LE BOUDDHISME, UNE RELIGION… SANS DIEU

Le Bouddhisme est, selon les points de vue occidentaux, moins une religion qu’une philosophie, ou il représente un mélange des deux.  Ses origines remontent au Vᵉ siècle avant notre ère, en Inde, comme résultat de l’Éveil de Siddhârta Gautama, qui fit par la suite connaître son enseignement.  Bien que le Bouddhisme soit communément perçu comme une religion sans divinité, soit que la notion d’un Dieu créateur soit absente de la plupart des ses différentes formes (bien qu’elle soit présente dans les formes syncrétiques d’Indonésie), la vénération et le culte du Bouddha historique, en tant que «Bhagavat», joue un rôle important dans le «Theravada» et, particulièrement, dans le «Mahayana», le «Grand Véhicule», qui apparut au début de notre ère, deux formes du Bouddhisme, qui lui donnent quasiment le statut d’un dieu, ce qui contribue à brouiller les cartes sur les notions de Dieu et de divinité dans cette religion.

Le Bouddhsime «Therâvada», assez près du «Hinayana», le plus répandu en Asie du Sud et du Sud-est, est dit fondé sur la «doctrine des Anciens», fondée sur le canon pali du «Tipikata» («Triple Corbeille»).  La doctrine du «Theravâda» explique comment accéder soi-même à la délivrance en devenant un «arahant» (être délivré parce qu’il a suivi la voie enseignée par le Bouddha sans bénéficier de l’omniscience), un «bodhisattva» (être qui cherche absolument à devenir un bouddha pour enseigner en pratiquant les vertus dites «pāramita», soit «Perfection» ou «Qualtiés illimitées») ou un «sambuddha» (un «bouddha parfait», un être qui, possédant une compréhension parfaite des enseignements du Bouddha, accède à l’évebouddhail et peut enseigner).  Le Bouddhisme «Mahayana» apparut vers le début de l’ère commune dans le Nord de l’Inde et dans l’Empire Kouchan, d’où il se répand rapidement au Tarim et en Chine, avant de se diffuser dans le reste de l’Extrême-Orient.  Quant au «Vajrayâna», sa forme tantrique, il apparut en Inde avant le IVe siècle et il pénétra au Tibet entre les VIIe et VIIIe siècles, puis en Mongolie, et, par la Chine, où il laisse peu d’influences, en Corée et au Japon à partir du VIIIe siècle.   Toutefois, bien que sans Dieu, on révère intensément les «Bodhisattva», décrits comme les Fils du Bouddha primordial, qui sont : «Samantabhadha», «Vadjrapani», «Ratnapani», «Padmapani» et «Vishvapani».  Ils équivalent souvent aux Principautés de la «Cabale».

L’idéal du Bouddhisme consiste dans la Libération transcendantale, la sortie de la Roue des réincarnations, par l’ascèse, la répression des sens et l’abolition des désirs.  Il amène à un tel état de détachement des biens du monde que ses moines n’ont aucune considération pour la culture du passé, sous prétexte d’impermanence, d’éphémérité, de vie transitoire et illusoire de toutes choses, bien qu’ils remplissent leurs temples de riches ornements dorés.  Il culmine dans l’atteinte de l’état du Nirvana, qui n’a rien à voir avec le «Néant», comme le croient certains occidentaux.  Autant dans l’Hindouisme que dans le Bouddhisme, le mot «nirvana», un nom commun ou un nom propre, désigne le «néant» dans le sens de «Chaos primordial», le Réservoir des possibilités infinies, cet état du monde avant l’Émanation.  Mais ce mot, qui exprime le «non-être», au sens de dissolutions dans l’Absolu, ne réfère jamais au «rien» ni au «Vide absolu», mais au «sans forme» ou au «Vide plein infini» qui est à l’origine de tout ce qui est.  Ainsi, s’il peut exprimer la forme d’«extinction» qui précède la naissance, la descente en incarnation, la période qui précède l’incarnation, ou qui accompagne la  mort, le terme de la vie ou l’après-vie.  Pour l’occidental, il réfère à une fusion dans l’Être suprême, le Soi, le Tout.  Il s’agit de la Lumière pure, libre de toute contingence.  Comme État originel, on l’appelle diversement le Néant absolu, le Plan divin, la Libération transcendantale, la Sublime immobilité illuminée, la Pure Béatitude de l’Impersonnel, l’Union complète avec l’Esprit, l’Unité transcendante universelle, la Félicité de l’Unité.  Il réfère à la Conscience cosmique qui est à jamais hors du temps et de l’espace, qui n’est point lié par la chaîne de la causalité (des causes et des effets) et des changements du monde mouvant, trouvant sa béatitude en soi, illuminé par soi et à jamais en paix.

