L’APPROVISIONNEMENT UNIVERSEL, UNE EXPRESSION DE LA PROVIDENCE DIVINE OU DE LA JUSTICE IMMANENTE…

L’Approvisionnement universel désigne la Providence divine dans son rôle de fournir à chacun, à chaque instant, tout ce dont il a besoin pour mener à bien son expérience en cour.  Elle explique l’allégorie de Jésus qui invitait à vivre comme les oiseaux, qui n’ont pas besoin de semer et travailler, pour récolter leur pitance, ni les fleurs de se tisser leurs tissus.  Plus sage que tout être incarné, la Divine Providence sait mieux que chacune de ses créatures ce qui lui convient ou lui revient et elle veille à la réalisation de son destin éternel mieux qu’il ne saurait le faire s’il était laissé à lui-même.

Ce principe spirituel peut même expliquer la pénurie qui peut représenter l’état dans lequel un être a besoin de se retrouver pour devenir plus créateur ou moins dépendant d’autrui.  Car c’est la même force qui élève ou qui abaisse ou rabaisse.  Celui qui se sait aimer de Dieu croît, prospère, grandit en conscience;  celui qui se croit abandonné de lui, erre dans la pénurie et les ténèbres, pouvant s’étioler jusqu’à la mort.  Apparemment abandonné à lui-même, l’être qui manque de foi dans ce principe n’a plus d’autre choix que d’assumer sa liberté et de se prendre en main, de travailler à la sueur deoeil-de-dieu ses bras, plutôt qu’à la sueur de son front (créativité spirituelle) ou de se laisser couler et crever, ce qui peut lui servir de salutaire leçon de bonne gérance de son destin dans une autre vie.

«Demandez et vous recevrez.» Dieu donne à tout être qui demande rigoureusement selon sa demande.  Il répond alors par sa Loi mathématique, immuable, impassible, impersonnelle, mécanique.  La Substance cosmique contient tout et elle est capable de répondre à tous les besoins.  Il s’agit de faire une demande claire, nette et précise, dans un moule pensée parfait.  Dieu ne peut manquer de rien.  Ses enfants qui demandent non plus.  «Regardez les petits oiseaux… et les lis des champs…»

C’est par l’Esprit de Vie que Dieu rend la Manifestation cosmique possible, celui-ci se densifiant jusqu’à la Forme concrète.  Or, l’Esprit, c’est la Matrice subtile ou la Substance originelle qui comble tous les besoins et les désirs exprimés à travers le Cosmos.  C’est par l’Esprit que Dieu peut prendre de l’expansion à travers l’Évolution des créatures de tous les plans.

Dans cette perspective, il est juste et naturel que l’homme soit toujours comblé dans ses attentes et ses besoins constructifs pour contribuer, dans sa mesure et dans son rôle fonctionnel propres à mieux exprimer la part du Plan divin qui lui revient.  Dieu ne peut manquer de rien.  L’homme ne devrait jamais davantage être dépourvu de ce qui contribue à rendre sa vie plus large, lui donne sa pleine valeur d’expérience complète, de ce qui peut l’amener à exprimer plus de lumière dans son être et son milieu, même sur cette terre.

Tout ce que l’homme entreprend ici-bas devrait aboutir à la réussite, au bien-être, à la prospérité, s’il apprend, par le discernement, à s’insérer dans la dynamique créatrice, à s’investir dans ce qui en vaut la peine.  Pour Dieu, rien n’est grand ni petit: tout est simplement.  Tout peut contribuer à favoriser et à agrémenter sa Manifestation éternelle.  Rien ne lui est d’ailleurs impossible, car il n’a aucun sens de la facilité ou de la difficulté.  Dieu ne demande même pas à savoir si une demande est capricieuse ou fantaisiste ou si elle est utile ou nécessaire.  Il agit par sa Loi qui est impersonnelle, immuable, mécanique, neutre, impassible.  Il ne sait jamais, du plan où il régit l’Univers, si un être s’en sert et dans quel but.  La Causalité se charge de veiller sur les circonstances et les événements, éveillant dans l’utilisateur le sens de la pertinence de ses choix par le malaise ou le contentement qu’il éprouve quand ils prennent forme dans sa vie.

Dieu a établi tous les êtres dans l’Abondance.  Tout ce qu’il possède appartient à l’homme, par droit de régence innés, ce qu’il appelle ne pouvant jamais priver un autre, à moins qu’il ne se serve qu’en puisant dans son environnement, exploitant ainsi indûment la Nature.  Chacun peut se servir amplement dans le Réservoir invisible, régi par la Providence, mais en tenant compte du fait qu’il n’obtiendra rien pour rien, d’où, dans le don et le redon, il doit s’ouvrir à l’échange et au partage impersonnel, à partir de son surcroît.  En principe, un être ne peut obtenir de l’Invisible ce qui nuirait aux autres ou les dérangerait dans leur cheminement personnel, le bien commun primant sur le bien individuel.  D’autre part, un être ne peut en obtenir que ce qu’il conçoit pour sûr et certain, d’où la nécessité, pour chacun, d’ouvrir sans cesse sa conscience, par l’expérience.  Enfin, tout être doit payer le prix de ce qu’il appelle en investissement mental et spirituel, soit en acceptant d’évoluer vers sa fin, lui subordonnant tous ses moyens.

Ainsi, avant même qu’il demande, un être a déjà reçu.  Voilà qui ne signifie nullement que Dieu intervient personnellement et directement dans le processus d’une demande, mais que chacun peut se servir à volonté dans le Réservoir cosmique, la Substance originelle, en y formant ses moules de pensée par la construction intérieure oumains-de-dieu la visualisation mentale.  Qui ne s’astreint pas à cet effort n’obtiendra jamais rien.  Celui qui retourne sa pensée vers la Source et y imprime ses demandes, de façon claire, nette, précise et vivante, dans l’esprit de l’immédiateté et du ressentir de foi, impose une alchimie spirituelle qui rend possible la manifestation concrète de ses Proclamations ou prières.  Il réalise alors, peu à peu, que la prise de
contact avec la Loi éternelle, dans la Conscience divine, meut l’énergie universelle, dans son jeu de Loi, de la cause à l’effet, de l’action à la réaction.  Sa demande part du plan pour s’élever jusqu’à la Conscience divine, puis lui revient sous forme de manifestation formelle, en retour, reprenant la même voie, mais en se densifiant.

Ainsi, pour chacun, tout est là, préalablement possible, ne demandant qu’à se spécifier, par l’attraction et l’affinité, selon sa vision personnelle, se mettant instantanément en route vers lui, dans le temps et l’espace.  Tout est là, dans le Réservoir cosmique inépuisable, sans limites ni impossibilités, sans préférence pour qui que ce soit, à la disposition de tout être qui connaît les principes spirituels de la créativité universelle et les applique correctement.  Voilà comment on sue à la sueur de son front plutôt qu’à la sueur de son corps.  Préalablement à toute demande, les principes et les propriétés existent déjà de façon latente.  Il ne reste qu’à en faire un bon usage, un usage évolutif, car on peut payer de sa vie le fait de mal s’en servir.  Celui qui meurt en témoigne précisément.  Car la vie bien vécue ne peut rendre que plus vibrante dissolvant tout sens d’échéance fatale.

© 1993-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *