L’AMOUR, DANS SA DYNAMIQUE…

Pour s’accomplir, l’être humain doit réaliser son Ascension, réintégrer le Royaume éternel, en gravissant sa Montagne sacrée ou sa Pyramide spirituelle, du plan terrestre au plan divin, en concevant librement son Sentier spirituelAmour-pur-pout-tout à son image et à sa ressemblance, donc à partir de ses propres choix, à titre de co-créateur avec Dieu.  Mais il mettra des vies à comprendre que
pour transiter de l’Alpha à l’Oméga, il n’avait besoin que d’une seule énergie, l’énergie de l’Amour divin, la Clef des clefs, la Baguette magique, le Baume suprême, l’Elixir de Vie, la Fontaine de Jouvence, la Source de Vie, le Flambeau lumineux, le Bouclier de protection, le Levier de l’Univers, la Panacée universelle, la Porte étroite, le Sceptre du Pouvoir, la Science des sciences ou la Voie royale.

Que de noms mystiques on a donné à l’Amour pour exprimer son importance primordiale! Toute démarche initiatique commence dans cette énergie et s’accomplit en elle, car elle est la Source intarissable de la Vie éternelle et des Bénédictions infinies de Dieu qui, par sa vitalité omnipotente, permet d’activer toutes les potentialités de son être et de manifester tous ses choix dans le concret.  Mais dans la mesure où on l’élève à son niveau supérieur d’Amour pur et lumineux, d’Amour gratuit, libre, détaché, inconditionnel, impersonnel, sans jugement, exercé dans l’innocuité, qui peut seul conférer l’état de Maîtrise totale en rendant toujours plus vibrant, jusqu’à ce qu’il vibre à plein cintre et produise l’Illumination suprême.

Pour les êtres humains, c’est probablement le Soleil qui donne la meilleure illustration de ce qu’est l’Amour vrai ou l’Amour pur puisqu’il rayonne pour tous ceux qui s’exposent à sa Lumière, sans juger, peu importe son état ou sa condition.  Il donne toujours pour tous, sans rien attendre, poursuivant son oeuvre même derrière les nuages les plus sombres.

L’AMOUR HUMAIN

Pour la majorité des êtres humains, l’amour se résume à des sentiments d’affection, à des élans romanesques et à l’attraction sexuelle, accompagnés de tendresse et de caresses, qui défaillent ou faiblissent dès que les intérêts égoïstes sont menacés ou contraints.  On ne devrait pas appeler «amour», mais «affection», de telles manifestations relatives de ses sentiments, fondés sur l’attraction mutuelle, qui attachent temporairement une personne à une autre, induisant, s’ils sont attisés, dans les émotions et la passion.  Ces liens factices, fondés sur les jeux de pouvoir évidents ou subtils, relèvent de la dynamique des trois centres inférieurs de la colonne vertébrale, requérant, au premier centre, des contacts physiques (les caresses tendres) ; au deuxième centre, le plaisir sexuel, parfois accompagné du désir de fonder une famille, pour se prolonger ou perpétuer l’espèce ;  et, au troisième centre, une relation de force, partagée entre un dominant concret et un dominant subtil, selon la règle du donnant-donnant.

Celui qui cherche à devenir amoureux d’une personne du sexe opposé, donc d’une polarité compatible et complémentaire à la sienne, témoigne qu’il n’a pas encore développé en lui l’énergie de la polarité opposée à son sexe d’incarnation, que tous portent en eux, d’où il cherche à se compléter par une personne de polarisation invehuman-loverse, à l’extérieur de lui, conçue comme sa douce moitié ou sa demi-portion.  Toutefois, aussi longtemps qu’il ne se sera pas épousé en lui-même, pour ainsi dire, soit qu’il n’aura pas équilibré ses polarités, il ne pourra se lier que de façon prématurée à une autre personne, exigeant bien sur qu’elle lui soit fidèle, parce qu’il ne se fait pas confiance et ne peut faire confiance à l’autre, d’où il ne réussira jamais sa vie de couple, lui imposant ses attentes et ses exigences, bien qu’elle soit éternellement libre.  En outre, porté à centrer son attention sur son partenaire de vie, il oubliera sa propre Source de vie divine, à l’intérieur de lui, en ralentissant le débit et freinant son évolution.

L’amour humain, appelé l’amour ordinaire, surgissant d’un cœur attractif, donc possessif et accaparant, plutôt qu’émissif, parce qu’opérant encore au niveau de la compréhension astrale, le plan sensible de l’affect et du désir, d’intensité variable, ne cherchera qu’à apaiser ses convoitises sensorielles.  Un tel amour porte inconsciemment à désirer intégrer l’autre à soi-même, ce qui est clairement signifié par le baiser passionné.  Puisque la fonction de la bouche consiste à recevoir la nourriture pour l’ingérer et l’assimiler, afin d’assurer sa survie, soit sa croissance et son entretien physiques, le baiser langoureux n’exprime rien d’autre, outre les sensations agréables que certains lui trouvent, que des sentiments captatifs exprimant le désir d’intégrer l’autre à son être pour s’accroître en proportion de ses énergies et de ses dimensions (de sa taille).

Quand on croit aimer une personne, mais, qu’au fond, inconsciemment, on la convoite pour croître, prendre de l’expansion et se compléter, on exprime du même coup qu’on se sent vide, incapable d’y arriver par soi-même.  Alors, on dit aimer l’autre pour ce qu’elle est ou représente, mais on désire l’intégrer dans sa vie pour ce qu’elle offre et apporte avec elle, ce qui laisse entendre qu’on ne tardera pas à essayer de la dominer.  Ne dit-on pas de façon tout aussi complaisante, fallacieuse et égoïste aimer la cigarette, alors qu’on lui inflige le cruel supplice de la combustion pour s’approprier ses propriétés nicotiniques apaisantes et relaxantes ?

Qui aime vraiment, au sens spirituel que Dieu conçoit l’amour, ne penserait jamais limiter la liberté d’un autre être, le posséder et lui imposer ses exigences, sous le couvert d’attentes légitimes potentiellement réciproques.  Il accepterait l’autre personne comme elle est, sans condition, car l’amour véritable doit libérer, au lieu d’attacher, se définissant comme le don de soi et l’esprit de service, au bénéfice de l’Univers entier.  Tout amour se couvre d’une présomption et d’une feinte de sincérité, s’il requiert l’exclusivité d’une manière ou d’une autre.

Accepter qu’un autre soit et reste qui il est, en suivant sa propre voie, selon ses conceptions personnelles, dans le choix de ses expériences à lui, pour se découvrir dans sa totalité, cela ne représente-t-il pas le plus beau présent qu’on puisse lui offrir, au lieu de l’amener à se dépersonnaliser en répondant aux limites des attentes qu’on lui impose ?  N’est-ce pas un témoignage d’amour que de ne rien retenir de l’autre qui ne veuille être retenu, de ne rien prendre de lui qui ne soit librement offert et de ne rien donner ou imposer qui ne soit spontanément reconnu, apprécié et accueilli ?

L’amour humain est subjectif, partial, mesquin, éphémère et arbitraire, rempli d’intérêt, et il s’appuie toujours sur des préférences qui l’amènent à dire, consciemment ou inconsciemment, de façon directe ou voilée : «Je t’aime si…».  Il achoppe sans cesse sur trois obstacles principaux : les besoins insatiables et impérieux, les attentes égoïstes immodérées et l’envie irrépressible (la jalousie éhontée).  Changeant comme le vent, il fluctue au gré des sensations qu’il reçoit et des satisfactions qu’il éprouve dans le moment ou au gré des hauts et des bas des expériences relationnelles.  Ainsi, il devient très clair que celui qui dit avoir aimé, mais a cessé de le faire, n’a jamais aimé, mais s’est complu en lui-même par personne interposée.  Il a évalué l’autre à la règle de son appréciation ou de ses frustrations.  En soi, l’amour vrai grandit sans cesse, ne trouvant chez l’autre aucun prétexte de cesser de l’aimer.

L’amour humain aime argumenter, se battre pour gagner son point, dominer de façon ostensible ou déguisée, s’engageant dans les conflits de personnalité ou les mouvements d’ego.  Il lance dans la rationalisation, la justification, la sublimation, la fuite, la compensation, la tergiversation, l’hésitation, aussitôt qu’il se découvre une faiblesse, pour faire dévier l’attention, quand il ne porte pas à projeter ses torts sur un autre ou à appliquer la règle du deux poids et deux mesures, l’un pour lui, l’autre pour l’autre.  Il ne craint pas de recourir au marchandage psychique ou au chantage subtil pour quémander l’affection des autres, prêt à l’acheter par les bons sentiments ou le dévouement intéressé.

Dans la vie courante, la majorité des êtres humains se servent de l’amour pour se blesser, pas étonnant qu’ils s’en désespèrent, incapables pourtant de s’en départir ou d’y renoncer.  On souffre de ne pas être aimé de quelqu’un, du départ d’un autre qu’on aime, du refus de partir d’un autre qu’on n’aime pas.  Le célibataire se torture du fait qu’il vit seul, qu’il croit n’être aimé de personne, qu’il ressent ne pas être aimé suffisamment ou ne pas être aimé convenablement, qu’il pense ne pas être aimé comme il y a droit ou le mérite.  En couple, un partenaire transforme sa relation en tyrannie ou en esclavage, fuit l’amour de l’autre, cultive l’amour à sens unique, s’enfonce dans le délire à deux.

Puisqu’il ne peut comprendre l’amour qu’à travers la souffrance, le renoncement, la frustration, la déception ou le sacrifice, l’être humain l’écarte, le fuit ou l’assassine, mais il y revient toujours.  L’amour humain porte toujours l’attention sur ce qui est à prendre, supporte ses intérêts, répond à ses attentes au lieu de l’attirer sur ce qui est à partager, à offrir, à donner, à dédier, à consacrer dans le désintéressement ou le détachement.

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Selon le chakra (centre d’énergie) où il s’exprime, l’amour humain prend nombre de travestissements cruels ou douloureux qui motivent à toujours le développer en une forme plus affinée de sa réalité sublime.  Dans le centre-racine, il engendre la pulsion primaire de la vie, signalée par la nécessité de survivre, ce pour quoi il pousse vers la quête matérialiste visant à combler ses besoins et la volonté d’acquérir pour se faire des réserves, afin de parer à toute éventualité et de dissiper l’insécurité relevant de l’inquiétude du lendemain.  A ce niveau, il engendre l’égotisme, l’égocentrisme et l’égoïsme presque absolus.

Dans le centre sacré, il fait découvrir l’utilité et l’efficacité des relations d’intérêt mutuel, du type donnant-donnant, et il suscite la quête d’un auxiliaire ou d’un partenaire qui lui facilitera l’existence, faisant pressentir que l’union fait la force.  Il stimule le désir de s’attacher à une personne de polarisation inverse pour clarifier sa relation avec ses parents, combler son vide existentiel et se prolonger dans une progéniture qui complétera son œuvre ou accomplira ce qu’il n’a pu réaliser lui-même.  Il lance dans la quête des objets qui sécurisent matériellement et des auxiliaires qui sécurisent affectivement.

Dans le plexus solaire, il favorise l’identification personnelle en regard de l’altérité.  Il stimule les relations de force, qui dévient en jeux de pouvoir, pour affirmer ses droits, ne se percevant pas de devoirs, asseoir sa confiance en lui, délimiter son territoire, identifier ses propriétés, affermir son sens des responsabilités auprès des êtres chers.  Il amène à chercher des partenaires et des auxiliaires dont l’image est valorisante, acceptant en retour d’établir un meilleur équilibre de partage.  Mais la relation de dominant à dominé prévaut.

