À QUAND L’AMOUR? PEINE PERDUE?
 
   Oui, je vais recourir au «je» et en rajouter une couche, ce qu’on s’empressera probablement de dénoncer comme égoïste, égotique, pédant, prétentieux, orgueilleux, nombriliste, narcissique. Je m’évertue à tenter de faire comprendre aux lecteurs que l’Amour inconditionnel consiste d’abord à accepter les gens comme ils sont, avec leurs présumées lenteurs évolutives et leurs erreurs supposées — ce qui m’inclut — mais il semble qu’il reste du travail à faire.
   Chacun n’a-t-il pas le droit au temps dont il a besoin pour faire ses compréhensions? Le principe spirituel qu’un être s’impose par la force, même s’il parait véridique, est irrévocablement voué à l’échec, en plus de mener à la frustration, à la culpabilisation, la démotivation, à la dépréciation de soi-même.
   On me qualifie de plus en plus souvent d’égocentrique, de nombriliste et de narcissique et d’encourager l’escalade des «joutes d’ego» parce que, consciemment ou inconsciemment, je démasque ou ébranle les imposteurs, même ceux qui s’ignorent.  C’est le recours ultime de ceux qui, consciemment ou inconsciemment, sont à court d’arguments et qui, du coup, souhaitent déstabiliser, ébranler, rabaisser, dénigrer, discréditer.  Mais je reste persuadé que j’éclaire bien plus de consciences que j’en offense, en vexe et en obscurcis.  En effet, du temps que j’enseignais publiquement, je n’ai jamais parlé de moi, de mes expériences personnelles, ce qu’on me reprochait même.  Même sur ce réseau social, si on retourne un peu en arrière, on constatera qu’il n’y a qu’environ un Moi--Me-Myself-Ian que, à la demande des gens, après que j’ai fait connaître mon piètre état de santé, — pour prévenir de ce qui pourrait arriver, dans ce que je ne peux prévoir, mais qui relève du plan de mon âme — j’ai commencé à partager mon vécu, à la demande des gens.  Cela me permet tout autant d’illustrer par des exemples connus des textes qui, en raison de ma formation ou de ma déformation, deviennent souvent très didactiques et rationnels ou restent hermétiques.  
   J’ai toujours su que, contrairement à ce que pensent les pseudo-sages, il n’y a aucun mal à parler de soi. Même que j’avais tort de ne pas illustrer mon enseignement de mes propres tâtonnements personnels, pour rassurer ceux qui s’inspirent de mon enseignement dans leur ascension. Mais, formé à une mauvaise notion judéo-chrétienne de l’humilité et de l’effacement, je considérais mal de me mettre en évidence.
   Pourtant, c’est l’une des premières choses que l’avais apprise de mon Maître spirituel incarné, que, au lieu de parler des autres, il vaut mieux parler de soi-même, puisque c’est la seule expérience qu’on connaît assez bien — bien qu’on se connaisse si mal — pour en dire quelque chose. Et pendant ce temps, on ne déblatère pas sur autrui, on leur fiche la paix. Aussi, quoi qu’on dise, je n’ai plus trop de complexes de ce côté et on ne m’amènera jamais à culpabiliser par le peu que je partage et ai partagé de mon existence terrestre.
   Si on a bien lu mes interventions, on constatera que, en principe, je ne reprends jamais directement les gens, me contentant de rappeler les principes métaphysiques qu’ils interprètent mal, par manque de formation initiatique. Bien sûr, je deviens peut-être un plus intransigeant, si je détecte qu’ils tentent d’endoctriner et de contaminer prétentieusement mes lecteurs et anciens étudiants de leurs errances philosophiques ou psychologiques, tentant de les attirer sur leur propre page, en me contredisant, me reprenant, reprenant mes torts présumés, se permettant même de me donner des leçons de morale, se faisant des redresseurs de tort.
   C’est croire que, dans l’oeuvre que je poursuis, je m’y prenais seul, parce que j’aurais perdu mes Guides spirituels — que je dois leur apprendre consulter régulièrement — pour m’éclairer et me garder sur la Voie droite. S’il y a quelqu’un qui craint de se tromper et de jouer au borgne qui guide les aveugles, c’est bien moi!
