IL Y A DE VRAIS ET DE FAUX BESOINS, MAIS TOUS LES BESOINS LIENT À LA TERRE… ET À LA DUALITÉ

Le besoin exprime une exigence de la nature, le sentiment d’un manque, un état d’insatisfaction ou désir de ce qui fait défaut portant à accomplir certains actes indispensables pour les satisfaire, un état de manque ressenti par celui qui croit qu’il existe quelque chose à l’extérieur de lui qu’il ne possède pas et qui lui est indispensable pour être satisfait et heureux.  C’est le résultat de l’affect qui engendre le désir, support de la motivation, de s’approprier quelque chose pour l’affectionner, soit pour le posséder ou l’utiliser comme objet afin de se remplir ou de se compléter.  Tout bien compté, le besoin évoque l’ensemble de tout ce qui semble «nécessaire» à un être, que cette nécessité soit consciente ou non, qu’elle soit réelle ou non.

Le besoin révèle la nécessité d’un échange pour ressourcer ses fonctions vitales ou mentales.  Il représente un moyen d’explorer des potentiels pour découvrir le plein derrière le vide.  Un être cherche toujours à acquérir ce dont il croit avoir besoin par tous les moyens, plus ou moins sages, conformément à son système de valeurs ou selon son degré de conscience.  Il perçoit l’amour comme une forme d’échange qui repose sur la mutualité des intérêts (le donnant-donnant), le rendant conditionnel, ce qui ouvre au favoritisme.  En réalité, nul n’a besoin de quoi que ce soit pour être pbesoinarfaitement heureux, mais tous croient qu’il leur faut acquérir tout ce qu’ils désirent et souhaitent pour le devenir.  Tant qu’un être est incarné, il peut satisfaire tous ses besoins licites et légitimes, mais en observant des principes régulateurs pour supprimer les désirs inutiles qui amènent à s’encombrer et à dévier de sa quête.  En présence d’un besoin, chacun gagne à se demander si le fait de le combler détient de la valeur ou s’il apportera un meilleur résultat.  S’il peut répondre affirmativement, il acceptera qu’il vaille ce comble et il prendra plaisir à lui répondre.  Il est bien plus agréable de penser et d’agir ainsi que de se juger ou de se critiquer ou que de juger ou de critiquer une valeur établie par quelqu’un d’autre qui croit, lui, qu’il la vaut.

Les besoins recouvrent l’ensemble des pulsions (manifestations naturelles qui poussent l’individu à accomplir un acte) qui visent à combler les exigences de la nature (déficit biologique) et de la vie sociale, donc tout ce qui est nécessaire pour vivre, à tous les niveaux, et qui suscite la manifestation extérieure des pulsions.  Les besoins réels se réfèrent à l’utile, au nécessaire, à l’indispensable, à l’obligatoire.  Les besoins artificiels se référent aux fantaisies, aux caprices, aux futilités, au surplus et aux quasi-besoins (ce qui est requis par une consigne, une tâche ou une intention).  Les besoins s’appuient sur le sentiment d’un manque qui porte un sujet à désirer ce qui fait défaut et à prendre les mesures pour l’obtenir, dans l’échange.  Ils recouvrent donc tout ce qui relève de la nécessité personnelle et de l’obligation sociale.  On peut ainsi résumer la notion des besoins par une manifestation à la conscience d’une tendance impérieuse, soit naturelle soit artificielle.  Cette manifestation naturelle de la sensibilité interne éveille à la tendance d’accomplir un acte ou à rechercher une catégorie d’objets considérés comme instruments utiles.  Il ne faut donc pas confondre les besoins avec les instincts et les pulsions.  Les besoins primaires de l’être humain sont fondamentalement, mais sans être exhaustifs: la faim, la soif, la respiration, le sommeil, l’échange sexuel, la quête de sécurité, le sens parental, l’activité exploratrice, la quête d’amour et de protection, etc.  Il existe des besoins primaires, secondaires, individuels, culturels, éthiques, etc.  Les besoins fondamentaux sont innés, indispensables pour survivre, continuer à vivre (s’oxygéner, s’alimenter, s’hydrater, éliminer, se reposer, dormir, aimer, produire, comprendre, être assisté, protection, etc.).