Dans le centre cardiaque, l’amour devient enfin l’élément premier de la motivation évolutive en raison de la croissance et de l’expansion qu’il assure dans l’équilibre de la relation amour-haine.  Ouvrant à l’intuition, il incline vers le don de soi et l’entraide gratuit qui permet les justes retours.  On parle alors de relation conviviale ou «agapique», une forme d’amour spirituel.  Il amène à chercher des collaborateurs répondant à l’attraction physique pondérée par l’aspiration supérieure et un partenaire miroir de soi.

Dans le centre laryngien, éclot l’amour proprement spirituel, qui écarte les conditions, les concessions, les exceptions.  Il inspire l’authenticité, l’intégrité, la transparence, la créativité, la communication fluide et limpide.  Il inspire le don pour la joie de donner, sans attente, dans la liberté.  Il stimule à chercher des accompagnateurs dans la voie spirituelle.

Dans le centre frontal, il éveille la quête d’auxiliaires géniaux, remplis de vision et d’imagination créatrice pour engendrer des projets évolutifs.  Il induit dans la quête du Paradis terrestre perdu et dans la détermination d’établir une communication avec les royaumes spirituels. Il préside à l’attraction d’auxiliaires ardents, peu soucieux de la dynamique physique et sexuelle.  Tout s’exprime désormais dans la cohésion qui supporte le bien de chacun et de tous.

Enfin, dans le centre coronal, surgit l’amour pur, fondé sur l’acceptation de tout et de tous dans une perspective inconditionnelle et impersonnelle, dans l’innocuité, la compréhension et la compassion.  A ce stade évolutif, l’attention se tourne vers des auxiliaires de service, dévots de Dieu à travers ses créatures, capables de méditer pour comprendre le Plan universel, susceptibles d’appuyer sa mission cosmique.  Trouver un partenaire n’est plus une priorité, car l’amour remplit de lui-même et il équilibre les polarités.  S’ouvre la quête de la communion d’âme à âme et de fusion des énergies dans la transcendance, sans perte de l’individualité, au-delà du temps et de l’espace.  C’est le niveau de l’Amour divin sans distorsion qui induit dans le service de dévotion.

Il ne reste qu’un pas à faire pour fusionner dans la Conscience christique qui culmine dans la Monade spirituelle, se perdant dans l’Amour éternel du Sans Nom infini.  Ce sont les niveaux de l’amour pur ou spirituel, transparent comme le cristal ou le diamant, vibrant comme l’Essence divine.

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Voilà comment, de vie en vie, la quête humaine de l’Amour engendre la dissolution progressive de la possessivité et de l’accaparement, pour rendre les sentiments plus fluides, plus nobles, plus impersonnels, plus universels.  L’Amour apprend à se concentrer de plus en plus sur ce qu’on peut s’offrir à soi-même, pour acquérir jusqu’au surplus, afin de posséder suffisamment pour partager et échanger dans la gratuité, l’inconditionnalité, l’impersonnalité et l’innocence, dissolvant la propension à prendre à l’extérieur de soi, quand on peut tout obtenir de son Centre intime.  Parce qu’il est lié à l’Âme du Tout, il conduit au désintéressement ou au détachement sublime de l’esprit de service dans la dévotion et la compassion.

Avant d’atteindre une aussi magnanime réalisation de l’Amour pur, l’être humain vit son lot de tâtonnements et d’échecs amoureux, ce qui fait partie intégrante de la dynamique évolutive.  Ainsi, il oscille longtemps entre l’amour et la haine avant de trouver son équilibre dans le Point de Fusion divin, au sommet de la Montagne sacrée.  Il aime, puis, l’instant d’après,  il hait ce qu’il a aimé, le fuit ou cherche à le détruire, puis il y revient de nouveau, l’aime encore une fois, lui découvrant, pour avoir changé, des aspects séduisants qu’il avait antérieurement méconnus ou méprisés, puis il s’installe.

Au début de son périple évolutif, plus terrestre et matériel que divin, plus impie que dévot, plus sceptique que croyant, il ne haït rien de moins que ceux qui établissent leur certitude en Dieu, ce qu’il considère comme une imposture ou une fumisterie.  Il les envie et les jalouse secrètement, jusqu’à la rage parfois, et il cherche à les annihiler.   Puis, plus tard, il les appelle et les vénère, cherchant leur Lumière pour mieux s’unir à Dieu.  Que de Messagers divins ont été maltraités et torturés avant que l’Humanité comprenne leur mission bénéfique et tutélaire!

Répétons-le, on ne doit pas confondre l’amour avec la sentimentalité affective ou l’affectivité sentimentale, mais la reconnaître comme la complaisance psychique et sensorielle du névrosé affectif par carence amoureuse.  Ce dernier cherche dans les autres ce qu’il n’a pas reçu ou n’a pas appris à se donner, prenant la voie de la séduction, de la bouderie, de la force ou des larmes pour l’obtenir.  On cherche bien longtemps à l’extérieur de soi ce qu’on ne sait pas porter en soi, et cela, jusqu’au jour où, pour avoir assez souffert, on pense à inverser sa conscience, pour découvrir en soi ce qu’on n’attendait plus.  On mène une quête amoureuse stérile tant qu’on ne sait pas le trouver là où il vibre à plein cintre, dans son propre cœur.  Les autres offrent un amour conditionnel, partial et éphémère; l’amour du cœur est inconditionnel, impartial et permanent.  L’amour humain prend la fuite si on le retient trop ou pas assez.  Comme il est difficile de trouver la juste mesure !

Beaucoup de gens confondent l’amour avec l’attachement, d’où ils exigent un amour accaparant.  Ils présumeront avec angoisse que, si on ne leur témoigne pas d’attachement, on ne les aime pas, et que, s’ils n’éprouvent pas d’attachement, ils n’aiment pas.  Une croyance populaire veut qu’on ne puisse aimer sans manifester de jalousie.  On peut apprécier l’aspect valorisant de la jalousie, qui centre l’attention de l’autre sur soi, mais apprécie-t-on autant les limites qu’elle impose, les comptes-rendus qu’elle requiert, l’espionnage qu’elle entraîne, les sévices qu’elle comporte ?  Un amour spirituel, qui gagne en humanité, mérite l’appréciation, tandis qu’un amour humain, qui devient plus subtil, rapproche du divin.  Mais l’amour humain qui reste ordinaire, vil ou grossier n’attire que des déceptions.

Dès l’enfance, l’amour humain prend une orientation positive ou négative.  Dans cette phase égocentrique du développement humain, le jeune s’invente les raisons pour lesquelles il pourra aimer ou être aimé.  Ces raisons peuvent marquer un bon départ, dans l’apprentissage de l’amour, si elles amènent à reconnaître les autres comme des personnes égales, mais différentes, plutôt que comme des objets ou des simples compléments de son être imparfait.  Elles marquent encore un bon départ si elles aident à établir une distinction entre les droits et les devoirs.

On n’est porté à aimer les autres pour eux-mêmes que si on a appris à s’aimer pour soi-même, au-delà de la griserie des sentiments et des rêves illusoires de sa jeunesse.  Alors seulement on peut découvrir dans les autres le miroir qui reflète ce qu’on est appelé à devenir.  L’amour de soi conduit à l’amour des autres.  Mais le jeune qui ne parvient pas à saisir avec exactitude la notion des droits et des devoirs, ne pouvant déterminer où finissent les uns et où commencent les autres, atteste du fait que l’autre est resté pour lui un objet d’usage courant dont il peut se servir à sa convenance.  Plus tard, il conservera l’attitude infantile du dominateur égoïste.  L’amour qu’on se porte peut pousser à la quête excessive de satisfaction, tandis que l’amour envers les autres pousse à les servir et à œuvrer pour leur bonheur.  Ces deux forces doivent s’équilibrer.

L’amour humain porte facilement à juger et à critiquer les autres, quand on n’ajoute pas l’odieux de projeter sur eux ses torts.  On souligne alors de façon régulière leurs aspects négatifs, se centrant sur leurs erreurs, oubliant de souligner dans la même mesure leur bonne conduite, qu’on prend pour acquise, pour un dû, qu’on exprime comme une obligation.  Quand on se concentre sur les faiblesses des autres, les mettant dans leur tort, on les insécurise et on les culpabilise, les portant à se déprécier.  En outre, on entretient et on amplifie les problèmes sur lesquels on se centre, les empêchant de changer ou leur compliquant la tâche quand ils décident de changer.  Et il peut arriver qu’on ne se rende même pas compte de leurs efforts pour y arriver.

On éprouve de la difficulté à accepter les autres comme ils sont, tellement on veut les transformer à son image ou selon ses normes et critères, croyant détenir pour eux la vérité ou incarner la vérité absolue. Quand on conforme les autres à son image, on se sent moins dérangé et insécurisé.  Plusieurs personnes s’engagent dans une lutte de pouvoir dès qu’elles perçoivent une différence chez les autres, cherchant à les abattre ou à les écarter.  Elles cherchent toujours à avoir raison et à amener l’autre à abolir sa différence.

L’AMOUR VERITABLE

 

L’amour véritable n’est pas un sentiment, mais une énergie de cohésion qui fonde les affinités naturelles et établit les divers rôles fonctionnels, permettant à ce qui est différent de s’attirer et à ce qui est semblable de se repousser, ce par quoi le Cosmos se maintient dans la liberté, l’unité, l’ordre, l’équilibre et l’harmonie, malgré les différences apparentes, à tous les niveaux de l’existence.  Par nature, il est libre, impersonnel, inconditionnel, détaché, illimité, éternel, dépourvu de jugement, s’exerçant toujours dans le respect des différences qui enrichissent et dans l’innocuité.  Il exprime l’Essence de Dieu qui supporte le Vouloir divin qui a conçu le Plan évolutif, fondé sur l’Unité dans la Multiplicité et la Multiplicité dans l’Unité, pour connaître, apprécier et rayonner-l-amourcontempler tous les aspects et attributs de son être à travers toutes les créatures de tous les plans de conscience.  En toutes circonstances, il protège contre la séparativité, appelant à voir dans les opposés apparents, des réalités compatibles et complémentaires.

Oui, aimer signifie partager la Vie dans sa vibration la plus pure.  Aimer, c’est chercher son plus grand bien, au sens de s’élever dans la Lumière divine, et vouloir le bien évolutif de tous les êtres en donnant le meilleur de soi-même, en un geste de service sans attente de rétribution, sachant que l’objet de son amour constitue un reflet de l’Image intérieure du Créateur qui loge en chaque chose et chaque être de l’Univers.  Aimer, c’est traiter autrui comme un autre soi-même, donc comme on aimerait être traité.  Alors, il faut les traiter non comme ils demandent à l’être, mais conformément à sa plus haute vision évolutive de ce qui représente leur plus grand bien.  Aimer, c’est accepter et respecter les autres tels qu’ils sont, car ils font tous partie du Jeu de la Création, d’où ils font partie du grand kaléidoscope de l’Évolution où l’Unité dans la diversité est la manifestation du Pouvoir créateur de Dieu.

Car aimer, c’est l’acte créatif, libre, harmonieux, indépendant, sans aucune appréciation, qui part d’un être sentimentalement autosuffisant.  Cet acte permet d’entrer en profondeur et d’améliorer les aspects de l’évolution de l’autre qui permettent de fusionner avec la Grande Conscience cosmique.  Un tel amour s’exprime sans restriction envers toutes les créatures, qui sont des émanations du Pouvoir créatif de Dieu, sans faire d’acception ni d’exception, donc sans faire de privilège.  Il reconnaît que chaque être, de quelque type ou forme que ce soit, détient la même Essence divine, immortelle et éternelle que soi et fait partie de Dieu.  Il ne peut découler que de son union à son Être essentiel et à Dieu, car toute autre source le limiterait.  Il repose sur la certitude que chacun a été conçu pour aimer, plus que pour être aimé, parce que c’est en soi qu’il faut trouver l’amour, pas à l’extérieur.  Mais, à qui aime ainsi, tout le reste suit !

