UNE VIE D’ABONDANCE, L’ÉTAT NATUREL DE L’ÊTRE HUMAIN

L’être humain ne vit plus dans l’abondance paradisiaque parce qu’il y a mis des empêchements dans sa conscience d’être incarné dans la densité et la dualité.  Cela n’empêche pas qu’il s’agisse de son état inné et naturel, qui l’habite déjà, et qu’il n’a qu’à laisser émerger en supprimant les obstacles qu’il à mis à son expression.

UNE PREMIÈRE MANIÈRE DE COMPRENDRE L’ABONDANCE

Pour le profane, l’abondance se définit par la possession de ressources considérables qui vont au-delà du nécessaire. Pour la majorité des gens, cela implique le fait d’être comblé, dans l’ordre des biens et bienfaits, soit dans tous ses besoins et ses désirs, jusqu’à accumuler des réserves sécurisantes ou, pour le moins, en posséder ou en recevoir suffisamment pour répondre aux besoins de la vie courante et à ses imprévus.  Mais, dans son acception spirituelle stricte, l’abondance définit l’approvisionnement quotidien proportionnel aux besoins de l’expérience en cours qui résulte de la confiance dans la Source universelle d’approvisionnement, que certains appellent la Providence.

L’abondance ne correspond pas à une accumulation d’objets et d’argent, mais à la possession de tout ce qu’il faut pour vivre et créer son destin.  Puisque l’être humain s’est incarné pour se connaître et être pleinement, tant qu’il dispose d’un endroit où dormir, de l’argent pour payer ses comptes, de l’essentiel pour vivre, manger et se vêtir, il a déjà un accès à l’abondance.  L’abondance consabonda10tante vient à celui qui vit au jour le jour, centré sur son cœur, en suivant ses inclinations profondes, soit en faisant uniquement ce qu’il aime et l’aide à évoluer et en croyant que cela suffit pour l’attirer.  Chercher l’abondance par d’autres moyens reste téméraire, car la fortune acquise à la sueur de ses bras reste fort aléatoire.  L’abondance commence par la reconnaissance qu’elle existe déjà et qu’elle est à sa disposition, car la reconnaissance d’une réalité permet ensuite de mieux l’accueillir.

La loi de l’Abondance représente le pendant naturel de la Loi de la Plénitude, dans sa manifestation sensible, concrète, tangible et palpable.  Ainsi, la Richesse vient naturellement quand on comprend que l’Esprit de Vie veut le bien et le bien-être de tous, désirant combler chacun de biens et de bienfaits.  Mais il faut savoir vivre dans cette conscience, en formant sa mentalité en conséquence.  À titre de Fils de Dieu, de co-créateur et de dispensateur indispensable de la Plénitude divine, l’être humain ne peut faire autrement, s’il pense, ressent et agit correctement, qu’exprimer l’opulence extérieure et la sécurité intérieure, faisant affluer dans sa vie l’abondance à tous égards, croissant et prospérant sans cesse, prenant toujours davantage d’expansion, sur l’Échelle de l’Évolution.

Nul être n’a besoin de courir après la richesse et la fortune: elles lui reviennent de droit, à titre d’héritage inné, d’apanage naturel.  Elles le recherchent sans cesse elle-même, sauf que, comme il leur court aussi après, ils ne peuvent se rencontrer.  Toute la Nature témoigne de ce phénomène spontané, toutes les créatures trouvant quotidiennement ce dont elles ont besoin dans leur environnement.  Seul l’homme, le chef d’œuvre de la Création, échapperait à cette règle?  Courant sans cesse après la richesse, à la sueur de ses bras, l’homme lui assigne des voies artificielles pour se manifester, de sorte qu’elle semble s’exprimer, pour lui, de façon contraire aux processus de la Nature.  Tout être humain devrait comprendre qu’il est le canal de la richesse, non celui qui approvisionne, et s’abandonner à la Loi naturelle est neutre, impersonnelle, rigoureuse, mais aussi libre et intelligente, de sorte qu’elle sait s’exprimer au mieux des besoins de tout être.  Ainsi, la prospérité s’installe à demeure chez celui qui sait s’en remettre avec confiance et foi à Dieu, pouvant l’attendre aussi sûrement que l’air qu’il respire.

