QUEL EST LE DEGRÉ D’AUTHENTICITÉ DE LA BIBLE?

La «Bible» désigne l’«Ancien Testament», un recueil de textes sacrés commun aux Juifs et aux Chrétiens, à quelques variantes près.  Ce mot provient du mot latin signifiant «livre», qui provenait lui-même d’un mot grec signifiant «papier» ou «rouleau».   En fait, elle réunit une collection de textes canoniques considérés comme sacrés par les Juifs et les Chrétiens, sauf que la «Bible» juive écarte le «Nouveau Testament».  Les auteurs de ce livre ancien apparaissent comme de grands croyants, mais ils ne furent pas toujours des témoins des faits qu’ils ont rapportés.  De ce fait, ils ont rapporté les histoires qui leur avaient été transmises oralement, de génération en génération, par leurs aînés.  On n’en tente pas moins d’en faire la parole du Vrai Dieu unique destinéBiblee à toute l‘humanité.

Dans le texte final de la «Bible», tous les écrits n’ont pas été inclus.  En fait, la «Bible» résume l’histoire allégorique de l’une des huit tribus de la race blanche qui émergea de Sumer pour peupler le Moyen Orient, l’Europe et le nord de l’Afrique.  À cette époque, la tribu originelle du peuple juif comprenait trois familles : les «Hébreux», qui s’établirent en Palestine, tandis que les «Israélites» et les «Égyptiens» s’établissaient d’abord dans le Delta du Nil et sur son cours.

La «Bible», dans sa partie empruntée à la Talnakh, qui tourne autour du destin d’Israël, comporte plusieurs livres : la «Thora», soit la Loi ou le Pentateuque, une section formée de la Genèse, de l’Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome; les «Nevi’im», soit  les livres historiques : Josué, les Juges, Ruth, Samuel (I et II), les Rois (I et II), les Chroniques (I et II), Esdras, Néhémie, Tobie, Judith, Esther et les Macchabées (I et II); et les «Ketuvim», soit les livres poétiques et sapientiaux : Job, les Psaumes, les Proverbes, l’Ecclésiaste, le Cantique des cantiques, la Sagesse et l’Ecclésiastique;  enfin, les livres prophétiques : Isaïe, Jérémie, les Lamentations, Baruch, Ézéchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie et Malachie.

Quant au «Nouveau Testament», souvent appelé l’«Évangile», un livre refusé par les Juifs, qui ne reconnaissent pas Jésus comme le Messie, il a été écrit par des auteurs qui n’ont jamais rencontré Jésus parce qu’ils ont vécu bien des années après lui.  Ils se sont attribués le nom de disciples du Christ, empruntant parfois le nom de l’un ou l’autre disciple, ce qu’ils n’étaient pas.  Du reste, certains de ces textes ont largement été modifiés par les scribes de l’empereur romain Constantin.  Au moment de choisir les textes à retenir dans la première édition, des conclaves (églises) s’étaient déjà formés et ils ont exercé une influence sur les épisodes de la vie du Maître qu’il fallait retenir et sur la façon qu’il convenait de les raconter.  Du reste, à cette époque, on considérait comme normal de recourir à un mode d’écriture, l’hagiographie, qui employait tous les moyens pour émouvoir, attendrir et édifier, même s’il déformait un peu la réalité.  Ce qui explique de nombreux emprunts à d’autres traditions, notamment au Mazdéisme, pour se concilier nombre de païens.

Cette partie de la «Bible» chrétienne, qui tourne autour de la vie de Jésus et de sa suite dans les disciples et l’apôtre Paul, comporte : des livres historiques : les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean, avec les Actes des Apôtres;  des livres didactiques : Épitres de Paul (Romains, Corinthiens, Galates, Éphésiens, Philippiens, Colossiens, Thessaloniciens, Paul et Timothée, Hébreux), celles  de Jacques, de Pierre, de Jean et de Jude;  et un livre prophétique, l’Apocalypse de Jean.  Mais le nombre de textes considérés comme canoniques varie beaucoup d’une religion chrétienne à une autre, passant de 66 dans la religion protestante à 81 dans l’Église orthodoxe d’Éthiopie.  Pour sa part, l’Église catholique retient 45 ou 46 livres (selon qu’on unit ou sépare le livre de Jérémie des Lamentations) dans l’«Ancien Testament» et 27 dans le «Nouveau Testament», éliminant des écrits dits apocryphes.

Plus tard, un concile de l’Église chrétienne révisa les textes originaux de la «Bible» et de l’«Évangile» et il détermina une fois de plus quelles doctrines ou vérités elle allait inclure dans la Bible officielle.  Elle identifia des passages comme malsains ou prématurés relativement à la révélation aux masses.  Globalement, le langage même de la «Bible», qui peut être partiellement inspiré, est devenu périmé.  Chose certaine, il contient bien peu de la Parole de Dieu quoi qu’on en dise et en pense.

Ce n’est qu’au XIIᵉ siècle que, pour des raisons utilitaires, Stephen Langton a divisé ce livre en chapitres et au XVIᵉ siècle que l’imprimeur français, Robert Estienne, l’a divisé en versets, d’où, désormais, on la cite par ses livres, ses chapitres et ses versets.  Peut-on imaginer qu’il se vend encore plus de 25 millions d’exemplaires de ce livre dans le monde, ce qui en fait toujours l’une des œuvres les plus imprimées et publiées et, probablement, les plus lues.

Il y aurait beaucoup à dire sur le degré de crédibilité qu’on peut accorder aux textes de la Bible, un livre rempli de textes retouchés, amputés, mal traduits, quand ils ne contredisent pas directement la morale.  Aujourd’hui, après une étude sérieuse, qui pourrait encore croire que ce livre, dit sacré, contient la Parole de Dieu?  Mais, laissons d’abord chacun faire ses propres recherches, dans l’ouverture d’esprit, donc sans préjugés.

 

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