SANS LA CONFIANCE EN LUI-MÊME, NUL ÊTRE NE PEUT ACCOMPLIR GRAND-CHOSE… 

L’écrivain étasunien Mark Twain assurait: «Le manque de confiance en nous-mêmes est responsable de tous les maux qui nous arrivent.»  Il semble qu’il avait raison.  Chose certaine, il prouve qu’on se croit moins que les autres, ce qu’on ne peut que finir par ressentir, et, par ricochet, manifester.  Curieusement, celui qui manque de confiance en lui-même devient souvent très exigeant envers les autres en plus d’être porté à CONFIANTEprendre plus qu’il ne donne.

 Éymologiquement le mot «confiance» implique la «foi personnelle» en une réalité.  Comme on ne peut exprimer envers autrui ce qu’on ne s’accorde pas à soi-même, elle commence avec la confiance en soi.  En vérité, nul ne peut parvenir à vraiment s’aimer, ce qui constitue le fondement de l’amour d’autrui et de l’amour en général, sans développer l’estime de lui-même et la confiance en ce qu’il est.

La confiance en soi se démontre par une assurance tranquille qui découle d’une certitude absolue en ses aptitudes et en ses moyens.  Elle naît de la connaissance de soi et confère une grande sérénité d’esprit.  Elle résulte de nombre de facteurs et, notamment, de la connaissance véritable de ses capacités et de ses limites, de l’acceptation personnelle, de l’estime de soi, du respect de soi, de la foi dans ses talents et ses aptitudes, d’une image valorisante de soi-même, de la considération inconditionnelle de ses possibilités.  Elle s’exprime dans la détente absolue, le seul moyen d’accéder à son cœur, où un être peut rencontrer la Cause de son être, à savoir l’Intelligence divine.

Car, fondement d’une personnalité forte, épanouie, créatrice, la confiance en soi s’acquiert par la connaissance de soi et l’acceptation de ses origines divines.  Elle repose sur la reconnaissance lucide de sa nature spirituelle et sur la contemplation de ses potentiels latents, qu’elle stimule à activer. Elle s’obtient moins par le développement de cette personnalité que par l’expression de l’amour et par la fusion dans l’Unité cosmique.  À vrai dire, elle s’obtient plutôt par l’ouverture à l’Esprit de Vie qui parvient, peu à peu, dans son expansion, à se manifester à l’état pur, à travers soi, parce que le sujet individuel apprend à fusionner avec lui.  Car, pour ce qui concerne son Vrai Maître, nul ne peut le reconnaître ailleurs que dans son Esprit divin.  Si puissant qu’il se croie, nul être n’a d’autre force ni d’autre pouvoir que celui que lui accorde son Centre divin, une instance neutre qui suit les fluctuations de sa conscience.

Mais, pour ce qui est de la connaissance de soi, il faut s’être mis à l’épreuve, s’être mis en situation, avoir mené beaucoup d’expériences.  Car tout savoir découle de l’expérience personnelle, le reste n’étant que fatras d’hypothèses et accumulation de croyances.  La confiance en soi s’exprime par une attitude simple, un comportement humble, une présentation transparente.  Connaissant ses limites apparentes, celui qui a confiance en lui évite de se montrer trop méfiant à l’égard des autres, de relever les défis, de se mesurer à l’impossible du moment.  Celui qui se connaît bien ne peut que cesser d’établir des comparaisons avec autrui, de tenter de s’exprimer dans la performance  et de se mesurer aux autres, délaissant les jeux de séduction et de manipulation, soit les jeux de pouvoir.

Tout être incarné devrait se garder de confondre la confiance en lui-même avec l’orgueil, la prétention, l’arrogance ou la volonté subtile de tout dominer.  L’orgueil spirituel, imbu de perfection, pousse à la limite portant simultanément à craindre d’atteindre ses objectifs.  Par lui, on peut tenter d’imposer sa domination ou son emprise sur son univers ne parvenant qu’à le bouleverser.  Même si un être en venait à croire sa supériorité spirituelle bien établie et bien opérante, il finirait forcément par rencontrer son Vrai Maître, l’Esprit cosmique, qui n’a rien à faire de son amour-propre.  À l’inverse, il devrait s’abstenir de concevoir comme insupportable l’idée de sa grandeur divine.

Nul ne peut éprouver la confiance en lui-même sans proclamer avec foi son origine divine.  Mais, dans la considération de sa nature spirituelle, il peut rendre les impossibles possibles le plus simplement du monde.  Pour y parvenir, il n’a qu’à suivre la voie de son cœur ou le sentier de l’intuition.  Dans l’unité intérieure, la peur, le sentiment d’isolement et l’impression de division se dissolvent, ne restant que la certitude sereine de l’Unité cosmique.  Par l’éducation et l’instruction, la majorité des gens ont été habitués à suivre les suggestions et les mots d’ordre des autres plutôt que les inspirations qui émanaient de leur intuition.  Pour croître dans la confiance en soi, il faut désormais emprunter la méthode inverse: rejeter les connaissances complexes déjà accumulées au cours de sa vie et se fier à son Savoir intérieur, sa Sagesse spirituelle.  Emerson n’a-t-il pas dit avec pertinence : «Avoir foi en votre pensée et croire que ce qui est vrai en votre for intérieur l’est aussi pour tous les hommes, voilà le génie.»

On gagnerait beaucoup à désencombrer sa conscience des fausses croyances au lieu de continuer à en accumuler.   En continuant d’emmagasiner du bagage mental et des biens, on risque de mettre la vérité en veilleuse.  À ce jeu, on s’expose à s’obliger un jour, à sa grande confusion, à devoir admettre en conscience la validité de certains faits, quand d’autres la formuleront en sa présence parce que la majorité se sera vue dans l’obligation de l’adopter.

Personne d’autre que soi ne peut affermir sa confiance en soi.  Mais chacun peut se convaincre de toute vérité dans une démarche intérieure, tout personnelle.  Pour maintenir sa confiance en soi, on peut intégrer les expériences et les déclarations des autres, quand elles paraissent valables, dans la mesure où on les passe au crible de son discernement.

Mais qu’on prenne gare de s’enliser dans la fausse humilité.  Car, comme disait Emmanuel Kant: «Celui qui se fait ver de terre peut-il se plaindre d’être écrasé?»  Jean de Rotrou, un dramaturge et poète français d’un autre temps, abondait dans le même sens en disant: «On étouffe aisément qui se laisse presser.»   Un proverbe slave confirme ce propos en disant que celui qui se prend pour un tapis ne doit pas se surprendre qu’on se nettoie les pieds sur lui.  C’est la loi de la Nature: le loup finit par trouver celui qui se prend pour un mouton.

En revanche, la confiance en soi ne doit pas amener à écraser les autres, à devenir prétentieux, arrogant ou condescendant.  C’est souvent ce qui arrive à celui qui, pétri d’ego, est porté à tout attribuer à ses talents ou à son génie, méprisant le support de son Instance spirituelle.  Il a oublié la maxime du chercheur : «Sans Toi, Dieu en moi, je ne peux rien, mais, avec Toi, je peux tout!»  Par la Causalité, qui écrase sera écrasé; qui s’élève sera abaissé; qui cherchera la première place se verra assigner la dernière.

À l’inverse, chacun détient le droit de se montrer fier de lui-même, de se présenter avec dignité, ce qui est du reste un signe de respect de soi et le fondement du respect d’autrui.  En effet, la confiance en soi importe pour la bonne raison qu’elle représente la première condition d’une mobilisation de ses forces latentes.  Encore faut-il croire à l’existence de ces énergies, qu’on peut encore ignorer, et mettre en elles une confiance infinie.  C’est précisément la confiance sans borne en celles-ci qui éveille et augmente le potentiel d’action qui mène, selon son choix, au succès ou à la Réalisation.

Il faut savoir que les forces créatrices de son âme récompensent toujours la confiance en son Centre divin en inspirant des idées nouvelles, infiniment dynamiques, qui ouvrent des horizons illimités.  Alors, des énergies qu’on s’ignorait jaillissent en soi pour manifester ce qu’on porte dans sa volonté, en désirs, en souhaits, en rêves des plus hardis.  La confiance en soi ne peut aller sans la confiance en Dieu.

Quoi qu’il en soit, déjà, n’inspire confiance à autrui que celui qui s’accorde sa propre confiance, s’appuyant sur ses forces intimes qui, s’il les laisse agir sans frein, se révèlent toujours triomphantes.

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La confiance en soi désigne cette assurance tranquille et cette certitude absolue de ses aptitudes et de ses moyens qui naissent de la connaissance de soi et d’une grande sérénité d’esprit.  Elle résulte de nombre de facteurs indispensables, notamment de la connaissance véritable de ses capacités et de ses limites, de l’acceptation personnelle, de l’estime de soi, du respect de soi, de la foi dans ses talents et aptitudes, d’une image valorisante de soi-même, de la considération inconditionnelle de ses possibilités.