Cet amour, qui croit sans cesse, s’exprime par une attitude mentale et un discernement spirituel stables qui ne fluctuent jamais au gré des événements, du comportement de la créature ou des péripéties de ses expériences relationnelles.  Fondé sur l’acceptation inconditionnelle de l’être tel qu’il est et sur le respect absolu de sa liberté, son attribut le plus précieux, il se manifeste par un partage honnête, intègre, équitable et loyal dans l’égalité.

Un être amoureux peut ressentir de la frustration, de la déception, de l’agressivité, parce qu’il évolue des ténèbres à la Lumière, mais ses états relatifs n’altèrent aucunement sa motivation profonde de trouver en tout temps une solution progressiste à l’avantage de tous les êtres concernés.  Il reste clément, indulgent, compréhensif, généreux, rempli de compassion, toujours disposé à pardonner jusqu’à l’oubli et à reconnaître, dans ses ennemis, des émissaires divins ou des anges déguisés, venant lui offrir une leçon de vie salutaire.  En effet, l’ennemi ne vient jamais que révéler une faiblesse ou une vulnérabilité, soit une part de soi qui manque de perfection ou de maturité.  Mais, pour le comprendre, il faut accepter que, si Dieu existe, comme Principe de l’Ordre universel, on ne peut être la victime innocente d’un sort cruel et arbitraire, mais un être peccable guidé par la Causalité.

Par nature, l’amour véritable abolit les préjugés découlant des différences, de même que les préférences, rendant accueillant pour tous.  Il pardonne tout et toujours, même après avoir été blessé et lésé, s’exprimant dans le calme, la lucidité et la sérénité.  Plus que tolérant, car tolérer n’est pas encore accepter, il accepte les autres dans la patience, n’impute jamais de tort aux autres, ne culpabilise jamais, réprouve les actes dilatoires.  Il reconnaît l’importance, pour chacun, d’être authentique, de rester près de sa vérité, d’agir de façon conforme à sa vision, de chercher l’accord avec Dieu.

Ainsi, lorsque l’amoureux émet ses observations de sagesse, généralement en réponse à une demande, il intervient sans pression, dans le respect du libre arbitre de l’autre, soucieux du droit de l’autre de faire ses choix selon sa compréhension et ses moyens.  Il sait qu’on ne peut personnellement lui en demander davantage, alors il n’en exige pas plus de l’autre.  Il ne demande à personne de lui être fidèle, puisque chacun se doit d’abord la fidélité à lui-même et la loyauté à sa conscience, confiant qu’il ne s’attirera jamais, de sa part, que ce qu’il a lui-même mis en branle, ce qu’il récolte par un choc en retour.  Aussi, ne le suspecte-t-il pas sans raison de mauvaise intention.

L’amour amène toujours à reconnaître qu’on est soi-même responsable du fait que quelque chose n’aille pas en soi, dans sa vie ou dans ses relations.  D’où il faut éviter de blâmer les autres, cherchant en soi ce qui provoque ce qu’on abhorre.  L’amour s’exprime au-delà des mouvements de l’ego, dans ses pulsions négatives fondées sur la peur de perdre, sans jamais éclabousser les autres de son trop-plein d’émotions ou de passions.  Dans tout conflit, se déroule une épreuve initiatique qui appelle à se dépasser, à grandir avec les autres, non contre eux, à refuser tout avantage exclusif.  Car l’amour est don et accueil, don de soi et accueil des autres, et il inclut, dans son respect, tous les règnes de la Nature.

L’amour induit dans le service de dévotion à Dieu qui amène à le placer au premier plan de sa quête évolutive et à accomplir son devoir d’état en conformité avec sa Volonté, dans le désir de donner autant qu’on prend et de recevoir autant qu’on donne.  En donnant aux autres, on se donne à soi-même et on se permet de cueillir une semence au centuple, dans la mesure où on ne limite pas le processus de la rétribution par ses attentes, qui déterminent la récolte qu’on peut recevoir.  En donnant aux autres, on devient une fontaine jaillissante plutôt qu’une citerne hermétique.

L’amoureux donne à tous, heureux de prendre l’initiative le premier, même à ceux qui lui sont hostiles et le méprisent.  Il comprend que celui qui cherche à lui faire du mal manque simplement de Lumière, ce qui, loin d’attirer sa vindicte, éveille sa compassion.  Alors, il lui donne l’amour qui lui manque, espérant qu’il ouvrira sa conscience à des comportements plus harmonieux.  Au nom de l’Evolution cosmique, il se fait généreux de lui-même et de ses biens.

Aussi, désireux de prendre de l’expansion, il veille de son mieux à développer la vigilance spirituelle et la maîtrise de lui-même dans l’ordre, la méthode et la discipline, sans restreindre sa spontanéité, donc sans se perdre dans la gravité, l’excès de sérieux, la sévérité et l’austérité.  Il défend les intérêts évolutifs de sa conscience, les plaçant au-delà des satisfactions personnelles, mais sans renier son confort, son bien-être, son plaisir légitime, ses besoins ordinaires, ses désirs profonds, conformément à la loi du Juste Milieu.

En tout temps, il s’investit de façon créative, dans la sérénité, rempli d’espoir et de confiance, car il reconnaît que le bien prévaut toujours sur le mal et sort victorieux de tous les égarements.  Heureux d’expérimenter au jour le jour à travers les hauts et les bas inéluctables de la vie, sans nostalgie du passé et sans hantise de l’avenir, il cherche à comprendre le bonheur de la perfection du moment, à faire le bonheur des autres et à leur faciliter la tâche, dès qu’il est disponible, sans ingérence ni bris d’intimité, sans présumer de sa force et de sa compétence.  Il accepte sa vulnérabilité, conscient de porter des grandeurs et des petitesses, comme tout le monde, sans les exagérer ni les amoindrir, s’acceptant fièrement comme il est, un être évolutif, donc perfectible.

L’amoureux sait prendre ses responsabilités, s’accueillir dans la compréhension et la compassion, supporter les autres dans leur détresse, sans leur faire de sermons ni de remontrances, sans les blesser, leur évitant toute tension indue.  Il sait s’accorder des petites attentions et se faire plaisir, pour se rappeler sa préciosité et entretenir son goût de vivre, fait de même pour les autres, pour éviter de devenir individualiste au point d’être insensible ou indifférent au sort des autres.  Qu’il reçoive des éloges ou des insultes, il reste imperturbable, puisqu’il sait que s’il vibre aux uns, il vibrera aux autres, et il les accepte dans la simplicité.  Il sait que personne ne peut le blesser, qu’il ne peut que se blesser lui-même avec ce que les autres lui font ou lui offrent.  Il refuse de se mesurer à l’effet qu’il produit autour de lui, à l’influence qu’il exerce sur les autres, au nombre de gens qui l’entourent, à l’avis des autres, à leur attitude ou à leur comportement, à leurs réactions, préférant se référer à ses propres normes et valeurs.

Au besoin, il sait se sacrifier, sans atteinte à son intégrité, mais jamais au point d’endosser les responsabilités des autres.  Il sait communiquer ses mouvements intérieurs, sans éclabousser les autres et sans laisser violer son sanctuaire intime, ce qui le fait différent, unique, rare, précieux, veillant simplement à ce que ses relations restent limpides, franches, sincères, simples et respectueuses.  L’expérience lui a appris qu’un degré trop poussé d’intimité confine à la familiarité, voisine de l’indiscrétion et de l’ingérence, qui porte à établir de l’ascendant sur les autres, rend arrogant ou condescendant, quand elle ne mène pas au viol psychique et au parasitage subtil.  Il réprouve la mentalité de victime qui porte à renier sa responsabilité et à croire que les autres lui doivent quelque chose.

Toujours reconnaissant, l’amoureux apprécie les petites choses et les grandes choses de la vie, évitant les comparaisons, sachant que l’appréciation des unes attire la manifestation des autres.  Au nom de la cohésion et de l’union, il fuit les rivalités, écarte l’esprit de concurrence et de convoitise, se tient à l’écart des conversations oiseuses, stériles, malveillantes, cherchant, dans tout ce qui arrive, ce qui unit plutôt que ce qui divise.  Il sait comprendre les faits et apprécier l’originalité des autres, au-delà des apparences et des jugements de valeur.  Pour lui, tout contribue à l’expansion du Royaume de Dieu, les descentes comme les montées, les chutes comme les ascensions, se souvenant que, plus on veut monter dans les hauteurs sublimes, plus il faut descendre profondément dans le labyrinthe obscur de l’abîme.

Voilà pourquoi ceux qui ne font rien, par crainte de faire des erreurs, stagnent, puis régressent, car ils s’attirent ce qu’ils veulent éviter en refusant d’agir.  L’amoureux mène ses propres expériences, conscient que personne ne peut agir à sa place ou lui donner des démonstrations concluantes de ce qu’il cherche.  Aussi, ne se désole-t-il jamais de ce qui lui arrive et de ce qu’il attire, peu porté à nourrir les aspects négatifs de l’existence.  Il concentre son attention sur ce qu’il veut voir croître, non sur ce qu’il veut voir dépérir et disparaître.

Dans ses passages ombragés, il refuse de s’apitoyer sur son sort ou de son complaire dans la mélancolie, préférant devenir l’observateur impassible de ses mouvements intimes et appeler l’Esprit à son aide, quand il n’y peut plus rien, pour qu’il les résolve dans la Lumière.  L’amour qu’il s’accorde recouvre tous les aspects de son être, les aspects sombres comme les aspects clairs, qui sont tous dignes de tout amour, jamais de dépit, de mépris ou de haine.  Il aime tout en lui pour ce que chaque élément de son être représente, pas uniquement ce qui lui apporte de l’agrément, de l’émerveillement, du confort et du bien-être.

On dit que l’Amour est la Clef des clefs, la Vertu des vertus, la Raison de l’Univers, le Principe du changement, l’Eau du désert, l’Accomplissement de la Loi ou du Verbe, l’Appel à la conversion, l’Oeuvre alchimique, la Mission de l’homme et le Service à Dieu, la Nourriture de l’âme, le Renfort de la foi, le Sauveur de l’Univers, le Secret de la liberté, la Source de Vie, le Mystère suprême.  Toutes ces expressions témoignent d’élans mystiques qui invitent à comprendre l’importance primordiale de la réalisation de l’Amour.  Or l’amour invite à accueillir tous les êtres dans leur dignité originelle de créature de Dieu, ce qui implique soi-même, tous étant conçus à son Image et à sa ressemblance, comme des membres à part entière de son Grand Corps cosmique.

L’amour appelle à se traiter comme on a envie de le faire en regard de son plus grand idéal ou de son But ultime et à traiter les autres comme on se traiterait et aimerait être traité, mais en les traitant selon sa compréhension et ses moyens, en regard de la Sagesse suprême et de la Vérité universelle, non selon leurs attentes et leurs exigences.   L’expression de l’amour pur convient de toutes les façons qu’il s’exprime.  Il invite à faire du bien à tous et à éviter de faire du tort à qui que ce soit de façon volontaire.  Il ne reconnaît aucune frontière et aucune barrière, car il exprime l’Energie de Dieu dans sa liberté infinie et multiforme.  Il se fonde sur la reconnaissance que tous ne font qu’Un avec les autres et avec le Tout, dans le Grand Tout, d’où on fait à Dieu ce qu’on fait aux autres.  «Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites.»  L’amour exprime la vérité sage ou la sage vérité de son être et il se vit dans l’intégrité, la sincérité et la liberté.

Dieu appelle chacun à exprimer son amour pour tous, à chercher dans la rue, quand il sort, les regards qui le croisent et les sourires qui s’esquissent sur les lèvres, rappels de souvenirs de lointaines rencontres d’êtres qui ont déjà fait un bout de chemin ensemble ou témoignages d’anges de passage qui s’expriment à travers des consciences réceptives, suggérant qu’on n’est jamais seul dans son pèlerinage terrestre.  Quant aux autres, plus renfermés ou fuyants, ils rappellent, dans leur attitude, des moments similaires de son propre vécu, dans son cheminement antérieur, quand les choses allaient moins bien, d’où il faut reconnaître, dans leur fermeture ou leur fébrilité, la quête muette d’un encouragement amoureux.  Alors, pourquoi les priver d’un rayon d’amour fugace qu’on peut leur envoyer au passage.  Il existe des visages laids et des visages sublimes, selon ses critères, mais ils parlent tous de soi au même titre, de son passé, de son présent ou de son avenir, peu importe les arguments philosophiques qu’on présenterait pour tenter de le nier.