Comme résultat de la conquête de l’Absolu, dans la Réalisation transcendantale de l’âme, on décrit diversement le «Nirvana», avec une majuscule, comme le Plan divin de la Libération suprême qui implique l’État d’Extinction de l’ego dans l’Esprit du Monde, l’Extase indescriptible, la Pure Béatitude de l’Impersonnel, l’Unité totale avec le Tout, l’Apaisement suprême, l’État de Lumière pure et libre de tout, souvent symbolisés par l’image de la Lune brillante qui se montre soudain dans la nuit, dès que le vent a balayé les nuages.  Il exprime l’Expérience ultime de ne faire qu’un avec l’Unité qui permet de s’affranchir de la Roue de la Vie, soit du cycle des morts et des vies successives, et qui confère un état de calme absolu engendré par l’absence de passions définies comme les désirs de la nature personnelle suite à une longue et patiente recherche Bu Bien absolu et de la Paix suprême.  Il ne s’agit nullement de l’annihilation de soi et de la perte de l’individualité, mais de l’immersion du moi personnel distinct dans la Vaste Réalité de l’Existence infinie, une et impersonnelle.  «Nirvati» qui signifie «éteindre» sert de racine au mot «Nirvana» pour exprimer un état d’extinction des pulsions humaines qui maintiennent dans la densité et la dualité, qui entretiennent l’enfermement.

L’expérience grandiose du Nirvana entraîne l’immersion du moi personnel dans l’Existence infinie, l’effacement de l’être mortel, erratique, ignorant et égaré, à la disparition de l’égoïsme et de l’esprit de séparativité.  Ainsi, elle traduit moins un néantement que l’extinction des feux intérieurs, l’ardeur de «Tanha», soit des exigences multiples du mental et des sens.  Elle rend inutile le renoncement oriental au vouloir-vivre puisqu’elle figure une réalisation de la Vérité.  L’Harmonie cosmique ne résulte pas du dégagement de ses obligations humaines, de ses intérêts personnels et de son devoir d’état, mais du renoncement à ce qui entrave le développement spirituel pour accepter de nouvelles occasions de servir et d’évoluer.  Elle implique, comme motivation première, le désir de fusionner avec l’Esprit suprême, en témoignant par l’union de sa pensée à la Conscience et à l’Intelligence de l’Univers pour se mettre en harmonie avec les Forces cosmiques, se ressentir comme une partie de ces Forces, ce qui rend sans cesse plus vivant, plus heureux, plus sain, plus paisible.  Comme disait la Mère Rose, compagne de Sri Aurobindo Ghose : «Quand on est tout là-haut dans la conscience, on voit les choses, on sait, mais en fait, quand on redescend dans la matière, c’est comme de l’eau qui entre dans le sable.»  Ce qui laisse entendre que l’être humain ne doit pas chercher son accomplissement dans l’annihilation qui résulte de la fuite dans l’Esprit, et qui amène à redevenir Lumière des lumières, mais dans la fusion, en lui, du Ciel et de la Terre, pour devenir Lumière de Vie.

TOUTE VÉRITÉ EST BONNE À DIRE, SI ELLE INSTRUIT ET LIBÈRE! 

Le Bouddhisme, qui est souvent considéré comme l’une des religions les plus neutres, les plus accueillantes, les plus ouvertes et les plus tolérantes, n’est pas sans reproche, à commencer par le fait d’avoir instauré des prescriptions aussi sévères à ses adhérents, notamment à ses moines. Du reste, les saints bouddhistes, qu’il ne faut pas confondre avec les Maîtres invisibles de l’Univers, semblent se former une conception réductive de leur mission terrestre.  Se complaisant dans le Nirvana, ils pêchent souvent, à leur insu, par séparativibouddhistes-mendiantté, leur chefs vivant aux crochets de la société, sans s’impliquer suffisamment dans le destin de la planète.  En Occident, les néophytes bouddhistes sont portés à croire détenir la Vérité à eux seuls, ce qui les rend souvent très arrogants, surtout que beaucoup se refusent à tout dialogue.  Dan le reste du monde, ils boudent ou méprisent leur dimension physique, leur aspect terrestre personnel, en raison d’une ascèse exagérée, sous prétexte d’accéder à l’Illumination.