La confiance en soi est le fondement d’une personnalité forte, épanouie, créatrice, mais qui peut devenir envahissante et écrasante pour autrui, si elle est au service de l’ego plus que de l’Individualité ou de la Conscience spirituelle.  C’est la raison pour laquelle on gagne à l’acquérir à travers la connaissance de soi et l’acceptation de ses origines divines.  Car, au terme de son expérience évolutive, à travers les aléas de la vie, son vrai maître, on le rencontre finalement dans l’Esprit de Vie.

Dans la véritable confiance en soi, qui s’exprime dans une attitude simple et humble, on gagne à cesser de se comparer et de se mesurer aux autres et de s’en remettre aux autres pour ses affaires personnelles.  La confiance, comme la certitude, naissent de l’expérience personnelle.  Elle repose sur la reconnaissance lucide de sa nature spirituelle et sur la contemplation de ses potentiels latents, stimulant à les activer.  À proprement parler, elle s’obtient moins par le développement de la personnalité que par la fusion dans l’Unité cosmique.  Car, obtenue autrement, elle risque de dériver en orgueil, en vanité, en arrogance.

La véritable confiance en soi s’obtient dans la révélation de son Essence originelle et de sa nature réelle.  Elle se fonde sur le fait de se démontrer qu’on est vraiment un Fils de Dieu conçu à son image et à sa ressemblance et à l’égal des autres dieux.  Elle s’accomplit à travers l’ouverture à l’Esprit qui parvient, peu à peu, à se manifester à l’état pur, à travers soi, amenant à une fusion avec lui.

En effet, chacun devrait se garder de confondre la confiance en soi avec la prétention ou la volonté subtile de tout dominer qui exprime un véritable sentiment de supériorité, ce qui est plutôt rare, puisque le sentiment de supériorité n’est, la plupart du temps, qu’un sentiment d’infériorité sublimé.  Il y a une différence entre tenter de tout asservir et devenir un maître de vie, le directeur absolu dans son univers personnel.  Car la confiance en soit doit servir à mieux gérer sa vie, pas celle des autres, qui vivent dans un univers dont les frontières sont sacrées.

À l’inverse, on devrait s’abstenir de concevoir comme insupportable l’idée de sa grandeur, fondée sur son origine divine.  On ne devrait pas davantage s’en servir pour devenir méfiant, pour se mettre à relever les défis, pour commencer à se mesurer à l’impossible du moment.  L’orgueil, autant dans le domaine contingent que dans le destin spirituel, qui sont en fait inséparables, rend imbu de perfection, d’où il pousse à la limite, amenant à se mettre la barre trop haute, d’où il porte presque immanquablement à craindre d’atteindre ses objectifs et à vivre dans la tension ou l’inquiétude.  CE faisant, un être peut tenter d’imposer sa domination ou son emprise sur son univers ne parvenant qu’à le bouleverser.

On ne peut accéder à la confiance en soi que dans la détente absolue, le seul moyen d’accéder à son cœur, où on rencontrer la cause de son être, son âme, reliée à l’Intelligence divine.  Car c’est en proclamant avec foi sa nature divine qu’on arrive le plus simplement du monde à exprimer la véritable confiance en soi.  La peur, l’isolement et la division se dissolvent et, après leur disparition, il ne reste jamais que la certitude sereine de l’Unité cosmique.  Ainsi, la confiance en soi doit tenir compte du facteur que tous les êtres ne font qu’Un.

On gagnerait beaucoup à désencombrer sa conscience des fausses croyances au lieu de continuer à en accumuler.  La pseudoscience des laboratoires ne conduit qu’à des approximations car elle ne tient pas compte du domaine des véritables causes qui résident dans l’invisible.  En continuant à accumuler des approximations, un être s’expose à mettre la vérité en veilleuse et, à sa grande confusion, de ne devoir en admettre la validité, dans sa propre conscience, qu’au moment où d’autres la formuleront en sa présence, pour l’avoir cherché au bon endroit, et que la majorité l’aura adopté.

Personne d’autre que soi ne peut affermir sa confiance en soi.  Et nul ne peut l’affermir sans passer à l’action.  Cette action consiste à obtenir une conviction de toute vérité dans une démarche personnelle, tout intérieure.  Quand elles paraissent valables, on gagne à assimiler les expériences et les déclarations d’autrui en les faisant valider par ses propres efforts, par son propre raisonnement, par sa propre intuition.

