DIEU FONDE LA LOI DE L’ÊTRE, ÉTANT LUI-MÊME CETTE LOI, CE PLAN DE MANIFESTATION COSMIQUE…

Le mot «Dieu» provient du sanscrit «div» qui signifie «lumière».  Il désigne l’Absolu immuable, l’Être-Un ou l’Unique qui n’a pas de nom, mais qui possède, à l’infini, toute la Perfection des Perfections et qui n’a pas besoin de temple où l’adorer, puisque le Cosmos, son Corps total, lui sert de Sanctuaire universel.  À Moïse, qui insistait pour connaître son nom, il a recommandé de l’appeler «Je Suis Je Suis», «Je Suis Celui Qui Suis» ou «Je Suis Cela Qui Est», lui rappelant la relativité des mots et le danger qu’ils représentent de le limiter ou de l’enfermer dans un concept.

En Principe, Dieu est la Source supérieure, l’Absolu, le Suprême, soit le Moteur non mu qui meut tout, qui préside à la Manifestation totale (aussi appelée Création ou Émanation), son Grand Rêve dans le Jeu amoureux de la Vie, en tant que Chef suprême de l’Être et de la totalité de la Réalité.  Pascal a écrit à bon droit : «Dieu est une sphère dont le centre est partout et Dieu-Godla circonférence nulle part.»  Ce qui évoque que, au-delà des apparentes transformations, il préside au-delà du Temps et de l’Espace, au-delà des illusions, en tant que Puissance omnisciente (qui sait tout), omnipotente (qui peut tout), omniprésente (qui est partout) et omniagente (qui agit partout), à titre de Centre invisible de l’Être, présent de façon illimitée dans le Cosmos.

Voilà pourquoi certains l’appellent le Nirvana ou le Grand Vide plein de la Substance indifférenciée, rempli de Lumière, l’Être ou le Maître suprême, l’Inconnu des Inconnus, l’Infini des Infinis, la Perfection des Perfections, l’Eternel immuable, la Totalité infinie, le Soi divin, l’Essence primordiale ou originelle, la Lumière pure, le Sans Forme, le Sans Fin, l’Un sans second, la Vie éternelle, la Réalité unique ou totale, le Maître secret des Œuvres, l’Ami de Tout, le Grand Esprit.

Dieu règne hors de la Matière, mais il l’imprègne entièrement, habitant chaque particule, chaque atome et chaque électron de la Création, comme entre chaque particule, chaque atome et chaque électron, unissant toutes les dimensions (plans de conscience) dans un même Substrat subtil et invisible d’Amour et de Lumière.  Il est la Source de l’Énergie pure et brute qu’on appelle la Vie, le Principe suprême par lequel tout est créé pour faire l’expérience de lui-même à travers tous ses aspects et toutes ses dimensions.

Indicible, inconnaissable, insaisissable, incompréhensible, ineffable, transcendant tout, il dépasse la raison, tout en étant la Raison de Tout, même les Intelligences les plus pures des Essences célestes.  Il ne peut être connu directement, mais uniquement à travers les manifestations de la Création totale et par le biais de la Révélation qu’il fait de lui par ses émissaires.  Le langage humain reste impuissant et insuffisant à exprimer Cela Qu’Il Est.  Bien qu’immanent, il est Tout ce qui est vraiment, dans le visible et l’invisible, parce qu’il fait et engendre Tout et se fait en Tout.  Sa Nature divine représente le Centre parce qu’elle est le Point d’Origine au-delà de l’Essence, différente de ce qu’elle a créé en elle-même.

Dieu est la Source de la Vie, dans sa Vibration amoureuse la plus parfaite et achevée qui s’exprime dans la Joie sublime, parfois appelée le Bonheur suprême, la Béatitude ou la Félicité éternelle.  Il est à la fois l’Être total qui crée et se crée, la Source et le Processus de la Vie évolutive, qui a toujours été, est et sera toujours le Tout.  Il ne connaît que le Moment éternel puisque Tout se produit simultanément en lui.  Il est la Source suprême de l’Énergie de la Vie, Énergie qui ne meurt jamais, mais qui change constamment de forme, sans changer en Essence, l’Énergie qui engendre ce qui prend forme et qui informe de Tout.

Possédant Tout, Dieu n’a besoin de rien et, comme il ne juge jamais, se contentant d’Être, il n’attend ni n’exige rien de qui que ce soit, car Tout ce qu’il est intrinsèquement par lui-même, voilà Tout ce qu’il lui faut pour exprimer tout ce qu’il est extérieurement.  Il s’exprime ainsi par la Providence, la Volonté et le Destin par le biais de l’Idée unique, l’Archétype primordial ou le Modèle premier, qui constitue son Plan cosmique inchangeable.

En réalité, le mot «Dieu» n’exprime qu’un concept ou un symbole pour recouvrir le Mystérieux des Mystérieux insaisissable, Source de l’Être et de tous les êtres.  Il est l’Un ou l’Unique d’où Tout provient (l’Alpha) et vers lequel tendent toutes les Manifestations (l’Omega), la Vie dans laquelle s’accomplit toute la Vie.  Aucune idée ne peut l’exprimer, car toute idée ne peut servir que de vecteur ou de sens de direction pour l’esprit qui se tourne vers lui et tente de l’appréhender ou de le cerner.

Tous les êtres apparents et sensibles (invisibles et visibles) de la Nature participent de son Être total, comme tous les Mystères de la Vie et de la Grâce.  Ainsi, tous les êtres contingents ou relatifs, par leur réalité même, expriment des symboles de l’Être et de Dieu.  Ce que la créature humaine ne voit présentement qu’en énigme, en légende ou en mythe, à propos de Dieu, elle le verra en Réalité une fois élue ou initiée, donc après avoir fusionné de nouveau avec lui.  Car tous les êtres de la Matière ou du Monde matériel, qui n’est que de l’Essence cristallisée ou densifiée, dont la perception est prise pour une évidence, ne révèlent, à vrai dire, que des apparences ou des reflets qui relèvent de la conception dualiste qui morcelle l’Unité en Multiplicité fictive et illusoire.

La majorité des êtres incarnés ignorent l’un des termes de la relation qui la fait exister, ce qui limite leur perception de la Réalité totale, appelée par les Rosicruciens l’Actualité.  L’esprit rationnel tente de se porter vers ce Terme caché, restant, dans sa compréhension, à la remorque de ses découvertes.  De ce fait, nul ne s’étonnera que l’Humanité ait conçu des représentations de Dieu fort variées, parfois fort paradoxales, divergentes, contradictoires.  Même qu’elle ait pu le confondre avec de fausses divinités.  Car, par son idée de Dieu, chaque être ne transfère jamais sur lui que la connaissance limitée ou relative qu’il se forme de lui-même et de son rapport avec le Monde.

De la même manière, il colore ou interprète toute révélation qu’il reçoit des Messagers divins en provenance du Très-Haut.  Marqué par un sentiment de dépendance et d’impuissance, chaque peuple projette, sur un Être supérieur, ses désirs et ses espoirs, le souhaitant capable de les satisfaire ; ses angoisses et ses craintes, le souhaitant apte à les dissoudre ; et les menaces à son intégrité, le souhaitant apte à le protéger et à le défendre.

Au plan de de la Manifestation, Dieu s’exprime par l’Androgyne originel ou primordial, formé par le Père-Mère, une contraction du Père divin (Rayon électrique ou lumineux) et de la Mère céleste (Rayon magnétique et sombre).  L’Attraction entre le Père et la Mère engendre le Christ cosmique, le Fils de Dieu ou l’Âme universelle.  La Réponse ou le Redon de la Mère, qui est la Nature naturante, suite à cette initiative, engendre la Nature, la Matière concrète ou la Fille de Dieu.  Car la Mère céleste porte les noms de Nature naturante, de Forme spirituelle, de Substrat ou de Substance subtile, de Réservoir de toutes les possibilités, tandis que le Fille porte également les noms de Nature naturée, de Forme concrète, de Substrat ou de Substance matérielle.

Dans cette Dynamique créatrice, le Père divin, Source de la Sagesse, symbolise le Créateur, Celui qui conçoit l’Idée, le Plan, le Projet, l’Archétype ou le Modèle premier de la Manifestation.  Quant à la Mère céleste, Source de l’Intelligence, elle symbolise Celle qui organise et développe l’Idée originelle, lui fournissant le Substrat subtil, qui peut se densifier au besoin, pour devenir la Fille primordiale, la Manifestation concrète.  Car le Fils de Dieu, la Conscience active, a besoin d’un Support concret pour mener son expérience d’expression sa propre réalité.  On appelle diversement l’Alliance spirituelle du Père divin et de la Mère cosmique, le Couple divin, les Noces alchimiques, le Coït allégorique, les Fiançailles spirituelles.

Dès lors, on comprend Le Père représente l’Énergie électrique, énergie active, émissive, pénétrante, positive, masculine ;  la Mère désigne l’Énergie magnétique, énergie passive, réceptive, accueillante, négative, féminine.  On symbolise le Père divin par le Phallus cosmique,  la Verge divine ou la Coupe inversée, tandis qu’on symbolise la Mère par le Yoni universel, la Matrice cosmique ou la Coupe droite.  En complément d’information, soulignons que, en spiritualité, on représente le Christ ou le Fils vibrant du Soleil, représentant la Fusion équilibrée, ordonnée et harmonieuse du Ciel et de la Terre (la Matière), par la Croix des Directions, croisement de la Verticale et de l’Horizontale.  On représente la Trinité agissante formée par le Père divin, la Mère céleste et le Fils amoureux, par le Triangle pointé vers le haut.  La Trinité résulte de l’Alliance de la Sagesse et de l’Intelligence (Vérité) qui engendrent l’Amour.  Dès que deux polarités se touchent, il naît une troisième réalité, comme lorsqu’on amène à se toucher deux fils d’un cordon électrique, dont il jaillit une puissante étincelle.  Le Triangle de la Trinité porte souvent un œil, appelé l’Œil de Dieu, symbole de la Perfection omniprésente, omnipotente, omnisciente et omniagente.

Dans l’Énergie, le Deux figure la Réalité instable qui se cherche un complément parfait.  Dès qu’elle rencontre son complément, la Réalité instable se stabilise dans un nouvel État neutre, mais virtuellement dynamique. Ainsi, le Nombre Deux ne peut exister qu’en principe puisqu’il désigne la Réalité virtuelle de la Dualité primaire du Cosmos.  Quand la Réalité du Deux n’engendre pas une troisième Réalité, c’est qu’elle reste latente, parce qu’écartée de ce qui la complète, ou qu’elle a été détruite par la Puissance du Principe actif.  Quant à la Fille cosmique, le Corps de Dieu, on l’illustre par le Carré ou le Cube, figure de la stabilité, de la fermeté et de la solidité du Nombre Quatre et de la Perfection incarnée, image de la Multiplicité apparente des Formes concrètes au Service du désir, transmué en Volonté, de la Trinité.

On pourrait se rappeler ici ce que Jésus disait, à savoir que nul ne peut aller au Père-Mère sans passer par le Christ, mais que le Christ et le Père-Mère ne font qu’Un, en signalant que, à peu près chaque fois qu’il est question du Père, dans l’Évangile chrétienne, il s’agit d’une réduction de cette expression.  Le Christ tire son Essence du Père divin et sa Nature de la Mère céleste, mais il peut vérifier la véracité et l’intégrité de ses concepts abstraits que dans la Réalité concrète, tangible et palpable de la Fille divine, le Monde sensible, dans l’expérience de l’Évolution progressive.  En effet, son Rôle consiste à manifester toutes les potentialités du Père divin et de la Mère divine en posant le pied sur la Fille, afin de fusionner en lui le Ciel et la Terre.  Pour l’être incarné, le Monde sensible lui est présenté, dans l’ordre, par son corps physique, la Terre-Mère, le Système solaire, les Constellations du Zodiaque, la Voie lactée et l’ensemble des Galaxies, communément appelé le Cosmos ou Corps de Dieu.

