LA CABALE RÉVÈLE LE COSMOS OU LA CRÉATION AVEC SON DESTIN…

Dans le présent article, le mot «Cabale» n’a rien à voir avec le sens que lui donne les Complotistes contemporains, celui de «forme de complot ourdi par un groupe de personnes unies autour d’un projet secret visant à conspirer pour le succès de leurs opinions et de leurs intérêts au sein d’un État ou d’une communauté donnée».  La «Qabalah» ou «Kabalah», un mot qui désigne autant la «tradition» que le «cheval de travail» et qui signifie «ce qui réunit», «ce qui transmet la puissance», «ce qui est reçu», désigne un Livre de théosophie judaïque qui remonterait à l’an 538 av. J.-C.  En fait, selon qu’on l’écrit avec un C (K) ou un Q, ce mot désigne une «puissance» ou une «transmission» (au sens de «don»).  On appelle La Cabale ou Kabbale, «Le Livre des Livres», car elle constituerait le Grand Réservoir de la Connaissance originelle ou elle contiendrait l’Héritage de Lumière qui, depuis toujours, attend l’Humanité souffrante.  On la considère comme la Source de toute Connaissance ou Sagesse voilée en «Daat», la Séphire mystérieuse, qui établit l’Alliance éternelle de l’Homme avec son Créateur.  Ce Livre intérieur aiderait un être à se souvenir de la Source au fil des pages de sa propre vie.

De manière sommaire, puisque La Cabale, reste complexe et profonde et qu’il s’agit d’une mystique, certains rabbins l’ont considéré avec suspicion ; mais d’autres maîtres l’ont étudiée et elle n’a jamais été condamnée par l’orthodoxie juive.  En effet, l’enseignement de la Cabale est ésotérique, il est donc réservé au petit nombre de ceux qui peuvent lui consacrer tout leur temps de travail.  Surtout, il suppose, chez l’élève, la connaissance de l’hébreu, une abondante lecture et une relation personnelle prolongée avec un maître. Il est en pratique impossible pour une personne qui n’est pas de confession juive, ou qui ne connaît pas l’hébreu, de recevoir cet enseignement.

Ce Livre initiatique de la Science traditionnelle révèlerait la discipline secrète qui amène l’être humain à se réaliser dans l’Être suprême par son âme.  Elle présente une somme de spéculations ésotériques qui, à partir des vingt-deux signes de l’alphabet hébraïque, représentant chacun à la fois une lettre et un chiffre, donnent à certains passages de la «Thorah» («Bible») un sens allégorique et mystique   Il contient les idées spirituelles qui révèlent les 32 Voies de la Sagesse et les 50 Portes qui mènent à Dieu.  Il se fonde largement sur la science des nombres et des lettres hébraïques.  Son enseignement essentiel porte sur l’art de nommer qui amène un candidat à devenir lui-même créateur, même créateur de lui-même, parce qu’il apprend à se servir des lettres sacrées et à les permuter.  Par permuter les lettres, il faut entendre le fait de nommer, définir, distinguer, opposer et réunir les éléments à chaque étape de son progrès.

La Cabale désigne une composante ésotérique et mystique de la culture juive, fondée sur l’étude des plans de conscience de l’Être qui s’étagent entre l’espèce humaine et Dieu ainsi que sur les médiations (sefirot) qui relient ces divers niveaux. Elle s’appuie notamment sur une méthode d’interprétation de la Bible fondée sur la transcription numérique des arbre-séphirique-1caractères hébreux («sefira» veut dire «nombre» et a la même racine que l’arabe «sifr» dont le français a fait «chiffre» et «zéro».  Ce livre accorde, une valeur mystique aux Nombres, comme l’école de Pythagore.

Bien que cette école de pensée place la matière au plus bas niveau de la «procession des êtres», elle élève la Matière, dite Intelligence divine, au niveau de l’Intelligence suréminente. Ainsi, la Matière devient la source et réservoir primordial des formes et des semences de toute réalité, une option métaphysique qui permet au judaïsme d’échapper à son idéalisme coutumier, et qui prépare à un rapport respectueux et expérimental avec la nature.

Ce Livre de Magie enseigne l’intégration progressive des contraires apparents amenant l’Aïn, le Rien ou le Néant, soit la Potentialité infinie, à exprimer le possible sans limites et sans fin.  Il comprend une partie théorique et une partie pratique réparties dans le «Sepher Yetzirah», le «Zohar», le «Tarot»et les «Schemaphoras».  Cet écrit sacré très profond comporte quatre sens superposés pour chaque Idée absolue : un sens littéral («pashut»), un sens allégorique («remmez»), un sens symbolique («derash») et un sens spirituel («rod»).  Il invite à litre les textes bibliques et à considérer leur réalité au-delà de leur sens littéral et des apparences qu’ils donnent.

Ainsi, ce courant de pensée développe une représentation dynamique du Monde où chaque chose figure un état transitoire d’autre chose en instance d’être.  Voilà ce qu’illustre l’Arbre de Vie qui associe toujours le visible et l’invisible comme des aspects compatibles et complémentaires de la Réalité dans l’Alliance cosmique éternelle.

La Cabale a influencé les Chrétiens, surtout à la période de la Renaissance.  Malheureusement, lors de la Contre-réforme, le durcissement des positions de l’Église catholique, a bloqué la communication entre la culture juive et la culture européenne par les risques de persécution autant que par le fait que l’Église, qui avait toujours tenté de convertir les Juifs sans succès, en s’appuyant sur ce qu’ils lui avaient enseigné, elle les incita à conserver leur savoir par devers eux.

© 2012-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

  

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