Mark Twain a écrit: «Le manque de confiance en nous-mêmes est responsable de tous les maux qui nous arrivent.»  Avec lui, on peut au moins admettre que chacun est porté à peu se ressentir et que, par ricochet, il cherche toujours à recevoir plus qu’il ne donne.  Mais attention, un autre auteur a fait une sérieuse mise en garde.  En effet, Emmanuel Kant a su demander: «Celui qui se fait ver de terre peut-il se plaindre d’être écrasé?»    Un proverbe slave dit que celui qui se prend pour un tapis ne doit pas se surprendre qu’on se nettoie les pieds sur lui.  C’est la loi de la Nature non domestiquée: le loup finit par trouver celui qui se prend pour un mouton.

Mais la confiance en soi ne doit pas amener à s’isoler, à écraser les autres, à devenir prétentieux, hautain ou condescendant.  Elle doit servir à trouver sa juste place dans le monde.  Par la Causalité, qui écrase sera écrasé; qui s’élève sera abaissé; qui cherchera la première place se verra assigner la dernière.  À l’inverse, on garde le droit d’être fier de soi et de s’exprimer dans la dignité, ce qui est du reste un signe de d’estime et de respect de soi.

Dans les temps présents, où le détachement et l’effacement importent au plus haut point, il n’est pas facile de comprendre comment on peut concilier la confiance en soi avec l’appel au retour à l’humilité et à la simplicité.  Dans ce monde en dissolution, chacun doit veiller à s’aménager la meilleure place dans les dimensions supérieures.  Or, pour devenir grand dans l’Au-delà, il faut se faire tout petit dans ce monde.  Sans cela, trop attaché aux contingences mondaines et matérielles, un être ne parviendrait pas à vivre la Grande Inversion que le passage dans le Nouveau Monde requiert.

Mais il faut savoir que la confiance en soi, c’est d’abord une affaire entre le Soi (la Conscience spirituelle) et soi, non une affaire entre soi et les autres.  Au premier chef, elle implique la certitude de ce que l’on est, dans sa réalité originelle.  Elle implique ensuite celle que, dans le monde, qui est d’origine divine, on occupe une place qui est la sienne.  Elle implique enfin celle que ce que l’on appelle avec foi ne peut que se manifester.

À vrai dire, moins un être compte sur lui seul, au sens d’accorder de l’importance à sa personnalité, plus il fait de place à son Individualité.  Il y a une relation de proportion inverse entre l’ego (le petit-moi) et l’Ego (la Conscience spirituelle).  Plus la personnalité occupe de place, moins l’Individualité en détient ;  moins la personnalité en occupe, plus l’Individualité peut en occuper.

En cela, l’Ego n’a rien à tirer de l’ego, mais l’ego a tout à gagner de l’Ego.  Dans l’effacement que le retournement impose, la confiance en soi bien comprise n’enlève rien au pouvoir de transmutation et d’illumination même que, au contraire, elle le renforce et l’assure  Car elle se fonde d’abord sur la connaissance de sa réalité spirituelle et sur la certitude absolue de sa réalisation, à son rythme et conformément à ses moyens, au terme de son expérience en incarnation.

En psychologie, on dit que la confiance en soi s’élabore dès l’enfance largement à travers le regard des parents, puis, ensuite, à travers celui des autres êtres qui s’ajoutent.  Celui qui se sent aimé, encouragé, félicité pour ses accomplissements renforce ce sentiment, propulsant en avant.  Heureusement, celui qui n’a pas su l’élaborer, parce qu’il a étCONFIANCEé trop contraint, peu estimé, voire méprisé, ne perd rien au change.  Car, chez l’être humain, il n’y a jamais rien d’irrémédiable, même s’il peut avoir besoin d’aide pour se reconstruire.

La confiance en soi se découvre dans la connaissance approfondie de soi et elle se renforce par le degré d’amour qu’on peut s’accorder soi-même, en apprenant à reconnaître ses grandeurs et à se pardonner ses faiblesses temporaires, en tant qu’entité évolutive.  La connaissance de soi commence par le fait de se reconnaître comme une globalité et de se chercher sa véritable réalité là où elle se trouve, soit à l’intérieur de soi.  À ce niveau, tous sont égaux en Essence et en potentialités.

La confiance en soi peut amener à mieux régir son univers extérieur, mais elle doit d’abord conduire à la maîtrise parfaite de tout son être.  Les réalisations extérieures témoignent mal du degré de conscience qu’un être peut avoir atteint, quand ce qui compte le plus, dans l’évolution, ce n’est pas la quête des valeurs putrescibles, mais celles des valeurs imputrescibles : la maîtrise de ses facultés spirituelles.  Ainsi, un être peut sembler bien petit à l’extérieur, mais être bien grand à l’intérieur.  Mais cela n’est pas facile à expliquer dans un monde où on accorder tant d’importance aux apparences.

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