Pour mieux comprendre ces notions abstraites, relatives à la Création, il faut savoir que, à l’Origine des Temps, Dieu ne figurait qu’un Point métaphysique d’Énergie concentrée, comme renfermé sur lui-même, dans le Nirvana, dans une cogitation d’un Plan créateur.  Le Nirvana désigne ici toutes les potentialités créatrices de la Source unique ou toutes ses virtualités informelles totales, non le Néant absolu.  Dieu n’a donc pas créé le Monde, au sens qu’il aurait tout tiré de rien, mais au sens qu’il a organisé les Énergies informes de son Magma ou Néant primordial.

Dans cette intériorisation prolongée, Dieu forma l’Idée de s’exprimer pour une Éternité, dans l’Ordre de la Sagesse et de la Vérité, pour manifester l’Amour, qui résulte de leur fusion équilibrée et harmonieuse, en exprimant tous les aspects possibles de lui-même.  Cet Affect sublime ou ce Désir divin provoqua spontanément l’Explosion primordiale qui lui permit d’extérioriser instantanément son Projet évolutif : se contempler lui-même dans de nouvelles possibilités, valider ses concepts, en se faisant Sujet qui s’observe, devenant l’Objet de sa contemplation.  Pour Dieu, le Point immobile et immuable de l’Éternité, tout s’est passé en un Moment unique,  le Moment éternel.  Mais pour la créature qui explore son projet, entrent en jeu les notions relatives, apparentes et illusoires, du Temps et de l’Espace.

Ainsi, pour Dieu, l’Acte créateur ne représente rien d’autre que sa Volonté d’explorer toutes ses potentialités dans la Multiplicité apparente, afin de vérifier, dans les faits concrets, la Réalité ou la Justesse de ses concepts abstraits.  Pour parvenir à cette fin, il s’est fractionné, en apparences seulement, dans des Monades divines multiples.  Une Monade réfère à la plus petite Portion de l’Énergie divine qui exprime l’Essence intégrale, entière, complète, totale et parfaite de Dieu.  Cette Partie infime de lui-même possède tous ses attributs sans qu’il ne lui manque rien.  Toutes les Monades divines sont égales entre elles, mais elles diffèrent par leur Destin ou leur Mission, à titre d’émissaires d’exploration des mondes inférieurs, les aspects apparemment éloignés du Centre unique, pour valider les concepts de l’Esprit de Vie.

De ce fait, il faut conclure que tous les êtres humains sont égaux en Essence et Nature, mais qu’ils sont différents par leur niveau de conscience, selon l’usage qu’ils ont fait de leurs potentialités, d’une vie à une autre, ou selon les sphères divines qu’ils ont visitées.  C’est par cette Multiplicité apparente des Monades, lancées sur le Flot de la Vie, que Dieu a décidé de se connaître dans tous ses aspects.  D’où on peut affirmer que la Vie est un Grand Jeu amoureux par lequel Dieu apprend à se connaître et à s’apprécier dans toutes ses ressemblances et ses différences à partir des opposés compatibles et complémentaires.

Voilà pourquoi les Messagers divins disent, dans une approximation, que Dieu a exprimé le Cosmos pour sortir de sa Solitude sublime afin de se donner des Témoins de sa Splendeur, Parcelles de lui-même qu’il pourrait chérir et dont il pourrait être chéri.  Celui qui croit que Dieu, une entité capable de courroux, a créé le Monde pour engendrer des esclaves limités dans leur conscience pour qu’ils le vénèrent, l’honorent, l’adorent, pendant qu’il exerce sur eux une tyrannie, les expédiant arbitrairement au Ciel, au Purgatoire ou en Enfer, exprime une injure dont Dieu, dans sa compassion et son impassibilité, s’indiffère.

Au contraire, Dieu a tiré de lui des êtres de la même Essence et de la même Nature que lui, égaux en Stature et en Gloire, parfaitement libres comme lui, façonnés à son Image et à sa Ressemblance.  Et ces entités évolutives sont gérées par la Loi de la Causalité, de la Providence ou de la Justice (trois synonymes), pondérée par la Loi de l’Amour.  Pour accomplir sa Finalité ontologique, Dieu ne pouvait procéder que par une Division initiale, mais apparente, de lui-même, pour obtenir un Sujet et un Objet d’observation mutuelle, selon la dynamique de l’Action et de la Réaction, de la Cause à l’Effet,  présentés comme l’Acte et le Fait, la Réalité et son Miroir, le Principe et son Écran révélateur.  Ce Sujet-Objet représente les deux aspects de la Polarité de l’Androgyne primordial formé par le Père-Mère.

 

L’ART DE COMPLIQUER LA SIMPLICITÉ DIVINE ou D’EN SIMPLIFIER LA COMPLEXITÉ

Ces vérités, qui vont de la compréhension du Un au Quatre, expriment une telle simplicité que l’intellect, qui aime la complexité, s’y perd.  Si on affirme à quelqu’un qu’une chose est simple à comprendre, son mental, réfractaire à la vérité des autres, lui suggérera immédiatement qu’il ne peut en être ainsi, qu’on doit lui cacher quelque chose, qu’on doit vouloir le tromper ou le dominer.  Ce qui ressort dans l’expression trahissant de l’indignation, de l’entêtement ou une velléité de confrontation :   «C’est peut-être simple pour toi, mais pas pour moi !»  Le mental aime analyser les choses, ce qui signifie diviser, disséquer, morceler, multiplier, détailler.  Si vous dites à quelqu’un que quelque chose est simple, il la compliquera.  Si vous lui dites qu’une chose est compliquée, comme s’il recevait un défi, il la simplifiera, souvent au risque d’occulter certaines notions importantes, voire essentielles.  Ainsi va la vie des êtres humains…

Voilà pourquoi nous vous recommandons, si vous n’avez rien compris au texte qui précède ou si vous vous sentez perdu après l’avoir lu, d’en refaire la lecture à deux ou trois reprises, sans le moindre effort de mémorisation.  Remettez-vous-en plutôt à votre intuition, le Savoir de votre Maître intérieur, votre Sublime Présence Je Suis, qui connaît tous ces principes puisqu’elle est elle-même ces principes et leur manifestation.

De toute façon, ce qui importe, ce n’est pas de s’évertuer à comprendre une notion incompréhensible comme celle de Dieu, mais de savoir comment on peut faire l’expérience de son accompagnement tutélaire, de sa puissance et de ses bénédictions dans sa vie courante, en cheminant main dans la main avec lui, jour après jour, dans ses activités quotidiennes, jusqu’à ce qu’on fusionne de nouveau avec lui.  Dieu sert de fondement à une spiritualité naturelle (ou à une nature spiritualisée),  non à une religion.  Dans sa Plénitude et sa Gloire, se complaisant en lui-même, Dieu n’a nul besoin de l’adoration de l’être humain, de ses rituels et de ses salamalecs.  C’est la créature incarnée, éprise de Divin, nostalgique de ses origines, qui en a besoin pour trouver un sentiment de complétude.

Quand on aura fusionné de nouveau dans sa Réalité sublime, on saura tout de lui et on ne se posera plus de questions oiseuses à son sujet.  Fusionner avec Dieu, c’est entrer dans son Savoir sans questionnement pour l’éternité.  La Mission cosmique de tout être humain consiste à se réveiller progressivement à Cela Qu’Il Est, mais qu’il a oublié suite au choc de la descente dans la Densité, donc de l’incarnation.  Ou plutôt, elle consiste à vérifier dans le concret la véracité de ses concepts abstraits par rapport à ses origines en tant que Dieu-Homme, à titre d’Être divin, créé à l’Image et à la ressemblance de son Créateur, égal à lui, éternellement pur comme lui, puissant et parfait comme lui, au-delà des apparences.

Une maxime de la Table d’Émeraude dit : «Connais-toi toi-même, à l’intérieur de toi-même, et tu connaîtras le Ciel et les Dieux, te découvrant leur égal.»  Et ailleurs, elle précise : «Tout est en Haut comme en Bas, mais de façon inversée.»  Chacun peut redécouvrir la Réalité divine par l’expérience, centré sur son quotidien, parce qu’elle l’amène peu à peu, par le principe de l’échec et la réussite, à découvrir tout de lui-même, à recouvrer sa Perfection, aidé de son Soi divin, qui n’est jamais loin ni séparé de lui.

Par son Essence intime, l’aspect subtil et invisible de son Être total, l’être humain est Savoir et Pouvoir.  Par sa conscience mentalisée, incarnée dans un corps dieu-flambeaude chair, donc par son âme en expérience dans la réalité concrète, il est Vouloir, à savoir qu’il est un être doué du libre arbitre ou de la faculté de choisir.  En se permettant de fusionner les deux aspects de son être, en œuvrant consciemment dans la Conscience de Dieu, il peut réaliser les attributs de sa Totalité rayonnante.

Cela s’appelle diversement faire son Ascension ou son Assomption, réintégrer le Royaume du Père-Mère, entrer dans l’Illumination suprême, réaliser sa Libération finale, atteindre sa Réalisation transcendantale, monter au Ciel sur un Char de feu, retourner au Paradis perdu ou au Paradis terrestre (aller au Paradis), fusionner dans le Nirvana ou dans l’Absolu, opérer son Salut, vivre sa Rédemption, sortir de la Roue des Existences.  Mais cela se produit tel qu’il est dit :   Aide-toi, et le Ciel t’aidera!

Alors, il peut accomplir son Service humanitaire qui consiste à partager son Savoir avec les autres pour les aider amoureusement, dans la compassion, la paix, le respect, l’innocuité et l’esprit d’union, à faire les mêmes découvertes et à atteindre le même degré de réalisation que lui, dans la Maîtrise totale.

Chacun pourra mettre le temps qu’il veut pour comprendre cet extrait de la Prière du Métaphysicien :   Sans Toi, je ne suis rien et je ne peux rien ;  avec Toi, Je Suis Tout et Je Peux Tout.  Qui ne chemine pas avec Dieu s’astreint à œuvrer à la sueur de son corps ;  qui chemine avec Dieu peut suer à la sueur de son front et accomplir des prodiges.  Car la sueur du front désigne l’effort pour s’unir à son Dieu, dans sa créativité quotidienne, pour allier les  polarités des deux hémisphères de son cerveau, en les fusionnant au niveau de la vision subtile et du centre de l’imagination concentrée, au milieu de la tête, juste derrière le front.

Voilà une technique spirituelle qui s’apprend pour parvenir à créer ses réalités dans l’instantanéité, comme certains grands Mages l’ont démontré.  Mais elle requiert une pratique répétée, comme toute autre expérience, si on compte devenir adroit, habile, ingénieux, rapide, compétent, ce qui n’est pas à la portée de l’indolent, du rêveur ou de l’apathique.

LA FOI EN DIEU

Tout être dont la conscience est le moindrement éveillée se rend compte qu’il existe une Sagesse supérieure intelligente, qu’on l’appelle Dieu ou autrement.  Cette Sagesse-Intelligence amoureuse a présidé à la Création de tout ce qui existe et elle en assume le bon fonctionnement dans l’Ordre, l’Équilibre et l’Harmonie, quand on sait voir au-delà des apparences.  Car, pour Dieu qui veut explorer toutes ses virtualités dans la créativité concrète, entre les Polarités extrêmes, il n’y a ni Bien ni Mal.  Dieu n’a pas conscience de ces jugements de valeur que l’être humain porte en son nom.  Les extrêmes de la Polarité créatrice n’invitent pas à faire le bien ou le mal, mais à mener ses expériences en déterminant ce qui est le meilleur pour lui, qui est également bon pour tous ceux qui sont concernés, ce qui s’appelle ouvrir son discernement et sa sagesse.

Tout être humain est appelé à agir sans cesse au meilleur de sa compréhension et de ses moyens.  Mais la compréhension, comme les moyens, s’accroissent par l’expérience qui fluctue de l’échec à la réussite, donc du mal au bien, pour ceux qui aiment les mots de coloration morale ou éthique.  Qui arrive dans le noir complet ne peut découvrir la Lumière totale sans erreurs et en un instant.  Toute expérience devient licite et légitime dans la mesure où un être ne vise pas à faire consciemment le bien ou le mal, mais dans la mesure où on cherche ce qui convient le mieufoix pour soi et les autres, à savoir ce qui fait plus de bien que de mal à l’ensemble des créatures.  Expérimenter en termes de bien et de mal, c’est se garder dans l’enferment de la dualité et de la densité, c’est s’exposer à exprimer de la culpabilité, à s’inférioriser ou à se rapetisser, à vivre dans le sentiment d’indignité, de petitesse et d’impuissance, à cultiver les regrets et les remords, ce qui aboutit à la crainte de la punition divine et à l’inaction par crainte de se damner.

Tout se meut et évolue conformément au Principe unique, selon des principes cosmiques et des lois naturelles bien définis, compris à l’intérieur du Plan de Dieu, exprimés par son Vouloir sublime, qui révèle progressivement la marge de manœuvre précisée par le Juste Milieu.  Voilà comment il faut comprendre les choses quand on veut rester en accord avec le processus de la Création.  Tout est énergie, s’exprimant dans un faisceau d’ondes, de vibrations, de radiations ou d’influx.

Alors, ce qui importe, c’est de connaître les lois de l’Énergie divine, pour éviter les courts-circuits ou les chocs en retour, causes de la douleur, de la souffrance, de la maladie et de la mort, causes aussi d’involution, qui résultent de leur transgression consciente ou inconsciente.  Le but de la vie, c’est le développement de la conscience, par la découverte des lois qui président à la découverte de son Être total, non l’application d’une longue liste de prescriptions morales et l’obéissance à des dogmes religieux.

Celui qui porte la conviction que Dieu est d’abord Amour et qu’il entend sauver toutes ses créatures, même les plus débiles et les plus insignifiantes –ceci dit sans jugement de valeur–  puisqu’il a pris la peine de les créer et de les doter du libre arbitre, partagera ce point de vue.  Il faut s’élever à la stature de Dieu, pour situer le phénomène de la vie dans sa juste perspective, non le rabaisser à sa mesure.  Dieu incarne la Patience imperturbable et souveraine, non l’impatience vindicative des êtres humains, qui agissent toujours conformément à la règle vicieuse du deux poids et deux mesures : une loi constante de compassion et de clémence pour lui, mais une loi expéditive de rigueur et de châtiment pour les autres.

Dieu est la Source unique de toute énergie et de toute manifestation de l’énergie.  Par lui, chacun est doué d’un corps, d’une âme et d’un Esprit.  Cette Étincelle de Vie, cet Atome spirituel, cette Monade divine, est une Parcelle de l’Esprit même de Dieu.  N’oublions jamais que Dieu est partout et en tout, donc qu’il n’existe rien hors de lui.  Alors, où peuvent se loger le Ciel, le Purgatoire et l’Enfer dans un Être parfait, Principe d’Amour ?  Comment une Parcelle de Dieu pourrait-elle être détruite ou damnée à cause de ses erreurs d’apprentissage dans un Monde de Densité et de Ténèbres qu’elle est justement appelée à illuminer par son expérience à travers les oppositions apparentes ?   Cette Force intime pousse naturellement, tôt ou tard, chaque être à agir au mieux en s’y prenant de la meilleure façon.  Il y va de son propre bien-être, de son bonheur, voire de sa vie !

En faisant confiance à ses intuitions, plutôt qu’à ses réflexions, mais en alliant les données de sa tête et les ressentis de son cœur,  tout être parvient un jour à se former les convictions qui l’amènent à agir dans l’amour, la sagesse et la vérité et qui, ultimement, l’initient ou l’illuminent.  Plus on avancera dans la vie, mieux on comprendra que l’intuition provient d’une Source supérieure crédible, qui ne peut ni tromper ni se tromper, alors que les cogitations du mental restent toujours à la remorque de leurs découvertes, donc en deçà de la vérité.  L’intuition fournit la vérité vraie qui ouvre la voie ;  le mental, des vérités relatives qui conduisent dans des impasses.  Tous découvriront peu à peu que l’Amour est le passe-partout de l’Univers et la Clef des clefs de la Réalisation personnelle. Et avant de devenir la Réalisation de Dieu, l’Amour devient l’attention affectueuse et la sympathie respectueuse qui amène à se rapprocher des autres et à développer des relations de compréhension et d’équité qui favorisent la paix entre les êtres.

Dieu s’exprime en chacun, situé à l’origine de ses pensées, de ses désirs, de ses préférences et de son aspiration à accéder à une vie supérieure, plus satisfaisante, plus pleine et comblée et plus heureuse.  Discrètement, il pondère ses ardeurs et il lui indique, dans le silence intérieur, une voie meilleure que celle que son mental lui suggère, lui fournissant des raccourcis évolutifs.  Mais avant de le comprendre, un individu optera longtemps pour les choix que lui suggère son mental et qui lui apportent des résultats mitigés.

En chacun, de par la loi des Polarités, les Forces obscures s’opposent aux Forces lumineuses, s’opposant à son évolution.  Les Forces obscures fomentent la subjectivité de l’ego et la paresse mentale.  Car, l’Adversaire ou le Grand Ennemi de la Bible, ce n’est pas un Être ténébreux extérieur à soi, mais les monstres et les vampires suscités par l’ego diviseur et réducteur, rempli d’illusions de pouvoir.  L’ego amène toujours à faire des choix qui entretiennent la séparativité, des choix mauvais qui témoignent d’un mauvais usage du libre arbitre et de ce qui est à sa disposition, ce qui explique les limites, les sentiments d’impuissance, l’apparition d’obstacles, qui proviennent d’une résistance au mouvement de la vie, fondé sur l’Amour.

Avec un peu d’effort et d’entraînement, il peut découvrir en lui une autre source d’inspiration, puissante et lumineuse, l’intuition.  Elle surgit d’une communication intime et assidue avec l’Esprit cosmique, par qui tout existe, dans le silence de son cœur. Avec le temps, si le geste est sincère, l’intention pure, la volonté amoureuse, donc impersonnelle, inconditionnelle et sans attente particulière, autre que d’évoluer, cette voix intime devient de plus en plus claire, nette, précise, évidente, lui suggérant instantanément les solutions à ses problèmes et les réponses à ses questions, ce qui le rapproche de la plénitude et du bonheur.  Alors, jour après jour, il développe une pertinence, une adéquation et une efficacité hors du commun, qui peuvent prendre, pour les autres, l’apparence du prodige ou du miracle.  Pourtant, elles ne résultent de rien d’autre que de l’application de sa connaissance des principes cosmiques et des lois naturelles, mis en branle en communion avec son Être spirituel.

 Tant et aussi longtemps qu’on croira que Jésus, l’Avatar ou le Maître de l’Ère des Poissons est venu sauver les êtres humains par procuration, on se soustraira à la nécessité d’assumer ses responsabilités, comme il a invité à le faire.  Jésus n’est pas venu sauver le Monde, il est venu rafraîchir et revitaliser les préceptes antiques et désuets de la Tradition et rappeler aux êtres humains comment ils pouvaient se sauver par la Conversion, le retournement de conscience vers l’intérieur, plutôt que vers l’extérieur, qui permet d’interpréter autrement les anciens messages divins, en les adaptant à son époque.  Vérité d’hier devient demi-vérité d’aujourd’hui et l’hérésie fatale de demain.

Le devoir de l’être humain consiste à s’aimer, à développer ses talents, ses facultés et ses qualités, à accumuler les valeurs imputrescibles que Dieu a placé en lui, à établir ses priorités en fonction de son But ultime et à apprendre ensuite aux autres, sans prosélytisme ni ingérence, à suivre son exemple, mais à leur manière, conformément à leur rythme évolutif, une fois qu’il a acquis la Maîtrise personnelle.  L’Esprit cosmique, qui dirige le Monde et tous les Univers, l’a doté d’une faculté exceptionnelle, d’un don précieux, le libre arbitre.  Mais le libre arbitre n’est vraiment conféré qu’en proportion de son taux vibratoire d’Amour ou de son degré de conscience,  l’un revenant à l’autre.

Dieu a donné à chacun tout ce dont il a besoin pour bien se conduire et pour apprendre, à travers ses échecs et ses réussites, ce qui est conforme ou pas avec la Vie.  Il lui appartient d’en faire bon usage en assumant le plus grand privilège qu’il détient, bien qu’il identifie une arme à deux tranchants, son sens des responsabilités.  A lui d’apprendre à conformer sa volonté personnelle avec le But divin, l’Intention divine ou le Plan cosmique, qui exprime le Vouloir divin inaltérable.

Mais il devra se souvenir que la Volonté de Dieu précise le But ultime ou assigne la Destination finale de l’Évolution, non les moyens pour y arriver.  A titre d’incarnation du Vouloir divin, chaque individu est appelé à déterminer lui-même les moyens qu’il préfère pour y parvenir.  Car, en vérité, la Volonté de Dieu, c’est que chacun découvre, dans l’Amour, la façon d’évoluer sans cesse dans le bonheur, comme tout bon parent le souhaiterait pour son enfant qu’il aime et chérit.  Mais, par la nécessité impérieuse de se conformer au Plan divin, il ne peut impunément choisir ce qui s’y oppose.  Il peut le faire, mais à son propre détriment, ce qui lui apprendra à exercer plus de discernement.

La notion du libre arbitre implique que Dieu n’intervient jamais directement dans les actes et les choix de vie d’une créature.  C’est sa Loi cosmique qui réfléchit vers elle, par la Causalité, les effets de ses pensées, de ses paroles, de ses actions et de ses ressentis conscients et inconscients, non pour le punir, mais pour lui faire comprendre la Voie à suivre.  Elle ne recevra d’aide des Entités spirituelles des plans supérieurs de la Conscience divine que pour être éclairée sur ce qu’il ne sait pas et pour ouvrir davantage sa conscience.  La Providence est un Tribunal de dernière instance qui intervient quand on ne sait plus où aller, quoi faire, comment avancer, élevant celui qui invoque sincèrement son aide.  Mais elle pourra autant aider à s’enfoncer plus rapidement celui qui résiste à sa grâce.