Or, l’Illumination ne s’obtient pas dans la «Fuite dans l’Esprit», mais dans la «Fusion du Ciel et de la Terre».  C’est pourquoi les Maîtres spirituels disent que l’enseignement bouddhiste mène à côté du Port, du Foyer originel, non au Port lui-même.  D’après eux, après sa transition, Bouddha aurait dû poursuivre des expériences complémentaires pour rectifier sa propre situation personnelle, soit son état de gloire personnel.

Cette intention, bien que sincère, révèle souvent une fuite stérile en Dieu.  D’autre part, lorsqu’ils interviennent dans le monde, ils ressentent de grands malaises, peu adaptés au choc de la dualité, d’où ils sont portés à se replier rapidement sur eux-mêmes, dans leur oasis de bien-être et de béatitude, exprimant une compassion plus sentimentale qu’efficace.  Adoptant le dogme bouddhiste à leur fantaisie, ils le diluent, n’aidant pas beaucoup l’Humanité à évoluer, refusant de s’impliquer de façon rigoureuse dans l’activité concrète.

D’ailleurs, en elle-même, la Conscience bouddhique représente un niveau de conscience moindre que la Conscience christique, d’où ces adeptes apparaissent parfois comme des êtres rétrogrades qui échappent largement aux mutations terrestres actuelles.  Quoi qu’il en soit, les Grands Maîtres invisibles affirment que Bouddha lui-même est parvenu à un état de conscience sublime, mais qu’il a abouti à côté du port du Royaume divin, ce qui a nécessité une correction de sa part et qui appelle la même correction du tir du dogme bouddhique.

Depuis quelques décennies, déçus des piètres résultats initiatiques des enseignements des religions occidentales et du comportement des divers clergés, beaucoup de gens ressentent une véritable fascination pour les religions orientales : Brahmanisme, Vishnouisme, Shivaïsme, Bouddhisme, Taoïsme, Confucianisme, Shintoïsme, etc.  Elles présentent un aspect exotique et des conceptions spirituelles qui offrent un vent de fraîcheur et de nouveauté et qui complètent ou corrigent à merveille  celles que véhiculent le Christianisme, la Culture africaine et les Traditions amérindiennes.  Mais il n’en faut pas moins éviter de s’emballer en acceptant sans discernement tout ce qui provient d’Asie, chacune des religions de cette région présentant autant d’imperfections que le Christianisme ou n’importe quelle autre religion.  Cela n’empêche pas que, en raison des nombreux déplacements du Dalaï Lama à travers le monde, autant pour répandre la bonne parole que pour récolter des fonds, le Bouddhisme obtient mondialement une grande audience et une assez bonne presse.

Les Sages ont toujours dit que c’est au moment où toutes les religions renonceront à leur prétention à la supériorité, mettront un terme à leurs querelles de clocher, cesseront leur propagande diviseuses et accepteront de fusionner pour exprimer la Religion unique que les gens comprendront la part de vérité que chacune comportait et qu’elles étaient secrètement destinées à se compléter dans l’Ordre du Plan divin, permettant une perception plus complète de l’Absolu, sans quoi elles ne pourraient subsister.

Jusqu’à présent, dans le monde concret, c’est probablement la religion catholique, avec sa structure impériale, sa prétention au rayonnement mondial, sa hiérarchie rigide, son ritualisme exagéré, son dogmatisme immuable et ses discours creux, qui s’est attiré les attaques les plus véhémentes et les critiques les plus acerbes.  C’est oublier que, dans l’invisible, c’est plutôt le Bouddhisme qui est le plus mal perçu, ce qui lui a valu, dans la dimension concrète, une perte de notoriété dans l’ensemble de la Chine, en raison du statut officiel d’État athée de cet immense pays, et des pressions armées qui ont amené l’exil du Chef spirituel du Tibet.  Il n’y a pas plus de hasard dans ces événements perturbants que dans le destin d’aucune autre religion qui n’exécute pas son mandat premier de rapprocher les êtres incarnés de Dieu.  Il n’y a rien de plus dommageable pour l’humanité qu’une association d’orgueilleux spirituels qui s’ignorent.