L’amoureux ne relève jamais les défis, actes de concurrence, premier pas vers la rivalité, sachant n’avoir rien à démontrer, mais avoir tout à être, au nom de l’amour.  Il laisse jaillir sa lumière ardente sans chercher à impressionner ni à en prouver la présence à celui qui n’est pas encore en mesure de la reconnaître.  On ne témoigne pas d’amour en cherchant à prouver l’excellence de sa vision, la pertinence de ses actes, la justesse de ses attitudes et la rectitude de ses comportements.  On exprime mieux son authenticité dans un sourire sincère, modeste, mais radieux, le maintenant même s’il dérange ou est mal reçu, que dans les propos verbeux et dans les tentatives de démonstration tenant du prodige.  On s’épuise dans ces entreprises et on tire un voile d’opacité entre soi et l’autre.

Certains quittent le monde pour vivre à l’écart, supposément pour se consacrer entièrement à l’expression de leur amour pour Dieu et l’Humanité, ignorant qu’en agissant ainsi, ils le détruisent ou le mettent en fuite.  Comment l’amour peut-il prendre de l’expansion à travers une citerne ouverte sur Dieu, mais fermée sur les autres ?  On a beau croire que, du fond de sa cellule ou de son cloître, on peut envoyer vers les autres des énergies salutaires, mais, en réalité, on ne participe pas à la transmutation physique de la réalité.  Pour être complète, toute transmutation doit procéder de l’Esprit, à travers l’âme, pour agir dans la réalité concrète, ce qui implique une intervention tangible et palpable.

L’amour constitue l’impulsion même de la Vie et l’élan premier de l’âme.  Il parle le langage universel, qui s’exprime dans une multitude de degrés, mais que comprennent toutes les créatures.  Nulle part n’existe de lieu complètement déserté ou d’état complètement vidé d’amour, puisqu’il n’existe pas de ténèbres absolues.  Même que cette Nuit subtilnuage-amour-divine sert de support à la révélation de l’amour.  Aussi, l’amour doit-il justifier tout pas qu’on s’apprête à faire s’offrant comme son guide.  C’est lui qui fait bouger le Monde dans le sens de l’Evolution, croissant sans cesse, malgré les obstacles.  Ceux-ci peuvent retarder sa progression, non l’arrêter.

Pour un être humain, il n’existe pas de plus grande expression d’amour que d’offrir son cœur au service de sa manifestation dans le Tout, qui implique tous les règnes inférieurs et supérieurs au sien.  Il représente les bras de Dieu qui enlacent tout avec tendresse, les bras de ce Dieu qui aime, soutient, donne la paix qui manque, quand on le laisse agir à sa manière, selon ses voies insondables.  Toutes les lois sont tributaires de la loi de l’Amour pour l’expliciter.  Si un être devait perdre le contact avec la sagesse de son cœur, il perdrait tout.  Plus rien d’autre ne pourrait y faire.  Mais, s’il aime, il n’a besoin de rien d’autre pour s’accomplir.  Voilà pourquoi toute étude qu’on poursuit doit supporter sa compréhension et mener à sa découverte.

Toute la quête humaine de l’amour mène à la fusion de soi dans l’autre et de l’autre en soi, puis de tous dans le Tout, par la voie d’âme à âme.  L’amour constitue une énergie qui croît et s’étend, s’ouvre en Voie de Salut, reste, demeure, révèle, se partage pour guérir les cœurs et unifier les êtres.  Mais avant de s’accomplir parfaitement, il doit dépouiller un être de ses prétentions et de ses illusions, tout chérir en lui, tout maîtriser, révélant les lâcher prise qui peuvent le soulager, le désencombrer, le restaurer dans son intégrité, l’amener à fusionner en Dieu.  C’est par l’acceptation d’accorder toutes ses dimensions avec le Plan de Dieu qu’il peut s’élever dans la compréhension de l’amour inconditionnel et impersonnel.

Tout commence par la répudiation des relents de la séparativité, en soi et à l’extérieur de soi, par la focalisation de l’attention sur ce qui unit plutôt que sur ce qui divise.  La séparativité recouvre toutes les manœuvres et les manigances qui entretiennent la dualité apparente en fomentant la division et la séparation, plutôt que l’unité et la solidarité, comme l’individualisme qui rend insensible et indifférent au destin des autres.  Il comprend encore le rejet de Dieu ; la concentration de la pensée sur les aspects négatifs de la vie ; la projection de l’attention sur ce qui divise plutôt que sur ce qui unit ; les actes qui écartent les autres, les séparent, les retournent les uns contre les autres, mènent à l’ostracisme ; les gestes qui cultivent le racisme, tentent d’abolir les différences et les particularismes, entretiennent les préférences, confèrent des privilèges.  Voilà autant de menées perverses fondées sur l’égoïsme, l’égocentrisme, l’égotisme et sur l’illusion d’être séparé des autres et du Tout.  Nul ne peut recevoir en partage son héritage divin tant qu’il n’a pas formellement réalisé cette condition fondamentale de la dissolution de la séparativité par la compréhension de l’unité de tout dans le Tout.

Hubbard disait avec pertinence : «Le seul amour que nous gardions est l’amour que nous donnons.» En effet, l’amour ainsi donné, en commençant par se l’accorder à soi-même, amène tous les principes de la Loi divine à s’accomplir et engendre l’intégration personnelle et la fusion de tout dans le Tout. Quelle qu’en soit la forme, l’amour représente l’énergie la plus élevée qu’on puisse mettre en œuvre, pour se relier à Dieu.  Négliger de comprendre cette vérité, c’est s’empêcher de saisir le processus d’unification et de fusion de toutes choses dans l’Unité impérissable, le but même de la vie.  Sur chaque plan, même mal compris et exprimé, l’amour reste l’expression de Dieu qui s’accomplit, qui œuvre et s’exprime dans la conscience de toute forme vivante, si rudimentaire ou primitive qu’elle soit.

Avec le temps, en puisant dans sa Source intime, dans le cœur, reliée directement à la Source suprême ou au Grand Soleil cosmique, l’être humain peut transformer ce qui n’est d’abord qu’un sentiment d’attraction ou une pulsion de survie en une énergie dynamique de fusion avec son Principe intérieur.  Exprimer l’amour en adoration, pourvu que ce mot soit bien défini en termes de consécration à sa réalisation et de dévotion à la Volonté divine, devient la plus haute forme d’expression de l’être, car il le situe en parfait accord avec son Moi intérieur, avec tous les êtres, dans la Totalité unique.

Avant qu’un être puisse aimer de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit, donc de tout son être, pour fusionner avec Dieu, il doit faire l’expérience de tous les degrés de l’Amour.  Par son mental, qui stimule sa curiosité, il cherche à expérimenter la Vérité avant de la réaliser en lui.  Il doit d’abord s’aimer lui-même, aimer les choses et les autres, au gré de ses préférences et de ses répulsions.  Il optera diversement tantôt pour le matérialisme, tantôt pour la sensualité, tantôt pour la beauté, tantôt pour la connaissance, tantôt pour la vérité, tantôt pour la compréhension, pour les approfondir, jusqu’à ce qu’il comprenne le véritable sens de l’aspiration de la vie, qui cherche la fusion dans le Centre divin, ce qui s’exprime par son mal de vivre, qui ne révèle rien d’autre que sa nostalgie du Paradis perdu.

Exprimer constamment l’amour, en cessant de le refouler et de le brimer, ce n’est certes pas une tâche facile pour un être évoluant, surtout pour un être jeune et inexpérimenté.  Elever sa compréhension au niveau de l’impersonnalité et de l’inconditionnalité constitue pour lui un défi de taille.  Dans sa phase d’affirmation personnelle, il cherche un support altruiste d’affinité et de complicité plus que de fraternité et de solidarité.  Autrement dit, ses élans fraternels et ses solidarités restent plus intéressés qu’il ne le croit.

Dans cette phase où il apprend à prendre sa place au soleil, comment peut-il comprendre le sens du service désintéressé, toute son attention convergeant vers ses sens et ses sentiments, qui ramènent tout à lui ?  Cette vérité réfère à l’adolescence dans son sens propre et dans son sens évolutif.  Il y a l’adolescence de l’âge et l’adolescence des cycles multiples de la vie.  Rares sont ceux qui peuvent franchir toutes les étapes évolutives de l’amour en une seule vie, s’il en existe un seul qui peut y arriver, d’où il faut se réincarner à plusieurs reprises pour l’affiner.  Mais la vie, par la Causalité qui le guide, lui enseigne lentement et sûrement, à son rythme, dans sa patience infinie, grâce à de nombreux concours de circonstance éclairants, la voie à suivre, en accroissant sa compréhension de l’empire de cette Loi suprême.                  

L’amour, la plus sublime des réalisations, ne s’acquiert jamais sans les difficultés et les souffrances qui résultent de la résistance, donc du manque de renoncement, qui mènent à la compréhension de sa dynamique.  Le creuset de la vie exerce son mandat de prélever progressivement son tribut pour dénuder un être de ses illusions affectives.  Plus il résiste à le comprendre, plus il doit payer cher, non en guise de punition, mais comme épreuve de compréhension, par un déséquilibre proportionnel à son égarement.  Ainsi, d’étape en étape, il pressent la plénitude qu’apportera son accomplissement.  Avec le temps, il comprend qu’il n’a pas d’autre choix que de le réaliser dans sa perfection, ce qui est sa mission unique.  Il réalise cette perfection lorsqu’il réalise sa divinité ou devient un avec Dieu.

La réalisation de l’amour constitue l’idéal suprême qu’on doit se fixer dans la vie.  Mais les messagers divins ont beau le répéter, on ne le comprend pas dès le départ et on poursuit longtemps d’autres quêtes avant de l’accepter.  On s’incarne à nombre de reprises avant de saisir la magie de cette Clef qu’on détenait pourtant dès l’origine du Monde.  On doit passer par toutes les illusions et les désillusions de l’expérience, suscitées par l’ego, création fictive du mental, trop avide de tout connaître, avant de découvrir cette vérité toute simple qu’on détenait depuis toujours : l’Amour peut tout !  Car la vie impose qu’on la vive pleinement, à sa manière, sans préjugés, pour franchir toutes les étapes de la réalisation qui révèlent ultimement que tout est amour.

Pour y arriver, il faut d’abord dissiper toutes les illusions par rapport à qui on est, à ce qu’on peut faire, sur ce qu’on devient.  Plus on va au bout de ses expériences, dans le quotidien, veillant à combler ses besoins et à satisfaire ses désirs, plus on se rapproche de la compréhension de l’amour.  On comprendra cette affirmation si on retient que l’appel des besoins et des désirs exprime la voix de Dieu qui indique le Sentier à suivre.  Si on nie l’amour, on se nie et on régresse; si on le méprise, on se méprise et on stagne; si on l’affirme, on s’affirme et on s’accomplit. Et on découvre ainsi, d’expérience en expérience, que l’amour n’est pas un bien à posséder, mais une réalisation à accomplir.  Car il n’accapare jamais et ne se laisse pas accaparer.  Il ne demande qu’à circuler, libre et dynamique, emprisonnant celui qui cherche à le posséder ou à le retenir.  Il représente la qualité première de l’Energie divine qui grandit en se donnant gratuitement et qui se réalise en croissant jour après jour dans le cœur pour rayonner dans tout l’être.