La Providence, qu’on ne peut tromper, retourne chacun à sa propre responsabilité, peu soucieuse de l’ignorance crasse ou de la paresse évolutive.  Elle proclame : Sachez demander l’essentiel, et le nécessaire vous sera donné par surcroît.   En cela, l’essentiel, comme on dit, c’est le Ciel, c’est-à-dire, le choix du But conforme au Plan divin.  L’essentiel se rapporte au But spirituel à atteindre et aux expériences intimes à vivre pour y parvenir.  Le nécessaire, ce sont les moyens pour y parvenir. Il comporte encore les connaissances à acquérir pour réaliser l’essentiel. Or, le nécessaire ne doit jamais avoir préséance sur l’essentiel, mais s’équilibrer avec lui et se mettre à son service.  Il faut donner à César, ce qui appartient à César, et, à Dieu, ce qui revient à Dieu.  Autrement, on place la charrue devant les bœufs.  La Fin évolutive justifie les moyens concrets et abstraits !

Voilà qui ramène à une conception juste et saine de Dieu :   il est à l’Origine de Tout, se trouve en Tout, est ce Tout, dirige l’évolution et la finalité du Tout par sa Loi.  Certes, l’expérience le démontre, l’être humain n’établit pas tous ses choix à partir de son intuition, s’écartant d’autant de son bonheur.  Néanmoins, dans la réalisation de ses choix, il recourt toujours, à son insu, aux qualités et aux forces que Dieu a mises à sa disposition.  C’est par la même énergie qu’un sujet peut engendrer l’ordre ou le désordre dans sa vie.  Mais, paradoxalement, le désordre se déroule également dans l’ordre de la Loi cosmique, ce pour quoi, ultimement, tout rentre dans l’Ordre parfait.

Autrement dit, l’être humain peut choisir d’évoluer dans l’ordre de l’Ordre cosmique, donc dans la conformité à la Volonté de Dieu.  Mais il peut également évoluer dans l’ordre de son désordre, suivant une voie moins éclairée, s’éloignant d’autant du Plan divin.  Mais les malaises qu’il s’attirera, à divers degrés, qui peuvent l’entraîner jusque dans la mort, auront tôt ou tard raison de son ineptie, le forçant à agir avec plus de sagesse.  Dieu, qui est patient, peut lui accorder plusieurs vies pour comprendre.

Dieu est l’Un, l’Esprit pur et parfait, infini dans ses manifestations, mais Un en lui-même.  Et, selon son degré d’évolution, chaque être le perçoit et le réalise à divers degrés, dans sa vie.  Retrouver l’Esprit qui anime son être et chaque créature, pour fusionner avec lui, comprendre la Nature et la Création, agir selon les normes qui découlent de la Loi cosmique et réaliser l’Amour, voilà les grands secrets d’une bonne conduite de vie qui mène à s’accomplir dans la Perfection.  Là, on est loin de la quête du paradis artificiel et du rêve américain.  On y parvient d’autant plus facilement qu’on sait se détacher des événements, les situer dans la juste perspective de l’Évolution, diriger son imagination, orienter ses sentiments, capter ses ressentis et s’ouvrir à l’intuition pour saisir les inspirations ou les directives qu’ils contiennent.

Dans cette démarche, les motivations d’ordre matériel, comme la satisfaction des pulsions, ont leur place, mais ils doivent favoriser la réalisation spirituelle, ne lui faisant jamais obstacle.  Les moyens d’existence doivent favoriser la qualité d’être, puisque ventre affamé n’a pas d’oreilles, mais ils doivent, en plus d’assurer la survie, favoriser la vie.  Voilà qui n’invite pas à poursuivre une quête spirituelle désincarnée, bien au contraire.  La fuite vers le haut est aussi préjudiciable que la fuite vers le bas.  Il faut fusionner les aspirations qui tirent vers le Ciel et les pulsions qui tirent vers la Terre.

Chacun gagne à se donner ce qui assure son confort, son bien-être, son mieux vivre, son agrément et son plaisir, mais il doit éviter d’accumuler ce qui est inutile, stérile, désuet, encombrant.  Il faut encore éviter de s’emparer de la part des autres, de monnayer ses moyens d’échange, de partage et de service, ce qui engendre la séparativité, envenime les relations, déprécie le sens du partage et de l’échange.  En toute circonstance, l’Amour reste le meilleur guide de l’Initiation spirituelle ou de l’Ascension.

Celui qui développe une attitude mentale prudente et perspicace et un discernement spirituel sage et éclairé, évite tous les pièges et tous les dangers. Voilà qui lui permet de conserver en tout temps sa lucidité et sa sérénité.  L’Amour invite à devenir propagateur de paix, de fraternité et de solidarité et à pondérer les débordements de l’ego.  Ici encore, il faut découvrir le juste milieu entre l’égoïsme et l’altruisme.  Il faut pondérer le don et le redon, son aptitude à donner et à recevoir.

Qui se fait réceptif aux inspirations supérieures et appelle l’Aide divine, ne se verra jamais demander d’entreprendre autre chose que ce qui est à sa mesure, donc conforme à sa compréhension et à ses moyens du moment.  Ainsi, il pourra se concentrer sereinement sur son devoir d’état ou sa tâche quotidienne, à l’écoute de l’immédiateté, soit de l’ici et du maintenant.  C’est sur l’instant présent qu’il faut se concentrer et se centrer, se hâtant lentement, en évitant d’aller trop vite et de chercher des raccourcis inexistants, comme en évitant d’aller trop lentement, de se laisser ralentir par le principe du moindre effort ou de la moindre résistance.  Peu soucieux d’un passé révolu et d’un avenir hypothétique, on peut consacrer ses énergies à ce qui compte plus que tout, vivre dans le seul moment où on peut faire une différence pour son avenir et son évolution.  Nul n’est jamais l’esclave ou la victime d’un destin arbitraire, mais ceux de son ignorance et de son irresponsabilité.

Dieu, l’Esprit omniscient, omniprésent, omnipotent et omniagent se manifeste en toutes choses et en tous lieux, toujours immédiatement disponible et accessible.  Face à une difficulté, à un obstacle ou à un problème, on n’a qu’à faire appel à lui.  Sur la Terre, le temps de la sueur est révolu.  Désormais, tout peut devenir rapidement facile pour celui qui sait appliquer, dans la constance et l’assiduité, la technique du partenariat divin, compris dans sa relation d’égalité, de compatibilité et de complémentarité.  Il importe donc moins de savoir qui est Dieu, une Réalité inaccessible pour l’instant, que de savoir comment se servir des énergies qu’il met à sa disposition.

On devrait donc s’appliquer à connaître les principes cosmiques et les lois naturelles qui la régissent.  Et l’aspect de l’Énergie totale qui agit comme le levier le plus évolutif, c’est l’Amour, la Clef des clés, la Baguette magique du Pouvoir, la Fontaine de Jouvence, la Voie de la Réalisation.  Ainsi, c’est l’Amour, qui conduit à la cohésion et au service désintéressé qu’il faut d’abord réaliser en soi.

Contrairement à ce que la majorité prétend, l’être humain ne s’est pas incarné sur la Terre pour s’y établir en permanence dans le bonheur, comme il n’y est pas non plus descendu pour y porter une croix.  La Terre lui sert d’École de réalisation où il doit comprendre le Ciel comme un état d’être de félicité, établi dans la fusion du Ciel et de la Terre dans son cœur, le centre de toutes les directions.  L’être humain est venu maîtriser le processus alchimique qui lui permet d’étendre sa conscience, conformément à la loi d’Essai et de Réussite, jusqu’à sa Victoire finale, à son Succès absolu.  Le mot succès et réalisation christique sont des synonymes.  Et il s’accomplira dans une haute aspiration qui se fonde sur l’Amour.

Comme l’a dit un Sage, Dieu habite sur le Toit du Monde, au Sommet de la Montagne sacrée.  Chacun doit y grimper, à partir de la Terre, qu’il choisisse se servir d’une échelle, d’une corde ou d’une perche, car le moyen le regarde, mais pas la Destination.  On veut dire ici que l’homme a le choix des moyens, mais pas du But.  Ce qui nuirait dans son désir de monter, ce serait d’employer plusieurs moyens à la fois ou de sonder plusieurs voies en même temps.  Mais la Voie qui mène à Dieu passe par l’intérieur, la Voie de la Réalité, non par l’extérieur, le chemin commun, mais banal des reflets et des illusions.  Son Portail s’ouvre au centre de son cœur.  C’est là seul qu’on peut découvrir qui on est, un Fils de Dieu, Fruit de l’Amour, Amour incarné, Christ rayonnant de Gloire.

Qui est Dieu ?  Chacun le conçoit à sa manière et communique différemment avec lui.  L’important à savoir, c’est qu’il est la Source infinie et illimitée de l’Énergie, des bénédictions et des biens.  Alors, on doit éviter de lui poser des limites, autant dans ce qu’il peut accomplir à l’intérieur qu’à l’extérieur de soi.  Le prophète Amos a dit en son Nom : Cherchez-moi et vous vivrez.  Mais Dieu ne fera jamais pour soi la part de la Voie royale qu’il reste à franchir, il ne peut que l’éclairer et la combler de grâces.

L’EXISTENCE DE DIEU

Nul ne peut démontrer ni prouver l’existence de Dieu à un autre, il ne peut que se le démontrer à lui-même, comme nul ne peut démontrer qu’il n’existe pas.  Tout ce qu’on peut faire pour un autre, c’est lui offrir de bons sujets de réflexion ou d’excellentes pistes de recherche.  Il y en a encore pour croire que Dieu est un concept inventé par l’homme dans son désir de se rassurer, face à l’hostilité d’un Monde rempli d’agressivité et d’incertitude.  Et ils se flattent de leur athéisme ou de leur scepticisme.  Le doute peut traduire le courage de la conscience, s’il ne dégénère pas en suspicion.

Le scepticisme peut servir dans l’étude des phénomènes de l’Univers.  Mais il faut accepter que, si les phénomènes visibles sont observables, les phénomènes subtils restent, par définition,  impossibles à démontrer de façon empirique.  Or, il n’y a pas que ce qui se démontre en laboratoire qui existe et soit vrai. La rigueur intellectuelle doit s’appliquer partout, pas seulement où cela fait son affaire.  Il est toujours étonnant qu’un être, qui se dit rationnel et raisonnable, confonde les symptômes avec la Cause suprême et qu’il refuse d’admettre que c’est l’Invisible qui donne naissance au visible, non l’inverse.

Celui qui doute de l’existence de Dieu se fonde sur la croyance qu’il ne peut se fier à Dieu parce qu’il a engendré un Monde chaotique, qu’il ne peut dispenser l’amour amitié-avec-dieuet la sécurité, qu’il s’exprime de façon aléatoire et conditionnelle, qu’il se retire de lui s’il n’agit pas correctement.  Mais, en fait, il rabaisse Dieu au niveau de l’homme, lui prêtant ses attributs grossiers et ses
intentions mesquines, oubliant l’incidence du libre arbitre humain sur le processus évolutif, surtout au niveau de sa planète.

Le sceptique défend sûrement ses intérêts dans son choix de douter de tout, même de l’existence de Dieu.  Peur du ridicule ?  Peur de perdre l’amour des êtres ? Incapacité de rendre des comptes ? Trahisons de jeunesse ?  Paresse expérientielle ?  Peur d’avoir à amender sa conduite répréhensible ?   Peur de perdre sa liberté ou son droit de n’en faire rien qu’à sa tête ?  Abus sexuels ?  Incapacité d’élever sa conscience à un centre supérieur à son plexus solaire, le troisième centre énergétique de son être, le centre du pouvoir ?  Le scepticisme s’exprime toujours, dans un travestissement quelconque de l’enflure de l’ego, chez un être craintif, qui résiste à la nécessité d’évoluer, même si celui-ci  affirme agir au nom de la raison, du bon sens, de la suppression des superstitions.

