L’AFFINITÉ, UN ASPECT DE L’ATTRACTION

 

On dit souvent que les gens en affinités portent des atomes crochus.  Selon le contexte, le mot «affinité» désigne autant le degré de parenté, d’analogie, d’accord, d’harmonie, de concordance, de ressemblance, de combinaison ou ensemble des points communs que l’attirance entre deux êtres qui résulte d’une conformité de caractère ou de goûts.  Il peut encore attirer l’attention sur l’ensemble des traits communs ;  la conformité naturelle qu’exprime l’attraction ;  le rapport d’accord naturel, de similitude, de liaison plus ou moins sensible déterminant une alliance ou une combinaison des réalités, des corps ou des êtres entre eux. affinités

Dans le domaine atomique, les électrons s’attirent ou se repoussent selon leur aspect polaire.  Au plan cosmique, on constate un phénomène analogue dans la gravitation universelle.  Dans l’expérience sociale, on le voit s’exprimer par le magnétisme humain qui fonde la sympathie ou l’accord (conformité naturelle de caractère, de goûts, de pensées, etc.) entre plusieurs personnes.  Les affinités révèlent comment deux êtres s’attirent, se réunissent, se renforcent, pour former un foyer de radiation et d’expansion dans la résonance et l’accord parfaits.

Il n’est pas étonnant que la loi de l’Affinité, qui n’est nulle autre que la loi de l’Attraction, révèle que, les semblables s’attirent, se réunissent, se renforcent, pour former un foyer de radiation et d’expansion dans la résonance et l’accord parfaits.  Comme le dit le proverbe, tout ce qui se ressemble s’assemble!  Au niveau atomique, les électrons s’attirent ou se repoussent selon leur polarité.  C’est le principe de l’aimant.  Au niveau cosmique, on peut percevoir un phénomène analogue dans le phénomène de la gravitation.  Dans l’expérience sociale, cela s’exprime par le magnétisme qui fonde la sympathie ou l’antipathie.  Au niveau personnel, chacun se met spontanément en relation avec les êtres, les choses et les situations qui lui sont compatibles.  Chacun attire ce qui correspond à ses pensées et à ses sentiments prépondérants, donc à son tonus vibratoire.  On comprend alors qu’un sujet ne peut attirer dans sa vie ce qui ne répond pas à sa vraie nature, peu importent ses souhaits.  S’il veut attirer une chose ou un événement précis, il doit se magnétiser en conséquence, soit s’y faire réceptif, se faire attractif pour ce qu’il appelle.  Sur ce point, il ne peut se leurrer: il attire ce qui correspond à ce qu’il est, il récolte ce qu’il sème.

La Loi de l’affinité ou de l’attraction agit sur tous les plans.  Celui qui veut se lier aux régions supérieures, à ses entités, à ses forces et à ses éléments, devra choisir des pensées, des sentiments et des attitudes appropriés.  Celui qui ne parvient pas à s’élever ne peut donc s’en prendre qu’à lui-même.  Il aurait intérêt à étudier ses comportements, ses clichés, ses stéréotypes, ses préjugés, ses motivations, qui encombrent forcément sa conscience.  Tous ceux qui peuvent contribuer à notre réalisation sont spontanément attirés vers nous, pour nous aider à accomplir nos petits désirs comme notre idéal le plus élevé.  Tous les phénomènes sont passagers, mais ils ne peuvent se produire à partir de rien.  Ils se produisent toujours à partir des quatre élémentaux invisibles, par une infinité de modalités complexes, qui répondent aux lois de leur forme et de leur agrégation, selon des affinités médiates ou immédiates.

La Loi de l’affinité a deux corollaires: d’une part, les vibrations similaires s’attirent jusqu’à se réunir et à se renforcer; mais les vibrations complémentaires s’appellent aussi.  C’est le résultat des forces électrique et magnétique.  Cette dynamique est fort révélatrice.  Il en découle qu’une vibration bénéfique, si minime soit-elle, déclenche les forces correspondantes, se multipliant au centuple.  Mais les vibrations maléfiques, bien qu’elles ne puissent se multiplier, elles, opèrent de la même façon.  D’où, souvent, la répercussion d’une penséaffinités1e, d’une parole ou d’une action délétères apparaît souvent disproportionnée par rapport à sa cause.  C’est par ce phénomène que les Sages expliquent qu’un drame passionnel terrifiant peut être la conséquence d’un échange verbal agressif, mais banal au départ.

Avec l’arrivée des motivateurs de tous acabits, des êtres qui avaient beaucoup lu, donc qui avaient perçu le monde de l’extérieur, il s’est produit un engouement pour la pensée positive. Plusieurs enseignants, notamment les coachs de vie, confondent la loi de l’Attraction et la loi de la Causalité, ce qui entraîne parfois une certaine confusion dans leurs propos, ce qui donne, chez leurs étudiants, des problèmes d’application des principes de vie dans la vie courante.  L’erreur de la pensée positive, c’est que, trop souvent, elle devient une négation ou un déni de la pensée négative ou une lutte contre elle, alors que la vérité réside dans l’alliance du négatif et du positif, qui donne l’esprit constructif.  Toute création a besoin d’un pôle négatif et d’un pôle positif pour se produire.  L’erreur provient du fait qu’une personne en vient à considérer le négatif comme un mal alors que, même s’il est désagréable, il n’est nullement tel.  En effet, l’expérience négative peut être agaçante, mais elle instruit sur soi-même.  Dès lors, il n’y a aucune raison de la nier ou de tenter de la faire disparaître par l’affirmation contraire, ce qui est parfaitement inopérant, car il faut l’assumer, en être responsable.  Nier le négatif, c’est nier le Principe lunaire ou féminin du Cosmos, déjà trop bafoué.  Il convient plutôt de prendre la leçon de l’expérience négative, corriger la carence ou l’ignorance qu’elle révèle, pour s’améliorer, grandir en conscience.  Le négatif révèle la part d’ombre qui subsiste dans un être lui indiquant sur quoi il doit travailler: faire émerger de lui la réalité contraire, qui est déjà là, et non qu’il doit engendrer.  La Lumière ne disparaît pas derrière un nuage qui ne parvient qu’à l’atténuer par le voile qu’il introduit.  Personne ne s’améliore à force de répéter des affirmations positives, il ne fait que renforcer la faiblesse apparente qu’il tente de ne pas voir en lui.  Un être peut en obtenir des résultats, pour un temps, parce qu’il ouvre une porte à la nouveauté, se met à penser autrement, mais il finit par obtenir l’effet contraire qu’il recherche, ce qui le frustre, le démotive et le décourage.

© 1995-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *