LA VIE DE CHACUN EST À L’IMAGE DE SON DEGRÉ DE CONSCIENCE…

   La manière juste d’exprimer la réalité impliquée dans le titre serait : «Par ignorance, je me rends la vie bien difficile» ou «bien compliquée…»  Tout être humain incarné est une divinité voilée, un être tout-puissant : il est le seul Maître et le seul Directeur de son univers, il est toute la force et toute la puissance dans son univers, parce qu’il est, à la fois, son propre Créateur et son propre Sauveur.  Sauf qu’il ne peut devenir son propre Sauveur qu’au moment où il maîtrise les principes cosmiques et les lois naturelles.  Le problème, c’est que, dans son obnubilation, consécutive à sa projection prématurée dans le plan de la densité et de la dualité, il se prend pour ce qu’il n’est pas ou pour ce que les autres lui disent qu’il est, parce qu’il a oublié qui il est ou qu’il n’accepte pas de le réaliser, se croyant indigne d’une telle Gloire.  Dans son impression d’être séparé de Dieu et son sentiment d’impuissance, bouffi d’ego,  il n’est plus que l’esclave de son intellect, un véritable tyran, pour avoir déserté son cœur.

   La difficulté surgit dans la vie de celui qui tente de s’y prendre seul dans ses entreprises; de celui qui ignore la dynamique du Vouloir (instance humaine) et du Pouvoir (instance divine);  de celui qui connaît les principes cosmiques et les lois naturelles, mais qui les transgresse ou omet de les appliquer;  de celui qui conçoit des projets ou des objectifs contraires à son rôle fonctionnel ou au Plan divin; de celui qui, doté d’un mandat divin unique, tente d’imiter les autres ou de s’appliquer sans discernement leurs découvertes;  de celui qui inclut dans son ascension-de-la-vieprojet un être doté de liberté sans l’avoir consulté ou avoir obtenu son consentement.

   Dans la vie courante, celui qui tente de s’y prendre seul ne peut compter que son Pouvoir créateur le servira efficacement, parce que, pour ainsi dire, il manque l’ingrédient qui peut faire prendre la sauce.  Il manque la foi en l’intervention de l’instance mécanique, mais intelligente et omnipotente qui l’habite, son Atome divin ou son Étincelle spirituelle.  En effet, le Pouvoir de manifestation ne relève pas du Vouloir seul, l’instance humaine, celle qui, par l’imagination, aspect de l’intellect, élabore des plans.  Dès qu’il n’opère pas main dans la main de son Centre divin, qui détient, pour ce qui le concerne, le Pouvoir absolu, il se contraint de s’édifier un univers à la sueur de ses bras, à la manière de tous les inconscients ou les endormis qui l’entourent.  Il ne peut qu’enfanter dans la douleur.

   Chez tout sujet incarné, toute manifestation procède de la sueur du front, c’est-à-dire de l’alliance du Vouloir et du Pouvoir, le Vouloir qui sert à concevoir un projet conforme à son rôle fonctionnel et au Plan divin, donc conforme à la maxime métaphysique : «Que ta Volonté soit faite, afin que la mienne se fasse.»  Ainsi, tout projet viable doit procéder de l’intuition, qui implique qu’il ait préalablement consulté son Centre divin sur sa validité, ce qui assure qu’il se conforme à son destin, d’où il peut ensuite le mettre en œuvre par l’imagination, dans la mesure qu’il en conçoit une image claire, nette, précise et vivante qui puisse servir de moule à l’Énergie divine qui l’habite.

   Ceci fait, il ne reste qu’à laisser agir le temps, soit à attendre que ce qui a été conçu dans l’immédiateté, sur le plan causal, se densifie jusqu’à prendre la consistance de la troisième dimension, de la réalité physique, au moment le plus opportun.  La longueur de ce délai dépend du degré de foi qu’un être y a inclus, l’étincelle créatrice, de la précision du moule qu’il a offert à l’Énergie cosmique et de l’intensité de l’énergie qui a imprégné son concept, selon son degré de conscience.

   Dès lors, où peut résider la difficulté, dans la vie de n’importe quel être incarné qui n’est rien d’autre qu’une Entité conçue à l’Image et à la Ressemblance de son Créateur, donc qui détient un égal pouvoir au sien, parce qu’il est part de lui, même qu’il est lui, puisque, au-delà des illusions, il ne peut être séparé du Tout?  Entre les deux oreilles, comme savait si bien le dire mon Maître incarné, soit dans une incompréhension du mental qui hurle si fort, qu’il ne laisse plus entendre la voix du cœur, si douce et si faible, source des ressentis, des intuitions, des éclairs de génie.

