DIEU, A-T-ON RAISON DE CRAINDRE LA SORCELLERIE?

Le mot sorcellerie a cours dans le monde occulte pour décrire la capacité de contrôler les esprits, bons ou mauvais, à l’aide de procédés magiques.  De manière générale, cet art englobe l’ensemble des pratiques magiques visant à exercer une action sur une personne, un animal, un lieu, un objet, un événement, un phénomène, au moyen d’un rite ou d’une suggestion (pour produire diversement un sort, un envoûtement ou un désenvoûtement, une conjuration, une bénédiction, une consécration, une destitution, une évocation, une apparition, une excommunication, une possession, une exécration, une expiation, une imploration, une invocation, une malédiction, une oblation, une onction, une illusion et que sais-je encore).  Ainsi, elle vise diversement à se concilier les forces subtiles, à forcer un retour d’amour ou d’amitié, à guérir une maladie, à rendre plus riche ou plus heureux, à favoriser les intérêts, à assouvir la vengeance, etc.  Alors, le sorcier ou la sorcière recourt au verbe ou à la parole qui est censé contraindre pour y parvenir.  Pour cette raison, dans le langage populaire, les mots sorcellerie et magie sont devenus presque synonymes.

Selon les cultures, les gens ont considéré la sorcellerie d’après des degrés variables de soupçon, voire d’hostilité, parfois de simple ambivalence, ne sachant trop si elle était bonne ou mauvaise. Quant à certaines doctrines religieuses, elles ont toujours considéré toute forme de magie comme de la sorcellerie, la proscrivant ou lSorcierea rangeant au rang des superstitions.  Elles opposent le caractère sacré de leurs propres rituels aux pratiques de la sorcellerie et de la magie.

En vérité, je dois inclure des nuances dans ma réponse puisque, effectivement, c’est depuis le Moyen âge, que ce même mot peut désigner presque indifféremment ce que vous appelez la Magie blanche, la Magie grise ou la Magie noire.  Or il faut surtout éviter d’entacher le chamanisme, le culte des hommes-médecine, et d’autres types de confréries d’initiés qui s’adonnent à des pratiques intimement reliées à la Nature, mais dans une intention pure et bénéfique.  Au sens étymologique, le mot sorcier dérive du mot «sourcier», qui dérive de «source», ce qui, à l’origine, en faisait un chercheur de source d’eau, de filon de minerai ou d’une source de connaissance et, pourquoi pas, de la Source unique de toutes les connaissances que Je Suis.  Ce n’est que sur le tard qu’on lui donna une étymologie tirée du mot «sors» pour en faire un «lanceur de sorts».

En principe, n’y a-t-il pas quelque chose de très louable au fait que, pour mieux évoluer, certaines personnes aient choisi de s’associer aux Forces de la Nature, ce qu’est, à  proprement parler, la Sorcellerie, dans son expression originelle, qui est la plus noble.  Mais je perçois fort bien que ce qui t’intéresse, c’est plutôt les usages négatifs de cet art, très répandus chez les peuples fétichistes et chez les êtres superstitieux.

C’est avec la montée du Christianisme, vers le XIIe siècle, au Moyen Âge, que les gens commencèrent à considérer la sorcellerie comme une pratique malveillante, dangereuse et perverse.  À cette époque, le clergé a mis tout en œuvre pour la présenter comme le recours à une puissance surnaturelle, par le biais d’esprits mauvais, dans l’intention de produire un méfait, un acte fondé sur le désir de satisfaire l’envie ou d’accomplir une vengeance, afin d’agir sur une personne particulière ou d’intervenir malicieusement dans ses affaires.  On finit par la prendre en abomination en dénigrant le sabbat des sorciers qu’on dépeignit comme un crapuleux dévergondage rustique.  Depuis l’Inquisition, la propagande chrétienne, transforma les sorciers et sorcières en figures hideuses, les accusant de s’adonner au Satanisme ou au Culte des démons.  Aujourd’hui encore, chez nombre de peuples, le terme sorcellerie est communément appliqué aux pratiques visant à influencer le corps ou l’esprit d’une personne, des expériences jugées comme subversives et susceptibles de mettre l’ordre social en péril.  Ce qui n’empêche pas que, depuis le milieu du XXe siècle, la Sorcellerie opère une prodigieuse résurgence, surtout dans les pays anglo-saxons.