Mais que peut-on reprocher au Bouddhisme, une religion qui semble si lumineuse, tolérante et inoffensive.  D’abord, de ne pas rapporter plus correctement la vie, les enseignements et l’intention fondamentale de Gautama Bouddha que le Christianisme ne s’est montré fidèle dans son compte-rendu de la vie de Jésus, dans l’interprétation de sa mission et dans la transmission de son enseignement.  D’autre part, il s’agit d’une religion sans Dieu, un principe spirituel qui, mal compris chez le peuple, peut conduire à la perte du sens sacré de la vie et à la vénération intempestive d’intermédiaires considérés comme ses substituts.

À ce propos, quoi qu’on puisse dire, il n’y a pas plus de vérité dans le fait que le Dalaï Lama soit l’émanation du bodhisattva de la Compassion, Avalokitésvara, que le Christ s’incarne encore et encore, par transsubstantiation, dans le pain qu’un prêtre chrétien consacre ou que Jésus a opéré le Salut du monde.  Mais ce que la Hiérarchie invisible reproche le plus vertement au Bouddhisme, c’est, sous le couvert d’une grande humilité, d’une grande austérité et d’une grande liberté, son indicible prétention que son clergé, autour duquel gravite toute société de cette foi, mérite de grands honneurs et des privilèges auxquels, du reste, il a lui-même prétendu et qu’il s’est lui-même arrogés, imposant cette doctrine à ses fidèles depuis des siècles, notamment sous le fallacieux prétexte de s’engendrer des répercussions karmiques positives.

On a reproché bien des jeux de pouvoir et des écarts de conduite au clergé chrétien, d’abord au clergé catholique, mais la plupart de ses membres, notamment les moines, ont toujours démontré que, malgré le temps qu’ils consacraient à leur salut personnel et au service d’autrui, notamment dans les offices religieux, l’administration des sacrements et les œuvres de charité, ils savaient s’investir concrètement dans le monde pour assurer leur subsistance.  Du reste, dans leur labeur, ils ont fait des découvertes qui ont grandement servi le monde.  Ils ont démontré qu’ils pouvaient se prendre en charge et assumer leur autonomie, au chapitre des nécessités vitales, en défrichant des terres, en les cultivant, en plantant des vergers et des vignobles, en se construire des monastères et en ouvrant des écoles, qu’ils entretenaient eux-mêmes, s’adonnant encore à différentes formes de commerce comme la vente de compotes, de confitures, d’alcools fins, d’abord conçus comme médicaments, etc.

Tandis que, à part l’enseignement aux aspirants moines et l’exécution de quelques rituels, les moines bouddhistes se sont presque toujours considérés comme une élite spirituelle qui avait droit à tous les égards et à tous les genres de services, même lorsqu’ils étaient établis au milieu de communautés besogneuses très pauvres, désireux de consacrer l’essentiel de leur temps à la prière, à l’intériorisation, à la méditation, à la contemplation, dans une quête d’atteindre le Nirvana (le Vide plein).  Mais où ont-ils pu comprendre qu’ils détenaient une priorité, dans la démarche du salut, sur tous les autres êtres incarnés?  En fait, ils ont tenté de monopoliser la Lumière spirituelle pour eux-mêmes!

Il faut dire que Bouddha lui-même, dans sa première expérience initiatique, n’a pas vraiment atteint l’État de l’Illumination suprême, qui relève du plan atmique, puisqu’il a abouti dans le plan intuitif, le plan de conscience situé entre le plan causal et ce plan, aussi dit christique, ce qui explique d’ailleurs que certains qualifient cette même dimension de plan bouddhique.  Comme les Maîtres invisibles ont allégoriquement dit, il n’a pas atteint la Maison du Père-Mère, mais il a abouti à côté du port, se trouvant assez près de la vibration de la Transfiguration pour découvrir promptement, sans devoir se réincarner, le plan christique.