Il existe encore des besoins structurants, acquis, ceux qui contribuent à organiser la personnalité.  Le besoin de sécurité est peut-être le plus impérieux dans un contexte où les conditions de survie ne sont apparemment pas assurées de façon automatique.  Il en va de même du besoin d’acquérir ou de posséder des biens pour garantir cette même sécurité, au fur et à mesure qu’on avance en âge.  Les besoins structurants sont acquis, développés, non innés.  En revanche, les besoins fondamentaux, bien que primaires et innés, s’expriment par des modalités différentes selon les contextes sociaux; et les cultures.  Par exemple, l’amour est un besoin fondamental, certes le plus grand, mais les relations affectives prennent des colorations personnelles et culturelles.  C’est en vertu d’un choix que certaines personnes, pour toutes sortes de raisons s’accordent une certaine intimité et une certaine exclusivité affective (fiançailles, mariage, monogamie, polygamie ou monandrie, polyandrie, structure familiale), ou développent une structure de motivation particulière dans une orientation sexuelle (hétérosexualité, bisexualité, homosexualité, polyvalence, etc.).  Il en va de même pour les normes de l’amitié, l’exercice du rôle parental ou filial et bien d’autres besoins.  Quant aux besoins structurants, polyvalents, ils sont tantôt acquis ou innés, en ce sens qu’ils peuvent servir à satisfaire plusieurs besoins fondamentaux simultanément ou différemment.  Par exemple, l’alimentation peut être à la fois une nécessité et un art.  Il existe encore des besoins situationnels, donc spécifiques, qui répondent à la dynamique de l’ici et maintenant.  Quant aux besoins primaires, qui peuvent résulter d’un appel de la nature ou de la nécessité, ils s’expliquent par une question de vie, de détérioration psychique ou de mort.

Sous un autre aspect, les besoins peuvent être organiques, psychiques, intellectuels, sociaux, culturels, spirituels, etc.  D’où on peut dégager les caractéristiques suivantes des pulsions qui motivent un individu.  D’abord, le besoin structurant, on le rappelle, est acquis ou inné, forcé par la nature ou la nécessité vitale.  Il se développe progressivement dans l’interaction avec l’environnement.  Il n’est pas directement observable.  Il peut être satisfait de plusieurs façons.  Il peut être plus ou moins important dans la vie d’un sujet.  Polyvalent, il peut servir à satisfaire plusieurs besoins fondamentaux.  Il ne peut absorber de façon exclusive l’énergie organique.  Enfin, il n’est pas nécessairement favorable à l’accomplissement de la personne, pouvant être source de conflits psychiques ou interpersonnels.  Il en résulte qu’il faut être à l’écoute de ses besoins pour les situer dans la perspective de ses responsabilités personnelles, sociales et éthiques.  Les besoins doivent être comblés ou réprimés en regard de la propre hiérarchie des valeurs du sujet ou par référence à la nécessité et à l’utilité, soit aux droits et aux devoirs sur tous les plans (corps, âme, Esprit).

Tout besoin nous rappelle la nécessité d’un échange pour accroître sa connaissance ou ressourcer ses fonctions vitales.  La soif révèle par exemple un besoin d’échange au niveau de l’eau; la faim, un besoin d’entretenir les matériaux du corps; la miction, la nécessité d’éliminer des liquides inutiles et dangereux.  Les besoins, qu’on peut aussi appeler pulsions, découlent de l’affect et du sentiment.  Ils ne sont ni bons ni mauvais en eux-mêmes: ils sont inhérents à la nature du connaisseur, comme prévision de Dieu.  Pendant son incarnation, l’homme ressent forcément des besoins.  Les besoins, souvent appelés appétits, découlent de la dualité de l’homme.  Seule l’éducation de l’homme peut le conduire à qualifier de bons ou mauvais ce qui se produit autour de lui ou à travers lui.  La dualité (bipolarité) suggère un échange spontané.  Cette dualité répond à la Loi de l’appétence fondant la sensation, la sensibilité, le sentiment, le désir.  Dieu a prévu ce phénomène d’appétence en l’homme pour le motiver, par la curiosité et le plaisir qu’il en retire, à chercher à connaître et à expérimenter, autant en lui que dans son monde ambiant.

Essentiellement, tous les besoins et les désirs sont bons parce qu’ils sont naturels, quelles que soient les formes qu’ils revêtent.  C’est l’homme et l’homme seul qui a établi une échelle de valeurs et des critères moraux, les classant en bons ou mauvais, selon le plaisir ou le déplaisir qu’il éprouve à les satisfaire.  Le plaisir et le déplaisir doivent précisémegrosses-personnesnt lui servir de balises pour rester dans le juste milieu.  La Loi précise ceci: tous les besoins sont identiques en nature, mais ils sont soumis au principe cyclique qui régit toute chose.  L’impossible d’hier est ainsi devenu la réalité d’aujourd’hui; l’interdit d’hier, la loi de maintenant.  Tout change.  Tout est relatif et contingent.  Du point de vue naturel, l’homme ressent trois désirs fondamentaux: celui de se nourrir, celui de s’abreuver et celui de satisfaire sa sexualité.  Du point de vue naturel, il n’existe aucune différence entre ces trois besoins.  Ils sont tous légitimes et licites.  Il suffit de les garder dans le juste milieu.  C’est le mental et l’intuition, gardiens de l’être et du corps, qui en sont les grands régulateurs personnels.