Chacun devrait réaliser que ce qu’il possède, par sa filiation divine, en dépôt, dans la Banque de la Vie, prend des dimensions cosmiques, non les dimensions de son entendement limité.  Nul ne peut épuiser les richesses dont Dieu lui a fait promesse pour mener à bien ses expériences évolutives.  N’importe qui peut y prélever ce qu’il veut, à n’importe quel moment, avec sagesse et discernement: il lui en restera toujours autant et même davantage.  On peut en tirer tout ce dont on a légitimement besoin si on n’y met pas d’obstacle…  et de questionnement indu.  L’homme reste pauvre en raison des carences de sa pensée et de ses attitudes.  Dieu donne généreusement et gratuitement à tous.  Il ne connaît pas la mesure et n’éprouve pas de caprice.  Il n’accorde pas de privilège, incapable de faire d’exception ou d’acception, considérant tous ses enfants comme égaux et dignes.  Tout lui est égal pour autant qu’un être respecte sa Loi.

La richesse apparaît comme une réponse directe à son degré d’amour qu’un être exprime et comme une rétribution immédiate de la justesse de son attitude à l’égard de la Vie.  Il est donc inutile d’accumuler des biens pour se prémunir d’un besoin hypothétique, toutes les richesses de la vie restant à la disposition de chacun en tout temps, par l’Approvisionnement universel ou la Providence divine.  La richesse se manifeste, en tout temps et en tout lieu, chaque fois qu’on sait l’affirmer et prendre conscience de son existence immédiate.  Nul n’a reçu le titre d’administrateur et de régent des biens de ce monde: chacun est l’utilisateur et le dispensateur associés du Pouvoir divin, dans l’Esprit de Vie.  Dans ce contexte, chacun devrait être en mesure d’affirmer avec conviction : «Je sais être accueilli dans l’Abondance à chaque instant et à tous égards parce que l’Abondance représente un aspect de mon état naturel et éternel d’Être divin.»

Aussi, faut-il savoir apprécier ce qu’on a déjà, éviter d’envier les autres, de convoiter leurs biens, et reconnaître sa propre richesse intérieure, si on espère la voir s’extérioriser.  Et lorsque la richesse se manifeste à soi, il faut agir de façon responsable à son endroit, se rappelant qu’on l’a soi-même appelée à l’existence, ce qui accroîtra sa confiance en soi, inclinera à son meilleur usage, notamment en sachant partager, puisque tout grandit dans l’échange désintéressé, s’assurant qu’elle servira toujours celui qui l’a attirée, comme ses semblables.  Chacun doit réaliser sa souveraineté personnelle en regard de la richesse.  La richesse est une réponse à une semence personnelle, non à une attitude de quémandeur ou de glaneur des miettes des autres.  La richesse n’appartient à personne en propre, mais elle ne fuit personne non plus.  On l’écarte plutôt soi-­même par son incurie, par sa pensée de pénurie ou de condamnation, par son mésusage, ce qui constitue une attitude mentale morbide.

Pour l’avare, il peut se permettre d’entasser les biens, en raison de l’universalité, de l’immuabilité et de l’impersonnalité de la Loi.  Mais, du fait que son attitude ne contribue pas au Bien cosmique, ils ne feront pas longtemps son bonheur, en devenant l’esclave malheureux.  Avec le temps, sa richesse deviendra l’épée qui le terrassera.  L’homme doit concevoir sa faiblesse, lorsqu’il s’abandonne à lui-même, et y pallier.  Il doit maîtriser son ambition et son esprit de possession, son désir de vouloir contraindre la Nature, autrement, c’est elle qui le dominera et l’anéantira.

Celui qui demande l’abondance pour l’avenir, mais ne sait pas la concevoir pour le présent, s’attirera toujours l’ennui de la pénurie et du manque, passant à côté d’elle quand, dans son avenir, elle passera à côté de lui.  En effet, chacun possède, à chaque instant, une mesure pleine de prospérité et de bonheur, ce que l’inconscience et l’ambition peuvent lui faire perdre.  Il faut savoir apprécier la richesse dans la lucidité de l’immédiateté si on veut la voir couler à flots.  Celui qui craint le manque témoigne qu’il ne s’est pas encore habitué au sens intime et permanent de la sécurité éternelle, dans son présent immédiat.  Aussi mettra-t-il bien du temps à se faire à cette idée de la Providence divine!