C’est ainsi que les Maîtres subtils considèrent comme de l’orgueil spirituel éhonté cette quête de Réalisation des moines bouddhistes, à l’instar de Bouddha, pour échapper à la Roue des Réincarnations, qui conduit à une fuite dans l’Esprit, en raison d’un dédain du corps, de la matière et du contact avec leurs semblables, exprimé par l’austérité et l’ascèse, qui empêche la fusion de la Terre et du Ciel.  Ces pauvres âmes ne réalisent même pas qu’en singeant Bouddha, dont ils n’ont jamais compris le véritable enseignement, ils ne réussissent qu’à atteindre des états initiatiques artificiels et statiques, ce qui ne peut que les condamne à devoir un jour accomplir un retour sur Terre pour comprendre autrement les principes de la Vie cosmique.

En outre, par l’exploitation arbitraire de leurs semblables — sûrement inconsciente chez plusieurs d‘entre eux —  à qui, s’en croyant légitimés en raison de l’apparente Lumière spirituelle qu’ils portent, ils quémandent services et aumônes, mendient nourriture, commandent l’érection de moineries et de temples somptueux, ils alourdissent leur tribut karmique négatif à un point que, progressivement, ils s’enchaînent plus fortement à la Terre qu’ils ne parviennent vraiment à s’élever dans les plans de la Conscience cosmique.  Autrement dit, par leur régression, qui favorise l’attraction vers la Terre, ils se condamnent plus fortement à la nécessité d’une réincarnation éventuelle plutôt pénible et douloureuse qu’ils ne s’élèvent vraiment dans les plans spirituels.

Sauf que, lorsque Dieu a repris les rênes de la planète, il a condamné péremptoirement ces âmes arrogantes, bouffies d’orgueil spirituel, à se réincarner précipitamment dans l’espoir qu’elles trouveraient moyen d’ouvrir correctement leur conscience et de participer au processus de l’Ascension collective.  Ainsi, depuis, le lot de la majorité des moines bouddhistes, dès le moment de leur trépas, c’est d’être promptement retournés vers la Terre afin d’y repasser correctement leurs leçons et de développer la véritable sagesse spirituelle.  Dans ce contexte, on se demande bien comment des Occidentaux peuvent se convertir à une religion aussi sévèrement sanctionnée dans un récent passé par les plus hautes instances spirituelles de la Hiérarchie invisible.

Qui a bien compris le dilemme de ces moines orientaux, qui débordent de plus en plus sur l’Occident, comprendra que s’il propose à la médiation d’autrui des textes bouddhistes ou confucianistes, il a tout intérêt à bien en saisir lui-même le sens et la portée initiatique de manière à ne pas induire le moindre de ses semblables dans la confusion.  Cela rappelle une parole de sagesse qui dit que le Maître idéal que tant d’êtres incarnés cherchent à l’étranger n’a jamais vécu, dans le visible ou l’invisible, que très près de celui qui le cherchait, mais qui ne parvenait pas à l’identifier, parce que, dans son illusion, perdu dans les apparences, il lui attribuait des critères spirituels intellectualisés de son cru qui n’avaient rien à voir avec sa Sublime Réalité.

Cette croyance se démontre aussi stupide que celle de croire que le Vrai Dieu est un Être spirituel dotés des attributs humains qui se présente notamment sous la forme d’un sage vieillard, sévère et grincheux, doté de longs cheveux et à d’une épaisse barbe blanche, ce qui resurgit inconsciemment des attributs de Saturne, le prototype de l’Involution ou du frein à l’Évolution.

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Puisque c’est la Vérité qui libère, toute salve de protestations qu’on pourra tenter de décocher contre l’auteur, sous prétexte que je manque de respect pour les autres manières d’exprimer sa foi, me laisseront indifférent, parce que je me permets d’être aussi critique envers toutes les organisations religieuses ou spirituelles qui font perdurer des superstitions et des aberrations et qui entravent d’autant la marche de l’évolution humaine.   La force du nombre n’a jamais fait la Vérité, quand le silence sur la Vérité n’aide pas un monde à se libérer de ses fausses croyances et de jeux de pouvoir qui s’exercent sur lui pour prendre de l’expansion.  L’Apocalypse ne désigne-t-elle pas d’abord l’Ère de la Révélation pour produire la Rédemption du monde par lui-même?  Aujourd’hui, il s’agissait de faire une mise au point sur une religion qui n’en est pas une, un autre jour, c’en sera une autre qui se fera tout aussi objectivement décortiquer.

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