   Alors, qu’il soit dit une fois pour toutes que je ne laisserai jamais qui que ce soit partager ses vaines croyances, ses inepties, ses spéculations et ses approximations, surtout quand ceux-ci prennent ma partie et se tiennent garant de mon authenticité, alors que je sais que ce sont eux qui errent, au regard de qui sait, parce qu’ils croient simplement savoir. Non, je ne sais pas tout et j’en sais beaucoup moins qu’il ne m’en reste à apprendre, mais ce que je sais, je le sais, car je l’ai appris de ma propre expérience, jusque dans ma propre chair, par l’application répétée des principes qu’on m’a révélés, d’où je sais le formuler de manière adéquate, pertinente et complète.
   À ce propos, je vais vous dire pourquoi je rabroue rarement directement un intervenant, même lorsqu’il m’Insulte ou m’invective. C’est que je sais trop bien que, contrairement à ce qu’il peut penser, celui qui me reproche de juger, même si ce n’est pas le cas, devrait comprendre que son reproche lui-même constitue un jugement, et sûrement pas positif.
   C’est la même chose pour celui qui lance des hauts cris et joue à la vierge offensée en disant que, sur un sujet particulier, certains échanges tournent au vinaigre et transgressent le principe de l’Amour. Car, s’il était aussi sage qu’il le prétend, comme il n’écrit pas sur son babillard, il s’abstiendrait d’intervenir. Lorsque j’ai tort, Dieu — euh, sa Loi ou sa Providence — sait me rependre à son heure et il n’a pas l’habitude de me faire de quartiers. Le fait est que nul ne peut intervenir sans parti pris, à partir de ses propres préjugés. Dès lors, en plus de juger, il se démontre prétentieux et dominateur, dans sa tentative d’empêcher les autres de vivre à leur guise, et il atteste le fait qu’il reste inconscient de sa méprise.
Mais là, pour se rattraper, ils s’empressent d’ajouter que vous tentez de vous justifier de tout, de rationaliser, de sublimer. Quels mauvais psychologues ou psychiatres, mais quels experts de la conscience!
   Mon Maître spirituel incarné m’a dit un jour: si jamais quelqu’un en venait à te traiter d’égoïste et d’égocentrique, ou d’un épithète du genre, qu’il t’invite à te regarder dans ton miroir, laisse dire et laisse faire, car il ne pourra s’agir là que d’un plus grand égoïste que toi qui craint que tu le prives de quelque chose et d’un terrible égocentrique qui craint que ta Lumière lui fasse ombrage. Il m’a également dit que je ne laisserais jamais les Forces sombres indifférentes et que j’aurais beaucoup à en souffrir. Par bonheur, bien qu’hypersensible, ce n’est plus trop le cas.
   Alors, prenez-le tous pour dit: qu’on me qualifie de ce qu’on voudra, et encore et encore, bien éclairé de l’intérieur, parfois de l’extérieur, je sais ce que j’ai à faire et comment le faire, et nul ne m’empêchera — sur ce babillard comme sur mon site — de procéder comme je l’entends. Et si quelqu’un trouve à redire, il sait ce qu’il convient qu’il fasse, s’il ne tient pas à être écarté de ma page, si ce n’est pas de mon cœur. Ce que je ferai, non pour protéger ma sensibilité, mais pour maintenir la pureté du taux vibratoire et l’intégrité des messages qu’on m’appelle à partager.
   À bon entendeur, salut! Car l’Amour sait autant caresser que châtier, quand cela s’impose et que les autres moyens ont échoué.  Pourquoi tenter de se changer pour les autres, ce qui ne peut que plaire à l’un et déplaire à l’autre, changeant simplement les adhérents et les opposants à votre cause?
   Bon, je pourrais parier qu’il y en a qui vont me penser fâché, vexé, insulté, colérique et qui ne décèleront en rien ma pointe d’humour, que j’avoue un peu sarcastique, parce que j’ai appris à rire, surtout à rire de moi, un peu sur le tard!

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