On reconnaît le sceptique au fait que, dès qu’on l’invite à prendre un nouveau moyen pour se donner des preuves, il craint tellement l’humiliation ou ressent une telle léthargie spirituelle, qu’il exige d’impossibles garanties avant d’agir, d’où il n’essaie jamais rien.  Tant que subsiste la moindre possibilité d’échec, il refuse de se lancer dans l’action, se complaisant dans de stériles tergiversations ou dans de vaines argumentations.

Il existe une forme de doute rentable, celle qui amène à rester près de sa vérité personnelle, pour la pousser plus loin, ou à se respecter dans ses ressentis, au lieu d’accepter béatement la croyance ou la certitude d’un autre, qu’on n’a pas expérimentée, ou à rester en contact avec soi-même, pour ne pas être dépersonnalisé.  Ce n’est pas parce qu’un être affirme un fait avec autorité ou qu’il se dit compétent dans une matière, qu’il l’est effectivement.  Il faut savoir vérifier l’authenticité d’une assertion et la crédibilité des gens. La naïveté et la crédulité sont fort préjudiciables et elles entravent l’évolution.

Mais, si on laisse un doute s’insinuer en soi, il engendre ce qu’il porte en lui.  Vérifiez bien que si vous croyez naturellement en quelqu’un, vous recevrez toutes les confirmations que vous pouvez vous fier à lui, mais que si vous commencez à douter de lui, vous commencerez à recevoir toutes les raisons de douter de lui, s’ajoutant les calomnies ou les médisances des autres.  Vous ne perdrez rien à vérifier cette allégation dans la mesure où vous le ferez dans l’amour, le respect et la pureté d’intention, pour vous instruire.  En outre, par le doute, on se met en contact, par la loi des Correspondances, avec la partie de soi et des autres qui ressent de la peur.

Le doute résulte encore souvent d’une culture exagérée de sa personnalité qui amène à refuser tout ce qui apparaît supérieur à soi ou à ses connaissances.  Le doute entrave toujours son processus d’expansion dans un aspect ou un autre de sa vie.  Douter et retomber dans le doute, cela fait aussi partie du Plan divin, parce qu’il aide à comprendre les limites et les difficultés des autres.  Il ouvre à la compassion, une des vertus les plus difficiles à réaliser.  Mais le doute peut encore provenir d’une pensée fractionnée, résultant d’un ensemble d’idées déconnectées les unes des autres, par manque de vision globale, de ressenti profond ou par inaptitude à s’élever à un niveau qui permette de réunir les divers éléments d’une réalité trop subtile ou trop abstraite pour soi.  Parfois, il surgit d’une longue période pendant laquelle on a été confronté à des problèmes majeurs, période ponctuée d’injustices flagrantes ou d’humiliations répétées, de surmenage intellectuel ou de fatigue physique prolongée.

Nul ne doit se culpabiliser de passer dans une zone d’ombre de la conscience.  Le doute peut servir de stimulant puissant pour suivre d’autres pistes de recherche, comme il peut décourager de s’y lancer.  Il amène à remettre en cause des vérités qu’on croyait intangibles, parce qu’on n’a pas reconnu que toute vérité n’est que temporaire et partielle.  Mais, chez l’être démissionnaire, le doute s’épaissit en inquiétude, en angoisse, en confusion, en dépression et en désespoir, s’il n’y remédie.  En revanche, chez le chercheur actif et sincère, il indique l’avènement imminent d’une plus grande lumière ou d’un plus complet achèvement.

On doit se permettre de douter, car il est nécessaire de le faire.  On peut douter de soi et de ses connaissances ; de l’orientation de sa vie ; du monde extérieur, où règne en maître l’illusion ; des enseignements reçus, mais mal intégrés ; même de ses instructeurs et de ses guides.  Seule l’expérience personnelle peut aider un être à avancer sur le chemin qu’il doit se tracer lui-même, car personne ne peut rien prouver aux autres des réalités subtiles ou abstraites.  Le doute amène à penser qu’il pourrait exister une voie plus sûre, plus directe, plus rapide, plus valorisante, plus intéressante, plus agréable ou moins exigeante que celle qu’on suit déjà.  Par son doute, on ne peut que découvrir une voie plus convenable ou se confirmer que celle qu’on suivait reste supérieure à la nouvelle qu’on a découverte, si on ne craint pas de se dire la vérité et d’y revenir.

Qu’on l’accepte ou pas, le doute ne constitue jamais une contestation de la voie d’un autre, il ne représente que son incompréhension de sa propre voie ou son inaptitude à s’y introduire avec aise.  Mais, en mesurant ce qui convient le mieux à ses possibilités et à ses affinités, on accélère son évolution.  En d’autres termes, on ne doute jamais vraiment des autres, mais plutôt de soi-même, car, par personne interposée, par projection inconsciente, c’est la solidité de sa propre vérité, de la certitude de ses choix, de la valeur de son idéal, qu’on sonde ou remet en question.  Le doute ne motive jamais qu’à chercher, pour soi, un plus grand bien ou une meilleure façon de vivre.

Voilà pourquoi nous disons qu’il est très sain de douter, si c’est pour se remettre en question, même si cela amène à aller voir ailleurs qu’où on cherchait.  Car, partout où la Grande Vérité s’exprime, elle se présente toujours de la même manière, dans son fondement, changeant simplement de mots ou de formes.   Du reste, le fait d’aller voir ailleurs permet de ventiler son champ magnétique et de faire circuler autrement les énergies à travers soi, ce qui réveille d’autres compréhensions.

C’est respecter l’un des clauses les plus sacrées du libre arbitre que de se permettre de douter de ce dont on ne s’est pas donné la preuve.  Mais il faut reconnaître en même temps que tout passe et que seule la Vérité demeure.  La Vérité est une et elle parle au plus profond de soi par la voix de l’intuition.   A trop chercher à l’extérieur de soi ou ailleurs qu’en soi, on peut sombrer progressivement dans la confusion, reconnaissant inconsciemment qu’on n’a pas cherché au bon endroit ni dans la bonne direction, soit au cœur de soi.

Tant qu’on se permet de douter, on se questionne et on clarifie peu à peu les situations, car, en général, on accepte de chercher.  Si le doute ne pousse pas à chercher, là il comporte le danger d’envahir toute sa vie, de ne plus laisser de place aux réponses et aux découvertes qui veulent surgir de ses cogitations réprimées.  Le doute peut servir d’outil de découverte, même s’il n’est pas la découverte, mais mène à elle.  Aussi doit-il rester une étape, non devenir la substance de sa vie, comme cela se produit chez le sceptique.

Lorsqu’un doute passe à travers soi, il faut éviter de lutter avec lui ou contre lui.  Il faut l’accueillir, le remercier de son message, le laisser partir de lui-même.  Au niveau de la dualité, le conflit entre l’ego et l’Ego, entre le petit moi et le Grand Moi ou le Je Suis ou entre la personnalité et l’Identité divine, dure des années.  La petite voix réfractaire et rebelle de l’ego, qui ne veut pas être détrôné, peut tenter de contrer son ressenti profond.  Inutile de se juger et de se culpabiliser.  On aura plutôt intérêt à refuser de se faire dupe de sa manipulation subtile, mais on pourra continuer de nourrir d’énergie ce qu’on souhaite voir se révéler ou s’accomplir.  Si on a dépassé le désir des gains uniquement personnels, on fait le bon choix de respecter son doute, de l’accueillir, ce qui l’aidera à se dissoudre plus facilement.  On entretient toujours ce à quoi on résiste, comme on s’attire toujours ce qu’on redoute.

Il n’en reste pas moins qu’un doute, qu’on n’apprivoise pas, porte à la stagnation et fait obstacle à la Lumière.  On parle ici du doute qui alourdit le scepticisme et entrave l’agir, car il est rétrograde ou involutif.  En revanche, le doute rationnel, qui pousse à transformer ses croyances en certitudes, devient son meilleur allié.  Il apprend à être plus rigoureux, plus exact, plus clair, plus précis dans ses interprétations personnelles.  Il aide à faire la différence entre ce qu’on ressent et ce que les autres disent.

Au fond, le doute n’exprime, selon son intensité, qu’une réserve ou une négation à l’endroit de ce qu’on croit ou ressent.   D’une part, il aide à discerner entre la part du rêve, ou de l’illusion, et de la réalité, dans ses entreprises.  Ainsi, il appelle à trouver un complément d’information.  Aussi, faut-il faire de ses doutes un levier d’évolution.  D’autre part, il représente le défi qu’on lance à propos de ses propres convictions.  Il porte cette leçon qu’on doit se fier à ses ressentis pour éviter la désillusion ou la catastrophe.  Le doute n’attire jamais l’attention que sur ses propres faiblesses, celles qu’on veut se cacher, même quand on croit qu’il s’applique à la vérité d’un autre.  Il ramène à la surface ses propres paradoxes ou ses propres contradictions.

Le doute le plus dangereux, c’est celui qui amène à considérer la spiritualité et la philosophie comme un opium du peuple ou un divertissement de dilettante qui induisent dans des spéculations inutiles et futiles, briment la liberté des gens ou profitent de la naïveté des faibles.  En observant les phénomènes de la Nature et les mouvements de la conscience, on ne peut manquer, si on est encore capable d’émerveillement, de se lancer dans un long questionnement et dans la formulation spontanée de réponses, certes non probantes, mais très édifiantes ou très instructives.

A moins de croire que le monde ne fait pas sens, qu’il résulte du hasard, on ne peut que se demander une foule de questions comme :   Quelle est la force qui unit les atomes alors qu’ils ne se touchent même pas ?  Pourquoi ne luttent-ils pas les uns contre les autres ?  Comment peuvent-ils savoir le matériau à former ?  Comment changent-ils leur combinaison pour produire un autre élément ?  Qu’est-ce qui maintient l’ordre dans l’Univers ?  L’Ordre cosmique est-il concevable sans l’existence d’une Intelligence pour le régir ?  D’où vient la pensée ?  Et le sentiment ?  Qu’est-ce qui mène l’homme à se dépasser sans cesse ?  Qu’est-ce qui dirige l’évolution ?  D’où viennent les notions de but et d’idéal ?  Qu’est-ce qui distingue un être vivant d’un cadavre ?  D’où vient l’énergie ?  Où la vie prend-elle sa source ?  Quel en est le sens ?

Comme personne n’agit sans motif conscient ou inconscient, il devient difficile de concevoir l’évolution sans une finalité et une finalité sans une direction.  Tout évoluant vers une perfection plus achevée, la Perfection doit bien exister.  Puisque l’être humain peut concevoir l’infini, au-delà de ce qui est présentement réalisable pour lui, l’Infini doit bien exister.  Depuis des millénaires, il pense à une Puissance illimitée, alors Dieu doit bien la détenir.  Toute pulsion ne trouve-t-elle pas son accomplissement dans une réalité qui la satisfait ?  L’être humain cherche une valeur absolue dont il doit bien exister un modèle.  Toute expérience trouvant un objet, l’expérience spirituelle serait-elle la seule à échapper à cette règle ?  Les êtres mortels ne réfléchissent-ils pas les attributs correspondants d’un Être transcendant ?