L’amour identifie un état d’être divin mouvant comme la vie mais, paradoxalement, ferme comme le roc sur lequel on peut construire.  Il s’épanouit dans l’illumination de la conscience, faisant renaître à une vie nouvelle, à la vraie vie, accomplissant des merveilles pour soi et, à travers soi, pour les autres.  Ce qui retarde sa réalisation, en chacun, c’est qu’on l’applique longtemps comme un simple exercice de l’esprit sous la forme des bons sentiments, de la bonne conscience, de la générosité factice, donc comme une monnaie d’échange ou de marchandage qui renforce l’ego.  Or, on ne peut le connaître ou en faire l’expérience qu’en conciliant les désirs de son esprit et les aspirations de son cœur.

Alors seulement, on comprend le sens de la vie, qui appelle à se donner, sans se perdre, pour unir, à laisser circuler l’énergie d’amour pour tout sublimer, à prendre de l’expansion pour fusionner tout dans l’Unité.  Et cela ne peut se produire que lorsqu’on lui reconnaît sa mission sacrée ou son sens spirituel de Salut.  La mission universelle de l’amour amène chacun à poursuivre son ascension sur le chemin de la Réalisation, le supportant tout au long de son parcours.  On y progresse d’autant plus vite, bien qu’il n’existe pas de raccourcis évolutifs, s’il existe des retards, qu’on devient un véritable serviteur de la vie, donc un être qui veut partager équitablement avec tous les autres êtres, révéler leur unité primordiale indissoluble.  Alors, on accepte de tout donner ce qu’on sait se multiplier au centuple, de se délivrer de ses illusions, pour se vêtir de la Lumière, s’investissant dans sa mission de sauveur d’hommes ou d’unificateur de conscience.  Rien d’autre ne compte plus pour celui qui sait.

Rayonner l’amour, le rayonner encore et toujours, c’est le seul but de la vie, le seul moyen de se connaître parfaitement.  Qu’on parle d’Ascension, d’Illumination spirituelle, de Réalisation transcendantale, d’Accomplissement divin, de Maîtrise totale, de Salut universel, de Libération suprême, d’Entrée dans le Nirvana, peu importe l’expression, c’est le but de l’amour et sa réalité même.  On a tellement confondu les esprits avec les grands mots, alors que la réalité est si simple : l’amour réalise, l’amour est l’unique réalisation !

Alors, on ne doit pas se laisser entraver par la notion de Sentier spirituel ou de Voie royale.  Un Maître l’a dit : l’Amour est la Voie, la Vérité et la Vie.  C’est la seule Lumière qu’on puisse espérer recevoir en partage, qui mène directement au but, sans illusion, dans la Vérité et la Sagesse, les deux piliers qui la supportent.  Et si on n’a pas compris, qu’on continue à deviser, à pérorer, à spéculer sur l’amour, sur les concepts et les conceptions de l’amour, une énergie qui ne se définit pas, mais se vit, s’éprouve ou s’expérimente, se laisse être, en tant qu’Etre total.

L’amour ne s’exprime pas en mots, il se capte par l’intuition, car il n’a pas de temps à perdre dans le morcellement des mots, bien qu’il se serve de tout ce qui est nécessaire à sa révélation à travers les faits du quotidien.  C’est l’énergie qui commence à rayonner dans son être dès qu’on soulève le voile de la séparation et de l’ignorance, engendré par les sens et le mental, pour qu’il puisse mener ses études dans le plan de la densité.  Il ouvre les portes et abat les barrières dans la même mesure qu’on ouvre son cœur.  Dès qu’il se sent menacé, l’être humain se contracte dans la peur et ferme son cœur, s’exposant à tous les dangers.  La protection la plus efficace réside dans l’énergie rayonnante d’un cœur ouvert et serein qui amène l’énergie négative à couler sur lui, sans l’atteindre, comme l’eau sur le dos d’un canard.

L’enseignement magistral ne peut fournir une compréhension complète de l’amour, il ne peut que donner des repères d’expérimentation.  L’expérience personnelle et l’exemple du maître instruisent mieux que toutes ses explications verbales.  L’enseignement en fournit le mode d’emploi, tandis que l’expérience l’illustre.  Dans les faits, l’amour invite à se faire le serviteur des serviteurs, à revêtir le vêtement du plus faible ou du plus petit que soi et à parler sa langue, au risque de chuter avec lui, ce qu’il faudra prendre avec humour, pour lui faire découvrir un point plus large de l’horizon qu’il contemple.  L’authenticité de la grandeur se démontre par l’oubli de soi qui amène à servir la Grande Cause.

Certains ambassadeurs illuminés d’autres schèmes, notamment en provenance de Vénus, Jupiter et Mercure, en ont témoigné en s’incarnant sur la Terre, tout au long de son histoire, pour accélérer son processus d’Ascension, ce qui a exigé de leur part beaucoup d’abnégation, au nom de l’amour. En revêtant un corps pour descendre dans le plan dense de notre planète, leur conscience s’obscurcissait, parce qu’ils adoptaient les attributs d’un plan inférieur au leur.  Ces êtres, toujours en évolution, malgré qu’ils fussent plus avancés que les Terriens, avaient ainsi pris le risque de chuter avec ceux qu’ils venaient aider, acceptant de partager leurs pulsions et leurs impulsions grossières.  Mais ce retour en arrière ne les avait pas rebutés, tellement ils portaient une grande ceternal-loveompassion.

Certains de ces visiteurs de l’espace vivent encore parmi eux. Oh! qu’on ne cherche pas à les reconnaître ni à les identifier, on n’y parviendrait pas, tellement ils savent bien se voiler, sous les apparences humaines, et se cacher parmi les hommes.  Ils illustrent ainsi l’appel irrésistible du service désintéressé inspiré par l’amour.  Il existe présentement plus de dix mille de ces êtres, dispersés parmi les hommes, issus de divers points du système solaire.

Dans l’expérience de l’amour, un candidat plus avancé doit toujours, tôt ou tard, se mettre au service d’un sujet plus limité, pour l’aider à s’aider, refusant de voir la moindre différence entre l’aidant et l’aidé, mais refusant également toute dépendance de sa part.  Et il ne doit rien demander en retour, car il ne doit pas se ressentir redevable de quoi que ce soit dans l’exercice de ce qui est sa mission naturelle.

Nul ne pourra réinventer l’amour, le contraindre à sa mesure, le réduire à sa conception, l’asservir à ses fins, car il détient sa dynamique propre, par laquelle il transcende tout dans sa perfection, tout en s’exprimant dans tout fait, dans tout objet et dans tout être.  On ne peut que l’aider à s’activer plus rapidement en soi, en s’ouvrant à lui et en l’acceptant tel qu’il est.  Issu de l’Essence, il ne se laisse jamais dominer ni dévier de son cours bien longtemps, broyant celui qui cherche à le limiter ou à le retenir.

On ne doit pas chercher à exprimer l’amour dans sa vie par fidélité à un idéal, mais le reconnaître simplement pour ce qu’il est, la Force absolue de toute vie.  Respectueux de toute liberté, il appelle à réduire son intensité quand il le faut, à le diriger ailleurs quand il n’est pas désiré quelque part, en se retirant pour agir à un autre niveau.

En vérité, l’amour ne constitue pas vraiment une réalisation, puisqu’il figure, en énergie, cet autre soi lumineux, son soi idéal, qu’on connaît mal ou ne reconnaît plus.  A titre d’Essence de sa vie, de Force absolue capable de faire fusionner les cœurs entre eux, il n’est pas un don de Dieu, à proprement parler, mais une révélation de soi-même à soi-même, qui appelle à mieux partager et échanger avec les autres, tous les autres.  Il sait où il va, ce qu’il fait et doit faire, ne reconnaissant aucun autre maître que lui-même.  Le Christ se tient en son centre, dans le cœur de chacun, chez l’impie comme chez le dévot, labourant cette terre fertile pour y semer les graines de l’Esprit d’Unité.  C’est lui qui porte à l’action désintéressée qui élève dans l’Ile de Lumière, la sublime Bethléem, loin des discussions stériles et des entreprises vaines.

L’amour est le premier et le dernier mot, la seule réponse à toutes les questions, la seule solution à tous les problèmes, le seul remède à tous les maux.  Lui seul permet de comprendre les secrets libérateurs dont les oreilles humaines ont encore peur.  C’est par lui que l’être humain réintègre son Concept immaculé ou la Pureté originelle de son âme, figurant le Réservoir inépuisable de sa force évolutive, la spontanéité de son acte dans l’immédiat, lui permettant de se mobiliser à être pleinement.  Dans la certitude de l’amour, il n’y a que la Lumière qui dissout toutes les ténèbres et qui mène à l’accomplissement.

Le plus grand pouvoir qui puisse s’acquérir sur la Terre, pouvoir exalté par tous les mystiques ou spiritualistes de toutes les Traditions, à travers les âges, c’est le pouvoir de l’amour.  Mais, pour acquérir ce pouvoir, il ne suffit pas d’aimer ses êtres chers.  Quel effort y a-t-il à produire pour aimer ceux qui se laissent aimer et répondent à cet amour ?  Il faut apprendre à aimer ceux que l’amour indiffère, ceux qui laissent indifférent, comme ceux qui recourent à l’agression.

Ceux que l’amour indiffère se retrouvent dans cet état parce qu’ils se complaisent dans une médiocrité qui accapare toute leur attention et toutes leurs énergies. Ceux qui laissent indifférent démontrent la distance qui existe encore entre eux et soi.  Ceux qui recourent à l’agression agissent ainsi parce qu’ils croupissent encore dans l’ignorance ou se complaisent dans leur propre douleur.  Les trois groupes manquent de chaleur au cœur, parce qu’ils ne savent pas attiser leur amour, alors il faut les aider à le faire.

Voilà une tâche rudement plus difficile que d’inclure tous les êtres dans son amour, même ses ennemis et ses agresseurs, n’est-ce pas ?  Car son amour pourrait si facilement prendre le masque de la tolérance ou du pardon partiel, ce qui relève encore d’un amour partial et limité.  Le masque de tolérance trahit la condescendance, l’arrogance, la prétention ou la vanité, voire le mensonge et l’hypocrisie, de celui qui garde encore de la rancœur ou du mépris pour les autres.  Tolérer n’est jamais accepter de façon intégrale.

Par la voie de la franchise, l’amour peut porter au respect des différences, parce qu’il ouvre à la compréhension et à la compassion.  Mais il ne peut percer à travers une attitude hypocrite qui tend à faire croire qu’on n’éprouve plus d’animosité, quand on en éprouve encore.  Voilà ce qui ressort d’une affirmation comme : Je pardonne, mais je n’oublie pas.

C’est au prix de nombreux appels à sa Source intime, pour accepter ce qui est apparemment inacceptable, en dissolvant ses mouvements d’hostilité, qu’on y parvient.  Mais il faut accepter qu’elle transforme du même coup la part d’ignorance et d’égoïsme qu’ils contiennent, ce qui doit commencer par leur reconnaissance.  Car l’amour ne peut s’exprimer qu’à travers une conscience sans résistance et sans réticence à son œuvre et sans calcul dans son action.

Voilà ce que le romanesque appelle l’inaccessible quête, que le mystique appelle le Grand Œuvre, qui n’exprime rien d’autre que la mission inéluctable de chercher la Lumière par la voie de l’amour.  Quand on maîtrise ce Pouvoir suprême, le seul pouvoir valable, on peut recevoir le reste par surcroît.  L’amour du prochain, fondé sur l’amour de soi, pour l’amour de Dieu, conduit inéluctablement à la Maîtrise de la vie.

En principe, sans l’amour, rien ne mérite d’être vécu, entrepris ou conçu.  Voilà qui n’invite pas à refuser une expérience dont on a envie, parce qu’on la juge vaine ou qu’on craint de transgresser la Loi.  La Causalité instruit autant dans les entreprises ineptes que dans les entreprises sages.  À ce propos, on a toujours tort de refuser de vivre ce qui s’exprime en soi de façon lancinante et répétée.  Nul n’est appelé à mettre en pratique un principe qu’il comprend bien dans sa tête, mais qui n’a pas encore motivé son cœur à l’agir ou n’est pas encore passé dans ses tripes.  A ce moment, il vaudrait mieux qu’il garde ses vieilles habitudes jusqu’à l’écœurement.  Toute acquisition nouvelle doit s’intégrer sans tension.