Pour tout dire, lorsqu’un opérateur de cet art magique recourt aux esprits au profit d’une personne, pour tenter de prédire les événements ou d’agir sur eux, il se livre à une tentative indue qui vise à dominer la Nature ou à déjouer l’Ordre cosmique.  S’il recourt à eux pour déclencher une Force surnaturelle afin d’agir directement sur autrui, un être doté de libre arbitre, là, il y a une transgression à loi de la Non-ingérence et de l’Innocuité.  D’après les principes de l’Autonomie et de l’Indépendance, fondements de la Liberté, à moins d’une demande de dérogation ou d’une nécessité supérieure, un être se place hors d’ordre en recourant à la maîtrise spirituelle d’un autre pour déclencher une force ou produire un résultat parce qu’il ne parvient pas lui-même y arriver.  Enfin, si un opérateur, mu par une intention impure ou malveillante, choisit d’appeler des esprits sombres ou ténébreux pour produire un sortilège visant à accabler quelqu’un, là, définitivement, il s’oppose à la Loi cosmique et à l’Évolution universelle

Toutefois, en sorcellerie comme ailleurs, la Causalité éthique agit constamment, retournant rigoureusement à un opérateur malveillant, donc mal intentionné, au moment le plus opportun, les fruits de ses œuvres, pour lui donner une salutaire leçon de sagesse.  Toute projection magique vers quelqu’un implique un choc en retour.  Ainsi, celui qui l’émet doit s’assurer d’être plus puissant que ce choc en retour, sinon sa projection reviendra sur lui au lieu d’atteindre sa cible.

Que cherche l’être humain dans la Magie?  Il tente de produire des effets merveilleux à l’aide de formules et de rites prétendument doués d’un pouvoir sur la Nature elle-même ou sur les bons esprits ou les mauvais esprits de la Nature.  Dans la Magie blanche, le mage cherche, par des moyens licites, à mettre les pouvoirs spirituels au service de son évolution spirituelle.  Dans la Magie grise, il cherche à tirer le meilleur de tous les mondes, autant des bons esprits que des mauvais esprits.  Dans la Magie noire, il tente délibérément de mettre les démons à son service.  Dans toutes ces pratiques, qui remontent à la Nuit des temps, l’être humain répond toujours, consciemment ou inconsciemment, à son désir de devenir comme moi, Dieu, afin d’obtenir la connaissance de l’avenir, d’exercer un pouvoir sur les êtres et les choses, de réaliser tous ses désirs, de combler tous ses besoins, de dépasser ses limites humaines.  Il cherche à forcer le Destin à prendre un autre cours, à canaliser la peur suscitée par des croyances superstitieuses, à enclencher un mécanisme de pratiques susceptibles de conjurer un danger présumé, à domestiquer les forces de la Nature en les amadouant ou en les déchaînant.

Vous pouvez retrouver cette croyance en des forces surnaturelles et en des pratiques magiques pour les animer dans toutes les cultures.  Derrière la sorcellerie, vous pouvez découvrir une manifestation mentale, largement répandue dans la société, qui se situe derrière la superstition et qui repose sur la parole pour s’accaparer le pouvoir, écarter la souffrance, la misère et les limites, susciter l’espoir, déjouer la mort.  Dans les grandes cours du monde, des nobles et des érudits se sont adonnés à cet art, mais surtout par curiosité et par désœuvrement.  La sorcellerie a toujours séduit surtout les petites gens, ce qui explique qu’elle s’exerce surtout dans les pays pauvres.  Elle se fonde sur une croyance populaire en quête d’explication rationnelle des malheurs des temps (épidémies, catastrophes naturelles, perturbations climatiques, disettes et famines, instabilité politique, insécurité, etc.) qui s’abattent sur des populations fragiles engluées dans la mentalité grégaire.

Alors, elle prévaut surtout chez les gens qui, englués dans la mentalité de victime, sont à la poursuite de boucs émissaires parce qu’ils projettent leurs torts ou l’incidence des événements négatifs sur autrui.  Ils désirent d’autant les accabler ou les supprimer que, généralement, ceux-ci n’appartiennent pas pleinement à leur communauté.  C’est ainsi qu’ils se rabattent sur des gens qui offrent ostensiblement une tare physique (bosse, yeux rouges, tache de vin, absence de membre, vieillesse), une tare psychique (débilité mentale du fou du village, schizophrénie, esprit lunatique, isolement) ou un mode de vie marginal (mendiant, berger, colporteur, maréchal-ferrant, accoucheuse, pleureuse).  Les boucs émissaires sont toujours victimes d’une exclusion qui les condamne.  Dans les faits, on accusait souvent de sorcellerie des gens qui vivaient à l’écart du village par choix ou par nécessité.

