L’ALTERNANCE, LE RESPECT DES CYCLES DE MONTÉE ET DE DESCENTE DES ÉNERGIES…

L’alternance désigne le fait de succéder à tour de rôle, de suivre par phases, de se répéter tour à tour, de se reproduire cycliquement, de se produire successivement, de revenir plus ou moins régulièrement en parlant de deux choses qui s’opposent ou forment contraire. L’alternance devient un principe spirituel qui permet d’économiser les énergies.

Comme le suggère l’Ecclésiaste, un livre de la Thora ou Bible, il existe un temps pour tout et un temps pour chaque chose : il y a un temps pour s’organiser et un temps pour exécuter ;  il y a un temps pour le travail et un temps pour le loisir ; il y a un temps pour parler et un temps pour se taire…  Celui qui sait vivre comprend spontanément que, pour profiter au maximum de étudiante-student ses énergies et des synchronicités, il se simplifie les choses en trouvant le moment qui convient à chaque activité, en choisissant de ne faire qu’une chose à la fois, pour bien la faire en s’y consacrant totalement ;   et savoir faire des choses différentes, alterner les activités, à des moments différents.  Le temps qui passe est le lieu et l’espace de sa vie et c’est n’est que la façon dont on s’en sert qu’un être peut en tirer le meilleur et lui donner du sens.  Rien ne peut être fait contre les cycles, mais peut réaliser beaucoup celui qui s’y conforme!

Dans la Nature, qui donne l’exemple, toutes les phases alternent, tout en améliorant sans cesse les diverses réalités : le jour suit la nuit, le soleil remplace la lune, le beau temps vient après la pluie, les nuages se forment et se déforment, la température fluctue avec les saisons, la mer monte et descend.  Puis, au-delà de tout cela, il y a les Cycles, qui se déroulent au gré des Quatre Âges, se reprenant sans fin, la Création s’en tirant toujours plus subtile, plus achevée, plus parfaite, plus unifiée.  La vie repose sur l’alternance constante de l’énergie masculine (électrique) et de l’énergie féminine (magnétique) qui cherchent à fusionner de nouveau dans l’Unité suprême.  Dans l’ordre de la dualité, qui est celle de la densité, toutes les choses et tous les phénomènes ont deux aspects : un aspect Yin et un aspect Yang. Cela est directement lié à la temporalité du monde manifesté, à l’alternance des contraires, et représente le fondement même du mouvement perpétuel de l’univers.

Dire que les deux énergies, qui sont apparues simultanément, sont interdépendantes, cela signifie que la condition préalable à l’existence de l’un est l’existence de l’autre et qu’ils sont mutuellement utiles l’un à l’autre. Cela est vrai dans tous les domaines, physique, psychique et spirituel, sauf dans l’Absolu, puisqu’elles ne peuvent se définir que l’une par rapport à l’autre : pas de nuit sans jour;  pas de haut sans bas,  pas de gauche sans droite, pas de nord sans sud, pas d’extérieur sans intérieur, pas de soulagement sans souffrance, pas de question sans réponse, pas d’homme sans femme, pas de naissance sans mort, pas de commencement sans fin, etc.

Pour se maintenir en synchronisme et en résonance avec l’univers et le Cosmos, l’être humain gagne à adopter le même principe, s’il tient à maintenir son équilibre et, par ricochet, à vivre dans l’harmonie : il doit faire alterner les périodes d’intériorisation et d’extériorisation, d’effort et de repos, de travail et de détente, de solitude et de socialisation.  sommeilEt il gagne à développer sa conscience au gré des phases qui passent de l’obscurité à la lumière, ce qui est notamment marqué par les solstices et les équinoxes.  De même, le printemps et l’été, il doit s’extérioriser, profiter du monde de la Nature, tandis qu’à l’automne et à l’hiver, il doit s’intérioriser et refaire ses énergies.  Il s’agit alors de savoir alterner entre le faire et l’être.

 À un autre niveau de compréhension, autant il est préjudiciable de chercher tout son bonheur dans les biens terrestres, autant il est néfaste de chercher son accomplissement uniquement dans les sphères subtiles, trop spirituelles ou éthérées :  la première tendance, une fuite dans la matérialité et la dualité, risque de trop densifier, renforçant l’enfermement, rendant de plus en plus intellectuel, sceptique, confus par rapport à la véritable réalité des choses ;  l’autre expose à vivre dans le rêverie béate, l’illusion, la fumisterie, l’utopie, par fuite dans la spiritualité.

Au résumé, tout être incarné doit se consacrer à des activités tantôt concrètes tantôt abstraites, tantôt matérielles tantôt spirituelles, tantôt laborieuses tantôt divertissantes et reposantes, tantôt solitaires tantôt sociales, tantôt à l’extérieur tantôt à l’intérieur.  Il doit constamment s’ajuster aux mutations en cours.  En effet, puisque tout est spirituel, tout est équivalent et tout sert également bien l’évolution.  En cela, seule l’intention peut pervertir le principe!  N’est-ce pas la qualité de ce qu’un être fait qu’il se permet de vérifier la qualité de ses croyances, de ses hypothèses ou de ses certitudes, soit de ce à quoi il accorde une valeur profonde ?  Mais c’est par sa qualité d’être qu’il peut sans cesse pousser plus loin sa vérité et sa connaissance de lui-même

Tout détient un sens de sorte que rien n’arrive pour rien.  À chacun de comprendre le sens de ce qu’il est appelé à vivre dans le moment présent.

© 1991-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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