La Lumière de la vie ne brille que dans les jeux de l’amour véritable.  Le langage universel de l’amour traverse les frontières artificielles ou arbitraires que l’homme érige dans son aveuglement.  Impersonnel, il ne se limite pas à un groupe restreint, mais s’étend à la Création entière.  Loin d’orienter vers la jouissance, sans nier ses droits ni son rôle fonctionnel, il invite à prendre conscience de la Nature spirituelle de son être et à entrer dans la danse de la vie.  Le corps se complaît dans la jouissance, mais l’âme s’accomplit dans l’amour de l’Esprit.

Un tel amour est universel, rayonnant vers tout être et toute chose avec la même ardeur, car il ne compare pas, percevant tout dans l’Unité.  Il constitue le moyen privilégié par lequel on peut maintenir en soi son élan vers le Centre pour amener son âme à réintégrer son Royaume de Lumière.  L’amour est le lien le plus fort pour relier à la Vie divine, car il est sa vibration naturelle et essentielle, sa vie même.  Dieu n’observe les êtres que par le truchement de son amour, appelé par Jésus «le fardeau doux et léger».  Voilà pourquoi celui qui s’ouvre à l’amour croît plus sûrement et plus rapidement que celui qui s’astreint à la pratique d’autres exercices ou rituels.  Il mène à la réalisation de la Nature spirituelle de son être.

Dans la dynamique ternaire de la Création, l’Amour gouverne toutes les manifestations de l’énergie, tandis que la Vérité règne sur toutes les expressions des formes et des structures.  L’interaction de ces deux polarités primordiales engendre la Sagesse.  Fusionnés, ces trois principes engendrent, dans leur complémentarité réciproque, tous les niveaux de combinaisons qui définissent tout ce qui existe et expliquent comment tout agit et réagit de façon mutuelle.

L’amour détient une supériorité certaine par rapport au recours à la force qui suscite des réactions agressives du fait que, personne n’aimant être dominé, il en réamour-amor-lovesulte une confrontation plus ou moins violente.  L’amour ramène toute chose à l’ordre de la compréhension de l’Unité.  La force déclenche des réactions en chaîne préjudiciables, déréglant l’ordre naturel, par la peur qu’elle suscite ou l’hostilité qu’elle engendre, deux ferments de séparation. 

L’amour porte une énergie qui permet d’être sensible à ses besoins physiques, psychiques et spirituels.  Il établit toujours un équilibre entre les droits individuels et les droits collectifs, les amenant à se supporter mutuellement.  C’est par lui que toutes les autres lois s’accomplissent, permettant d’entrer en résonance avec les autres, en harmonie avec son environnement et en accord avec Dieu.  Fréquence même de la Création, il est la seule énergie qui puisse inspirer un ressenti d’unité, par rapport à son ensemble, et la motivation de respecter toutes choses qui la composent.

Le niveau vibratoire d’un être augmente en proportion de l’ouverture de son cœur.  Celui qui aime devient plus spontané, plus candide, plus simple, plus ouvert et plus vivant.  L’amour régénère les cellules du corps, accroît la lucidité de l’esprit et élève au-dessus de la densité du plan terrestre.  Il favorise la libre circulation du courant universel plutôt que de lui offrir de la résistance.  Il pousse à l’acceptation de sa vulnérabilité : c’est en s’acceptant comme on est, avec ses petitesses et ses grandeurs, qu’on peut accepter les autres comme ils sont.  Sinon, on reste critique et sévère, recourant aux jugements de valeur et au blâme, d’où on fait fuir les autres.

L’acceptation inconditionnelle de soi mène à l’acceptation inconditionnelle des autres.  En apprenant à s’aimer toujours plus, à aimer les autres davantage, on élève ses vibrations, on les adoucit, on les affine, on se rapproche de Dieu.  Voilà comment on a pu dire que l’amour est le Portail de l’Eveil.  Dans toute expérience initiatique, comme dans tout rite de passage, même celui du jugement particulier, à la transition, on est mesuré exclusivement sur son degré d’amour.  C’est par son degré d’amour qu’on peut ouvrir un nouveau Portail sur la Voie évolutive : si son tonus amoureux correspond à celui du nouveau Portail, on le franchit, sinon, on reste sur le Seuil jusqu’à ce qu’il remonte, où on reste en deçà du Portail, jusqu’à ce qu’on atteigne le tonus convenable pour franchir le Seuil.

S’aimer soi-même implique qu’on porte de la considération à tous les aspects de soi, même à ses aspects qualifiés de négatifs.  Il subsiste un part de lumière jusque dans la plus grande obscurité.  Du reste, l’obscurité, comme la lumière, est digne d’amour.  Tout est digne d’amour, rien n’est digne de haine.  On ne peut transformer ses imperfections apparentes si on les réprouve, car on sera porté à les négliger ou à les nier, leur donnant en outre de la force.  Cela à quoi on résiste persiste.  Aucune réalité ne peut accéder à un stade d’expression plus achevé sans d’abord être acceptée, appréciée et aimée pour ce qu’elle représente.  Une imperfection ne représente jamais qu’un potentiel déficient qui demande à croître dans l’amour en recevant les soins appropriés.

En un certains sens, on peut considérer comme faux de dire qu’il faille haïr la faute plutôt que le fauteur.  A proprement parler, ni le fauteur ni la faute ne doivent recevoir une considération négative, qui résulte toujours d’un jugement de valeur pernicieux et culpabilisant.  Tout réside dans la distinction entre la perfection du moment et la Perfection des perfections.  Nul n’est appelé à agir mieux qu’il ne le peut dans le moment.

La perfection du moment consiste à agir au meilleur de sa connaissance et de ses moyens, non à accomplir l’impossible ou à réaliser ce qui est encore inaccessible.  En ce sens, l’amour peut commencer par le refus de se déprécier dans ses faiblesses ou ses imperfections, qui ont le rôle fonctionnel d’attirer son attention sur ce qui reste inaccompli en soi, afin de l’améliorer, dès que cela deviendra à sa portée, au nom de l’amour de soi et de l’évolution générale.  En s’aimant et en aimant ainsi, on se renforce et on renforce tous ceux qu’on touche par ses énergies d’amour.  Inutile d’attendre d’être parfait pour commencer à s’aimer et à aimer les autres.

Dans la même veine, on peut transcender le temps et l’espace en enrobant tout son passé et tout son futur d’amour, ce qui contribue à clarifier son présent en atténuant les effets de la Causalité.  Cette transaction s’accomplit dans le pardon intégral de ses erreurs passées, présentes et futures.  Dès qu’on imprègne d’amour les parties de soi qu’on n’aimait pas auparavant, on s’en libère, induisant en soi un profond sentiment de paix et de sécurité qui aident à mieux avancer et à mieux se découvrir.

Entourer les autres de son pardon inconditionnel produit le même effet bénéfique, bien que cette démarche puisse attirer de leur part, dans l’immédiat, une réaction désagréable, s’ils ne désirent pas autant que soi réintégrer l’harmonie, ce dont ils ne tarderont pas à informer.  Mais, en persistant dans son choix de se libérer et de les libérer dans un pardon intégral, au nom de l’amour, comme on veut soi-même être pardonné, on engendrera, autour d’eux, une ambiance de sérénité et de confiance.  Cette aura de bien-être agira sur eux comme un baume et leur permettra de compléter leur convalescence, pour ainsi dire, soit de guérir de leur faiblesse, période pendant laquelle ils prendront conscience de leur erreur et finiront par s’amender.  N’étant pas à leur merci, on ne va tout de même pas attendre qu’ils s’éveillent complètement à l’amour pour se faire du bien, n’est-ce pas ?

On peut savoir qu’on a atteint l’état amoureux dans le fait qu’on se sent centré, léger, limpide, transparent, paisible, harmonieux, équilibré en tout temps.  On avance dans la joie sereine, naturellement indulgent pour les autres, chaleureux dans son accueil, fluide dans ses paroles, libre dans ses gestes.  On apprécie de plus en plus la vie, malgré les heurts momentanés, qu’on n’a plus envie de prolonger ou sur lesquels on ne veut plus s’appesantir.  On apprécie les autres pour ce qu’ils sont, non pour ce qu’on voudrait qu’ils soient, sans attente envers qui que ce soit.  On s’implique de moins en moins dans ce qui ne relève pas de ses affaires, mais on s’occupe de mieux en mieux des siennes.  Ses problèmes deviennent moins graves ou moins compliqués.  On s’interroge de plus en plus sur son droit d’intervention et sur sa compétence avant d’agir.  On sait avoir tort de retenir son amour jusqu’à ce qu’un autre devienne comme on voudrait qu’il soit. On sait qu’on gagne à accepter qu’un autre reste lui-même et suive sa propre route, car cela décharge d’un grand poids et écarte les jugements de valeur.

En général, dès qu’on abandonne son désir de voir les autres se conformer à ses attentes, on les voit s’ouvrir et devenir plus coopératifs.  C’est tout un défi que de rester centré sur soi et de garder son calme et sa neutralité dans ses relations intimes.  Si ses êtres chers ne répondent pas à ses attentes, on est porté à la critique, pour projeter son avis, ou à se fermer, pour se protéger, ce qui engendre des distances.  Puisque son comportement influe sur celui des autres, on devrait veiller à choisir celui qu’on veut susciter chez les autres.  Ne convient-il pas de créer les conditions qu’on souhaite, plutôt que le contraire ?

Peu importe ce qui a blessé, on devrait y trouver une occasion de grandir dans l’amour plutôt que de semer le grabuge.  Celui qui blesse projette bien davantage sa peur ou sa détresse que son désir réel de faire du mal.  Il lance un appel à l’aide, pas au rejet.  Voilà comment il faut comprendre les relations humaines.  Très peu de gens blesseraient délibérément les autres par mauvaise volonté ou intention délibérée.  Dans un tel cas, il faut envoyer de l’amour à son propre ressenti blessé, évitant de se mettre dans son sort, et au ressenti blessé de l’autre, évitant également de le mettre dans son tort.  L’amour inconditionnel invite à la loyauté et à la collaboration indéfectible.

Qui s’obstine à revenir vers soi dans une attitude agressive, révèle qu’on compte pour lui ou qu’on le fascine, ce qu’il exprime de façon maladroite.  Ou il se sent menacé, situation qu’il faut savoir désamorcer.  Il faut trouver le moyen d’établir un lien de confiance au lieu d’envenimer la situation.  La majorité du temps, il s’agit d’une vieille relation karmique non encore harmonisée, mais qui ne demande qu’à l’être, pour que l’ennemi d’hier devienne le levier d’aujourd’hui ou de demain.  Alors, il faut présenter le drapeau blanc de la conciliation ou de la réconciliation.  Toute personne qui ressent un malaise en sa présence signifie l’incompréhension de son rôle à ses côtés.  Peut-être qu’en se parlant, on pourra l’éclairer.

Si on accepte d’évoluer spirituellement, on engendrera les relations d’amour profond qu’on souhaite parce qu’on parviendra à se lier aux autres sur des plans plus élevés et pour des motifs plus nobles.  En communiquant avec sa Source intime, on entre dans l’amour de Dieu.  Or, dans l’amour de Dieu, on se sent plus fort, plus en sécurité, plus confiant.  Et justement, un être plus confiant ouvre davantage son cœur.  On atteint également de nouveaux espaces de partage et d’intimité qui permettent de développer des relations plus intenses et plus profondes.  On apprend à chercher d’abord en soi la compréhension, l’estime, le respect, la compassion, le bonheur qu’on cherchait autrefois dans les autres sans le trouver.