En fait, l’abondance implique la notion d’une concentration sur l’expérience de l’instant présent, pourvu de ce qui comble l’essentiel et le nécessaire, pour éviter de détourner ou de distraire de la leçon de vie qu’on a besoin d’apprendre dans l’immédiat en tant qu’être évoluant.  L’abondance est légitime, puisqu’elle constitue un attribut de Dieu.  Pour ressembler à son Créateur, l’être humain doit devenir abondant.  Mais l’abondance concerne les vingt-quatre heures de chaque jour, jour après jour, où chacun reçoit toujours, s’il le demande, ce dont il a besoin pour mener ses expériences quotidiennes.  L’abondance exprime l’état de celui qui reçoit tout ce dont il a besoin pour vivre, dans l’immédiat, l’expérience la plus pertinente par rapport à son destin évolutif.  En cela, la pénurie empêche parfois la distraction.

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Les obstacles à l’abondance sont multiples et ils varient selon le degré d’entêtement de l’intellect.  Mais, chose sûre, on ne connaîtra jamais l’abondance, la richesse et la prospérité si on se sent séparé de Dieu ou si on se coupe de lui, puisqu’il est la Source de tout bien et de tout bienfait.  De même, on devra éviter de croire que Dieu est partial ou arbitraire et qu’il s’amuse à accorder des faveurs à quelques êtres chers, ses privilégiés ou ses élus.  Aux yeux de Dieu, qui ne fait jamais de faveurs ni de privilèges, tous sont égaux.

 On ne pourra jamais connaître l’abondance, la richesse et la prospérité si on manque d’estime pour soi-même et si on est rempli de perceptions négatives en regard de soi.  En général, il est fort difficile pour ceux qui ont entretenu pendant longtemps des pensées de pauvreté, d’insuffisance, de carence et de limitation d’effectuer un changement de conscience.

On ne pourra jamais connaître l’abondance, la richesse et la prospérité si on maintient une image de soi déficiente, si on ne se respecte pas et ne se fait pas respecter, si on rabaisse sa valeur et sa dignité, si on vit dans le doute, la peur ou la culpabilité.

On ne connaîtra jamais l’abondance, la richesse et la prospérité si on néglige de se reconnaître une valeur d’échange infinie et illimitée.  Dieu est l’abondance de chacun à chaque jour, non par une soif par hasard.  Si vous demandez la richesse, mais que vous vous préparez à la pénurie, vous ferez l’expérience du résultat de votre incohérence.

On ne pourra jamais connaître l’abondance, la richesse et la prospérité si on croit que tous ceux qui se sont enrichis y sont parvenus en exploitant les autres ou si on croit qu’elle appartient seulement à quelques privilégiés.  En effet, dans un tel contexte, on ne pourrait parvenir à la richesse qu’en employant les mêmes moyens, ne se laissant aucune autre voie d’y parvenir.  Car tel on juge, tel on se perçoit et tel on se condamne.  On peut croire que, ceux qui ont accumulé des richesses, qui les maintiennent ou les augmentent, tout en maintenant et en améliorant leur sort général, les ont acquises conformément aux principes de la Loi divine.  Car tout être perd tôt ou tard ce qu’il a mal acquis ou cela fait son enfer.  Et en cela, Dieu seul peut juger.

On ne pourra jamais connaître l’abondance, la richesse ou la prospérité si on convoite ou si on méprise la bonne fortune des autres, si on boude les occasions favorables ou si on envie secrètement le succès d’autrui.  En agissant ainsi, on condamne précisément ce à quoi on aspire.

On ne peut augmenter son abondance, sa richesse ou sa prospérité si on s’apitoie et gémit sur son sort, si on cultive une mentalité de victime, si on vit dans le dolorisme, si on maugrée sans cesse quand on dépense de l’énergie ou de l’argent.  Il faut cesser de penser qu’on dépense de l’argent, ce qui crée un vide énergétique, mais plutôt croire qu’on l’investit dans son bien-être, dans son confort, dans sa sérénité et dans son bonheur.

On ne peut s’enrichir si on ne commence pas par reconnaître ce qu’on possède déjà et par rendre grâce pour les bienfaits dont on jouit déjà dans sa vie.  La louange et l’action de grâces engendrent un état d’esprit qui ouvre les vannes au courant de l’Énergie cosmique et de la Vie universelle.