Il y a faute autant dans la répression totale de ses besoins que dans l’abus ou l’excès.  Les besoins naturels sont ceux qui favorisent le progrès personnel, l’altruisme, l’union intime avec Dieu.  Ce qui flatte la vanité ou ne satisfait que les caprices et les fantaisies de l’homme ne relève pas de la légitimité.  Les besoins sont porteurs d’un message et ils indiquent, en eux-mêmes une direction à sa recherche personnelle.  Ainsi, ce qui est bien pour l’un peut être mauvais pour l’autre.  C’est le degré d’harmonie qu’on retire d’un vécu qui éclaire la légitimité d’un besoin.  Le rôle essentiel du désir, c’est de mener à une réalisation évolutive, à une prise de conscience utile.  L’homme doit comprendre qu’à satisfaire tous ses désirs sans en évaluer la légitimité, il engendre en lui le besoin de toujours plus leur donner, de toujours plus les satisfaire.  Il en devient l’esclave, pouvant aller jusqu’à l’excès.  Les besoins deviennent rapidement impérieux, tyranniques, parce que mus par l’animalité, la compulsion.  Les besoins trop facilement assouvis n’apportent aucune aide durable.  Ils obnubilent la conscience au lieu de l’éclairer.  En ce cas, l’être devient immature et revendicateur.

Mais la répression de tous les besoins, exprimés par les désirs, n’est pas plus salutaire.  Alors, le mental en vient à masquer le désir, sous un couvert de cérébralité ou d’aspiration vers le haut.  Sans s’en rendre compte, on entretient un désir en le réprimant, et un jour éclate la marmite, menant à de pires excès que leur satisfaction rationnelle ou engendrant des perturbations psychiques graves.  Acceptons la réalité: tout besoin raisonnablement assouvi maintient ou restaure l’équilibre et conserve au mental son rôle régulateur.  Rien n’est mauvais pour celui qui se conforme à la Loi du juste milieu.   C’est en vain et de façon risquée que l’être humain se mettrait à lutter contre ses désirs, même délétères.  La lutte ne contribue en rien à les réprimer ou à les corriger.  Le premier pas de la conversion, c’est l’amour et le respect de soi, l’acceptation inconditionnelle et intégrale de soi, comme on est.  La meilleure façon de dissoudre des besoins illicites, c’est de les observer en silence.  Ainsi, on se libère progressivement de toute identification avec nos mouvements internes et avec ses créations et on se détache de ce qui se trouve dans son environnement.  Alors, on est mieux en mesure de repérer ses désirs frauduleux, de les identifier, d’évaluer leur impact.  Ensuite, il ne reste qu’à méditer sur la qualité contraire et à la laisser s’exprimer à travers soi.  On assure que, pour réussir à s’extraire de ses besoins stériles, trop terre-à-terre, il n’y a rien de tel que d’entretenir en soi une notion concrète et vivante de son idéal et de l’Infini.  Pour sortir de l’illusion, il n’y a rien comme d’appeler puissamment la Réalité à s’éveiller en soi.  Au dire des Orientaux, la meilleure technique, pour y parvenir, c’est de répéter mentalement la syllabe OM (prononcée AAAOOOUUUMMM).  Ce son purifierait de lui-même le mental et dissoudrait ipso facto les besoins pernicieux.

Pour se libérer de ses besoins impérieux, multiformes, régressifs, il faut s’appuyer sur cette première technique d’un travail sur sa pensée en rétablissant un contact avec l’Ordre et l’Idéal par une réflexion sereine.  Il s’agit de comprendre qu’on a toujours tort de demander plus que ce qu’on peut prendre et plus que ce qui sert de moyen.  Le sens de la Vie, c’est d’apprendre à se connaître, non de satisfaire toutes les pulsions de sa sensibilité et de ses sentiments.  Il convient de se rappeler que le désir révèle un souhait de satisfaire un besoin ou d’acquérir un bien pour mieux se connaître, mieux se comprendre et mieux explorer le Monde.  Tout besoin, s’il est bien employé, comporte donc, en soi, essentiellement, le pouvoir de propulser vers l’avant.  N’est-il pas significatif que l’homme sombre dans l’angoisse et la dépression dans la même mesure qu’il accroît son confort et augmente sa science?  Il a oublié que le besoin vise à le faire évoluer et à ouvrir constamment sa conscience à ce qu’il est.  À ne pas en douter, non réglé par le mental et équilibré par l’aspiration, le désir rend les sens de plus en plus exigeants, ce qui densifie le corps, le rattache à la Terre, exacerbe l’esprit de possession, de pouvoir ou de domination.  Plus encore, déréglé, il engendre l’ennui, la crainte, la dépression, car il obnubile ou voile le mental.  Peu à peu, il conduit à ne voir dans les autres que des ennemis, des êtres susceptibles d’attaquer ou de priver d’un bien.  Tous les autres apparaissent comme des adversaires.