Dans les pays Occidentaux, la pratique de la sorcellerie dérive d’un mélange de pratiques d’origine druidique, romaine, germanique et africaine.  À mes yeux, sous sa forme dévoyée, il s’agit d’une tentative de domination incontestablement sans effet.  Elle puise son efficacité non dans le sorcier ni dans les esprits invisibles, mais dans le complice qui, correctement suggestionné, en vient à lui accorder de la crédibilité.  À ce moment, s’offrant inconsciemment comme cible, il reçoit toute la décharge de la suggestion ou de la projection.  De la même manière que le malade imaginaire finit par développer une maladie grave.  Sans ce complice inconscient, l’opérateur resterait impuissant, parce que celui qui ne croit pas ne peut recevoir aucune impression psychique.  Mais gare au sorcier qui est intervenu si le destinataire reste fermé à sa suggestion ou à sa projection, car elle retourne directement sur lui pour opérer en lui les ravages qu’il avait prévu produire ailleurs.

Personne ne peut projeter de sort, car toute personne, entourée d’un cercle de protection suffisamment fort, par son champ d’énergie, l’écarte et le repousse naturellement, le retournant vers l’expéditeur, dans la ronde cosmique.  Tels que je vous ai conçus, chacun d’entre vous est le seul maître et le seul directeur dans son univers;  chacun d’entre vous détient une force absolue dans son propre univers.  Ainsi, seul celui qui accepte un sort ou le redoute peut en être atteint, affaiblissant du coup la puissance de son champ magnétique ou engendrant en lui une fissure qui lui sert de porte d’entrée.  Personne ne peut jeter de sorts, car toute énergie négative qu’une personne essaierait de lancer reviendrait contre elle.

Dans mon Cosmos, tout évolue vers le mieux pour exprimer la Perfection.  De ce fait, les pensées maléfiques, s’opposant à l’amélioration ou au raffinement des diverses réalités, ne peuvent avoir la vie longue: elles se détruisent par elles-mêmes dès qu’elles ne trouvent plus de foyer fertile pour les nourrir.  Les pensées négatives ne peuvent trouver l’appui du Cosmos qui allie spontanément ses forces pour leur faire échec, leur faire écran, en attendant de les dissoudre.

Ainsi, dans mon Système cosmique, la pensée qu’émet une personne ne peut en atteindre une autre que dans la mesure ou cette dernière l’accepte, consciemment ou inconsciemment, ou qu’elle l’attire par affinité, en participant, par son état d’esprit, à son taux vibratoire.  Comme je l’ai laissé entendre préalablement, chacun est parfaitement libre dans son univers.  Toutefois, puisque la majorité des êtres succombent facilement à leurs passions, cultivent l’inquiétude, la peur, l’angoisse, le doute, la séparativité, abusant souvent de leur potentiel vital ou sexuel, il se forme des ouvertures dans leur champ magnétique, des ouvertures par lesquelles les vibrations nocives peuvent inopinément pénétrer leur sphère d’action.  Mais alors, par leur genre de vie mauvais, ces êtres sont responsables de ce parasitage ou de cette imprégnation.  Pour ceux qui n’y croient pas, les sorts restent tout à fait inopérants.

Ce qui reste le plus étrange, dans toutes ces initiatives souterraines, c’est que, sans trop s’en rendre compte, l’opérateur conteste mon propre Pouvoir et le met à l’épreuve, finissant par se convaincre qu’il peut impunément le déjouer.  Il n’a pas encore compris que, ne procédant pas comme les êtres humains, qui appliquent la règle du deux poids et deux mesures, selon qu’ils sont lésés ou qu’ils lèsent les autres, je fais preuve de compréhension et de patience.  Ainsi, pour intervenir, je sais attendre le moment le plus opportun, celui où l’être qui a commis une erreur pourra en tirer la meilleure leçon.  Car je n’agis jamais dans l’intention de punir, uniquement dans celle de faire comprendre la dynamique de la Vie universelle et d’amener un être à s’amender et à faire preuve de plus de sagesse dans l’avenir.

Il conviendrait ici de rappeler que j’ai chargé le Maître Affra, le Grand Intermédiaire des peuples noirs dans ma Hiérarchie spirituelle, de mettre un terme à la pratique du Vaudou dans tous les pays du monde, parce que je ne reconnais pas ce culte comme licite ni légitime.  J’ai mes raisons de demander ce service aux êtres humains au nom de la planète et des diverses espèces qu’elle porte et je n’ai aucune explication à donner pour justifier ce Décret impérieux.  Le temps en étant venu, j’exige simplement qu’il soit exécuté dans les meilleurs délais et que tous les êtres de bon vouloir, soucieux de l’évolution harmonieuse de votre monde et de votre univers, collaborent pacifiquement à son extinction.  Là où on refusera d’entendre cet appel, la Nature se chargera de faire comprendre le sérieux de mon commandement : la puissance de la riposte de la Causalité se nourrira purement et simplement à la force de résistance des rebelles et des insoumis, autant dans le visible que dans l’invisible.

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