   Et, depuis que le Créateur a repris les rênes du Destin universel et l’abrogation ipso facto de la loi d’exception, qui couvrait les Montreurs de Voie, chacun participe de ce lot, quand il croit la suggestion de son mental, qui veut le garder en servitude, que la vie est bien difficile, qu’il souffre d’impuissance atavique, qu’il est le jouet du sort, qu’il subit une manipulation, qu’il est contraint par l’enfermement de la Matrice, qu’il est la victime des Forces sombres ou d’autrui.

   Bref, en tout temps, en tout lieu, en toute circonstance, l’être humain peut toujours changer quelque chose, dans sa vie, ne serait-ce que ses fausses croyances qui engendrent des passages obligés douloureux ou souffrants, qui ne visent qu’à le rendre plus conscient, qu’à lui faire reconnaître son ignorance crasse, sa paresse, ses erreurs de compréhension, ses cercles vicieux, son irresponsabilité, son incurie, son insouciance à l’égard de son destin, son inadéquation à la réalité, sa négligence d’activer ses facultés latentes, son incapacité à se reconnaître dans sa Réalité divine, le gâchis du sabotage de sa vie.

   Les gens pensent qu’être fort, c’est ne jamais ressentir la douleur ou la souffrance, alors que, en réalité, les gens les plus forts sont ceux qui les ressentent le plus, sauf qu’ils se résolvent à les surmonter.  Plus la vie est difficile, plus un être gagne en force, à moins d’être un démissionnaire congénital ou un saboteur patenté, et, plus il prend de la force, plus il se rend ensuitela vie facile.  En fait, la vie n’est jamais aussi difficile qu’un être ne le pense du fait que les émotions, qu’engendrent l’imagination et la peur, amènent à tout grossir.  En raison du degré d’inconscience, l’expérience de la vie peut parfois ressembler à un long et pénible périple.  Pourtant, chacun est fort bien équipé pour le parcourir jusqu’au bout puisqu’il lui suffit d’éveiller des dons dont le Créateur l’a investi, et de s’en servir à point nommé.  Tout est une affaire de redécouverte de ce qui est déjà là, en lui, afin de parvenir à être pleinement, à vibrer de nouveau à plein cintre de son Énergie divine.

   Les gens les plus conscients et les plus forts ne sont pas ceux qui étalent leur force et maintiennent une contenance impeccable, mais ceux qui ont su remporter d’innombrables victoires sur eux-mêmes, ce dont personne ne sait absolument rien.  Tout bien pensé, puisque la vie représente un retour à sa Réalité originelle, un être ne se rendrait pas service à appeler une vie trop facile, il vaudrait mieux qu’il demande la force, la patience et le courage de surmonter les obstacles qu’il a lui-même inclus dans son parcours, puisque chacune révèle une part du trésor des ressources infinies qu’il s’est temporairement caché, qu’il garde enfoui en lui.

   En réalité, la vie représente une épreuve difficile, au sens d’un examen rigoureux des compétences redécouvertes et assumées, donc maîtrisées.  Dans ce contexte, la plupart de ceux qui aboutissent à l’échec et s’engendrent une vie malheureuse provoquent leur drame en copiant sur les autres dans leur oubli que, en raison de leur unicité, leur copie d’examen comporte des questions bien différentes de celles des autres candidats.  Chacun détient un rôle fonctionnel différent, dans l’Économie cosmique, soit dans la dynamique de la Création universelle, ce qui l’empêche de pouvoir trop se fier aux conclusions d’autrui puisque, par son propre mandat divin, ses coordonnées personnelles peuvent l’amener à obtenir d’autres découvertes.  C’est ainsi que l’expérience de l’un enrichit ou facilite celle de l’autre, dans la mesure que chacun, qui peut s’en inspirer, reste lui-même et suit sa vérité, sa propre voie.

© 2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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Une réponse

  1. Toinette

    Toute la différence entre facilité et simplicité, entre irresponsabilité et détente, effort et responsabilité, calculs et économie, accumulation et abondance, épreuves et expériences, légèreté et souplesse, sérieux et profondeur…
    Quand on cette vision de la vie que vous décrivez là, l’exercice (pour ma part je préfère le mot exercice au mot épreuve) est finalement ludique, si on a envie d’être, simplement, curieux. Il n’y a pas à être noté à la fin de la copie, il n’y a pas un but à atteindre, un résultat à trouver, il y a juste la curiosité, et donc le plaisir, de jouer (et l’humilité en découle forcément, puisqu’on n’a rien à atteindre, rien à (se) prouver). La valeur de la copie ne se mesure sans doute pas à la fin…
    La difficulté est quand même de réussir à avoir cette vision là tous les jours !
    En tout cas, je lis votre article à point nommé aujourd’hui, merci beaucoup.

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