Il importe de transmuer ses besoins, mais jamais par la lutte, la négation ou la répression.  Voilà la clef: l’interprétation des besoins relève du mental individuel.  De ce fait, selon sa compréhension et sa conscience, chacun doit conformer ses actes à sa propre compréhension, sans pour autant juger autrui à partir de ses critères.  Chacun doit vivre et laisser vivre.  Nul ne doit adopter un mode de vie autre que celui que sa conscience connaissante peut appliquer, même s’il percevait qu’il existe un mode de vie plus conforme à la vérité ou à la normalité.  Il faut se respecter, ce qui commence par l’acceptation de son rythme évolutif personnel.  On ne peut opter, sans danger, pour un mode de vie conçu comme supérieur, que si on détient la conviction intérieure, une certitude née de la compréhension, qu’on se conformera mieux, par lui, aux principes cosmiques authentiques plutôt qu’aux prescriptions d’une morale religieuse austère.  Il faut agir sans tension ni frustration.  Au niveau des besoins, chacun doit agir et réagir d’après ses propres valeurs et désirs, conscient qu’ils ne constituent qu’un fondement temporaire pour se sécuriser.  Chacun doit également interdire à qui que ce soit, se prétendant plus évolué que lui, de lui suggérer un comportement qu’il ne peut encore admettre ou dérangerait sa sérénité.

On gagnerait à se convaincre de ce fait : la satisfaction des besoins ne nuit en rien et à aucun égard à l’épanouissement intérieur ou, plus clairement, à l’évolution spirituelle.  Bien souvent, au contraire, elle le favorise.  Elle indique la voie que Dieu souhaite qu’on suive.  On sait pertinemment que la nécessité est la mère de l’invention, donc de l’expérimentation.  Du reste, les appétits du corps ne concernent que le corps, pas le destin de l’âme.  Ce n’est pas la satisfaction de ses besoins qui peut freiner notre évolution, c’est la manière dont le mental peut interpréter cette satisfaction.  Le rôle du mental, c’est de découvrir, progressivement, la différence entre un besoin utile et un besoin futile, entre un besoin légitime et un caprice, entre une aspiration évolutive et un élan involutif.  Seul ce manque de discernement, qui reste fonction de la compréhension et du degré d’évolution de chacun, peut entraver l’expression de la vie à travers un être.  On dit avec raison que celui qui veut faire l’ange fait la bête.  Chacun doit respecter son rythme évolutif et sa compréhension du monde.  Beaucoup auront ainsi avantage à s’en tenir à leurs anciennes croyances, si retardataires qu’on les dise, qu’à suivre des principes, présentés comme authentiques, mais qui ne reçoivent pas leur adhésion intime, qui ne sont pas assimilés aux pomponnageniveaux supérieurs de leur être.  La seule mesure, en la matière, comme partout, du reste, c’est la Loi du juste milieu.  Elle dit : un peu de tout sans abus.  Voilà qui aide à déterminer, pour soi-même, ce qui est le mieux, sans tenter d’imposer sa conception à qui que ce soit.  Chacun doit déterminer ce qui est bon pour son corps à la santé qu’il en retire; ce qui  est bon pour son mental à la manière qu’il comprend; ce qui est bon pour son âme à l’harmonie qu’elle en obtient.

Désormais, l’être humain doit accepter qu’en assouvissant raisonnablement ses appétits physiques, loin de commettre une erreur, encore moins un péché, il favorise en lui l’harmonie, l’équilibre et son évolution, car il se dégage alors des tensions et des curiosités malsaines.  Il évite ainsi de rester la proie de pensées torturantes (regrets plutôt que remords) et d’obsessions mentales déchirantes, dans un repli morbide sur lui-même.  À trop se contraindre, on perd le goût à la Vie.  On développe conséquemment des frustrations, des complexes, des névroses, des psychoses, plus ou moins graves, et on sombre dans une introspection négative constante.  On entre dans le cercle vicieux des regrets, des remords et des culpabilités, au point que certains développent des tendances suicidaires.  Quel intérêt pourrions-nous développer dans la vie, l’école de la connaissance, sans plaisir ni satisfaction? En libérant régulièrement, mais judicieusement, notre temple physique de ses appétits, qui lui sont inhérents et naturels, nous rétablissons en lui l’équilibre.  Dès lors, nous pouvons diriger notre attention et nos pensées vers des objectifs plus constructifs et des buts plus nobles.  Toutefois, affirmer la légitimité de la satisfaction de ses besoins ne dispense personne d’éduquer progressivement son mental, de l’entraîner à mieux percevoir les besoins licites et légitimes, pour conformer ses choix, par la Loi du juste milieu, au sens de sa destinée ultime!

© 1990-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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