QUE FAUT-IL ENTENDRE PAR L’ASCENSION DE LA CONSCIENCE?

En ces temps charnière entre l’ère des Poissons et celle du Verseau, il est évident que les êtres humains incarnés peuvent s’attendre à des transformations étonnantes de leurs possibilités, par la révélation de leurs potentialités intérieures.  Plusieurs enseignants spirituels appellent le présent phénomène du nom qui titille autant à la curiosité qu’il invite à la rêverie, à partir de l’expérience étrange de plénitude, apparemment béatifique, que Jésus a lui-même connu, mais que d’autres Initiés qui avaient accédé à la Maîtrise totale de leur être avaient connu avant lui et que d’ailluminationutres ont continué de connaître, les uns après les autres, mais de manière discrète, pour des raisons particulières, de manière à laisser le moins d’indices possibles de leur réalisation spirituelle.

 Depuis quelques années, beaucoup d’auteurs ont parlé de l’Ascension, certains channels ne cessent d’y faire référence et, moi-même, j’ai déjà tenté d’en traiter d’une manière assez docte et spéculative, dans certains articles, ce qui a contribué à confondre davantage les gens qu’à les faire avancer dans leur compréhension spirituelle, surtout par ra
pport à la manière d’appeler à eux cette expérience quand même extraordinaire.  Mais, pour que le lecteur accepte cette épithète «extraordinaire», pour la qualifier, il est probable qu’il aimerait savoir de quoi elle retourne vraiment, afin de vérifier s’il lui accolerait le même terme.  Surtout, il faut lui faire comprendre qu’il s’agit d’un phénomène purement naturel, sans danger ni douleur, inhérent à l’évolution individuelle, auquel nul ne peut éventuellement échapper.

En fait, les mots «Évolution» et «Ascension» peuvent être considérées comme des synonymes très rapprochés.  Justement, à chaque jour, à son su ou à son insu, tout être évolue, grandit en conscience, poursuit son ascension spirituelle, ce qui amène son taux vibratoire à s’élever de plus en plus, bien que, imperceptiblement, chez la plupart des terriens.  Ainsi, par ses expériences quotidiennes, tout être pousse plus loin son expérience de la connaissance de lui-même, ce qui l’amène à poursuivre son essor ou à prendre son envol, dans son retour vers le Royaume originel d’où il est venu.  On pourrait dire que l’Ascension se produit au moment de l’accession à la maturité spirituelle.  Le terme ascension exprime la montée progressive de la conscience dans une spirale lumineuse qui devient comme une échelle autour de la Montagne sacrée.  Le fait d’atteindre cet état, soit le sommet de la Conscience, se nomme l’Ascension.  Mais chaque pas pour s’élever sur cette échelle représente également une ascension.

Cette excursion, qui se poursuit sur des éons de temps, se mène à l’intérieur du Grand Cercle de la Vie qui le mène de l’Alpha à l’Oméga, deux aspects d’une même réalité, la Conscience cosmique, qui signalent le point de départ de la plongée involutive progressive dans la densité de la matière qui se poursuit ensuite par l’envol, le mouvement évolutif vers le point de départ.  Dans sa plongée, un choix qui remonte au moment même de l’Émanation divine, l’être individuel, perdu dans la Conscience cosmique, n’a nullement conscience de son individualité : il vibre simplement à l’unisson de la Conscience infinie qui le porte.

C’est au moment de s’incarner que l’être humain, désormais doté d’un mental ou intellect, prend conscience d’être comme séparé de sa Source d’origine et que, en raison de la nostalgie qui en résulte, il cherchera, à travers de multiples tâtonnements, à rétablir la conscience de sa Réalité divine.  Au début de l’impulsion qui le porte de plus en plus puissamment à retourner d’où il vient, l’être humain se complaît dans le sort qui lui a échu et, abandonné à ses passions, il ne se comporte guère mieux qu’un animal intelligent.  Cependant, après avoir connu toutes les souffrances, les limites apparentes et les désillusions du monde de la densité et de la dualité, qui lui ont permis d’explorer à satiété les extrêmes, pour activer ses potentialités et se découvrir à l’intérieur de lui-même, il finit par découvrir la Voie royale, la Voie droite, rapide et directe, situé au point du Juste Milieu ou d’Équilibre entre les extrêmes des Ténèbres et de la Lumière, qu’il s’empresse de prendre pour échapper à des expériences désormais inutiles de division qui maintiennent arbitrairement dans la de douleur et les limitations.

Dans cette conception, on peut donc parler de l’ascension quotidienne, par laquelle un être en apprend toujours davantage sur lui-même, ce qui l’amène à se dégager de plus en plus de la matière, un phénomène qu’il est convenu d’appeler, dans les Écoles initiatiques, la raréfaction, la sublimation, la spiritualisation et, en Alchimie, le passage par le solve ou la dissolution dans l’Esprit divin unique, après avoir subi le coagula, soit la densification, la cristallisation, la matérialisation.