On ne peut connaître l’abondance ou la conserver si on vit constamment dans les soucis.  Il faut éviter de se dire : «Qui est valet n’est pas roi.»  «Quand on est né pour un petit pain, on n’est pas né pour un gros». «On ne peut pas tout avoir.»  «Quand on obtient quelque chose, on en perd une autre.»  «La chance ne dure jamais.»  «Ça va trop bien pour durer.»  «C’est trop beau pour être vrai.»  «Ça ne peut pas toujours aller bien.»  Il y a des gens si masochistes que, dès qu’un problème est réglé, ils commencent à se tourmenter pour un autre.  Au niveau financier, on ne gagne rien à se répéter des propos aussi faux et réducteurs que : «L’argent est la cause de tous les maux.»  «L’argent ne pousse pas dans les arbres.»  «L’argent ne procure pas le bonheur.» «Si je devenais riche, mes amis m’abandonneraient, m’envieraient ou s’en formaliseraient.»  «L’argent corrompt les gens.»  «L’argent est sale.»  «L’argent représente un fardeau.»  «Je me sens coupable d’accepter de l’argent pour faire un travail que j’aime.»  «C’est mieux de donner que de recevoir.»

On ne peut s’enrichir si on ne compte que sur les biens matériels et si on néglige de les concevoir comme des moyens pour évoluer jusqu’à la Lumière suprême, jusqu’à l’Illumination.  On ne peut croître dans l’abondance si on vit séparé de Dieu.  À ce moment, il vaut mieux aller travailler à la sueur de son front.  Pour entrer dans la Lumière de Vie, il faut savoir lier le Ciel et la Terre en élargissant sa frondaison dans le Ciel et en s’enracinant dans la Terre, en s’y donnant une mise à la terre.   

On ne peut connaître la richesse si on croit que la matière vaut moins que l’Esprit, que les biens souillent l’âme, que l’abondance ralentit l’évolution spirituelle.  Ce n’est pas l’abondance qui nuit à l’expansion de la conscience, mais l’attachement qui découle de l’esprit de possession, donc l’appât du gain et les jeux de pouvoir.  On ne peut connaître la richesse si on croit qu’on n’a pas le droit de co-créer avec Dieu de l’argent et des biens matériels.

On ne peut augmenter son abondance si on court constamment après les économies ou si on se donne moins qu’on désire, quand on possède les moyens de se donner ce qu’on veut.  L’économie attire la pénurie.  Mais cela ne veut pas dire de refuser une économie si on la découvre inopinément.  La manie de collectionner les objets, même si on leur prête une grande valeur, entrave la circulation de l’énergie universelle.  Les biens dont on ne se sert plus encombrent l’espace et la conscience et ils bloquent également la circulation de l’énergie vitale.

On ne peut développer la prospérité si on croit qu’une perte ne peut être immédiatement compensée par le remplacement de ce qu’on a perdu ou d’un bien supérieur.  Comme la Nature a horreur du vide, comme on dit, tout se renouvelle constamment par une démonstration plus raffinée ou achevée.  Ce que l’on croit perdre en énergie, en temps, en argent ou en bien, en se faisant ce qu’on aime ou en aimant ce qu’on fait, on le gagne toujours par dix.

Les expressions «pauvre de moi», «pauvre de lui», «pauvres de nous», «pauvre type», qu’on sème à tous vents, ne propagent certes pas des pensées de prospérité et ils n’aident sûrement pas à grandir dans l’abondance.  Quand une porte se ferme, une autre s’ouvre qui donne sur un meilleur destin.  Nombre de grandes réussites se sont édifiées sur un échec apparent.  Il faut percevoir le monde du regard candide et émerveillé de l’enfant.

Nul ne peut recevoir largement s’il tente de s’accaparer de ce qu’il désire par des jeux de pouvoir ou des rapports de force.  La contrainte attire la constriction et la réclusion.

Nul ne peut recevoir de façon libérale s’il dédaigne l’abondance dans ses petites manifestations.  Même un sou reste un sou qui, semé amoureusement, peut rapporter un dollar et servir de point de départ à une chaîne de prospérité.  Le sou ou le centime ne doit jamais être considéré comme un objet de piètre valeur qu’on peut projeter au loin du bout du pied, puisqu’il constitue l’unité indispensable du système financier.   De même, la menue monnaie qu’on laisse trainer, tardant à la dépenser ou à l’investir, devient une entrave au flot de l’approvisionnement financier.

