LE CÉLIBAT, UN CHOIX DE VIE COMME UN AUTRE…

Le célibat exprime l’état d’une personne en âge de se marier, mais qui ne l’est pas et ne l’a jamais été.  Selon le contexte social ou politique, il peut désigner l’état d’une personne qui est en âge de vivre en couple, d’être mariée ou de fonder une famille, mais qui n’a pas de conjoint dans sa vie amoureuse et sexuelle. Petit problème de sémantique, en général, on considère que le célibat ne s’applique pas aux personnes veuves, bien qu’il puisse inclure ou exclure, selon les cas, les personnes mariées (séparées ou non) et les divorcés qui ne cohabitent pas avec un conjoint.  Bien que les enEntspannung in der Naturfants soient des célibataires, on ne les range dans cette catégorie rarement avant quinze ans, selon les pays, d’où, avant cet âge, on ne les compte pas séparément dans les statistiques, les incluant plutôt dans la cellule familiale.  En revanche, en raison de la rareté des mariages aux âges élevés, les démographes considèrent parfois que les personnes au-delà d’un certain âge entrent dans un célibat définitif.

Là où le célibat commence à intéresser les religions, c’est que, pour plusieurs d’entre elles, il doit impliquer la chasteté, ce qu’ils appellent le «célibat chaste».  Bien que pour certaines religions, le célibat soit une abomination.  En effet, dans des temps lointains, les prêtres ou ministres avaient besoin d’un prétexte religieux pour inciter les gens à se marier et à procréer, pour augmenter le nombre des membres du clan, de la tribu ou de la nation, des ennemis cherchant souvent à attaquer le groupe.  Cette intention pieuse, érigée en précepte religieux, a la vie dure dans certaines communautés traditionalistes.  Pendant des millénaires, on a considéré avec suspicion l’homme célibataire, mais encore plus la femme célibataire, pour qui, en plus d’être tabou, ce choix restait interdit et impossible.

En psychologie, la chasteté est simplement considérée comme le refus de toute activité sexuelle avec un partenaire d’un autre ou du même sexe, sans toutefois exclure les pratiques sexuelles telle que la masturbation.

À l’inverse, le célibat chaste des Églises interdit toute activité sexuelle quelle qu’elle soit, même en pensée.  Pour résumer rapidement la pensée de la spiritualité vraie sur le sujet, on peut offrir l’avis du Tibétain: «Ainsi un divin fils de Dieu peut agir librement et avec efficacité aussi bien marié que célibataire.» Ainsi l’être célibataire n’est pas un asocial, un anormal, un cas pathologique, un réprouvé, c’est un être qui a fait un choix de vie.  Chacun doit comprendre qu’il n’existe aucune voie privilégiée autre que celle qui correspond à ses choix en regard de son idéal personnel.  Marreligieuseié ou célibataire, chacun peut maintenir le degré suffisant d’autonomie et d’indépendance lui permettant de jouir de sa complète liberté.  Et le célibataire peut être initié comme les autres, car il conserve un droit entier au salut, selon son degré de conscience.  Pour ce qui a trait à l’acte sexuel, il est simplement régi par le principe de l’évitement des abus, donc le principe de la modération, puisque la sexualité ne vise pas uniquement la procréation.

Le pape démissionnaire, Benoît XIV, a récemment justifié le célibat des prêtres, dans l’Église catholique, en ces termes : «Le dévouement qui conforme le prêtre au Christ et l’offrande exclusive de lui-même pour le Règne de Dieu trouvent une expression particulière. Le fait que le Christ lui-même Fils de Dieu par Nature, ait vécu sa mission jusqu’au Sacrifice de la croix dans l’état de virginité constitue le point de référence sûr pour recueillir le sens de la tradition de l’Église latine sur cette question. Il n’est donc pas suffisant de comprendre le célibat sacerdotal en termes purement fonctionnels. En réalité, il est une conformation particulière au style de vie du Christ lui-même».  Évidemment, il n’a pas la vision qui lui permettrait de faire certaines découvertes dans les Archives akashiques qui pourraient l’étonner, même le surprendre au plus haut point.  Marie Madeleine n’éta
it peut-être pas qu’une pécheresse repentie devenue l’un de ses disciples féminins!