Si la vie n’a pas de sens, tout sens des valeurs s’écroule et toute volonté de trouver une direction devient vaine.  Puisque la logique désigne une faculté très élevée, qui mène à la connaissance, l’Intelligence, qui mène au Savoir, s’impose naturellement.  Pourtant, tous ces arguments au moins révélateurs, s’ils ne sont pas probants, ne convaincront jamais un sceptique invétéré, imbu de sa certitude, qui cherche à justifier son irresponsabilité existentielle.  Tous ont vécu des éclairs d’intuition ou ont éprouvé le sentiment de la grandeur ou de l’amour de Dieu, dans une expérience émerveillante, si courte qu’elle pût être, ce qui n’empêchera jamais certains de persister à nier l’évidence jusqu’à leur dernier jour, à moins que Dieu ne les touche bientôt par sa grâce, déguisée sous des coups de semonce qui les éveilleront à sa Réalité.

Dieu existe-t-il ?  Existe-t-il un Être suprême possédant tous les attributs imaginables et inconcevables, un Absolu, une Conscience cosmique, une Sagesse supérieure, une Intelligence parfaite, faisant partie de tout ce qui est, mais représentant plus que la somme de ses parties ?  C’est à la partie la plus profonde de soi-même qu’il faut poser la question, pas aux autres, mais sans travestir la réponse de ses mensonges et de son hypocrisie.  Le doute du sceptique ne peut provenir que d’une conscience bien obscurcie, bien obnubilée, bien confuse, bien malheureuse, même si elle se pare d’un sourire entendu ou d’un rire sarcastique.  Cet être ne peut se vouer qu’au désespoir et à la démission.

Pourtant, les mots-clefs de la quête humaine d’idéal  ne doivent pas graviter autour de la notion de Dieu, mais autour de la conscience et de l’usage de l’énergie qu’elle peut faire.  Peut-être qu’en s’en servant, il en découvrira la Source ultime ?  Pour connaître Dieu, il faut s’unir amoureusement à lui par la voie de l’intériorisation, en lui posant ses questions et en lui présentant ses demandes.   Il faut encore déchiffrer les symboles des éléments vivants qui se meuvent autour de soi.  Par les coïncidences et les synchronicités répétées, on finira bien par admettre sa présence.  Ce sont les seules façons de vérifier son existence et de ressentir la joie du désir comblé.  C’est ainsi qu’on se convainc peu à peu que Dieu a déjà entendu sa demande et lui a déjà répondu.  Alors émerveillé, on ne peut que lui répondre dans l’enthousiasme et la gratitude.

Les trois étapes qui mènent à Dieu sont :   chercher à le connaître, avoir confiance en lui et apprendre à l’aimer.  Et tout cela commence par la connaissance de soi-même, à l’intérieur de soi-même.  On n’a rien à craindre de Dieu, il n’est pas l’Être zélé et jaloux, courroucé et vindicatif, grave et sévère qu’on nous a appris, mais la Source incommensurable de l’Amour et de la Félicité.  Il fournit des directions, des conseils, des recommandations et des avis intuitifs, sans jamais donner de corrections ni de condamnations.  Il mesure chacun, pour l’initier, à son tonus amoureux, non d’après sa naissance, sa race, sa couleur, son avoir, sa science, sa renommée, son utilité, son statut social.  A ses yeux, tous sont égaux.

Dieu apparaît à chacun tel qu’il l’imagine et le conçoit, peu soucieux qu’il se trompe sur son Essence et sa Nature.  Il n’exige rien de qui que ce soit.  Son Amour demeure inconditionnel, impersonnel, illimité, éternellement libre et disponible.  Il reconnaît les siens dans ceux qui savent aimer, pardonner et servir dans le détachement, mais il ne dédaigne pas les autres pour autant.  Tous sont ses enfants bien-aimés en qui il met toute sa complaisance.

Dieu est l’Un, que les êtres humains aiment diviser et s’arracher les uns aux autres, Celui qui s’adapte aux Quatre Temps et qui s’exprime par les Sept Couleurs de l’Arc-en-ciel cosmique, fondement des sept traditions fondamentales.  Par l’AUM originel, le Son primordial, il a tout créé, maintenant et supportant toute la Création, sans la moindre exception.  Il est la Source de l’Unité dans le Multiple et du Multiple dans l’Unité qui se fait Un pour Tous et Tous pour Un.  Dieu est Un, au-delà des Quatre Temps, mais dans les Quatre Roues, envoyant ses prolongements, adaptés aux circonstances, révélant tel aspect de l’Unité à tel groupe de l’Humanité.

Pourtant, nul ne peut établir une Hiérarchie de valeurs, s’il existe une Hiérarchie spirituelle.  Pour sa part, dans les multiples Formes, Visages ou Apparences qu’il revêt, il ne voit que des reflets de sa Réalité unique et suprême, qui brille et témoigne de l’Unité indivisible, n’établissant jamais de comparaison entre les êtres.  Il n’a aucune notion de grandeur ou de petitesse.  Il ne se laisse posséder par aucune personne ni par aucun peuple.  Il s’exprime totalement dans le quotidien d’apparence banale ou sublime, y répandant sa Lumière.  Il n’impose pas de morale qui broie les cœurs et réprime la liberté.  Il invite simplement à dissoudre son ego pour lui faire de la place dans son cœur, puisqu’il a tant de présents à offrir.

Peu importe le nom que les êtres humains donnent à Dieu, la Réalité unique.  Ce qui compte, c’est l’idée exacte que chacun s’en fait, l’expérience précise qu’il établit avec lui, l’expérience vivante qu’il en a, les résultats évolutifs qu’il voit apparaître dans sa vie.  Voilà pourquoi chacun doit s’appliquer, par ses découvertes personnelles, dans sa relation intime avec lui, à parfaire la notion qu’il en a, car c’est elle qui détermine la manière qu’il peut lui répondre et l’espace qu’il peut occuper dans sa vie.  Le Dieu qu’il faut servir, c’est le Dieu du moment présent, Celui qui aime malgré tout, qui ne demande rien d’autre qu’on vive pleinement en lui, ou plutôt qu’on prenne conscience qu’on vit en lui, parce qu’on ne peut jamais vivre un seul instant hors de lui.

Au premier chef, on doit éviter de chercher Dieu dans un Ciel ou un Paradis lointain, où il trônerait béatement dans sa Gloire ou épierait les pécheurs pour les traquer et les punir de son regard courroucé ou impérieux.  C’est ici même, dans le moment présent, que la Réalité divine reste accessible à tous.  Elle agit constamment, par sa présence, en soi, par soi, avec soi et pour soi, mais également pour tous.  La plus grande menace pour l’Humanité réside dans le fait de croire que Dieu est une notion d’un passé révolu ou d’un avenir hypothétique dont on se délectera uniquement au Paradis.  Elle doit le sentir assez proche, dans le quotidien, pour lui permettre de devenir un fait d’application pratique pour guérir et illuminer son âme.  C’est au présent, en soi, que chacun peut libérer cette Énergie prodigieuse qui a émané les Mondes du Cosmos.

Un principe mystique stipule que, lorsqu’un candidat est prêt, Dieu lui apparaît, sous la forme d’un Maître de Lumière.  Il faut comprendre que c’est toujours Dieu qui prend  secrètement l’initiative d’une rencontre avec un sujet, même quand celui-ci pense que c’est lui qui a lancé la démarche en premier.  En effet, sans cette manière de procéder, beaucoup se passeraient aisément de sa présence et de ses œuvres.  Chaque fois qu’un être pense à Dieu, c’est parce que Dieu a d’abord pensé à lui et a subtilement attiré son attention.  N’est-il pas réconfortant de le savoir ?

Dieu crée toujours le moment, le lieu, les circonstances et l’état d’être qui servent cet événement.  Et, en mystique, on appelle rencontre avec Dieu ou audience divine l’apparition de sa Divinité d’élection après une longue préparation intérieure qui peut s’échelonner sur des années, voire plusieurs vies.  Cette rencontre devient possible si un candidat accomplit la Volonté de Dieu, accepte de servir là où il l’appelle à le faire, lui consacre toutes ses énergies et ses moyens, cherchant le Royaume éternel, plutôt que le paradis artificiel du matérialisme.  Dieu n’a pas à se plier à la volonté des êtres humains, mais ceux-ci doivent accomplir sa Volonté qui sert son Plan cosmique.

LA VOLONTÉ DE DIEU

Beaucoup d’êtres humains se privent de chercher à connaître Dieu parce qu’ils redoutent sa Volonté suprême ou supérieure.  Pourtant elle ne présente pas sous la forme d’ordres émanant d’un empire tyrannique qui se complaît à manipuler des automates, mais d’une direction en douceur qui indique la Voie à suivre.  La Volonté de Dieu ne représente rien d’autre que la Voie sûre qui permet à chacun de développer le meilleur de lui-même et de tirer le meilleur parti de tout ce qui se présente dans son expérience.  Voilà le Grand Mystère à découvrir, en soi, à chaque instant.

La Volonté de Dieu requiert simplement qu’on reconnaisse son action, en soi et dans tout ce qui est, par son Verbe.  Celle-ci fournit les suggestions qui conduisent directement au bonheur qu’on cherche et à l’accomplissement qu’on souhaite, mais qu’on s’obstine à chercher ailleurs.  Comment peut-on croire que Dieu demanderait à un être d’accomplir ce qui ne lui convient pas, dans un cadre et des circonstances qu’il n’apprécierait pas ?  Ce serait de la dictature céleste !  Dieu n’entend qu’indiquer la manière de franchir plus facilement les obstacles apparents, si on désire la conDieu-trinitenaître et si on demande à la connaître.

Car la Volonté de Dieu et la volonté d’un être individuel coïncident toujours parfaitement, à savoir que Dieu ne désire rien de plus sûrement que chacun trouve le bonheur et l’épanouissement, par l’écoute de ce qui s’exprime dans son cœur, plutôt que persister dans l’écoute exclusive de ce qui vibre dans sa tête.  En clair, cela veut dire que Dieu n’appelle un être
qu’à se conformer aux principes cosmiques et aux lois naturelles, concentré sur l’Amour et rivé sur les désirs profonds de son cœur.  Qui peut s’opposer à une telle sollicitude et contester un tel acte de bienveillance ?

La Volonté de Dieu ne contraint jamais un être, qui pourrait du reste la refuser, s’il ne la comprenait pas ou s’il ne ressentait pas sa validité et la douceur revêt, pour séduire et amener à accepter la Vérité.  Car Dieu ne désire rien d’autre, pour chacun, que ce qu’il désire pour lui-même.  Voilà comment, du reste, chacun peut avoir ce qu’il choisit, plutôt que ce qu’il espère.  Dieu n’est pas ce Créateur qui décide de toutes choses et les impose, par son omnipotence, mais celui qui a fait de l’homme un co-créateur avec lui.  Ainsi, en réalité, Dieu préfère observer le déroulement du processus évolutif à l’imposer.  Selon quel droit arbitraire pourrait-il décider pour un individu à qui il a attribué le libre arbitre ?

Dieu ne crée ni ne dissout les conditions de la vie d’un sujet.  Il a créé la  Vie et le processus de la Vie, mais il a donné à chacun le droit et le pouvoir de faire ce qu’il veut de l’énergie de la Vie.  Ainsi, la volonté d’un sujet, pour ce qui le concerne, constitue la Volonté de Dieu.  Tout ce que Dieu peut faire, c’est d’aider un être, qui le lui demande, à mieux vivre sa vie, mais, alors, il n’interviendrait pas forcément de la façon à laquelle il pourrait s’attendre.  Pour le reste, il ne se soucie nullement de ce qu’un être fait ou choisit, ne gérant pas l’expérience d’un sujet, qui est une partie de lui-même et qui cherche, à tâtons, à se connaître.  Il veille simplement sur chacun pour lui assurer la sécurité.