UNE AUTRE MANIÈRE DE CONCEVOIR LA LOI DE L’ABONDANCE

En elle-même, l’abondance implique la notion d’une concentration d’un être particulier sur l’expérience de l’instant présent, pourvu de ce qui comble l’essentiel et le nécessaire, pour lui éviter de se détourner ou d’être distrait de l’expérience en cours, soit de la leçon de vie qu’il a besoin de prendre ou d’apprendre dans l’immédiat en tant qu’être évoluant.  L’abondance est légitime, puisqu’elle désigne un attribut de Dieu.  Pour ressembler à son Créateur, l’être humain doit devenir prospère.  Mais, au sens spirituel, la loi de l’Abondanabondancece régit les vingt-quatre heures de chaque jour, jour après jour, où chacun reçoit toujours, s’il le demande, ce dont il a besoin pour mener ses expériences quotidiennes.  Dans l’idéal d’un être pur et amoureux, le simple fait de désirer ou d’avoir besoin représente un appel nécessitant une réponse adéquate.

Dans ce contexte, l’abondance exprime l’état de celui qui reçoit tout ce dont il a besoin pour vivre, dans l’immédiat, l’expérience la plus pertinente par rapport à son destin évolutif.  En cela, la pénurie empêche parfois la distraction.

La loi de l’Abondance, qu’on peut tout aussi bien appeler loi de la Fortune, de la Richesse, de la Prospérité ou de l’Opulence, représente un pendant normal ou un corolaire de celle de la Plénitude, dans son expression sensible, soit dans la densité.  Ainsi, l’être humain, un cocréateur avec Dieu et un dispensateur indispensable de sa Plénitude, qui comprend que l’Esprit de Vie l’aime inconditionnellement et veut son bien et qui choisit de vivre dans cette conscience, ne peut manquer de rien, il ne peut que recevoir tout ce dont il a besoin à chaque instant.  Par sa pensée et son action, il ne peut faire autrement que d’exprimer la richesse et le sentiment de sécurité qui l’habitent et faire affluer l’abondance partout dans son expérience de vie.

Il faut savoir que l’abondance désigne le fait de posséder amplement de tout ce qui fait le nécessaire et l’essentiel, non celui de cumuler tant de bien qu’un être puisse les entasser, les accumuler, les thésauriser.  L’être qui vit constamment en harmonie avec son Centre divin n’a jamais besoin de courir après les biens et la fortune, puisqu’ils se manifestent comme son apanage naturel, comme un droit inné de naissance.  Avant même qu’il ait demandé, il a déjà reçu, ce qui signifie que, pour ainsi dire, ils lui courent après, ils le recherchent déjà sans cesse.  Il suffit à l’être incarné de toujours se trouver à la bonne adresse pour les recevoir, c’est-à-dire d’être en train d’accomplir ce qu’il y a pour lui de plus évolutif dans l’immédiat.  C’est celui qui court après la richesse qui s’en prive, car, alors, il ne se trouve plus où il devrait se trouver, c’est-à-dire dans le sentiment de totale sécurité qui lui permettrait de l’accueillir.  D’autre part, en courant après la richesse, il témoigne de son doute, relativement à l’aptitude de l’Approvisionnement universel de le combler et il lui impose des voies artificielles ou contre nature de s’exprimer, soit de l’atteindre.

Ce fait est plus que largement démontré dans la Nature.  C’est sans doute pourquoi Jésus appelait à contempler ((les lis des champs… et les oiseaux…)) qu’il disait mieux nantis que les êtres humains du fait que, dépourvus d’intellect, ils ne peuvent faire obstacle à la Loi, lui opposer de résistance.

Chaque être humain doit réaliser qu’il est un canal de l’énergie divine, donc des biens, des bienfaits et des bénédictions du Créateur, mais qu’il n’est pas le Centre de l’Approvisionnement universel.  Autrement dit, il peut choisir un but, mais jamais les moyens de le manifester.  La Loi de Dieu, qui régit tous les êtres, est libre et intelligente et elle sait fort bien comment s’exprimer au mieux de son être.  Ainsi, la prospérité peut s’établir en lui dès l’instant où il s’arrête, se remet avec confiance et certitude à son Centre divin aussi sûrement qu’il sait qu’il peut toujours compter trouver assez d’air pour respirer.