L’Église catholique préconise depuis longtemps le célibat ecclésiastique, une décision d’ordre disciplinaire uniquement, qui représente, pour les prêtres et les clercs, le choix de ne pas se marier et qui implique, en outre, celui de rester chaste.  Avant le IVe siècle, il n’y eut sur le point de la chasteté et de la continence des clercs aucune obligation stricte ni en Orient ni en Occident.  Ce sont la louange des papes, les nécessités de l’apostolat et le rigorisme de certaines sectes religieuses qui engendrèrent un courant en ce sens, obligation qui fut finalement sanctionnée par le concile d’Elvire vers 300.  Il prit force de loi en 1138.  Il faut dire que le nombre des moines, des continents de toutes sortes et des vierges ecélibatn vinrent à former, dans l’Église chrétienne, une aristocratie très puissante et appréciée qui exerça son influence sur le clergé et mena à cette promulgation.  En Orient, on en vint à interdire le mariage à ceux étaient déjà entrés dans les ordres supérieurs, mais on permettait à tous les clercs précédemment mariés de continuer à vivre dans cet état.  À partir du IVe siècle, même en Orient, la tendance s’accentua de choisir les évêques parmi les continents, les ascètes et les moines.

Dans les couvents, on rencontre nombre de personnes qui ont prononcé des vœux, notamment le vœu de célibat et de chasteté, bien que l’Absolu n’en demande pas tant.  On appelle célibat religieux ce choix par lequel un être se coupe volontairement d’une vie amoureuse et sexuelle pour se consacrer à Dieu.  En spiritualité, on opine que ce choix peut engendrer des déséquilibres et entraîner des problèmes graves.  Il empêche notamment l’énergie du centre coccygien de circuler, empêchant la mutation cellulaire, ce qui prédispose à certaines maladies physiques (asthme, arthrite, hypertension, problèmes de la peau, dérèglement du sommeil, faiblesse intellectuelle), psychiques (frustration, amertume, rigidité, agressivité, tristesse, sentiment d’abandon et d’isolement, dépression, contention) et spirituels (orgueil, esprit de domination, illuminisme, sentiment d’infaillibilité).  Souvent, un sujet choisit cet état pour cacher un déséquilibre préalable, souvent proche du désaxement, révélé par un manque de confiance en soi, un dédain de son apparence, un manque de joie et de sérénité, une difficulté à entrer en relation avec les autres, surtout avec les personnes de l’autre sexe.  Alors, ne pouvant pas assouvir ses pulsions sexuelles et canaliser son potentiel amoureux, il choisit la réclusion des maisons religieuses.

Il faut bien comprendre que, dans son premier sens, la chasteté n’implique pas surtout le refus de l’acte sexuel, mais le fait de poser tous ses actes dans la pureté d’intention.  Ce mot peut désigner autant le vœu d’abstinence complète des plaisirs sexuels que l’usage de cette fonction dans un esprit de modération ou en conforhomme-seul-bancmité avec les préceptes moraux ou les lois de la Nature. Ainsi, la vie sexuelle n’aurait d’autre but que la procréation de sorte que ce qui ne sert pas cette fin devrait aider à élever la conscience.  Pour un spiritualiste, la chasteté évoque moins la continence sexuelle complète que l’état d’un être nullement troublé par la tension sexuelle.  Elle désigne alors la pureté d’esprit et d’intention qui implique de garder sa pensée et son cœur fermé à toute pensée impure et à tout acte méprisable.  Aux yeux de la Loi cosmique, la continence et la pratique sexuelle reçoivent la même valeur et la même considération dans la mesure où ceux qui les choisissent s’en acquittent dans les normes prescrites par la Nature.

Dans ce cas, seul le but recherché diffère.  En effet, la chasteté doit viser à diminuer le nombre des désirs charnels qui lient à la matière et à économiser les énergies subtiles dans l’intention de maintenir sa vitalité, d’accroître son magnétisme ou de favoriser sa transmutation spirituelle.  Au premier chef, la chasteté désigne l’aptitude à juger de façon juste, soit objective, neutre et impartiale, en se fondant sur des principes éthiques stricts de vérité, pour guider son choix final.  Ainsi, ce terme réfère souvent à une réflexion pure qui ne se fonde pas sur les sentiments et ne s’entache pas d’un désir personnel, mais sur la réalité telle qu’elle est en soi.  Accessoirement, elle identifie la pensée claire par laquelle un être maîtrise ses pulsions de sa nature sauvage (primitive) capable de défendre des principes spirituels plutôt que des passions.

© 2012-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *