L’APPARITION, L’ILLUSION D’UN SUJET TROP SENSIBLE OU SUGGESTIBLE OU LA MANIFESTATION D’UNE ENTITÉ SUBTILE?

L’apparition concerne la manifestation d’un être surnaturel à la vue ou à l’esprit d’un sujet.  Il s’agit habituellement d’une manifestation tangible, mais sous forme lumineuse ou énergétique, d’une entité subtile.  Une entité invisible prend soudainement une forme comme visible pour signaler sa présence à un sujet particulier.  À ce moment, l’entité spirituelle élève la conscience du voyant sur son plan de conscience, plutôt que de se manifester sur le plan de conscience de ce dernier, ce qui fait que d’autres personnes présentes peuvent ne rien voir.  Souvent, elle se produit justement lorsqu’un être, consciemment ou inconsciemment, entre dans un état qui engendre un rehaussement de son taux vibratoire.  Dans nombre de cas, elle mary-in-cairo-ani-7-03
traduit le résultat de l’expansion du corps subtil du sujet lui-même en raison d’un contact avec un taux vibratoire exceptionnellement élevé, d’une forte suggestibilité ou d’un délire religieux.

Voilà un sujet qui suscite chez les uns du scepticisme, chez les autres de la polémique, chez les âmes sensibles de grands frissons.  Pourtant, si la Vie après la vie existe, nous devrons bien nous y habituer un jour et accepter d’en parler sereinement.  Surtout qu’à titre d’entité multidimensionnelle, chaque être devra tôt ou tard capter des perceptions qui échappaient jusque-là à sa sensibilité habituelle.  Nous ne pouvons en douter, d’un plan de conscience à l’autre, il existe des liens indissolubles.  Ainsi, il est certain que tout être incarné peut vivre des contacts psychiques avec des êtres invisibles ou transités, comme ces contacts peuvent s’exprimer par des images que s’échangent deux âmes accordées.  La voyance le révèle clairement.  Cependant, il y a fort à parier qu’aucune entité ou forme énergétique ne puisse se revêtir de formes tangibles pour essayer de leur faire peur ou de communiquer des messages à des êtres qui ne cherchent pas une telle communication.

Mais n’est-il pas étrange que les personnages des apparitions parlent souvent le langage religieux ou mystique, souvent très moralisateur, de la personne elle-même?  Ainsi, par exemple, si on analyse les propos de la Vierge, dans ses prétendues apparitions, elle tient souvent des propos que ne peuvent justifier les lois cosmiques, surtout lorsqu’elle parle de son approbation de la religion catholique et de ses institutions,  de l’impatience de son fils, du courroux divin qui veut s’abattre sur le monde et la damnation éternelle.  En outre, toute bonne médiatrice qu’elle soit, si le fils de Marie a quelque chose à dire à l’humanité, pourquoi ne le fait-il pas lui-même?  En outre, ces apparitions impliquent souvent de jeunes personnes, notamment des jeunes filles, très aptes à engendrer, à leur insu, lors de leur puberté, des phénomènes étonnants, comme le poltergeist.

On peut être plus enclin à croire que bien des gens aiment jouer avec leurs propres fantômes par les peurs qu’ils entretiennent à l’endroit de l’invisible.  Par l’imagination, dans un moment d’angoisse ou de grande frayeur, toute personne peut susciter des phénomènes curieux, au moyen de sa propre aura (champ magnétique), comme la manifestation d’ectoplasmes, des bruits ou des frappements et des déplacements d’objet.  Mais, dans ces phénomènes, aucun autre être extérieur à eux n’est impliqué.  D’une part, aucune entité ne peut s’insinuer dans l’espace psychique d’un autre sans sa permission (consciente ou inconsciente).  Il en subirait un terrible choc en retour.  D’autre part, le temps et l’espace étant des normes relatives aux plans de conscience grossiers, disons plutôt denses, les êtres des plans plus élevés n’aiment pas y revenir.  Du reste, chaque être est où il est, de sorte que deux êtres ne peuvent occuper le même espace.  En d’autres termes, les êtres des plans invisibles ne peuvent nous atteindre que par une focalisation réciproque de conscience.  En réalité, même dans ce cas, à proprement parler, ils ne se déplacent pas vers nous, mais nous envoient des ondes psychiques, ondes que nous pouvons ou accepter ou refuser instantanément.

Au vrai sens du terme, le fantôme, c’est le double éthérique, se présentant pour le voyant comme une forme nuageuse, rappelant vaguement la forme du corps physique d’un être récemment transité.  Cette enveloppe énergétique se dissout assez rapidement, après la transition, au fur et à mesure que se poursuit la séparation d’avec le corps.  Chez une âme sereine et confiante, la vue d’un ectoplasme n’est possible qu’en autant qu’elle accepte, parce qu’elle ne craint pas le phénomène, de le voir.  Le Protecteur intime de l’être n’autoriserait jamais la perception de ce phénomène chez une âme qu’il pourrait traumatiser.  Rappelons-nous qu’il a été dit: «Laissez les morts s’occuper des morts et les-vivants s’occuper des vivants.» Cette injonction est assez claire en soi pour que nous comprenions que, si le monde visible n’a pas à interférer dans la dynamique des mondes invisibles, les mondes invisibles n’ont pas a interférer dans le monde visible, autrement que pour le pourvoir et le guider de façon toute subtile et respectueuse.

Les âmes impressionnables, qui disent avoir expérimenté des faits surnaturels non-désirés, sont portées à relater les faits qu’elles ont vécu tels qu’elles les ont perçus, non tels qu’ils étaient en réalité.  Elles se sont laissé affoler et ont perdu leur sang-froid, augmentant du même coup l’intensité ou l’excitabilité d’un phénomène en cours.  Elles ne tardent pas à inventer des légendes.  D’une fois à l’autre, leur version des faits varie à un tel point qu’elles perdent toute crédibilité.   Nous n’en doutons pas, la survivance temporaire de l’âme est un fait.  De ce fait, bien des esprits peuplent l’invisible, que nous aimions l’entendre ou pas.  Les âmes des trépassés, incomplètement purifiées, sont portées à rester dans les lieux ou le voisinage des lieux où elles se sont incarnées ou ont vécu.  Après leur transition, elles voient les êtres qu’elles ont aimés et continuent à leur manifester de l’intérêt.  Mais à aucun temps leur intérêt ne peut s’exercer par un dérangement.  D’ailleurs, elles ne peuvent pas communiquer-avec les hommes aussi facilement qu’on le croit.  Pour jouir de telles communications, il faut plutôt s’y entraîner.

Quel que soit le sentiment que nous avons éprouvé pour un être défunt, nous devons nous méfier de lui, si bonne qu’ait semblé sa vie, et éviter d’établir des contacts avec lui.  Si nous établissons une telle communication, nous ne devons pas nous surprendre de recevoir, dans certains cas, une réponse.  Mais il n’est pas certain que la réponse viendra de qui nous avons appelé.  Chez les transités, certains ont atteint un état éminemment supérieur, mais d’autres pas.  Certaines entités invisibles sont bonnes, d’autres espiègles, d’autres définitivement mauvaises.  Quoi qu’il en soit, nous n’avons rien à gagner d’éclairant des entités des plans grossiers, qui n’ont pas accès à la Lumière.  Intelligentes ou pas, éclairées ou pas, toutes les entités invisibles de cette catégorie peuvent jouer, sans le vouloir, un rôle néfaste et préjudiciable à l’évolution d’un être incarné.  Les âmes errantapparitiones, reliées à la Terre, donc lourdes, aiment répondre promptement à un appel, sans s’en référer à la Justice immanente.  Les entités psychiques des plans supérieurs demandent toujours une autorisation spéciale avant d’y répondre.  Et elles reçoivent très rarement la permission de le faire.  La Volonté souveraine n’a pas l’habitude de modifier ses Lois et elle lui précisera que si elle tenait à ce point à travailler sur le plan terrestre, elle n’avait qu’à faire ce qu’il fallait pour y rester au moment où elle s’y trouvait.

Sur tous les plans, Dieu a placé des guides et des gardiens.  Ils sont inflexibles dans l’exercice de leur ministère.  Dieu impose aux âmes de chaque plan de s’en référer aux guides et aux gardiens de leur plan pour recevoir aide et direction.  Seules les âmes des plans très lourds peuvent comme échapper à cette consigne, tout aussi arbitraires là où elles gravitent désormais qu’elles l’étaient sur le plan terrestre.  Mais leurs dérogations leur attireront tôt ou tard de pénibles dettes karmiques.  Quoi qu’il en soit, tout homme, sur terre, peut facilement se protéger contre ces ingérences d’âmes avortées.  Et si elles sont avortées, elles ne détiennent sûrement pas le pouvoir qu’elles affichent parfois de posséder.  Il suffit de présenter un non catégorique à leur moindre sollicitation.  Dans les contacts spirites ou les méditations, les bruits, les mouvements curieux ou les déplacements d’objets s’expliquent facilement.  Ils n’ont rien de sorcier ni de menaçant.  Ils résultent d’une compréhension puérile ou timorée des lois de la Vie.  Ces manifestations, toutes psychiques, résultent de simples impressions nerveuses ou de phénomènes réels, mais produits par une excitation motrice involontaire.  Ils ne se produisent que dans l’environnement de sujets trop impressionnables.  Dans ces pratiques, c’est l’autosuggestion, non les fantômes, qui jouent le meilleur rôle.  La fraude des médiums improvisés fait tout le geste.

Il faut bien comprendre que la peur est une vibration puissante qui manifeste souvent l’objet ou la situation appréhendés.  «Lorsqu’on se crée des fantômes, on enfante des vampires.»  À notre époque, il y a longtemps que le spiritisme a été démasqué et classé au rang des impostures, autant par la science que par la métaphysique.  On devrait éviter ici de confondre le spiritisme avec les formes valables de l’occultisme.  Mais certains préfèrent révérer la superstition plutôt que la vérité.

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