LA GRÂCE, UNE NOTION À BIEN COMPRENDRE POUR SAVOIR EN BÉNÉFICIER… 

 

Selon les Traditions spirituelles, même les mythologies et les légendes, le mot grâce reçoit diverses acceptions qui divergent considérablement, tout en se complétant.  Ainsi, dans le langage populaire, il évoque simplement une faveur ou un bienfait.  Mais, dans l’Antiquité, il s’agissait d’un bienfait bien arbitraire accordé aux êtres humains, comme la chance, la beauté, l’abondance, le talent ou le génie.  Chez les Hébreux, la grâce devient une bonté bienveillante qui accorde le pardon, une expression de l’amour divin.  Ainsi, on ne doit pas s’étonner que dans la Cabale juive, qui en reflègrâcete l’ésotérisme, la «Grâce» réfère à «Chesed» (la sphère de Jupiter).  Dans ce dernier contexte, elle implique le pouvoir de raffermir en Dieu en pondérant sa rigueur.

Dans la Tradition chrétienne, le même mot a pris le sens d’une aide gratuite, découlant de la miséricorde divine, qui est accordée aux êtres humains pour assurer leur salut.  On la définit plus précisément comme l’aide surnaturelle qui rend l’être humain capable d’accomplir la Volonté de Dieu et de parvenir au Salut.  Elle devient un peu, ainsi, la Lumière qui filtre à travers les lourds nuages de l’expérience de la vie.  Alors, ce mot comporte l’idée que l’aide ou la rédemption sont accordés sur une simple prière, sans autre mérite ni obligation qu’une reconnaissance réciproque.  Ainsi, si l’être humain sait accueillir Dieu, lui donner réalité, il peut réaliser ce qu’il y a de divin en lui.  Comme si la grâce intervenait comme un trait de lumière, un échange d’amour, par un effet de miroir, dans lequel la créature reconnaît son Créateur qui se voit en elle.  De ce fait, Dieu accepterait de partager sa divinité avec l’espèce humaine, mais par pure bienveillance, donc sans mérite antécédent.  Dans un autre contexte chrétien, les grâces désignent une prière de remerciement récitée après le repas.

Mais, dans l’Antiquité, le mot «Grâces», qui désigne «Aglaé», «Thalie» et «Euphrosyne», prenait le sens d’aspect féminin de l’être, associé à un état de candeur et d’innocence naturelle, susceptible de séduire et d’activer la modalité érotique de la vie (dans son sens le plus large de pulsion de vie et de force d’action).  Il impliquait la notion du don de plaire qui peut surgir de l’ornement, de l’élégance, de l’attrait, du charme, de la douceur, de l’aménité, de la gentillesse ou de l’action bénévole.  Souvent, il s’agissait des Déesses ou des Fées qui dispensent les faveurs du Ciel.  Dans certaines Traditions, on parle plutôt des «Neuf Grâces», qui sont l’Amour, la Joie, la Paix, la Patience, la Douceur, la Bonté, la Gentillesse, la Loyauté et la Modération.  Évoquées par l’Étoile à neuf pointes, elles invitent à savoir accepter ce qui est offert.  Elles rappellent que s’il est bon de donner, il faut aussi savoir recevoir.  Il faut savoir s’ouvrir à ce qui vient et, surtout, rester prêt à accueillir les Dons de l’Esprit.

En spiritualité, il s’agit plutôt du principe intérieur du perfectionnement spirituel.  En effet, les Maîtres des plans subtils n’approuvent aucune définition de la grâce qui découlerait de l’arbitraire ou du favoritisme de Dieu.  Ils la considèrent plutôt comme un appel lancé à la sagesse du Soi supérieur qui permet la mobilisation des fores nécessaires à la réalisation d’une requête ou d’une demande.  À ce titre, tout devient une grâce, les épisodes négatifs comme les épisodes positifs, puisque tout constitue une réaction du subconscient à ses pensées, à ses idées, à ses sentiments, à ses paroles et à ses actes habituels, conscients ou inconscients.