À titre de créature divine, l’être humain doit réaliser qu’il détient, en dépôt, à la Banque de la Vie, une richesse aux dimensions du Cosmos, rien de moins.  Il détient, en valeur d’échange, une réalité si élevée qu’il ne pourrait jamais parvenir à l’épuiser au cours de sa coute vie, même s’il dépassait les cent ans.  Avec discernement et sagesse, il peut y prélever ce qu’il veut, au moment où il le veut, assuré qu’il en restera toujours autant, puisque l’énergie divine se régénère spontanément d’elle-même.  Il peut en retirer autant qu’il le désire, s’il en a vraiment besoin, c’est-à-dire si son besoin est licite et légitime, il en trouvera encore et encore, toujours autant, à moins qu’il y mette une limitation quelconque, consciente ou inconsciente, par les carences de sa pensée, de ses paroles, de ses ressentis et de son agir, par exemple par ses peurs du manque ou ses doutes sur sa valeur personnelle.

La Providence donne gracieusement, ne connaissant ni le caprice ni la mesure, puisque tout lui est égal pour ce qui concerne celui qui respecte la Loi unique et ses principes.  Cela signifie que la richesse apparaît comme une réponse adéquate à l’attitude juste de l’être humain à l’égard de la Vie.  En cela, il est aussi inutile d’économiser que d’accumuler des biens, pour se prémunir d’un bien hypothétique, puisque toutes les richesses cosmiques restent sans cesse à sa disposition et qu’elles se manifestent chaque fois qu’il affirme avec foi et ressenti l’abondance, soit qu’il prend conscience qu’elle l’habite en tout temps et en tout lieu.  Évidemment, nul n’est l’administrateur des biens du monde d’en bas, mais, à titre d’utilisateur, il en est le dispensateur associé au Pouvoir divin qui permet l’expansion du Cosmos.  De ce fait, s’il s’en sert comme un moyen d’évolution, les conservant comme un moyen au service de sa fin ultime, il ne peut que toujours avoir tout ce dont il a besoin.

Toutefois, lorsque la richesse s’exprime librement dans la vie d’un être, celui-ci doit se rappeler qu’il l’a lui-même appelée à la vie, ce qui ne peut que renforcer sa confiance en lui-même et l’amener à en faire un meilleur usage, un usage libre, mais responsable.  Et il peut vivre dans la certitude qu’elle continuera à le servir tant qu’il maintiendra la conscience de sa souveraineté sur elle.  Cela signifie que la richesse n’appartient à personne en propre, d’où il faut savoir en faire un bon usage et la partager généreusement.  Celui qui fait preuve d’avarice et de dureté de cœur pourra amasser une grande richesse, s’il trime dur, en raison de l’universalité et de l’immuabilité des principes de la Loi cosmique.  Mais il peut être assuré qu’elle ne fera pas longtemps son bonheur, car il en viendra à vivre dans la crainte de la perdre arbitrairement ou de se la faire enlever injustement.  Ainsi, avec le temps, sa possessivité pourra devenir l’épée à deux tranchants pouvant le détruire.

Au cours de son ascension spirituelle, chacun gagne àt reconnaître les aspects faibles et perfectibles de son être, lorsqu’il se coupe de la Source divine, n’écoutant plus que lui-même, ne s’en remettant plus qu’à lui-même.  Ainsi, chacun a intérêt à contenir son ambition et à maîtriser son acquisivité, sans quoi il s’exposer à ce que ces travers le dominent.

Dans la même veine, celui qui appelle l’abondance pour l’avenir, mais ne sait pas apprécier ce qu’il possède déjà ou ne sait pas prendre note de l’abondance qu’il détient déjà, si peu de biens, de moyens ou d’argent qu’il ait, s’expose à s’attirer des ennuis, soit à passer à côté d’elle quand l’avenir qu’il entrevoit deviendra son présent.  Car, à chaque instant, chacun possède une pleine mesure conformément à sa  manière de se servir de la Loi cosmique, ce que l’inconscience ou l’ambition peuvent l’empêcher de réaliser.  En pareil cas, il n’agi pas de façon lucide et il n’apprécie pas l’abondance à sa pleine valeur.  Par là, il révèle que, dans son présent, il n’a pas adopté un mode de vie conforme au sens intime de la sécurité éternelle que confère la seule existence d’un Dieu d’Amour.  Car, cet Esprit de Vie, qui est le Dispensateur unique de tous les biens et bienfaits, traite toutes ses créatures sur un pied d’égalité, sans faire la moindre acception ni exception, sans favoriser ou privilégier l’un au détriment des autres.

 © 1980-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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2 Responses

  1. Antoine

    Je découvre ce blog… cet article est mon 4ème ou 5ème et il est lumineux. Il positionne la question de l’Abondance comme chemin de vie, de dépassement de nos limitations et surtout de nos peurs. Merci

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