L’ASSOMPTION, LA FUSION AVEC SA DIVINITÉ D’ÉLECTION…

Non, nous n’allons pas ici traiter principalement de la fête catholique de l’élévation de la Vierge Marie au ciel.  En spiritualité, l’assomption désigne le phénomène mystique de fusion avec la Divinité qui résulte du degré d’identification à Dieu ou à un aspect divin.  Elle représente la spiritualisation absolue d’un être dans son corps et son psychisme, ce qui s’apparente à la théorie hindoue de la fusion avec une divinité d’élection, une entité réalisée à laquelle un disciple tente de ressembler dans sa Lumière.  En spiritualité,  l’assomption ne contient rien de différent de l’ascension.  Dans les branches chrétiennes qui acceptent le culte de dulie à la Vierge Marie, mère de Jésus, il s’agit de son élévation miraculeuse au ciel, en corps et en esprit, à la fin de sa vie.  Pour les Catholiques, ce dogme fut défini par le pape Pie XII le premier novembre 1950 et il est désormais célébré le 15 août de chaque année.   On l’appelle aussi «élévation au Ciel».assomption

En fait, l’Assomption résulte d’un travail spirituel par lequel un candidat réorganise, réoriente et amène ses trois centres d’énergie inférieurs à l’état de réceptivité, d’où il peut, par le plexus solaire, diriger ses énergies vers les centres supérieurs pour les rendre éminemment actifs.  Ainsi, la Vierge personnelle, le Concept immaculé, en vient à s’asseoir aux côtés du Fils ou du Christ dans le centre coronal.  Pour recevoir le symbole de la connaissance intérieure, les images symboliques, la faculté intuitive du cerveau droit se laisse submerger par une nouvelle expérience, assumant qu’elle est possible et réelle, jusqu’à la rendre manifeste.  La nouvelle conscience se développe dans le diencéphale plutôt que dans les hémisphères gauche ou droit du cerveau.  Après cette période d’imprégnation, le cerveau droit peut alors donner une nouvelle signification à la nouvelle conscience symbolique.  Chez l’individu, dans un futur rappel ou une future analyse de cette expérience symbolique, le cerveau gauche pourra la conduire à une plus grande compréhension ou à une meilleure application.  De ce fait, moins un candidat en sait sur un fait de conscience, mieux il peut l’assumer au niveau spirituel, ne limitant pas les phénomènes par son analyse mentale propre.  L’analyse et la validation doivent uniquement être menées après l’expérience pour en comprendre l’utilité et le bienfait.  Comme l’enfant apprend à assumer l’âge adulte en sortant de celui de la pensée magique, l’adulte peut se dégager de la monotonie du quotidien et assurer l’évolution de sa conscience par l’assomption des symboles fondamentaux de l’Initiation.  Car, à proprement parler, l’assomption du Moi supérieur se produit par une longue série d’initiations, fournies par la vie elle-même ou par un Ordre spirituel, englobant de nombreuses expériences de vie.  Il s’agit de fixer son attention sur l’Idéal suprême pour attirer les expériences initiatiques qui mènent à le réaliser.

Plus précisément, le principe de l’Assomption consiste à opérer un échange de lieu (téléportation), de personne (identification) ou de pouvoir (initiation).  Ce mot vient de «assumer» au sens de «présumer», de «prendre pour acquis», d’«imaginer de façon créatrice»  ou de «faire comme si…»  Ce procédé est rendu possible en raison de l’unité de la Conscience cosmique et de l’existence des Archétypes.  Ainsi, pour obtenir un résultat ou pour accéder à un état de conscience particulier,  tout être conscient peut s’imaginer ne faire qu’un avec eux, leur ressembler au point de devenir eux.  Par exemple, en imaginant qu’on peut se «christifier» ou accéder à la Conscience christique, on peut assumer que l’on devient soi-même le Christ et le devenir effectivement, au point de manifester à travers soi son essence, sa nature et ses attributs.

Autrement dit, avec le temps, on peut devenir ce que l’on pense de soi et croit fermement.  On comprendra qu’il ne s’agit pas ici de la prétention du névrosé, du sujet atteint de psychose ou de l’illuminé qui se prend pour le Christ, mais sans jamais rien faire pour lui ressembler vraiment.  Il s’agit plutôt de la transmutation progressive de celui qui conforme sa conduite aux enseignements du Christ, qui focalise son attention sur son individualité grandiose, qui centre ses énergies sur ce modèle idéal et qui parvient ainsi à attirer les énergies christiques à travers lui au point de lui ressembler.  Alors, il vit l’initiation de la transfiguration.  Puisque l’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, il n’y a rien d’exceptionnel dans le fait qu’il puisse progressivement intégrer l’une de ses hypostases au cours de son évolution.  Chaque Étincelle divine incarnée reste une part du Créateur qui est en voie de réalisation et d’identification avec lui-même.

Toutefois, il n’est pas souhaitable qu’un individu établisse un transfert subtil d’énergie de ce type avec des personnalités en évolution ou avec des aspects secondaires de Dieu.  Cela pourrait engendrer à la fois un parasitage subtil et une dépersonnalisation préjudiciable.  Car, par la Causalité, celui qui demande à autrui contracte une dette envers lui, pouvant en devenir le tributaire obligé, s’il ne sait pas comment se libérer de son emprise.  L’idéal, c’est qu’il tente de fusionner avec la Source suprême par l’intervention directe de son Centre divin.

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