Dans un sens élargi, on peut parler de l’Ascension, du phénomène particulier qui marque le terme ultime de l’évolution terrestre, la sortie de la Roue des Existences, par l’élévation continue du taux vibratoire, au moment de l’accession d’un être incarné à la Maîtrise parfaite de lui-même.  Alors, il traverse la quatrième dimension et bascule dans la cinquième, ce qui lui permet d’échapper à la souffrance et aux limitations terrestres pour toujours.  L’Ascension dans la Lumière divine induit un être dans l’immortalité, l’élevant dans un état dépourvu de temps, de densité et de dualité où il ne s’exprimera désormais, dans la Béatitude et la Plénitude, que par un mouvement de conscience qui oscille au gré de ses conceptions intimes.

La différence entre les deux termes extrêmes de cette expérience unique, c’est que l’Atome divin individuel, dans son écartement apparent de la Conscience cosmique — puisqu’il n’y existe pas, à proprement parler, de sortie ou d’écartement de Dieu, mais uniquement la production d’un voile d’Illusion qui masque cette Réalité sublime — poursuit sa plongée dans un état d’inconscience, vibrant de la Conscience cosmique qui le contient.  C’est dans la phase du retour à la Source dont il vient que l’être individuel, se dégageant de l’ego qui lui a servi de moyen d’obnubilation de sa conscience, que l’être incarné, s’éveillant, appréhende qu’il n’est rien d’autre, dans une totalité réelle qui le dépasse un moment, qu’une Monade divine inséparable de l’Absolu ou Tout divin.

Dans l’aptitude de produire son Ascension, la compréhension exacte de ce qu’implique ce phénomène merveilleux, qui reste une faculté d’Illumination universelle, donc qui n’est pas réservé à une élite, importe peu, puisqu’il se produit de soi au moment où un être atteint le taux vibratoire permanent qui permet de traverser la trame subtile de la Vie, soit d’échapper à l’attraction de la matière.  Elle s’obtient par la dissolution de l’ego et l’élimination des désirs de nature matérielle, non dans un renoncement suicidaire qui amènerait à cesser de s’occuper des contingences de la vie matérielle de façon prématurée et entraînerait la mort, mais dans un choix exprimé à son Centre divin intime de retrouver sa conscience d’antan, sa Conscience totale.

Dans l’Ère présente, l’Ascension devient spontanément le privilège de celui qui demande à son Centre divin d’accélérer en lui ce phénomène, ce qui laisse entendre qu’il n’y a pas d’acception ni d’exception particulière à la règle pour quelque individu que ce soit.  Ce choix clairement précisé, il ne reste plus à ce sujet incarné qu’à se donner inconditionnellement à la Lumière divine et à vivre dans le moment présent les expériences que la Vie va lui proposer, désormais providentiellement conçues de manière à harmoniser, purifier et subtiliser son être à son rythme propre.  En cela, il existe trois ingrédients primordiaux à intégrer dans sa vie : l’union la plus constante possible à son Centre divin, pour se percevoir comme une totalité indivisible;  le rayonnement amoureux discret, sans jamais rien imposer à qui que ce soit;  le respecte du principe d’innocuité ou de non intervention;  la coopération dans l’établissement du bien commun;  et la récupération de sa liberté complète.

Dès lors, le phénomène commence à se produise permettant à cet être d’accéder à l’immortalité sans devoir passer par la mort physique, dans la mesure où il n’y fait pas obstacle par ses résistances, qui naissent généralement des peurs, des sentiments de culpabilité, des regrets, des remords, des doutes, de la dépendance, des actes dépourvus d’amour, du manque d’authenticité ou d’intégrité, de la culture des apparences.  En cela, il n’y a pas de condition contingente — comme l’âge, l’état de santé, la nationalité, la religioascensionn, l’instruction, la culture, l’état de richesse ou de pauvreté, la qualité de l’intelligence, la couleur de la peau, l’orientation sexuelle, le degré apparent de conscience ou autre — qui puisse empêcher le phénomène de se produire au moment opportun.  Surtout, comme il n’existe pas de raccourci évolutif, elle n’implique nullement l’application de techniques spéciales, l’assistance à des cours particuliers, l’appartenance à une École initiatique, l’obédience à un maître visible, etc.

Dans la démarche évolutive, après l’expression vivante du choix personnel d’un être incarné particulier, ce qui importe le plus, c’est le degré d’abandon aux expériences agréables ou désagréables du quotidien qui ne peuvent désormais que contribuer à produire le vœu exprimé, soit l’expérience pleinement consciente de l’Ascension, et l’engagement de rayonner silencieusement l’Amour pur et de servir de Pont menant au Nouveau Monde.  En quelque sorte, l’Ascension représente le Retour au Paradis terrestre ou à l’État du Ciel sur Terre où l’être humain, fusionné en Dieu, donc en pleine maîtrise de ses moyens, peut passer à d’autres genres d’exploration de la Réalité infinie de la Conscience cosmique, aussi appelée l’Absolu.

L’Ascension représente un état inédit que nul être humain ne peut prétendre connaître parce que, bien qu’il ait déjà vécu un état apparenté, avant sa première incarnation, engendrée par le phénomène inverse de la Descente, il ne détenait pas l’autonomie de conscience pour s’en souvenir.  Aussi devient-elle d’autant plus sûre qu’un être peut faire table rase de son passé, avec son lot de préjugés, de jugements de valeur, d’approximations, de superstitions, de croyances, de traditions, d’attentes contingentes, de notions culturelles ou spirituelles et qu’il peut concevoir pour lui-même un état complet et une réalité grandiose en ouvrant sans ces les perspectives des possibilités divines à travers lui.

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