L’union avec sa Source intime permet de mieux s’aimer, se nourrir, ce qui permet d’établir avec les autres des liens plus sincères, plus cordiaux, plus libres et plus enrichissants.  L’amour commence toujours par une réconciliation complète avec soi-même dans tout son être : avec son corps, avec ses pensées, avec ses sentiments et ses ressentis, avec ses paroles, avec ses actes et avec son âme.  On sait qu’on aime si on aime toujours davantage.  Et on aime davantage si on s’aime davantage dans tous ses aspects.  Quant aux autres, si on les aime sincèrement, on les verra prendre de l’assurance et se faire plus confiance.

L’amour véritable, parce qu’il puise dans la Vérité de sa Source divine, amène à accepter ce qu’on ne comprend pas et ce avec quoi on n’est pas d’accord.  Il permet d’accorder à toute expérience son territoire d’expression, territoire dont on peut s’écarter, si on s’y sent menacé.  Une expérience mauvaise se détruit par elle-même, n’ayant besoin de personne pour le faire à sa place, par le principe de la Justice immanente.  Pourquoi se substituer à la patience de Dieu qui sait agir à la bonne heure quand un déséquilibre intervient?  Dieu veut se connaître dans tous ses aspects apparemment ténébreux et lumineux, alors il envoie dans la direction magnétique et dans la direction électrique des émissaires compétents pour le faire, chacun d’eux détenant son rôle fonctionnel licite et légitime, aucun d’eux ne pouvant altérer irrémédiablement l’Ordre cosmique.

Quand son monde bascule et qu’on se retrouve les mains vides, c’est alors qu’on peut comprendre ce qui importe vraiment, car on n’a plus rien à perdre et on peut explorer de nouvelles voies.  Le moment est alors venu de construire sur du solide, sur le roc impérissable de l’amour, qui donne le courage de rebâtir un monde nouveau de bon vouloir, plus cohérent, intègre, authentique, pur d’intention, plus lumineux.

Tout être livre ses secrets à celui qui sait l’aimer.  L’amour porte toujours à aider et à soulager les autres, à désirer leur plus grand bien.  Il porte à écouter l’autre en se concentrant sur ce qu’il dit plutôt que sur son monologue intérieur qui invente des répliques intempestives, de sorte qu’il se sente écouté, entendu, compris et répondu, si on peut le faire.  Chacun a besoin de ventiler ses chagrins et ses douleurs, ce qui allège déjà son fardeau.  L’amour fait sortir l’ego de sa prison de peur et d’illusion, lui donnant le courage et l’audace de s’en délivrer pour croître, créer et collaborer à mieux unir.

Dans l’amour, refuser de s’attacher ne témoigne pas d’insensibilité, d’indifférence, d’un manque d’attention, mais du fait qu’on sait respecter la liberté de l’autre et qu’on sait le considérer à un niveau plus élevé qui dépasse les attentes de sa personnalité, mais respecte celles de son âme.  Toute situation qui ne trouve pas sa résolution dans l’amour laisse un sentiment d’incomplétude, de vide intérieur, d’angoisse, d’insécurité, de menace latente.  Et on devra lui trouver une résolution du genre, tôt ou tard, mais probablement dans un contexte plus difficile, pour avoir laissé les événements se détériorer ou les difficultés s’accumuler.

 L’amour est l’énergie de vie au fondement de la croissance, de l’expansion, de l’abondance et de la prospérité.  Le pouvoir n’a pas été conféré à l’homme pour qu’il domine les autres, mais pour qu’il s’engendre un monde à son image et à sa ressemblance.  S’en servir à d’autres fins constitue un abus de pouvoir.  L’amour conçoit tout ce qui existe dans l’Univers et attire tout ce dont on a besoin.  Celui qui vit dans l’amour détient la plus grande force qui soit, s’assurant de voir toutes ses entreprises couronnées de succès.  A chaque instant se pose ce choix à savoir si on préférera vivre dans l’amour, l’indifférence, l’insensibilité, l’hostilité ou la haine.

 L’amour n’est pas seulement un élan du cœur qui embellit la vie, mais la substance la raison d’être de la vie.  Il n’a rien à voir avec cette forme galvaudée d’affection véhiculée par les chansonnettes romanesques, mais il constitue plutôt cette énergie d’entente fraternelle, d’attraction mutuelle des bonnes intentions, de collaboration dans la solidarité, d’échange dans le respect, de partage dans l’égalité, de considération sincère, d’accueil cordial, d’attention secourable, de support loyal.

L’amour désigne la Force suprême de l’Univers, le ferment de la Terre, la vibration éternelle, immuable, intangible qui inspire la bonté, la clémence, la compréhension, la compassion, le pardon et la générosité en toutes circonstances, même dans les revers et les insultes.  Le riche ne peut l’acheter, mais même le pauvre ne peut en manquer, s’il le désire, les deux pouvant l’exprimer.  Sans lui, on existe, mais on ne vit pas.  Impersonnel, il aime tout et tous, la caresse comme la taloche, le beau temps comme la tempête, la joie comme la tristesse, le jour comme la nuit.  Il voit en tout un signe et un moyen de réalisation, à divers degrés, mais toujours compris comme un pas vers la conscience.

L’amour donne cette compréhension au-delà des apparences, dans une autre perspective, qui embellit, égaie et illumine les circonstances.  Il suscite la pureté d’intention qui engendre le bien et purifie les pensées, les paroles, les sentiments et les actes.  Il permet de vivre en harmonie avec soi et avec les autres, entouré d’êtres compatibles et complémentaires.  Car il dissout le sentiment de solitude et résout tous les problèmes affectifs comme l’isolement, les carences et la dépendance, ce que l’affection comble toujours à moitié, laissant ensuite un goût amer de dépit ou de déception.

Pour mener une vie remplie de joie de vivre, d’émerveillement, de félicité, il faut comprendre le lien intime qui existe entre l’amour et la vie.  En s’élevant vers les niveaux supérieurs de l’amour, on participe à sa transformation personnelle, à celle des autres, de la planète, de l’Univers, car tout se tient dans la vie.  Un nombre infime de personnes centré dans l’amour peut accomplir des prodiges et changer le destin de l’Humanité.  Un Maître disait que la somme de la racine carrée d’un pourcent de la population terrestre peut réussir cet exploit du fait que le mal se détruit par lui-même, alors que le bien se multiplie au centuple.

L’amour est puissant et contagieux.  Dans son état supérieur d’impersonnalité et d’inconditionnalité, un être ne peut plus être atteint ou blessé, pouvant l’accueillir dans ses multiples témoignages de mesquinerie ou de sublimité.  Car, en toutes circonstances, il ne se demande plus s’il est traité convenablement, mais il cherche à reconnaître, derrière toute manifestation, la petite flamme d’amour qu’il peut attiser.

L’énergie d’amour circule autour du monde, présent partout et en toute chose, baignant tous les aspects de la vie, si on sait considérer le monde avec les yeux du cœur.  C’est la force omniprésente qui maintient les particules de l’atome et les plus grands univers, engendrant le magnétisme, la rotation et la gravité.  On peut renforcer ce réseau d’alimentation universel, pouvant y puiser à volonté, par l’accueil de son énergie dans son cœur, en le faisant ensuite rayonner en soi et à l’extérieur de soi, assuré qu’il surgira conformément à l’intensité d’amour qu’on appelle à se manifester, auquel on aspire et qu’on peut contenir.  On peut l’imaginer comme une particule qui voyage à une telle vitesse qu’elle se trouve présente partout simultanément, se présentant comme l’essence de tout ce qui est.

Tous recherchent la forme la plus élevée de l’amour, tellement ils la savent grandiose, mais ils la limitent par les formes-pensées étriquées, déficientes et incohérentes qu’ils entretiennent à son sujet.  Toute réalité se manifeste dans sa vie selon la conception qu’on s’en fait.  Aimer, c’est une expérience de conscience, soit de co-naissance, une communion avec l’autre et, ultimement, avec son Essence.  Dès qu’on s’ouvre à l’amour, du mieux qu’on peut le faire, pour en atteindre les sublimes hauteurs, la personnalité vibre de doute et de peur, mais aussi d’espoir et d’attentes, ce qui engendre ses limitations apparentes.  Il ne faut jamais colorer l’amour de ses attentes, car on le limite.

Chaque fois qu’on s’ouvre à une nouvelle dimension de l’amour, on touche cette partie de soi qui n’a pas encore reçu d’amour, cette partie qu’on est si souvent porté à projeter sur les autres, ignorant qu’elle appartient à soi, parce qu’on ne peut encore la reconnaître comme venant de soi.  Car, pour parvenir à la réalisation d’une réalitamour-diviné, il faut toucher ou retoucher à son envers, pour le corriger et le parfaire.  Si on demande de connaître l’amour, on sera d’abord placé en face de tous les obstacles qu’on entretient et qui l’empêchent de s’exprimer, pour être  en mesure de décider de ce qu’on en fera.

Aux premiers contacts de l’amour véritable, la personnalité tressaille, s’émeut, s’apeure, doute et s’inquiète, se demandant comment une énergie aussi prodigieuse peut s’adresser à elle, s’en sentant indigne.  Comme elle sait qu’elle devra lui céder le pas, si elle l’accepte, elle hésite avant de le faire.  Car elle sait pertinemment que son apparition marque la fin de son empire.  Alors, elle pourra recourir à mille subterfuges conscients et inconscients pour retarder son avènement.

L’amour amène à se concentrer sur le seul désir de s’aider et de croître dans la Lumière, pour mieux aider les autres, ensuite, en les illuminant.  Dès qu’on se centre sur l’amour, on élève ses vibrations, effaçant, en un seul acte d’amour sincère, des milliers d’effets de ses actes négatifs antérieurs.  Un Maître a dit qu’une seule pensée d’amour pur écartait à tout jamais le danger de se perdre dans les ténèbres.  L’amour agit dans le présent pour projeter dans le futur en libérant du passé.  On ne peut rien quitter qu’on ne l’ait complètement rempli d’amour, car ce qu’on repousserait avant que cette transaction soit complétée, reviendrait amplifié, pour éveiller à la sagesse.  Plus on hait quelque chose, plus on s’y attache et l’attire; plus on aime quelque chose, plus on le libère et s’en libère.  Ainsi, il faut savoir aimer ce dont on veut se libérer.

Derrière les apparents désordres, l’amour agit comme la Puissance motrice de l’Univers qui conduit sûrement au bonheur qu’on cherche, mais dans la mesure où on en aime toutes les manifestations, des plus grandes aux plus petites.  Quand on lui laisse le soin de révéler le sens de la vie, à l’intérieur de soi, tout l’Univers devient son Foyer et tous ses êtres vivants ses complices.  Son énergie naît en soi de la certitude de participer au jeu de la vie et que la Providence prend soin de soi.  Il inculque la force audacieuse de servir Dieu à travers autrui, sans interférer dans sa liberté, et de respecter la vie sous toutes ses formes.  Il se révèle alors comme la pulsion fondamentale de l’être qui pousse toute forme de vie à se réaliser dans l’action cohérente par l’union des contraires apparents.  C’est lui qui permet l’actualisation des virtualités de l’être par le contact avec la différence, sur un plan ou sur un autre, procédant à un choc des intérêts pour qu’ils s’harmonisent.

L’amour tend naturellement à surmonter les antagonismes, sachant qu’ils se complètent, apprenant à assimiler des forces différentes et à les intégrer dans une même unité.  Cette force dirige le retour vers l’Unité, cherchant toujours le Centre unificateur.  Il reste une source d’accomplissement dans la mesure où il cherche la fusion dans ce Centre unique à partir d’une démarche d’égalité entre deux êtres.  Mais dès qu’il devient appropriation ou domination, il se pervertit, devenant un principe implacable de division, de souffrance et de mort.  Il détruit alors la valeur de l’altérité dans une tentative de l’asservir au lieu de l’enrichir, abolissant la réciprocité du don généreux.  Voilà pourquoi il est dit que la Providence est la Puissance qui élève le juste mais qui abaisse l’impie ou qui soulève le simple mais abat l’orgueilleux.