Pour ainsi dire, Dieu est indifférent au processus de l’expérience individuelle, mais il est profondément intéressé à ses résultats, pour la connaissance pratique qu’il en retire.  En effet, loin de ce qu’on pense, Dieu n’a pas tout prévu pour chaque être, mais il s’invente, en quelque sorte, à travers lui.  Et, par sa Loi cosmique, il est sûr et certain que toute expérience culminera un jour dans la Perfection.

La Volonté de Dieu coïncide parfaitement avec la Voie de l’Évolution telle qu’elle est tracée dans son Plan cosmique.  Par nécessité, chacun y trouve une place, conçu comme précieux, irremplaçable, inamovible, appelé à accomplir sa part du Grand Projet spirituel.  Ainsi, la Volonté de Dieu s’exprime en accord avec le choix individuel, qui explore un aspect virtuel des possibilités infinies.  Pour accomplir la Volonté de Dieu, il suffit de faire ce qu’il faut pour découvrir à quel point on lui ressemble, mais en exprimant la différence de son rôle fonctionnel.

En accomplissant ainsi la Volonté de Dieu, l’être humain découvre toujours la meilleure façon de répondre à une situation.  Il ne s’agit pas de déterminisme ni de prédestination, mais d’une manière de répondre, dans l’action, qui suit à la fois la règle de la moindre résistance et la voie de l’accomplissement optimal.  Celui qui s’abandonne à la Volonté de Dieu n’a plus besoin, en quelque sorte, d’exercer son libre arbitre, qui l’entraîne souvent dans des erreurs inutiles, car il est guidé de manière à faire le choix le plus constructif, ce par quoi il joue parfaitement son rôle au sein du Tout.  Voilà la liberté véritable, qui ne relève pas du caprice, de la fantaisie, de l’arbitraire et de la tyrannie de l’ego.

Dans ces dispositions, un être explore toutes ses potentialités et il collabore à développer son aptitude à agir de manière adéquate ou appropriée à chaque circonstance, d’où il lui devient aisé de remédier à un manque d’harmonie passager, n’ayant pas accumulé les répercussions de multiples inepties.

En accomplissant la Volonté de Dieu, un être ne retrouve rien de moins que son état de grâce, état dans lequel son mental, au lieu de s’opposer à l’intuition, la sert avec l’efficacité d’un ordinateur.  Alors, il peut analyser avec lucidité les différentes composantes d’une situation particulière, déterminer avec perspicacité la meilleure perspective d’action et s’ajuster à des données nouvelles très rapidement.  Toute information relative à une situation est alors traitée automatiquement dans son subconscient.

Ainsi, il peut tirer spontanément, du centre de lui-même, les meilleures perspectives de succès, pour une situation particulière, dans une solution lumineuse qui tient compte de tous les facteurs qu’elle comporte. Et cette solution recouvre autant ses intérêts que ceux de tous les êtres.  Son mécanisme interne assure la réception et le tri des données, en puisant dans la Pulsion de Vie, prenant tout en charge au niveau subconscient.  Alors, la solution apparaît naturellement, aussi simplement qu’un être respire.

La Volonté de Dieu exprime la Sagesse, l’Amour et l’Intelligence, les trois aspects de la Trinité.  A cause de la faiblesse de sa volonté et de son éloignement de la Source, l’être ordinaire est porté à produire le moindre effort ou à suivre plutôt la voie de ses désirs et de ses préférences.  Pour sa part, l’élu, qui entend consacrer sa vie au service de son accomplissement, en vouant ses actions au plus grand bien du plus grand nombre, confie, lui, le soin de la direction de sa personnalité à la Volonté supérieure, acceptant ses verdicts.  Ainsi, il s’attire une grande Lumière et il devient une Source d’inspiration pour lui et pour les autres.

Il n’agit pas ainsi par manque de motivation ou par faiblesse de caractère, mais parce qu’il comprend qu’il ne peut se connaître, en tant que Parcelle de Dieu, que dans la mesure où il abdique son ego et s’abandonne intégralement à Dieu, en s’oubliant lui-même.  Cette conception devrait interpeller particulièrement ceux qui prennent leurs opinions et leurs croyances relatives pour la vérité absolue et tentent de les imposer aux autres, oublieux du fait que chacun doit suivre sa propre voie.  Du reste, qui peut se vanter d’avoir une ligne plus sûre et plus directe qu’un autre avec Dieu, ligne qui lui permettrait d’en savoir plus que l’autre sur lui-même.  C’est l’erreur de bien des ministres du culte et de plusieurs guides spirituels.

Mais cette conception devrait également éclairer ceux qui ont tendance à saboter leurs propres efforts spirituels parce qu’ils doutent secrètement de leur bonté, de la pureté de leurs intentions ou qui ont besoin de donner un sens profond à leur vie.  Elle contribuerait encore à faire naître un sentiment d’appartenance ou de solidarité chez ceux qui se sentent coupés du monde, isolés, forcés de lutter contre des gens minent leur sentiment de fierté ou réduisent leur droit à une belle vie.

La loi du Vouloir divin agit pour l’homme parce que l’Esprit habite en chacun.  Il peut toujours communiquer avec lui, pour savoir quoi faire, quand il ne sait plus quelle direction prendre.  Après avoir reçu sa réponse, il pourra agir au nom de ce qu’il y a de plus noble, de plus élevé et de meilleur en lui, ce qui s’appelle agir en serviteur de la Source.  Mais chacun doit se méfier du sophisme, un grand piège du mental, qui propose que, puisque tout être fait partie de l’Esprit et que l’Esprit fait partie de lui, tout ce qu’il veut et choisit concourt forcément au Bien suprême.  Une bonne part de la souffrance de l’Humanité découle de présomptions de ce genre.

Pour n’importe qui, la vie ne prend vraiment de sens que le jour où il s’accorde à la Volonté de Dieu, car il sait alors participer à une Cause plus grande que ses intérêts, souvent déguisés en bonne volonté.  C’est le Principe directeur qui aide à se mettre en règle avec l’Esprit et qui ouvre à l’intuition, la voix intime qui permet de devenir son propre guide et d’éclairer les autres.

La Volonté de Dieu désigne le Flot de l’Énergie divine, qui existe sur tous les plans, dont la Force veille à ce que tout se produise dans l’Ordre, l’Équilibre et l’Harmonie.  Cette Force d’expansion, toujours constructive, s’exprime comme une intention sûre et tenace, soutenant toute vie et l’amenant à évoluer d’une façon plus ou moins déterminée.  Elle ne s’exprime jamais de façon oppressante, mais d’une façon libératrice.  Elle aide à conserver l’équilibre et à s’élever dans la Conscience cosmique.

Qui s’oppose à cette Direction subtile, entre dans un flot d’énergie négative dont il ne peut que souffrir.  Quand on se met à son service, il n’est pas requis d’abdiquer son vouloir propre, bien au contraire.  Elle exige plutôt, simplement, une détermination puissante et constante de toujours poser les actes qui correspondent à sa compréhension et à ses moyens, car elle ne peut en demander plus.  On peut la capter en se centrant, dans le calme de l’esprit et le silence.  Elle s’exprime par l’intuition, qui passe par le cœur, et qui donne une direction lumineuse, non selon ses ambitions, mais selon l’aspiration harmonieuse du Maître intérieur.

Ce Flot d’énergie plus ou moins fluctuant, porte chaque être vers un plus haut degré d’accomplissement, conformément au Plan cosmique.  Elle dirige la volonté de faire le bien, dans l’Amour, d’aider les autres avec compassion et de servir la cause commune dans le détachement, le seul moyen d’accéder à des plans de conscience plus élevés.  Chacun peut collaborer à l’expansion de ce Flot d’énergie, non en renonçant à sa volonté, mais en prenant la peine de toujours se demander, avant de mettre un choix en chantier, de quelle manière sa réalisation produira le meilleur pour lui-même et pour tous les autres.  De la sorte, il  pourra le changer ou l’annuler, si le verdict est mitigé ou négatif.

En elle-même, parce qu’elle est infaillible, la Volonté de Dieu ne peut produire que ce qui favorise l’évolution d’un être et celle de tous les autres en même temps, car elle établit une juste pondération entre le bien individuel et le bien commun.  Plus un être s’aime, se met au service de son évolution et de celle des autres, plus il s’unit à la Volonté de Dieu.  Tout ce qu’un être fait pour évoluer et pour rayonner la Lumière qu’il a acquise, plus il s’aligne sur la Volonté divine, s’ajuste à elle ou s’accorde avec elle.

Le fait d’agir en conformité avec la Volonté de Dieu n’implique pas la perte de son individualité.  Chacun s’est incarné sur la Terre pour travailler de concert avec elle, en co-créant, c’est-à-dire en apportant sa contribution au Monde selon sa vision profonde.  C’est en exprimant son unicité de façon originale, en s’exprimant à sa manière, qu’on reste soi-même et qu’on atteint le but de sa vie.  Aussi, ne faut-il pas s’attendre à ce que le Destin décide à sa place de ce qui doit arriver pour soi.  Chacun doit agir en se fixant ses propres objectifs, en regard de son Idéal, décidant des résultats qu’il veut obtenir, pour mettre en œuvre les moyens qui les produisent.  Il s’agit simplement d’appliquer sa volonté dans des entreprises fondées sur la Sagesse, l’Amour et la Vérité.

La Volonté de Dieu proclame bien haut :   Que ma Volonté se fasse afin que la votre se fasse.  Autrement dit, chaque être humain doit parvenir à comprendre que la Volonté de Dieu ne peut s’opposer à la volonté humaine, mais qu’elle peut la sublimer pour qu’elle concorde et coïncide avec elle.  On accomplit la Volonté de Dieu en observant les codes suivants : Demandez et vous recevrez.  Cherchez et vous trouverez.  Frappez et il vous sera ouvert.  Et ainsi, vous redécouvrirez que vous êtes parfait comme le Père-Mère est parfait.

En effet, le bon vouloir, clamé par les Anges, au moment de la naissance de Jésus, exprime l’aspiration évolutive, fondée sur le respect du devoir humain d’accomplir son Idéal de Perfection, exprimé dans la bienveillance et la compassion à l’endroit de tous les êtres, sans acception ni exception, dans la  reconnaissance que la Vie est Une et dans la manifestation de cette Unité de la Vie.  Celui qui aime fait la Volonté de Dieu.  Or aimer, c’est s’accorder le privilège d’agir conformément à ses choix et à ses ressentis profonds, en traitant les autres comme on se traite et comme on aimerait être traité, mais pas forcément comme ils demandent à être traités, en favorisant son évolution personnelle et celle de tous les autres.

L’AMITIÉ DE DIEU ou LE PARTENARIAT AVEC DIEU

L’amitié se définit comme une forme de l’amour universel qui se fonde sur des affinités naturelles multiples, entre deux êtres, en dehors des liens du sang et de l’attrait sexuel, qui conduisent deux visions de la vie à coïncider et à établir un pacte tacite et spontané de support et d’entraide mutuel, marqué par des connivences et des complicités qui amènent à partager profondément son intimité, mais sans ingérence et sans jugement de valeur.  Une relation d’amitié se déclenche toujours entre deux êtres qui partagent une même vision de l’Univers, qui ont des goûts compatibles et des intérêts complémentaires, ce qui fait que leurs pensées amènent à des évidences relativement à leur conception de la vie.

L’amitié se fonde toujours sur une connaissance profonde de soi qui conduit à comprendre l’autre, à partager ses intérêts, à prendre parti pour lui, à se sentir partie prenante de son destin heureux, sans s’oublier ni se perdre, mais en agissant dans la transparence, dans une décision mutuelle, sans protocole, de réaliser avec lui une œuvre importante, ne serait-ce qu’en vivant beaucoup mieux, se sentant davantage supporté, disponible à supporter l’autre, dans le respect et la collaboration, comme dans l’estime et l’admiration réciproques.

En d’autres termes, on peut exprimer la dynamique de l’amitié par le fait que deux personnes, compatibles et complémentaires, savent partager une large part de leur intimité, se dire la existencevérité comme elle est, sans toujours avoir à mettre des gants blancs, sans se sentir jugées et sans se culpabiliser, se rapporter les faits comme ils sont, sans jamais se flatter vainement, évitant de se dire ce qu’ils veulent entendre, au lieu de se dire ce qui est à dire et comme on a envie de le dire, s’il faut se parler, pour s’aider à se connaître et à se comprendre.

L’ami se reconnaît au fait que, généralement très présent, il est aussi très disponible, du moins quand il le peut, qu’il offre un support constant, affectueux, tendre et compréhensif, même séparé ou à distance, agit de façon pertinente et efficace, toujours sécurisante et valorisante, parce qu’il intervient de façon inconditionnelle, sans attente et sans jugement.  Une telle relation mène à une communion d’âme à âme qui propulse sur la Voie de l’évolution et stimule à y rester, redonne un sens à la vie, remplit d’espoir.  L’ami répond toujours de son mieux aux besoins de l’autre et à ses appels à l’aide, s’il en a la compétence, ne se lavant jamais les mains de ses problèmes et de ses difficultés.  Il sait accompagner celui qu’il aime dans ses hauts et dans ses bas, comme un  partenaire dans la mutualité et l’égalité, sachant pouvoir compter sur le même traitement de la part de l’être aimé.

Un ami véritable sait rester présent aux besoins et aux désirs de l’autre, à ses joies et à ses peines, le traitant comme il se traite, comme il a envie de le traiter et comme il comprend la situation, car il veille toujours, présent ou absent, à son plus grand bien, lui passant à l’occasion ses caprices et ses fantaisies.  Il sait respecter l’autre quand il passe à travers des obstacles, au moment où il doit s’ajuster aux changements inéluctables que la vie lui impose, sans jamais le quitter dans ses revers et ses déchéances.  Il ne s’implique pas directement dans la vie de l’autre, s’il ne sait pas comment il peut intervenir en toute sagesse et en toute prudence, à moins de se savoir directement impliqué ou d’être implicitement appelé à le faire, s’il peut le faire.

Lorsqu’il intervient, il prend part au destin de l’autre, en évitant de faire perdurer ses problèmes, par fausse complaisance.  Il n’accepte d’intervenir que s’il devine que l’autre se servira de son aide pour sortir plus rapidement de ses ornières ou de ses limites.  Il sait trop bien que, malgré l’intimité qu’il partage avec l’autre, il n a pas besoin de tout savoir sur lui, qu’il a droit à son sanctuaire secret, qu’une part de son vécu ne concerne que lui, qu’il a ses propres expériences à vivre et à maîtriser.  Cette relation s’établit toujours sur la confiance mutuelle qui exclut toute concurrence, toute envie, toute jalousie, toute flatterie, toute cachotterie, toute rivalité, toute domination, tout accaparement, en un mot toute limite à sa liberté, à son indépendance et à son autonomie.

Voilà le genre de relation, mais sublimée et amplifiée, que Dieu invite désormais chacun à vivre avec lui, dans l’Ère du Verseau.  Vivre dans l’amitié de Dieu, c’est se lier à l’Ami des amis, à l’ami par excellence ou à l’ami idéal, pour obtenir, constamment à sa portée, les trésors de Sagesse, d’Amour et de Vérité, n’importe où, n’importe quand et dans n’importe quelle circonstance.  C’est faire entrer dans sa vie la Splendeur, la Générosité et la Plénitude de l’Être-Un, omniscient, omniprésent, omnipotent, omniagent et parfait, capable de fournir instantanément toutes les réponses à ses questions et toutes les solutions à ses problèmes.

Quand on accepte l’amitié avec Dieu, on n’a plus à se demander quoi faire, comment être, où aller, comment agir, pourquoi aimer, qui aimer, car, par sa présence tutélaire et tendre, cajoleuse, réconfortante, amoureuse, il illumine tous les aspects de sa vie, facilitant toute entreprise, maintenant sur la Voie droite de son Destin.  Il écarte naturellement les défis et les difficultés de sa vie, comble ses besoins légitimes et ses désirs licites, transformant tout moment en simple expérience de prise de conscience.

Jour après jour, il aide à se rappeler les principes de la vie et à les mettre en pratique, à travers les faits du quotidien, informant par les symboles, l’intuition, les ressentis, les éléments de son décor ou de son vécu immédiat.  Dès lors, on ne se sent plus jamais seul, séparé de la Source divine, parce que l’Ami divin met fin à l’illusion de la séparation, donnant de nombreux signes, bien personnalisés, de sa présence, aidant à percer la Réalité au-delà des apparences, à tout situer dans sa juste perspective, à prendre le recul ou le rapprochement nécessaire relativement aux circonstances.

Et on découvre ainsi, progressivement, que toute situation, même difficile, s’il peut en arriver encore, ne représente rien de moins qu’un miracle de vie, et que tout être hostile ne joue rien d’autre que le rôle d’un ange déguisé, même le pire ennemi.  Avec Dieu, on devient partenaire de la Source infinie dans l’expérience de l’ouverture de sa conscience ou de la redécouverte de soi.  Qui se lie d’amitié avec Dieu se permet de renaître à lui-même dans la douceur et la facilité, de se marier intérieurement, de se retrouver rapidement dans sa réalité originelle.  Dieu aide toujours un être à se redonner à lui-même pour qu’en se connaissant parfaitement, il se redécouvre l’égal du Ciel et des Dieux, un Être divin créé à l’Image et à la ressemblance de son Divin Concepteur.

Dieu ne demande pas mieux qu’on le considère comme un Ami, plus jamais comme un Père ou une Mère, ce qui accroît les distances, par la notion d’autorité que ces mots impliquent, mais comme un partenaire, dans l’égalité, de son expérience humaine.  Et il invite chacun à se présenter à lui comme il est, avec ses grandeurs et ses faiblesses, avec ses doutes, ses inquiétudes, ses peurs, ses angoisses, comme avec ses grandes joies, l’assurant d’un accueil inconditionnel, dans la simplicité, mais dans la splendeur, en toute franchise et en toute vérité.  Il invite à se servir de lui et à le mettre à l’épreuve de sa sincérité, l’appelant à combler tous ses besoins et ses désirs, comme à agir comme le partenaire idéal, compréhensif et rempli de compassion qu’il est.

Motivé par ses promesses, on devrait l’entendre frapper discrètement à sa porte, lui ouvrir, le laisser entrer en permanence dans sa vie, comme l’Ami magnanime, sincère et puissant, tendre, riche et généreux, lumineux et clairvoyant, constant, indéfectible, secourable, toujours infaillible, disponible à tout moment du jour et de la nuit.

 

LA PROJECTION DE SON CENTRE DIVIN OU DIVINITÉ D’ÉLECTION

 

  1. Demandez à votre Centre divin, votre Être intérieur ou votre Sublime Présence «Je Suis» de se présenter devant vous sous la forme d’une Sphère de Pure Lumière Blanche de cristal.
  2. Visualisez que cette Sphère de Lumière prend, en énergie, une forme humaine qui correspond à l’image que vous vous faites de votre Divinité d’élection (votre Sublime Présence «Je Suis»). Vous pouvez visualiser cette forme de toute pièce, si vous êtes très visuel, donc capable de vous servir adroitement de votre imagination. Sinon, feuilletez des revues jusqu’à ce que vous trouviez une apparence humaine, masculine ou féminine, qui vous plaise, parce que vous vous sentez bien avec elle en la regardant.  Mais évitez de façon absolue de retenir l’image d’un parent, d’une connaissance ou d’une vedette que vous pourriez rencontrer dans vos activités courantes ou lors de vos sorties, pour écarter toute possibilité d’interférence énergétique ou de parasitage subtil.
  3. Reconnaissez à cette Entité subtile tous ses attributs divins d’omniprésence (est partout), d’omniscience (sait tout), d’omnipotence (peut tout), d’omniagence (peut agir partout) et d’androgynat (maîtrise des deux polarités créatrices). Pour résumer ses attributs infinis, conférez-lui également l’Ordre absolu et la Perfection absolue ou la Perfection des Perfections.
  4. Donnez à cette Forme subtile un nom de code que vous garderez secret pour vous, donc que vous ne révélerez jamais à personne, mais que vous utiliserez pour attirer son attention sur vous lorsque vous avez une demande à lui faire ou que vous voulez vous entretenir avec elle. Il s’agit d’un nom intime, généralement très court, par lequel on la convoque et auquel elle doit répondre instantanément, à titre d’Énergie divine neutre.
  5. Associez à cette Forme divine un parfum de votre choix, soit le parfum de votre signe zodiacal, mais de préférence le parfum de rose (symbole de rayonnement total ou de réalisation complète). Il pourra lui arriver occasionnellement de s’en servir pour attirer votre attention sur son accompagnement ou pour vous signifier une grâce qu’elle désire vous accorder.
  6. Chaque fois que vous apprêterez à exécuter un rituel ou à vivre un moment important de votre vie, même dans la simplicité du quotidien, mais que vous désirez vous sentir accompagné ou soutenu par la plénitude, invitez cette forme à vous assister dans vos expériences, en l’appelant par son nom de code et en la visualisant en votre présence. Plus vous l’associerez à votre vécu, plus elle s’activera et vous fera sentir sa présence, de la manière la plus adéquate, adaptée et appropriée qu’elle le pourra, de la manière qui vous ressemble le plus, pour que vous la reconnaissiez dans son action.
  7. Rappelez-vous que cette Forme divine n’est pas une réalité extérieure à vous, séparée ou détachée de vous, mais qu’elle représente votre Réalité divine personnelle, cet aspect supérieur de vous, resté dans l’invisible, pendant votre incarnation physique, que vous ignoriez peut-être jusqu’à maintenant. Alors, imaginez-vous très uni à elle et au Tout cosmique, ressentant que vous ne faites qu’Un avec eux. C’est une condition essentielle au pouvoir de co-création.
  8. Établissez avec cette Forme subtile, l’Ami des amis, une relation de partenariat dans l’égalité, dans l’échange des services et des bons procédés. Et mettez sa puissance et sa loyauté à l’épreuve, au besoin, pour vous convaincre de son support amoureux indéfectible, quand vous demandez des réalités qui servent votre bien-être quotidien et votre plus grand bien spirituel. Cette Essence spirituelle ne désire qu’une chose pour vous, soit que vous vous accomplissiez dans le bonheur, au sens idéal de l’expression.  Mais si elle vous demande intuitivement de faire quelque chose pour elle, pour vous ou pour quelqu’un d’autre, servez-la en répondant de façon aussi diligente et efficace qu’e1le le ferait.

© 1983-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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