C’est ainsi que, par la grâce, toutes les expériences, heureuses comme malheureuses, ne constituent rien d’autre que des leçons de vie que chacun programme lui-même, en tant que créature incarnée dans une forme, pour élucider ses systèmes de croyances ou de valeurs.  Dans son aspect positif, elle rappelle une étape heureuse du cheminement évolutif sur la Voie du retour à la Maison du Père-Mère quand on accepte de se laisser aimer par lui et qu’on parvient à se sentir aimé de lui.  À ce titre, la grâce désigne ce qui dépasse les normes prévisibles, même inespérées, qui expriment une intervention de son Étincelle divine ou Soi supérieur.  Voilà  le sentier par lequel un être maintient son équilibre avec toute chose dans l’Univers et qui corrige les erreurs par l’harmonie, plutôt que par l’échec et la souffrance.  Dès lors on  comprend que la grâce est toujours conditionnée par l’initiative personnelle et par la sincérité du cœur.

D’après ce qui vient d’être dit, peut-être qu’il conviendrait de définir la grâce comme la qualité spéciale de Dieu qui emplit le champ magnétique de l’expression gaie et joyeuse de la beauté et de l’émerveillement du Ciel et qui s’exprime continuellement à travers tous les plans de la Conscience cosmique.  Car elle décrit simplement la descente de l’Énebrebis-égaréergie divine qui opère dans le cœur de chaque créature un retournement du regard vers le Soi intime, revivifiant la connaissance dans la substance mentale.  Cette Puissance supérieure fulgurante peut se manifester à tout instant.  Elle aide à garder cet état de conscience que tout est possible, en tout temps, quelles que soient les circonstances.  Elle figure le Pont de Lumière ou l’arc-en-ciel qui apparaît à la fin de l’orage et qui rappelle de garder une confiance indéfectible dans la Lumière, qui est toujours présente, même si on est incapable de percevoir sa présence.  Cette Lumière divine peut transcender toute loi puisqu’elle agit en accord avec la Grande Loi divine de l’Amour.  Rien ne lui est impossible, si on lui garde la porte ouverte, car elle respecte le libre arbitre.

Ainsi, en définitive, la grâce devient l’intervention de la Providence qui n’est jamais que la répercussion de la Justice immanente, qui peut élever ou abaisser, selon les choix de chaque être incarné.

Pour la présente phase ascensionnelle de la planète et du système solaire, la Grâce rappelle que Dieu a repris les rênes du monde, dans les années 1950, et qu’il a aboli les karmas de tous les êtres évolutifs, les situant dans un nouveau schème de liberté, de douceur et de facilité qui le rend apte à inventer de lui-même son propre paradis terrestre, dans la mesure qu’il parvient à se dégager de sa vieille histoire et des comportements qu’il y a développés.  Car, désormais, élevé plus haut dans la Conscience de l’Unité, chacun peut réaliser ses rêves les plus fous et ses aspirations les plus nobles dans la mesure qu’il s’accepte comme son Créateur et son Sauveur et croit à la Puissance infinie de son Centre divin.  De gré ou de force, Dieu ramène chacun de ses enfants au Foyer originel pour le rétablir dans sa Gloire d’être créé à son image et à sa ressemblance.

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3 Responses

  1. Josee

    « C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés moyennant la foi. »

    Merci , M.Duhaime pour savoir d’écrire l’ADN des mots, je commence à croire à votre omniscience même si vous n’avez rien à foutre de mon petit jugement….

    Je vous sens si proche, au sens que vous n’ êtes pas parti dans le cosmos mais vous êtes resté à terre .

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    • Bertrand Duhaime

      «Rien à foutre de mon petit jugement…», peut-être pas. Mais, lorsqu’un Initié exprime un Savoir, il détient suffisamment de certitude pour rester serein dans les éloges et les insultes. Pour ma part, je suis conscient qu’il m’en reste à apprendre et j’évite de me fermer à la Sagesse possible d’autrui. Quand à l’omniscience, il s’agit d’un attribut spirituel propre à tous les êtres humains incarnées, mais ils ont oublié tant de choses, comme moi. Alors, non, je ne prétends pas encore avoir complètement extériorisé mon omniscience, bien que je continue d’y œuvrer.

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