Deux êtres qui se rencontrent dans l’amour s’enrichissent mutuellement, en plus de grandir individuellement.  S’ils se donnent et s’abandonnent mutuellement, ils se retrouvent l’un dans l’autre, élevés à un degré supérieur, dans la mesure où leur don est complet, équilibré, engendré dans l’égalité.  La pulsion de vie s’illumine alors de la Lumière de la conscience, devenant une force d’accomplissement spirituel à tous égards.  Celui qui aime doit toujours chercher le Centre unificateur, plutôt que ses intérêts, s’il compte manifester concrètement la synthèse dynamique de ses possibilités.

En donnant de l’amour aux autres, autant qu’on s’en donne, on se fait un présent, puisqu’on élève ses vibrations de l’Energie de Dieu.  En s’ouvrant à l’amour altruiste, on découvre que le Monde, autour de soi, est plus beau qu’on le croyait et on s’attire de meilleures réalisations dans sa vie.  Aimer les autres, c’est s’engager à maintenir une haute vision d’eux, même si, avec le temps, la familiarité écarte nombre de barrières, par l’approfondissement de l’intimité, et démontre des facettes moins agréables de l’autre. Mais l’amour d’autrui n’impose jamais de tolérer le comportement d’un être méprisable ou dévastateur, il ne restreint jamais son droit d’inclure dans sa vie qui on veut et il ne requiert pas de devenir aveugle aux torts et aux travers des autres.  Cependant, on peut les constater sans tout jeter par terre.  On doit reconnaître à l’autre son droit à l’erreur, comme on doit reconnaître le sien.

Si on aime quelqu’un, on se concentrera davantage sur ses qualités que sur ses défauts, histoire d’éviter de les cristalliser.  On cherchera plutôt à comprendre ses aspects émerveillants et on l’aidera à prendre conscience de la dynamique de sa vie évolutive.  Et s’il se plaint d’un problème, on pourra lui montrer comment il peut être bénéfique, en attirant son attention sur les changements constructifs et sur les leçons salutaires qu’il peut en tirer.  S’ouvrir aux autres, tout en restant soi-même, voilà la recette la plus simple pour connaître l’amour et le bonheur.

La vie en commun peut être enrichie de mille petits riens, car les petits riens revêtent une importance plus grande qu’on le croit. On comprend généralement mieux ce principe dans les faits négatifs.  Ainsi, une goutte d’eau peut faire déborder un vase plein. Un scrupule dans un soulier peut être très blessant.  Les poussières accumulées dans une montre peuvent finir par l’arrêter de fonctionner.  De la même manière, un sourire tendre, un compliment sincère, un coup de main à point nommé, un petit présent, un trait d’humour, peuvent égayer toute une journée et amorcer une séquence de réalisations heureuses dans la vie d’un autre.

La loi de l’Amour permet à un être plus conscient d’aider un plus faible, mais elle interdit de changer le cours de sa vie sans son consentement, de l’insécuriser, de lui faire douter de lui-même, de le mettre dans la panique, de lui imposer quoi que ce soit.

L’AMOUR SPIRITUEL ou L’AMOUR PUR

 

L’être humain ne doit pas réaliser l’amour uniquement dans la maîtrise du bien, du bon, du beau, du vrai et du juste, mais il doit ultimement le réaliser en dehors de toute dualité, dans la Fusion en Dieu.  Il s’agit alors damour-aimer-love-lovee l’amour spirituel, un amour aussi pur et transparent d’un cristal de roche ou un diamant.  Cet amour seul peut insuffler l’amour christique jusque dans la densité de la pierre et éveiller l’Esprit cristallisé qu’on appelle communément la Matière.

Sur ce plan, l’être exprime une attitude d’accueil envers tout ce qui existe, manière subtile de découvrir l’aspect le plus pur de tous les êtres, produisant une fusion exaltante ou extatique entre Dieu, le sujet aimant, et l’homme, le sujet aimé.  Il permet l’identification avec les entités les plus élevées de la Hiérarchie cosmique et avec Dieu lui-même, amenant à fusionner avec la Source de l’Amour.

Cette forme d’amour fait participer au Monde divin, pénétrer dans la Réalité, donnant la conscience de la béatitude, de la félicité ou de l’extase (Samâdhi).  Dans cet état d’union, un être se sent uni à toutes les créatures, les ressentant comme des manifestations de l’Amour divin, et il ne désire que leur transmettre l’amour qui vient de Dieu, qui fait disparaître toute trace de comparaison, d’envie, de jalousie, d’incompréhension et de violence.  Premier degré de l’amour divin, il est la plus haute manifestation de la Vie, suscitant un service constant, infiniment dévotieux et zélé (ardent).

Voilà l’amour impersonnel et inconditionnel, égal pour tous, sans préférence, sans discrimination, sans favoritisme, parfaitement tolérant et rempli de compassion, exercé dans l’innocuité.  Il représente ce que tout être est, essentiellement, qui permet de voir la vérité et de l’exprimer dans la sagesse.  Dans cet état sublime d’amour, chaque pulsion devient favorable à tout le monde et à tout l’Univers.

L’AMOUR VÉRITABLE EST INCONDITIONNEL

Aimer de façon inconditionnelle, c’est aimer sans ((si)), sans acception ni exception de choses ni de personnes, garder son cœur ouvert à tout et à tous, sans égards à leurs limites, leur accordant un amour égal, dans l’abandon de tout intérêt et de toute attente, sans désir de les changer.  Mais cela signifie aussi l’abandon de tout désir de mérite, de récompense, de retour de la part des autres et de l’Univers.  Alors, on n’attend plus que les autres agissent comme on le souhaite ou croit qu’ils devraient le faire, répondent avec un même degré d’amour, témoignent de chaleur, de reconnaissance, d’attention ou de considération.  On n’espère récolter aucun prestige de ses actes.  On apprend à être une source d’amour plutôt que de puiser à celle des autres.  On aime simplement pour aimer parce que c’est la Loi de la vie et sa mission cosmique.

Dans ce sens de l’amour, on choisit de donner avant de recevoir, ne se demandant jamais si l’autre est digne de recevoir, de donner sans recevoir et sans attente de recevoir.  On vit parmi les autres avec ses limites, refusant de s’en désoler, et on refuse de voir celles des autres, ce qui permet d’écarter bien des conflits inutiles et bien des débordements d’ego.  On se donne également à tout le monde, sans prétention, sans préférence, s’adressant autant au juste qu’à l’impie, à l’ami comme à l’inconnu, ne distinguant pas l’un de l’autre.  On s’exprime dans la compassion universelle, ne faisant jamais de discrimination ni de favoritisme, excluant tout jugement de valeur, dans l’acceptation universelle.

L’amour inconditionnel suppose un respect intégral de soi et des autres qui permet de mieux vivre avec eux.  On évite la servitude (le fait d’avoir trop d’attentes) et l’égoïsme (le fait d’avoir trop d’exigences) en vérifiant si on a le goût de vivre ou de faire ce qui est proposé.  Ainsi, on reste à l’écoute de ses ressentis profonds.  On se respecte dans ses priorités et ses engagements sans s’encombrer.  On échange et on partage gratuitement ou on clarifie ses attentes, si on en a.  On réprime ses prétentions, telles le désir de contrôler, la glorification personnelle, la valorisation dans le service, l’exigence de comptes ou la domination.  Enfin, on pardonne de façon totale et absolue.  On s’exprime dans le détachement affectif, hors de tout esprit de possession et d’accaparement.

Ainsi, l’amour inconditionnel amène à accepter les gens tels qu’ils sont, sans condition, sans jugement, sans inclusion ni exclusion.  Un amour reste inconditionnel dans la mesure où un être se sent bien dans une relation, reçoit autant qu’il donne, sans l’exiger, et que l’extase se maintient et se poursuit dans la relation.

L’AMOUR VÉRITABLE EST IMPERSONNEL

 

L’amour impersonnel attire l’attention sur le fait qu’il s’exprime de façon égale pour tous, sans discrimination ni favoritisme, ne faisant ni acception ni exception de choses et de personnes.  Un amour reste impersonnel dans la mesure où il est conçu comme une raison d’être et de vivre et qu’il s’adresse à tout et à tous, sans rien réclamer en retour.  Il s’exprime par une énergie calme et sereine qui oriente vers le bien, inclinant à prendre le meilleur chemin dans la vie et à penser au bien-être des autres et de l’Univers.  Il embrasse tous les êtres sans prendre en considération ce qu’ils sont, ce qu’ils font, ce qu’ils ont ou ce qu’ils deviennent, englobant toute la Création.

Rempli de cet amour, on ne peut plus se sentir seul, car on se perçoit alors comme une parcelle de l’Humanité, du Monde et de l’Univers, intimement lié à tous leurs atomes vivants.  On ressent faire partie du Grand Plan cosmique et de Dieu lui-même.  On avance dans la vie avec une grande paix d’esprit, un grand calme intérieur, plein de compréhension, de bonté, de compassion, de miséricorde, de patience, de bonne volonté, en s’efforçant de vivre toujours respectueux de son milieu et de son environnement, dévoué au service de Dieu à travers l’Humanité et l’Univers.

Dieu agite en tout et partout ce qui exprime un tel degré d’amour, ouvrant à l’intuition par les injonctions de l’être intérieur.  Un tel amour amène à agir de façon sincère et responsable en restant simple et modeste, s’occupant d’exécuter sa part du Grand Plan qui est devant soi, dans l’immédiat du quotidien, ce qui définit son devoir d’état ou sa tâche quotidienne.  On donne et on reçoit, mais on persiste à donner même si on ne reçoit pas.  Le fait de savoir qu’on travaille pour les autres et sert Dieu remplit d’une grande joie.  On donne dans l’intention de combler un besoin et de répondre à un devoir naturel.  On reçoit conscient de recevoir une marque de considération de Dieu à travers ses instruments incarnés.

Cette énergie amène à sauter dans le feu de l’action et à faire ce qui est requis sans penser à ce qu’il pourra en coûter en temps, en argent, en effort, en renoncement.  On s’interdit d’y penser pour éviter de laisser filer une bonne occasion de grandir, en exprimant sa fraternité et sa solidarité.  Quelque soit l’abnégation demandée, on trouve toujours sa coupe assez pleine pour recommencer à donner.

On peut avoir des amours personnels, tout en aimant de façon impersonnelle, et trouver un grand bonheur dans ces deux expressions de l’amour, parce qu’on a droit au plaisir, à la joie et au bonheur.  Il suffit que ces amours n’accaparent pas, ne briment la liberté de personne et n’amènent jamais à dévêtir l’un pour habiller l’autre.  L’amour de la vie grandit et se développe en soi, si on accorde chaque jour ses pensées avec la Conscience divine.

Alors, on voit son rayonnement transformer la vie des autres comme par magie.  L’amour, la Loi qui rend tout possible, permet de considérer ses épreuves occasionnelles comme un aspect du divin développement qui se produit en soi.  Et, par lui, on a toujours la certitude que Dieu est toujours présent à sa vie, guide son être et le pousse à s’ajuster au temps présent.

Par l’amour de ses semblables, on peut développer une très grande sensibilité qui amène à cette précieuse qualité humaine qu’est l’aptitude à comprendre les autres en naissant à leur être par l’intérieur.  L’amour dilate le cœur, ouvre la compréhension, développe la créativité et la bienveillance, l’aptitude à communier avec tous les êtres.

Ce qui honore le plus l’être humain, c’est sa faculté d’aimer qu’il peut élever jusqu’à donner sans rien espérer, à servir sans attachement, à pardonner sincèrement et profondément, jusqu’à l’oubli, et à percevoir Dieu dans tous les êtres.

© 1980-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime

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