L’ADAPTATION, UNE QUESTION DE SURVIE, DE VIE ET D’EXPANSION… 

Dans la tempête, le magestueux chêne peut casser, mais l’humble roseau ploie…

Dans le présent contexte, l’adaptation désigne un principe spirituel qui rappelle que l’être humain, doté du pouvoir créatif, peut changer des réalités, dans son univers personnel, mais qu’il doit accepter les conditions qui le dépassent, comme ceux qui émanent du Plan divin, de l’Ordre naturel ou ceux qui ressortent d’autres univers personnels dotés du libre arhuman-angelbitre.  Puisque tout change et se transforme, puisque névolution-humaine-human-evolutionous faisons partie d’un Univers qui est dans un état constant de mutation, nous devons penser à nous adapter sans cesse aux nouvelles réalités.  L’adaptation consiste dans le choix de survivre et de vivre plutôt que de se laisser emporter sans intervenir.  Si elle est bonne pour les animaux, pourquoi ne le serait-elle pas pour l’être humain, surtout que, par rapport à eux, il est doté de pensée réflexe?

 En lui-même, le mot «adaptation» désigne à la fois un état et un processus : l’état d’un être vivant du point de vue des rapports plus ou moins adéquats au milieu que lui autorise son organisation interne; et le processus qui permet d’atteindre cette adéquation, qu’il se situe au niveau de l’individu (ontogenèse) ou de l’espèce (phylogenèse).  L’adaptation peut être génétique ou biologique, psychologique, sociale, environnementale ou spirituelle.  Quant à la loi de l’Adaptation, elle désigne un principe spirituel qui évoque le degré de facilité et de rapidité d’un sujet à ajuster ses relations internes aux relations conjecturales.  Elle évoque le processus par lequel un être vivant répond à un changement, dans un contexte donné, rappelant notamment que l’être humain, doté du pouvoir créatif, peut changer des réalités, dans son univers personnel, mais qu’il doit accepter les conditions qui le dépassent, comme ceux qui émanent du Plan divin, de l’Ordre naturel ou ceux qui ressortent d’autres univers personnels dotés du libre arbitre.

La sagesse veut qu’un être veille rigoureusement à changer ce qu’il peut, mais à se soumette à ce qui le dépasse.  Certains auteurs ont abondé dans ce sens, notamment Romain Rolland, qui a suggéré : «Qui veut vivre doit s’adapter aux conditions nouvelles de la vie.»  Pour sa part, Gustave Le Bon a dit : «Se révolter ou s’adapter, il n’y a pas d’autre choix dans la vie.»  Quant à Philippe Sollers, il a ajouté : «Celui qui parvient à la Grande Destinée s’adapte, mais qui ne sait pas sa petite destinée la subit.»  Ne sont-ce pas trois invitations à se faire à tout, y compris au pire, sans jamais penser à se résigner?

En effet, en général, la révolte est l’apanage de la jeunesse fougueuse, mais téméraire, parce qu’elle ignore largement les dangers réels de certaines expériences, tandis que l’adaptation est celle de la maturité découlant de l’intelligence et de la sagesse, donc de la connaissance acquise à travers les expériences antérieures.  Puisque tout change et se transforme, puisque chacun fait partie d’un Univers qui est dans un état constant de mutation, l’être incarné gagne à penser à s’adapter sans cesse aux nouvelles réalités et à rester ouvert à la nouveauté comme à l’inattendu.  Cela fait toute la différence entre le choix de survivre et celui de vivre pleinement.  Car celui qui résiste à son milieu extérieur ou à ce qui le dépasse autrement, s’expose à régresser ou à disparaître.

Au cours des âges, tous les instructeurs spirituels ont vanté, avec raison, les mérites de l’adaptation.  En effet, celle-ci permet d’économiser des énergies et de gagner du temps pour trouver des solutions nouvelles et adaptées, s’il en existe.  Et, généralement, c’est le cas.  Comme l’indique l’évolution des espèces, avec le temps, un être vivant parvient à dépasser presque tous les défis que lui lance son univers, auadaptation4tant à l’interne qu’à l’externe.  L’histoire a démontré que seul l’être le plus adapté survit, attestant que l’adaptation représente un outil de survie
indispensable pour faire face aux situations les plus difficiles et les plus inattendues.  En revanche, l’aptitude à s’adapter développe la souplesse et elle induit dans la sérénité et la joie, révèlent du coup un haut degré d’adaptation aux circonstances.  Pour leur part, la douleur et la souffrance surgissent, d’un manque d’harmonie et d’accord, donc d’une adaptation mauvaise ou précaire.

Dans le présent contexte, l’adaptation se définit précisément par le rapport d’équilibre entre un sujet, son monde intérieur et son milieu.  Elle donne le sentiment d’être à la hauteur de son destin.  S’adapter, c’est s’accommoder de la réalité, se conformer aux impératifs de la Vie.  S’adapter, c’est comprendre ce qui arrive et ce qui doit être, pour soi, au-delà de ses attentes.  S’adapter, c’est être capable de reconnaître l’apparition d’un nouveau besoin, la nécessité de changer d’orientation, l’importance de laisser passer un nouvel afflux de force ou de dynamisme.

Ainsi, l’adaptation évoque l’aptitude à réagir de façon appropriée à une situation nouvelle ou inattendue, la capacité de trouver les moyens les plus avantageux pour répondre à une nouvelle réalité ou accepter une nouvelle force en action.  Elle aide à accepter le mouvement sans cesse renouvelé de la vie, qui va de l’avant, à s’abstraire pradaptationogressivement de sa personnalité.  Son but précis est de synthétiser dans l’être le besoin et la force.

Malheureusement, l’homme tient trop à son passé et à sa sécurité.  Il a toujours peur de l’inconnu.  Il préfère reproduire ses gestes antérieurs et ses réflexes dépassés à innover et à changer.  Pour s’adapter, il faut être capable de suspendre momentanément sa réaction, dans une situation nouvelle, mais dans le désir expectatif de trouver mentalement une solution, évidemment la solution la plus pertinente à cette situation à laquelle on est confronté.  Dans cette pause, on cherche dans sa mémoire ou on s’abandonne à l’intuition pour trouver des
déductions logiques.

Quand on parle d’adaptation aux circonstances, il faut éviter de la confondre avec l’apathie, premier pas de la paresse, de la démission et de la résignation.  Celui qui se contente de subir les aléas de la vie complique son existence au lieu de la faciliter.  En général, l’obstacle placé sur la voie d’un chercheur représente souvent le défi que le mouvement de la vie lui présente et qu’il gagne à relever, à son rythme, pour découvrir de nouvelles possibilités, de nouvelles stratégies, de nouvelles connaissances sur lui-même.  En présence d’une difficulté nouvelle, il convient toujours de commencer par prendre conscience de ses moyens et de ses limites de manière à déterminer ce qu’on peut changer par sa créativité et son inventivité ou ce qu’on peut améliorer ou faciliter en appelant du support.  C’est quand on n’y peur vraiment rien, dans l’immédiat, et peut-être pour longtemps, qu’il faut faire preuve de souplesse et se laisser façonner par les situations.

© 1989-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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