AIMER TOUT LE MONDE, C’EST AUSSI AIMER SA FAMILLE…

Dans le présent contexte, la famille désigne les personnes apparentées par un lien du sang ou d’adoption qui vivent sous un même toit, formées par le père, la mère et les enfants, ce qui exclut la parenté élargie.  Véritable creuset de la Causalité, fondement de la dynamique sociale, voilà le meilleur outil pour former à l’amour, établir la personnalité et extirper de l’individualisme, par l’étude des relations interpersonnelles et des responsabilités qui en découlent.

Actuellement, de plus en plus de gens choisissent la vie du célibat, d’où les couples deviennent de plus en plus rares.  Cela s’explique par l’égoïsme individuel qui lance dans une quête matérialiste toute centrée sur l’avoir, le faire et le paraître.  En effet, plus soucieux de leur confort, de leur bien-être, de leurs loisirs, de leur autonomie, de leur indépendance, les gens choisissent de vivre seul ou de cohabamour-familleiter dans des couples à l’essai, qu’on appelle parfois, juridiquement, les «couples de fait», parce qu’ils ne sont pas liés dans le mariage au sens traditionnel du terme.  Les couples mariés se séparent plus facilement, après peu de temps, le divorce étant communément accepté, d’où la natalité baisse.

Même les couples stables fuient majoritairement leurs responsabilités parentales, négligeant l’éducation de leurs enfants, les confiant à la responsabilité de l’État, par le truchement des Ministères spécialisés, de la société et de l’école.  Ainsi, les jeunes sont prématurément livrés à eux-mêmes ou à des étrangers, n’ont plus de modèles stables ou valorisants, d’encadrement adéquat, ils développent l’égoïsme et l’hostilité contre tout et tous, sauf peut-être contre les membres de leur clan, et ils vivent dans le déséquilibre et la dysharmonie.

L’être humain doit apprendre à aimer sans rien espérer en retour, à servir sans attachement, à pardonner sincèrement et profondément et à percevoir Dieu en tout.  La dynamique de la famille peut lui en fournir l’occasion s’il sait respecter l’ordre de cette cellule dans la société.  En effet, au niveau du couple, la vie conjugale, –qui suppose l’éducation des enfants, la confrontation avec les difficultés du quotidien, les responsabilités familiales– peut aider à former le caractère et le tempérament, à transformer l’être, à développer ses qualités, ses facultés, ses talents et ses attributs.

Quant aux enfants, par amour pour leur famille, ils apprennent à devenir patients, loyaux, serviables, justes et équitables ;  à maîtriser leurs réactions et à développer leurs moyens de communication, pour éviter de blesser ou de scandaliser ;  à surmonter leur égoïsme, par l’interaction des droits et des devoirs ;  à faire abstraction de leur personne quand le bonheur de ceux qu’ils chérissent en dépend ; à comprendre leurs similitudes et leurs différences ;  à développer des solidarités ;  etc.

Pour être un bon parent, un être doit être éveillé spirituellement, connaître sa véritable nature profonde, s’accepter lui-même comme il est et savoir s’ouvrir aux autres.  Autrement dit, il doit se connaître, s’être marié intérieurement et avoir accouché de lui-même.  Car le parent doit fournir à chaque enfant des bonnes valeurs et l’esprit de débrouillardise, l’aidant à grandir et à se développer jusqu’à devenir ce qu’il est vraiment.

Le signe certain d’un grand amour réside dans le renoncement et l’abnégation pour faire tout ce qui peut aider l’autre, sans se perdre, après s’être aidé soi-même.  Mais l’amour ne doit pas conduire à la faiblesse, au laxisme ou manque de discernement, en regard de l’autorité parentale.  Éduquer un être, c’est le prendre en charge pour lui donner la compréhension et les moyens d’assumer son autonomie et son indépendance, tout en restant fraternel et solidaire des autres, et pour l’amener à se détacher de plus en plus de l’autorité, afin qu’il se concentre sur sa réalisation personnelle sur les trois plans de l’existence (corps,  âme et Esprit).

En ce sens, l’éducation comprend la formation qui mène l’enfant à la liberté, mais qui l’induit également dans le processus de libération spirituelle.  Cela n’est le cas que s’il apprend à se connaître à l’intérieur de lui-même, à sortir de son individualisme, à endosser ses responsabilités évolutives, à se poser les questions salutaires, à comprendre le sens des épreuves et des liens relationnels, à comprendre le sens de la vie, pour clarifier ses choix et dissiper ses illusions.  Autrement dit, il doit saisir le sens de son incarnation sur la Terre.  (On trouvera quelque part un article sur l’«Éducation»)

© 1980-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

 

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