jouissaient d’un grand prestige.  La recommandation de lire le Coran en le psalmodiant figure dans une sourate. L’art de la psalmodie, appelée «tajwîd», fait l’objet de nombreux traités aux règles très précises, pour identifier le rythme lent ou rapide, les pauses, les nasalisations, les nuances mélodiques. Des signes propres à la psalmodie sont notés au-dessus du texte.

Le texte du Coran, donné originellement à Mohammed en arabe seulement, doit être appris et récité dans cette langue.  Il est utilisé pour la liturgie uniquement ainsi car, dès qu’il est traduit, il cesse d’être la Parole de Dieu.  En conséquence, n’importe quelle traduction du Coran, en anglais ou dans une autre langue, n’est pas le Coran lui-même, ni une autre version du Coran, mais seulement une traduction du sens de ses versets.Néanmoins l’Islam s’étant étendu à des pays plus lointains qui ne parlaient pas l’arabe, des traductions virent le jour, les premières en Iran dès le Xe ou le XIe siècle, mais à seule fin de permettre un accès à la compréhension du texte.  Il n’empêche que, pour porter ce nom, le Coran n’existe que dans la langue arabe dans laquelle il a été révélé.

Puisque tout à de l’importance, pour ce qui a trait au Coran, il faut ajouter que le plus ancien support du Coran fut le parchemin, comme en témoignent les premiers feuillets coraniques qu’on a pu conserver.  Le papier le supplanta dès le Xe siècle dans la partie orientale de l’empire arabo-musulman tandis que, au Maghreb et en Espagne, on continua à le copier sur parchemin jusqu’au XIVe siècle.  Dès l’origine, la forme adoptée semble avoir été le codex, le livre composé de cahiers cousus.  Sommairement, ce traité religieux édicte des principes fondés sur divers degrés de nécessité ou d’absolutisme.  Allah est le seul Dieu, d’où il faut croire en Allah ou mourir.  De ce fait, il faut vouer une haine aux infidèles et leur livre une guerre sainte et acharnée.  Qui subira le martyre pour la foi recevra la récompense d’une existence dans un Ciel plus lascif et voluptueux que vraiment sublime.

Tout bon Musulman doit veiller à s’acquitter quotidiennement de la prière, étalée sur cinq moments de la journée, les yeux tournés vers la Mecque.  Il doit sanctifier le vendredi bien qu’il reste un jour ouvrable.  Il doit faire des aumônes et appliquer le jeûne quotidien pendant le Ramadan (du lever au coucher du soleil).  Il devrait s’assurer un pèlerinage à la Mecque au moins une fois dans sa vie.  Il s’abstiendra absolument de vin, d’alcool, de viande de porc et de tout animal tué par étouffement.  Il doit proscrire les images et les idoles.

L’homme musulman gagnerait à se faire circoncire.  Tout homme peut épouser quatre femmes et s’entourer d’autant de concubines qu’il le désire, à titre d’être responsable, ce qui le destine à agir comme chef de la famille et de la société, puisque la femme est trop émotive pour assumer ce rôle.  Le célibat reste interdit aux femmes, car il n’est permis, sans restriction, qu’au mari.

En fait, ce livre compte environ 70 000 prescriptions relatives à la vie extérieure, pour diriger le bon Musulman sur la voie du Paradis.  Ce Livre sacré, qui est en lui-même très porté vers l’amour et la clémence, sert à tort à des tentatives de justifier l’injustifiable, la violence contre les infidèles, qui va jusqu’à l’ostracisme de tous les étrangers, à la haine de l’Occident et au terrorisme.

Pour tout dire, le Coran traite de tous les sujets qui  concernent les êtres humains: sagesse, doctrine, adoration, transactions, lois, etc., mais son thème de base est la relation entre Dieu et Ses créatures.  Il contient également des lignes de conduite et des enseignements détaillés pour assurer une société juste, un comportement convenable et un système économique équitable.  Il représente l’un des grands textes inspirés qui a guidé l’humanité et l’a fait progresser, tout en maintenant la Tradition d’un Dieu unique et un minimum de valeurs spirituelles dans le cœur de ses membres.

Le Chrétien pourra se surprendre que Jésus soit l’une des figures les plus éminentes que le Coran propose à la foi de ses Croyants.  À part Muhammad, c’est en effet sur lui, avec Moïse et Abraham, que se concentrent les lumières de la Révélation, portant le message des textes saints pré-coraniques.  Au regard des Musulmans, la figure ce cet Envoyé de Dieu, dit le Christ, né d’une vierge palestinienne, est, de toute évidence, la plus fascinante qu’ils puissent trouver dans leur Livre sacré.  Mais autant elle leur inspire un intérêt émerveillé, autant elle éveille en eux de troublantes interrogations, parce qu’ils ne peuvent pas se contenter de mentionner son nom avec une pieuse révérence, ils ne peuvent que saisir son aura de splendeur et de mystère dans la mesure où ils cherchent sincèrement à étancher leur soif de croire par la compréhension certaine.  

© 2000-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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